2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*
*Creation since 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
Link

Saturday, March 31, 2007

*** QUEL AVENIR POUR L'EUROPE? ***


***** "Un jour viendra où toutes les nations du continent, sans perdre leur qualité distincte et leur glorieuse individualité, se fondront étroitement dans une unité supérieure et constitueront la fraternité européenne. Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant aux idées. Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes."

** Il aura fallu plus d'un siècle pour que ce discours prémonitoire et prophétique de Victor Hugo, prononcé en 1849, se transforme d'utopie en réalité. Deux guerres mondiales, d'innombrables conflits intraeuropéens et des millions de morts auront jalonné cet espace de temps et fait perdre parfois jusqu'à toute espérance. Aujourd'hui, la première décennie du XXIe siècle s'ouvre sous de meilleurs auspices. Mais les risques et les défis, s'ils ont changé de nature, restent présents.

Morgane BRAVO

* Lien ci-dessus!

** La France s'interroge sur son 'identité nationale'...!


*** Nicolas Sarkozy, candidat de la droite à l'élection présidentielle française, a provoqué un vif débat en France en proposant la création d'un 'ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale'. Son principal adversaire, la socialiste Ségolène Royal, défend de son côté les symboles de la nation française. Qu'est ce que 'l'identité nationale' et comment se définit-elle face à l'identité européenne en construction ?

Le Jeudi (Luxembourg)
Jean Portante rappelle que "l'identité nationale est un concept flou, indéfinissable, dans lequel on peut faire couler le meilleur et le pire. Nul doute que, quand Ségolène Royal parle de la nation, elle songe à des valeurs comme la laïcité, les droits de l'Homme, la justice sociale, l'égalité des sexes, la démocratie, etc. Mais en quoi ces valeurs seraient-elles exclusivement françaises ? Et en quoi peut-elle être sûre que les oreilles dans lesquelles elles tombent sont branchées sur la même longueur d'onde que les siennes ? Et comment un ministère, comme le prône aujourd'hui Nicolas Sarkozy, serait-il habilité à définir le contenu de l'identité nationale ? Il n'y a pas chose plus difficile et dangereuse que de prétendre cerner l'identité d'une nation. Que signifie être français, luxembourgeois, italien, allemand... ? Il s'agit d'une question philosophique à laquelle aucun penseur digne de ce nom n'a trouvé de réponse définitive. Comment alors des présidentiables peuvent-ils se permettre de trancher sans remplir leurs propos de démagogie ou de mauvaise foi ?"

Le Temps (Suisse)
Le journaliste Pierre Veya regrette que les candidats à l'élection présidentielle française aient choisi "le repli". "Au lieu de développer un discours d'anticipation des changements, ils se placent dans une logique de protection qui a tout du maternage et se replient sur l'identité nationale pour se convaincre que le village gaulois résistera aux envahisseurs du monde moderne. La France continue de penser que c'est le monde qui finira par raisonner comme elle, oubliant que chaque nation doit accepter la diversité des nations et s'ouvrir au monde pour s'enrichir. (...) De manière tragique, le repli identitaire et protectionniste français auquel nous assistons renforce l'idée d'un déclin qui lui serait imposé par la mondialisation alors que la France tient, comme tous les pays, dans ses mains toutes les cartes de son bonheur ou de son malheur."

Les Echos (France)
L'éditorialiste Françoise Fressoz considère que le débat sur l'identité nationale est "une impérieuse nécessité au moment où la crise, en réalité, ne touche pas une identité mais deux : la française et l'européenne, plaçant l'Hexagone dans la situation d'une toute petite chose dans le désordre mondial. [Mais les candidats à l'élection présidentielle] ne combattront pas le bleu à l'âme français à coups d'amalgames (gare à l'immigration !) ou de chants patriotiques (vive 'La Marseillaise'!), plus ou moins indexés sur l'évolution des sondages. Ils n'en viendront à bout qu'en disant clairement vers quoi ils veulent entraîner le pays. C'est précisément le but d'une élection présidentielle : parler de la France, dire comment elle se situe dans l'Europe et par rapport au reste du monde, identifier ses faiblesses, valoriser ses atouts, nommer ses alliés, cibler ses ennemis. Une fois le cadre fixé, il sera beaucoup facile de trouver un discours mobilisateur dans lequel la fierté d'être français peut trouver toute sa place."

Bundeszentrale für politische Bildung, Allemagne
COURRIER INTERNATIONAL
30/03/2007

* Vers une politique européenne de sécurité commune ?


*** Josef Kirchengast plaide pour une discussion "sans tabou" dans l'UE au sujet du projet américain de bouclier antimissile. "Le caractère explosif du projet des Etats-Unis pour la politique européenne de sécurité commune s'est révélé. Les menaces de la Russie ont rapidement déclenché l'hystérie au sein de l'UE, bien que l'expérience de la guerre froide révèle qu'il ne s'agit que de bluff. Les spéculations selon lesquelles Washington cherche volontairement à diviser l'Europe sont également infondées. Mais leur seule existence montre à quel point la méfiance instaurée par la guerre en Irak et 'la coalition des volontaires' [les pays qui se sont engagés militairement en Irak] est encore d'actualité (...) Soyons clairs : l'UE ne peut pas se dérober et déléguer l'affaire à l'OTAN. Si l'UE ne peut pas y arriver, l'OTAN n'y parviendra pas non plus."

Der Standard (Autriche
COURRIER INTERNATIONAL
30/03/2007

* François Bayrou ou l'indécision française...! *


*** Avec humour, l'auteur raconte comment François Bayrou pourrait devenir président... si les Français ont peur du changement. Même si la seule solution qui vaille, selon lui, s'appelle Nicolas Sarkozy.

Il faut savoir reconnaître ses torts. Il y a quelques semaines, j'ai eu l'occasion d'interroger l'un des trois grands candidats à l'élection présidentielle française et je l'ai manquée. En tout honnêteté, c'est même pire : je n'étais presque pas là !

C'était à l'occasion d'un assez grand dîner, à Versailles. L'orateur du soir se tenait sur une petite estrade. A la moitié de son discours, je me suis réveillé en sursaut. Il me semblait que je ne m'étais assoupi que quelques secondes, mais en rouvrant les yeux je sentis le rouge me monter au visage. Je jetai un œil autour de moi, confus. L'assistance était parfaitement calme. Je n'étais pas le seul à piquer du nez.

Je rejetai la cause de mon impolitesse sur le dîner et le vin – tous les deux excellents, naturellement – ainsi que sur la fatigue d'un pénible Londres-Paris. Mais, pour dire toute la vérité, l'orateur de ce soir-là – en dépit de toutes ses qualités – n'était pas précisément un grand tribun. J'étais également assez imperméable à l'exposé d'un projet politique promettant une continuité de la politique fiscale, le fédéralisme européen et une réforme radicale des institutions de la Ve République.

Et, à ce instant-là, rares étaient ceux dans la salle qui imaginaient que l'hétérodoxe François Bayrou, leader de la petite UDF, était sur le point de créer la surprise dans la campagne présidentielle.

Il n'est pas exclu – même si les sondages indiquent que c'est peu probable – que François Bayrou devienne au mois de mai le nouveau locataire de l'Elysée. Le candidat du centre arrive en troisième position, derrière Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Mais l'écart est à ce point ténu entre les trois candidats qu'il n'est pas entièrement impossible que Bayrou passe le premier tour et soit finalement élu.

Cela étant dit, la percée de Bayrou reflète parfaitement l'ambivalence torturée des Français. Les deux principaux candidats appellent à un changement, Sarkozy d'une façon plus convaincante que Ségolène Royal. C'est ce que les électeurs disent vouloir. Un récent sondage montrait que plus de la moitié des Français pensent que leur pays est en déclin. Mais la France a également peur du changement. Le point fort de Bayrou est de n'être ni Sarkozy ni Royal.

En début de semaine, un ami français, fin observateur de la vie politique française, se disait indécis, comme près de 40 % de l'électorat français. Il pourrait voter pour Bayrou. Pourquoi ? Il était clair que Ségolène Royal n'avait pas les compétences, et il paraissait évident que Sarkozy était le mieux qualifié. Mais il y avait quelque chose d'irritant – son populisme ? son franc-parler affiché ? – chez le candidat hyperactif. Dès lors, mon ami craignait autant de voir Sarkozy gagner que de le voir perdre. La remarque de lord Salisbury, Premier ministre de la reine Victoria, me revint à l'esprit : Changer ? Pour quoi faire ? Les choses vont assez mal comme ça...

Pourtant, cette ambivalence s'explique. Une majorité de Français ont maintenu un certain confort économique et culturel dans cette période de déclin relatif. Même un libéral anglo-saxon reconnaîtra que les facteurs d'inertie de la France – l'intransigeance dans le domaine public, la splendeur de la ruralité, la prospérité du petit commerce – font aussi son attrait.

Néanmoins, le reste du monde a déjà plus ou moins son opinion. A ma connaissance, aucun responsable politique de part et d'autre de l'Atlantique ne s'est prononcé en faveur de Royal ou de Bayrou. Il est généralement admis que Sarkozy serait un bon choix pour la France et surtout pour le reste du monde.

Certains observateurs ont en tête la vision, exagérée selon mes amis français, d'un Sarkozy acquis à l'économie de marché libérale. C'est peut-être vrai. Mais l'idée est surtout qu'un président français de droite pourrait relancer la réforme des économies européennes. Et, si l'Europe a besoin de quelque chose, c'est bien de renouer avec une croissance soutenue.

Finalement, et je pense que c'est le plus important, Sarkozy apparaît comme l'homme du renouveau des relations transatlantiques. J'ai entendu certains diplomates européens dire qu'un rapprochement entre Paris et Washington rendrait les choses plus faciles. Angela Merkel serait plus à l'aise dans le couple franco-allemand, les relations avec le Royaume-Uni seraient moins tendues et la coopération entre l'Union européenne et l'OTAN en seraient facilitées.

Tout cela paraît bien ambitieux. Le libéralisme de Sarkozy a ses limites et, s'il est incontestablement plus proche de Washington que Jacques Chirac, il n'en est pas non plus à tomber dans les bras de Bush. Quant à la Constitution européenne, a-t-on pensé à interroger à ce propos l'eurosceptique Gordon Brown, futur Premier ministre britannique ?

Une chose est sûre, pourtant : les enjeux de cette élection dépassent les frontières de la France. Ségolène Royal, avec sa culture de droite et sa politique économique de gauche, est un mystère. La promesse de Sarkozy de réveiller la France est un coup de dés. Et Bayrou ? Je crains qu'il ne nous endorme tous.

Philip Stephens
Financial Times
COURRIER INTERNATIONAL
30 mars 2007

* Un "vainqueur" porté par une "déferlante populiste et réac"...! Québec


*** LE QUÉBEC VU D'AILLEURS :

** La presse internationale n'a pas manqué le rendez-vous des élections québécoises de lundi. Mario Dumont est consacré à l'unanimité comme le gagnant du scrutin. L'analyse diverge cependant sur l'interprétation qu'il faut donner des résultats.

Libération avait anticipé la vague adéquiste et avait publié le jour du scrutin un bref reportage expliquant que "les réacs ont la cote au Québec". Le quotidien de gauche parisien y dressait un parallèle entre le succès de l'animateur de radio Jeff Fillion et celui de l'ADQ. "La carte du vote ADQ recoupe pratiquement la zone où Choi FM, la radio sur laquelle officiait Jeff Fillion, a battu tous ses records d'audience." On peut dire aujourd'hui que cette carte s'étend encore plus loin, et que "l'outsider" décrit par Le Monde a su tirer parti d'une "opinion publique désabusée".

Le Temps de Genève note cependant que "la déferlante populiste" n'a pas ébranlé Montréal et que là se trouve le principal défi que doit affronter Mario Dumont. "Il a su séduire un électorat nationaliste las du Parti québécois en proposant une troisième voie aux Québécois : l'autonomie, sans toutefois donner plus de détails. Si le leader adéquiste est parvenu à canaliser la grogne des campagnes pour la transformer en victoire, la tâche qui se présente aujourd'hui à lui est plus ardue. Aucun candidat de l'ADQ n'a été élu à Montréal. S'il veut obtenir la majorité au Parlement lors des prochaines élections qui pourraient se tenir dans quelques mois, Mario Dumont devra se réconcilier avec Montréal, sans perdre l'appui des régions. Ce test délicat permettra de mesurer la véritable stature politique du nouveau chouchou des Québécois."

Aux yeux de Konrad Yakabuski, du Globe and Mail, ce chouchou a fait émerger un nouveau Québec – mais qui ressemble beaucoup à l'ancien Québec. "Car c'est vraiment le vieux Québec. Celui qui existait avant que la politique québécoise devienne un duopole contrôlé par l'une ou l'autre des factions dominantes – les fédéralistes et les souverainistes. Les électeurs changeaient de majorité au pouvoir comme de litière pour leur chat, avec le même enthousiasme, tous les huit ans." Mais "Super-Mario", le "vainqueur incontesté" des élections, a su manier l'argument de l'identité, "qui est à tout responsable politique ce que la potion magique est à Astérix". Selon Yakabuski, Mario Dumont s'est saisi du débat sur l'accommodement raisonnable pour parler de l'identité québécoise comme les Québécois le souhaitent. "Il a répété tout au long de la campagne qu'il n'avait besoin de la permission de personne pour montrer ce que cela veut dire d'être québécois."

Ce scrutin signe donc la "fin du bipartisme" au Québec, selon Jesus Torquemada, analyste politique pour EITB 24, la chaîne d'information de l'Euskal Irrati Telebista (le service de radio et de télévision publiques du Pays basque). "La fin du système à deux partis" survient grâce à cette percée de l'ADQ, qui, "bien qu'existant depuis plusieurs années, a maintenant trouvé le moyen d'augmenter le nombre des votes en sa faveur en alimentant la peur des immigrants, dont le nombre grimpe chaque jour au Québec".

Le quotidien conservateur madrilène ABC, lui, se félicite de la tournure des événements. Il tire même une diagonale entre l'entente annoncée le 26 mars entre frères ennemis catholiques et protestants en Irlande du Nord pour former un gouvernement de coalition, et les résultats du scrutin québécois. ABC salue l'accord en Ulster et le recul des séparatistes au Québec, et y voit l'avancée simultanée de processus de "normalisation" qui démontre que "les sociétés modernes n'évoluent pas dans un sens unidirectionnel".

Marianne Niosi & Marc-Olivier Bherer
COURRIER INTERNATIONAL
29 mars 2007

* L'environnement, l'étoile filante de la campagne...!


*** Dans le domaine de l'environnement, la campagne pour l'élection présidentielle marque un tournant. Pour la première fois, l'écologie n'est plus le domaine réservé des Verts mais s'impose dans tous les camps, comme un sujet politique et non plus technique.

L'écologie est devenue un passage obligé. Les trois candidats actuellement en tête dans les sondages consacrent aux questions environnementales un volet détaillé de leur programme. Dans leurs déclarations publiques, Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal s'accordent sur un constat : la crise écologique met en jeu la "survie" de l'humanité.

Une succession d'événements a favorisé cette prise de conscience : la visite en France de l'ancien vice-président américain Al Gore, héraut de la lutte contre le réchauffement, la publication du rapport de l'économiste britannique Nicholas Stern sur les conséquences économiques du changement climatique, la publication, le 2 février à Paris, du quatrième rapport de Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), confirmant la responsabilité humaine dans le phénomène... Et, bien sûr, l'irruption sur la scène politique de l'animateur de télévision Nicolas Hulot.

En menaçant de se présenter si les candidats ne plaçaient pas la protection de l'environnement au coeur de leur projet, le militant écologiste a bousculé le jeu. Pendant plusieurs semaines, les candidats se sont lancés dans une course au plus "vert", multipliant les engagements. Le point d'orgue a eu lieu, mercredi 31 janvier, quand dix candidats à l'élection ont affirmé solennellement leur engagement en faveur de son Pacte écologique, devant des militants ravis.

Ce grand oral a permis de mesurer certaines convergences. Les principaux candidats promettent tous de renforcer le poids de l'écologie dans le futur gouvernement, de s'engager en faveur d'une organisation mondiale de l'environnement, d'agir dans le cadre européen, de mettre l'accent sur la recherche, de développer l'éducation à l'environnement, de promouvoir des énergies renouvelables, de mieux reconnaître le rôle des associations, par exemple.

Mais depuis que Nicolas Hulot s'est retiré de la course, la fièvre verte est retombée. Les déclarations sont rares, les échanges de vues peu nombreux. M. Hulot tentera d'ailleurs, dimanche 1er avril, de ranimer la flamme en réunissant, à Paris, plusieurs dizaines d'associations environnementales. Deux sujets seulement ont émergé dans la campagne sous la pression des militants écologistes : la place de l'énergie nucléaire et le développement des OGM.

Nicolas Sarkozy juge l'énergie nucléaire "propre", Ségolène Royal s'est engagée, contre l'avis d'une partie du PS, à relancer le débat public sur le réacteur EPR. Elle souhaite amorcer une réduction de la part du nucléaire dans la production d'énergie. Pour François Bayrou, cette filière est "un atout", mais "une expertise scientifique sur l'EPR" et un "débat national avant l'été" sur la politique énergétique sont nécessaires. A propos des OGM, l'engagement en faveur d'un moratoire sur les cultures réunit Ségolène Royal et François Bayrou, tandis que Nicolas Sarkozy n'y est pas favorable.

En dehors de ces deux thèmes, la campagne est atone. Pourtant, les sujets brûlants ne manquent pas. Comment atteindre l'objectif de division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 ? Faut-il augmenter la fiscalité sur les carburants fossiles et comment compenser cette charge pour les ménages et les entreprises ? Faut-il repenser les déplacements ? Par quels moyens assurer la transition vers l'agriculture "durable" ? La France atteindra-t-elle les objectifs européens de qualité de l'eau ? Comment protéger la biodiversité en métropole et outre-mer ? Quelles mesures faut-il prendre face à l'urbanisation galopante et à l'asphyxie du littoral ? Comment réduire nos déchets ménagers ?

Si les candidats n'interviennent pas publiquement sur ces questions - à l'exception de Dominique Voynet, qui ne parvient guère à se faire entendre -, c'est parce que les interpellations sont trop rares, affirment leurs équipes. "Lors de l'émission de télévision "J'ai une question à vous poser", sur TF1, personne n'a interrogé Nicolas Sarkozy sur l'écologie, regrette Nathalie Kosciusko-Morizet, chargée de ce thème à l'UMP. Même si l'environnement intéresse, quand les gens n'ont droit qu'à une seule question, ce n'est pas celle qu'ils choisissent." De nombreux échanges avec les équipes de campagne ont lieu par courrier, mais ils restent confinés aux cercles d'experts.

Malgré quelques impasses, sur l'urbanisme ou la pêche par exemple, les principaux enjeux sont évoqués dans les programmes. Mais le flou persiste sur les objectifs et, surtout, sur les moyens de les atteindre. Par exemple, alors que tous les candidats chantent les louanges de l'agriculture biologique, seuls Dominique Voynet et José Bové fixent un objectif précis en pourcentage de la surface agricole. Or l'exemple des politiques menées à l'échelle européenne prouve qu'en matière d'écologie la fixation d'échéances et d'objectifs chiffrés est le seul moyen de progresser.

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 31.03.07.
LE MONDE

* Sondage : Regard des Français sur la construction européenne...!


*** Fierté d'être Français et fierté d'être Européen se complètent, et ne s'annulent pas. Charles de Gaulle, François Mitterrand et Jacques Delors sont les personnalités françaises les plus citées comme ayant le plus contribué à la construction européenne au cours des 50 dernières années.

71 % des Français se disent "fiers d'être européen" (souvent : 43 %, de temps en temps : 28 %). Dans le même temps, 91 % des membres de l'échantillon interrogé se disent "fiers d'être Français". Les deux identités apparaissent complémentaires : 75 % des personnes se disant fières d'être françaises sont également fières d'être européennes.

Invités à choisir une ou deux personnalités françaises leur paraissant être celles qui ont le plus contribué à la construction européenne au cours des 50 dernières années, les Français désignent à égalité Charles de Gaulle et François Mitterrand (32 %) et Jacques Delors (24 %). Les "pères de l'Europe" Jean Monnet (11 %) et Robert Schuman (10 %) sont moins souvent cités, et ne sont cités en tête de liste que par les Français les plus diplômés (32 % et 26 %, derrière Jacques Delors, 40 %).

Invitées à nommer le ou la candidate à l'élection présidentielle qui "ferait le plus avancer la construction européenne", les personnes interrogées citent d'abord Nicolas Sarkozy (28 %), Ségolène Royal (23 %) puis François Bayrou (22 %).

14/03/2007
Sondage CSA - Etats généraux de l'Europe
12 mars 2007
Toute l'Europe

* Lien ci-dessus!

*Le 6 mai 2007, la France élira un nouveau chef de l'Etat...!



*** Celui-ci siégera au Conseil européen et déterminera en grande partie la politique européenne de la France. Il lui reviendra donc de porter un certain nombre d'orientations dans les diverses politiques que mène l'Union européenne.

** Quelle sera sa position sur la réforme des institutions, deux ans après le rejet par les Français du projet de Constitution européenne ?

* Quelles priorités défendra-t-il en matière économique et sociale ?

* Quelle est sa conception de l'avenir de la politique agricole commune ?

* Quelle sera son attitude à l'égard des futurs élargissements ?

** Découvrez les programmes et déclarations des 12 candidats à l'élection présidentielle concernant l'Union européenne.

* Lien ci-dessus!

Toute l'Europe

Friday, March 30, 2007

* Philippe Douste-Blazy invité des bloggers au QG de campagne de Nicolas Sarkozy!

*** Mardi soir, Philippe Douste-Blazy, Ministre des Affaires Etrangères s'est prêté au jeu des questions-réponses avec les bloggers!

** Sujet : La campagne et la France dans le monde :

Autour de pizzas et en compagnie de Thierry Solère et Loïc le Meur, les échanges furent fructueux et conviviaux.

** Notre Question à Philippe Douste Blazy à propos du projet de la création de l'Organisation des Nations unies pour l'environnement (Onue)1

Ainsi, point sur SecondLife. L'occasion aussi de faire un point sur l'Ile Sarkozy avec David Castera l'architecte de l'Ile et Loic Le Meur.


1 *Une quarantaine de pays, dont la quasi-totalité des membres de l'Union européenne, soutiennent cet Appel et appartiennent désormais à un groupe pionnier des "Amis de l'Organisation des Nations unies pour l'environnement (Onue)", qui devrait pour la première fois se réunir au printemps au Maroc.*

Morgane BRAVO

***Lettre de Nicolas Sarkozy aux Français de l’étranger!***

***** Chers compatriotes établis hors de France,

Si j'ai souhaité m'adresser à vous directement c'est que je sais l'attention que vous portez aux affaires de notre pays comme le montre le nombre sans précédent des inscriptions sur les listes électorales consulaires. Je mesure aussi combien les nouvelles qui parviennent chaque jour sur la campagne des élections présidentielles peuvent nourrir des attentes et de la désinformation.

J'ai une claire conscience de la dimension planétaire des problèmes qui se posent au monde contemporain et auxquels vous êtes souvent les premiers confrontés. Vous êtes les sentinelles de notre pays et j'ai toujours pris beaucoup de plaisir et d'intérêt à m'entretenir directement avec vous lors de mes déplacements.


J'aimerai vous faire part de l'intérêt que je porte aux Français de l'Etranger. Vous êtes une richesse pour notre Nation comme pour le pays qui vous accueille. J'ai eu souvent l'occasion de vous rencontrer ces dernières années et je ne vous oublie pas. J'ai écouté vos problèmes et je me suis engagé personnellement à les résoudre. C'est ainsi fait pour l'allongement des délais de déclaration et de paiement des impôts.

Mieux que tout autre, vous savez que la mondialisation des échanges et de l'économie, si elle est maîtrisée et contrôlée, est une chance et un atout. Cette idée guide ma réflexion dans le domaine de la politique étrangère.

A tous ceux qui ont quitté notre pays car ils avaient le sentiment que plus rien ne pouvait se faire, je veux donner l'envie de revenir. L'expatriation doit être un choix et non la conséquence de lourdeurs, d'archaïsmes, de difficultés structurelles purement françaises. A ceux qui désirent créer, innover, travailler comme ils le souhaitent et qui ont du s'expatrier pour cela, je dis que tout peut redevenir possible en France.

Vous le savez, je suis candidat à la Présidence de la République. Vous me connaissez. Vous savez que j'aime dire les choses clairement et simplement. Le programme que je développe pour la France et les Français vous intéresse au premier plan. J'ai eu l'occasion de développer ma vision dimanche 14 janvier lors de mon élection comme candidat de l'UMP à l'élection présidentielle. Mais à vous qui vivez à l'étranger, permettez-moi de vous exprimer mon engagement à votre égard.

J'affirme, tout d'abord, qu'il n'est pas normal qu'un enfant français soit exclu de notre système d'enseignement soit pour des raisons financières, soit pour des raisons géographiques. C'est pourquoi je souhaite que dès la rentrée scolaire 2007, le coût des études de vos enfants dans les lycées français à l'étranger à compter de la classe de 2nde soit intégralement pris en charge par la collectivité nationale. C'est un geste fort que je souhaite que l'on fasse en votre direction.

Je souhaite également que les coûts d'inscription de vos enfants au primaire et au secondaire soient fortement diminués grâce à une augmentation des bourses : l'Etat doit assumer son rôle et vous permettre d'offrir à vos enfants les meilleures études possibles. De la même manière, dans les prochaines années, il sera nécessaire d'augmenter l'offre pour présenter une meilleure couverture géographique de notre système d'éducation à l'étranger.

Notre solidarité nationale ne peut, en effet, s'arrêter aux frontières géographiques de notre pays. Pour ceux qui vivent dans les régions les moins stables, je veux dire que je comprends votre crainte pour vos proches et pour vos biens. Ainsi, certains de nos compatriotes ont tout perdu, récemment au Proche-Orient, en Asie du Sud-Est ou encore en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi je souhaite la création d'un fonds « assurance indemnisation des Français spoliés » lors de conflits survenus dans votre pays d'accueil.

D'une manière générale, vous le savez, les questions qui touchent à votre sécurité me préoccupent particulièrement. L'excellence de nos forces armées en matière de préparation, de vigilance, de réactivité et de projection est reconnue : nos efforts doivent être poursuivis.

J'ai une pensée toute particulière pour nos compatriotes récemment assassinés en Arabie Saoudite pour le seul fait qu'ils étaient français. En effet, au-delà des crises ouvertes comme fut celle du Liban l'année dernière, nous devons vous protéger par une plus grande coopération avec les services de sécurité et les services judiciaires étrangers. C'est ce qui a justifié mes nombreux déplacements en tant que Ministre de l'Intérieur. La France a d'ailleurs eu ces dernières années un rôle moteur sur cette question. Cette coopération doit bien évidemment concerner également la protection sanitaire de notre population expatriée face notamment à de possibles crises sanitaires.


Ce renforcement du lien entre la République et nos expatriés doit s'opérer dans tous les domaines de la vie quotidienne : notre réseau doit davantage être à votre service et vos démarches simplifiées pour que vous puissiez plus aisément faire valoir vos droits. Les consulats doivent véritablement devenir vos mairies. Dans le cas où vous feriez le choix du retour en France, ceux-ci doivent faciliter votre réinsertion sur le territoire national. Pour une communication moderne entre l'administration et les citoyens français à l'étranger, l'utilisation d'Internet devra être généralisée. Les consulats doivent utiliser cette technologie pour informer très régulièrement la communauté de leur ressort.

L'audiovisuel et Internet doivent être utilisés beaucoup plus vigoureusement pour diffuser notre culture dans le monde mais également pour répondre à votre souhait légitime d'une meilleure information.

Sur le dossier fiscal fondamental de la résidence unique que certains possèdent en France et qui représente un lien solide avec notre pays, le Groupe de travail Fiscalité (AFE-Bercy) que j'avais mis en place en novembre 2004 a obtenu l'appellation « Habitation Unique en France ». Elle permet l'exonération de plus-value lors de sa cession. Par souci d'égalité, nous agirons pour que vous soyez soumis à l'avenir aux mêmes impositions et aux mêmes taxes que les Français de métropole pour votre habitation en France.

Non, je ne partage pas l'idée que nos expatriés sont des privilégiés qu'il faut à tout prix chercher à punir. Au contraire, afin d'aider les plus faibles de nos compatriotes, je souhaite le maintien de l'aide social à son niveau actuel. Par ailleurs, notre dispositif doit continuer de s'améliorer notamment en ce qui concerne la rigueur de gestion pour améliorer votre prise en charge quand vous en avez besoin.

Enfin, en ce qui concerne votre représentation, elle est déjà assurée au travers des conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger et des sénateurs des Français établis hors de France dont je salue le travail. Cependant, je souhaite que soit étudiée la possibilité d'instituer également des députés vous représentant.

A ceux qui critiquent tout et proposent n'importe quoi, je rappelle que la France est un des seuls pays à faire une aussi large place à sa communauté expatriée. Vous avez eu le courage de l'expatriation. Ces initiatives que je vous propose, je les souhaite pour vous aider et vous accompagner.

L'attention particulière que je vous porte, je sais qu'elle est légitime au vu de ce que vous apportez à la France. Les deux millions de Français installés à l'étranger constituent un indéniable facteur d'échange, un atout dans notre monde de plus en plus interdépendant. Vous participez pleinement à l'influence et au rayonnement de la France.

Face aux images d'une France repliée sur elle-même, d'une France qui doute de ses capacités, vous êtes le visage d'une autre France : d'une France qui ose, qui s'ouvre et qui innove. Vous êtes le visage d'une France que je veux renforcer.

La France pense à vous comme vous pensez à elle. En améliorant votre vie au quotidien, en vous assurant une protection maximale, en garantissant vos droits, en renforçant les liens avec la République, je veux que soit pleinement reconnu ce que vous apportez à notre Patrie.

Je veux être le Président d'une France qui aura compris que la création demain sera dans le mélange, dans l'ouverture, dans la rencontre. Qu'elle sera dans le croisement des regards, des cultures, des techniques et des savoirs, qu'elle jaillira de la rencontre de toutes les formes de pensée, de travail, d'innovation. Vous êtes des acteurs de premier plan dans notre adaptation à ce monde. C'est pourquoi j'attends beaucoup de votre implication dans les débats qui animent aujourd'hui notre pays et de votre participation à la prochaine échéance électorale.

Nicolas Sarkozy

* AUGMENTER LES PETITES RETRAITES EN REFORMANT LES REGIMES SPECIAUX ...! : Nicolas Sarkozy

*** On appelle « régimes spéciaux de retraite » principalement les régimes de retraite des salariés des industries électriques et gazières (IEG, essentiellement EDF et GDF), de la SNCF, de la RATP et de la Banque de France, ainsi que ceux des marins (ENIM) et des mineurs. Sont exclus de cette catégorie les régimes agricoles et les régimes de fonctionnaires. Les régimes spéciaux de retraite comptent environ 500 000 cotisants et 1,1 M de pensionnés. Les régimes des mineurs et des marins répondent quant à eux à des situations professionnelles particulières (conditions difficiles) qu'il serait injuste de remettre en cause

1 - Les régimes spéciaux n'ont pas encore été réformés.

En 1993, la réforme Balladur des retraites a exclu de son champ d'application les fonctionnaires et les régimes spéciaux. En 2003, la réforme Fillon a été appliquée aux fonctionnaires, mais elle a encore exclu les régimes spéciaux. Il n'y a aucune raison que les régimes spéciaux de retraite ne soient pas eux aussi concernés par une réforme des régimes de retraite, qui a désormais touché les salariés du secteur privé et les fonctionnaires.

2 - Les régimes spéciaux posent d'importants problèmes en termes d'équité.

Les règles de retraite des régimes spéciaux sont souvent plus avantageuses que celle du régime général : l'âge de départ en retraite est souvent plus bas : 50 à 55 ans à la SNCF, 50 à 60 ans à la RATP, 55 à 60 ans à EDF-GDF ; la durée de cotisation est restée à 37,5 ans alors que les salariés du privé et les fonctionnaires doivent cotiser 40 ans ; il n'y a pas d'application du mécanisme d'augmentation de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon, ce qui signifie que les salariés des régimes spéciaux ne participent pas à l'effort collectif de maîtrise du déficit global de l'assurance vieillesse. En combinant ces avantages et quelques autres encore, la durée de retraite est beaucoup plus longue dans les régimes spéciaux que dans le régime général (6-7 ans de plus).
Les avantages de retraite des régimes spéciaux par rapport au régime général (par exemple la durée de cotisation plus faible) sont nommés « droits spécifiques » et sont mis souvent à la charge de l'Etat. C'est le cas notamment des régimes de la RATP et de la SNCF, qui reçoivent des subventions d'équilibre de la part du budget de l'Etat. Ces «droits spécifiques» coûteront à l'Etat et donc aux contribuables environ 5 milliards d'euros en 2007.

3 - En 2008, les régimes spéciaux de retraite devront donc être réformés :

Parce que, pour la plupart des régimes, en 2050, il y aura plus de retraités que de cotisants (SNCF, RATP et les IEG). Ces déséquilibres financiers vont représenter 5,7 Mds d'euros en 2050 pour les régimes SNCF, RATP et IEG (euros constants de 2003). Au regard de l'ensemble des besoins de financement du système de retraites, les enjeux ne sont certes pas très élevés (de l'ordre de 5% des besoins de financement), mais sont néanmoins réels.

Pour Nicolas Sarkozy, il s'agit d'une question élémentaire d'équité. Le devoir de la France est d'engager cette réforme pour trouver les marges de manoeuvre nécessaires pour revaloriser les petites retraites.

*** Téléchargez le projet du candidat de l'UMP :

* Cliquez ci-dessus!
j-23

* Une mondialisation équitable...! Philippe DOUSTE- BLAZY


*** Par Philippe DOUSTE- BLAZY, Ministre des Affaires Etrangères :

** Un enfant meurt du paludisme en Afrique toutes les trente secondes. Seulement 15 000 enfants séropositifs bénéficient d'un traitement dans les pays les moins avancés, quand 600 000 en ont un besoin vital ! A chaque fois, le même constat : les médicaments sont au Nord, quand les malades sont au Sud. Une réalité scandaleuse. Mais prend-on toute la mesure de cette fracture, pas seulement sanitaire, mais éminemment politique ? Les images accablantes du fossé qui divise pays riches et pays pauvres s'affichent en temps réel dans le monde entier. A-t-on conscience que le défi sanitaire et le défi migratoire sont étroitement liés ? Que les inégalités qui se déploient à l'échelle du monde, avec leur cortège de ressentiment et d'humiliations, sont un terreau fertile pour le terrorisme international ? Plus que jamais, le développement, la stabilité, la lutte contre les fondamentalismes, la paix tout simplement, doivent être envisagés ensemble. Réduire la santé à sa seule dimension humanitaire est une faute : la fracture sanitaire est l'un des plus grands enjeux politiques de notre temps. Mais où trouver des ressources «innovantes» ? Les doutes, les scepticismes étaient immenses. Et pourtant, ce formidable défi, Unitaid est en train de le relever.

Aujourd'hui, 34 pays ont adhéré à Unitaid ou se sont engagés à le faire. La facilité internationale d'achat de médicaments réunit en particulier le Brésil, le Chili, la Norvège, le Royaume-Uni, pays fondateurs avec la France, mais aussi dix-huit pays africains, l'Espagne, Chypre et la Corée du Sud. La plupart ont adopté ou sont en passe d'adopter une contribution de solidarité sur les billets d'avion. Une cinquantaine de pays, dont la Chine, participent au groupe pilote. Pourquoi, pour la première fois, des pays d'Afrique et d'Amérique latine ont-ils décidé de s'engager auprès de pays européens en tant que donateurs dans la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose ?

Ces pays ont fait un choix politique courageux : celui de la mondialisation équitable. Car Unitaid n'est pas une juxtaposition d'actions bilatérales, mais un partenariat qui unit des Etats, dans un élan de solidarité du Nord envers le Sud, mais aussi du Sud envers le Sud. C'est l'amorce d'une démarche citoyenne mondiale : un Français qui aide un Congolais, un Brésilien qui aide un Sénégalais, un Camerounais qui aide un Chilien. C'est un homme, une femme ou un enfant, qui, en prenant l'avion, va aider un autre homme, une autre femme, un autre enfant. Quelle que soit sa nationalité, et de manière totalement anonyme. C'est aussi une nouvelle manière de penser la gouvernance mondiale : au-delà des Etats, Unitaid s'appuie sur le concours d'organisations internationales ­ l'OMS, l'Unicef, le Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose ­, d'ONG, d'associations de malades et de fondations, comme la Fondation Clinton.

En 2007, un budget de 300 millions de dollars financera l'achat de traitements de qualité à bas prix. Plus de 200 millions de dollars ont déjà été engagées dans des actions qui profiteront à 65 pays dès cette année. C'est cela l'équité : donner à tous des médicaments performants, alors que 25 à 50 % de ceux disponibles au Sud sont contrefaits. Dès 2007, 100 000 enfants séropositifs bénéficieront d'antirétroviraux dans 34 pays d'Afrique et d'Asie, contre 15 000 les autres années. A ce jour, 45 000 enfants sont déjà traités. D'autres traitements arrivent sur le terrain : les antirétroviraux de seconde ligne, les médicaments contre la tuberculose, pour traiter 150 000 enfants, et les nouveaux antipaludéens, pour fournir 12 millions de traitements.

Je crois profondément en cette démarche mondiale de solidarité. Bientôt, le site Internet (1) renouvelé sera le lieu d'échanges de cette communauté. Chacun pourra y consulter, en toute transparence, les montants récoltés. Et pourra ainsi participer à cette démarche citoyenne mondiale.

En tant que président d'Unitaid, j'entends convaincre de nouveaux Etats de participer à ce formidable élan et d'agir pour trouver de nouveaux financements innovants. Les objectifs du millénaire restent loin de portée, alors même que chaque jour le monde s'enrichit davantage. Les fruits de la globalisation existent : nous devons affecter une partie de ces richesses à l'état sanitaire d'urgence du monde. La mondialisation peut réguler la mondialisation : c'est un impératif politique majeur. L'intérêt de celui qui est loin et qui n'a rien, est devenu l'intérêt de tous. Tel est le sens du combat d'Unitaid, dont je veux faire aussi le projet de tous, dans un intérêt mutuel partagé.

(1) www.unitaid.eu

29 mars 2007

* Lien ci-dessus!

Thursday, March 29, 2007

*** Allemagne: le chômage poursuit sa baisse à marche forcée !

*** Le chômage en Allemagne a continué sa décrue en mars, le marché de l'emploi n'affichant aucun signe de faiblesse grâce à la bonne tenue de l'économie dans le pays. Le taux de chômage brut a reculé à 9,8%, après 10,1% en février, selon les chiffres diffusés jeudi par l'Agence pour l'emploi. Le nombre de chômeurs est ressorti à environ 4,108 millions de personnes, soit un recul plus fort que prévu de 114.000 par rapport à février. Ce repli est presque deux fois plus élevé que la moyenne enregistrée au cours des trois dernières années pour un mois de mars, souligne l'Agence dans un communiqué. Comparé au mois de mars de l'an dernier, le nombre de chômeurs a baissé de 869.000, précise-t-elle encore.

LExpansion.com avec AFP
29/03/2007

* Conférences d'adhésion avec la Turquie et avec la Croatie...!


*** À Bruxelles se tiennent aujourd'hui des conférences d'adhésion avec la Turquie
et la Croatie, pays candidats à l'UE.

Des conférences d'adhésion ont lieu quand un des 35 chapitres de négociation est
ouvert. Pour la Turquie, il s'agit aujourd'hui du deuxième chapitre, et pour la
Croatie du sixième chapitre.

À ce sujet, le ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter
Steinmeier, a déclaré à Berlin: "Je salue les progrès réalisés dans les
pourparlers d'adhésion avec la Croatie et la Turquie.

La Croatie enregistre de grandes avancées sur la voie de l'Europe.

Le processus d'adhésion avec la Turquie est remis sur les rails. La présidence
allemande du Conseil de l'Union européenne s'engage pour ouvrir plusieurs
chapitres de négociation avec la Turquie au cours du premier semestre 2007.
Notre action repose à cet égard sur les décisions adoptées en décembre 2006 par
les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne."

UE

** MON PROJET! : Nicolas SARKOZY



*** Téléchargez le projet du candidat de l'UMP :

* Cliquez ci-dessus!

* La Conférence européenne sur l'utilisation de la protection de l'environnement...!


*** La Conférence européenne sur l'utilisation de la protection de l'environnement
et des ressources au service de la prévention des conflits et du développement
est ouverte :

** Michael Müller, Secrétaire d´Etat parlementaire au ministère fédéral allemand de
l´Environnement, Georg Boomgarden, Secrétaire d´Etat au ministère fédéral
allemand des Affaires étrangères, et Karin Kortmann, Secrétaire d´Etat
parlementaire au ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du
Développement, ont ouvert aujourd´hui ensemble une Conférence européenne sur
l´utilisation de la protection de l´environnement et des ressources au service
de la prévention des conflits et du développement. L´objectif de cette
conférence est d´élaborer des recommandations d´action pour les institutions de
l´Union européenne afin de mieux intégrer les thèmes de l´environnement et de la
sécurité dans les différentes stratégies et politiques de l´UE.

Le Secrétaire d´Etat parlementaire, Michael Müller, a souligné particulièrement
le lien entre le développement de la paix et la prévention des conflits, d´une
part, et les efforts actuellement déployés pour plus de protection du climat,
plus d´efficacité énergétique et des matières premières et la promotion des
énergies renouvelables, d´autre part. "L´environnement, la paix et le
développement se conditionnent mutuellement. Nous parvenons de plus en plus à
rallier les chefs d´Etat à ces thèmes, ce qui est d´une nécessité pressante.
D´où ma grande reconnaissance envers la Commission européenne pour les nouvelles
initiatives qu´elle vient d´annoncer. Car nous, les Européens, indépendamment
des intérêts nationaux, pouvons être encore plus convaincants."

Le Secrétaire d´Etat au ministère fédéral allemand des Affaires étrangères,
Georg Boomgarden, a mis l´accent, dans son discours, sur les répercussions des
changements climatiques d´origine anthropique pour la sécurité mondiale et les
structures nationales et européennes de sécurité. Les changements
environnementaux disposent du potentiel pour continuer à attiser les tensions
économiques, politiques et sociales qui existent déjà. C´est pourquoi les
processus environnementaux à long terme, tels que les changements climatiques,
devraient être pris en compte à leur juste valeur dans les analyses globales de
sécurité.

La Secrétaire d´Etat parlementaire, Karin Kortmann, a déclaré : « En sa qualité
de politique mondiale structurelle et de paix, la politique de développement
apporte une contribution déterminante à la sécurité écologique et humaine. En
effet, les changements environnementaux, les processus de développement et les
conflits ont des effets encore plus importants les uns sur les autres. Les pays
en développement sont doublement affectés. Ils subissent les répercussions des
changements climatiques et de la destruction de l´environnement et ils luttent
en même temps contre la pauvreté. Les conséquences de cette situation explosive
sont un grand nombre de conflits sociaux et politiques, l´exode et les
migrations. Aujourd´hui déjà, le Programme des Nations unies pour
l´environnement (PNUE) dénombre quelque 20 millions de réfugiés climatiques.
D´ici 2010, on craint même que ce chiffre atteigne les 50 millions. C´est
pourquoi la coopération au développement interviendra de plus en plus dans un
milieu caractérisé par les thèmes de l´environnement et des conflits. Ceci
explique que les coopérations en matière d´environnement et de développement
sont indispensables car elles sont de nature à prévenir les crises. Nous devons
mieux combiner les trois domaines politiques de l´environnement, du
développement et de la gestion des conflits qui élaborent de manière accrue des
approches de solutions plurisectorielles et interministérielles en Allemagne, en
Europe et dans le monde entier.

Cependant, un fait non négligeable est qu´il n´est possible de résoudre les
risques sécuritaires non militaires avec des moyens militaires. Cette prise de
conscience doit se refléter dans le rapport entre les dépenses militaires et
affectées à la coopération au développement. »

La conférence, conçue dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de
l´Union européenne conjointement par les ministères fédéraux allemands de
l´Environnement, des Affaires étrangères et du Développement, et en coopération
avec Adelphi Consult, se tient aujourd´hui et demain avec l´implication de la
Commission européenne et du Secrétariat du Conseil de l´UE à l´Office de presse
et d´information du Gouvernement fédéral allemand. Y participent également
quelque 160 experts des Etats membres de l´UE. Pour le 24 mai, une autre
conférence consacrée à ce thème est prévue à l´échelon gouvernemental.

UE
****************************
*** Notre HUB (sur Viadeo):

* ECOLOGIE & INNOVATION: DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIsiècle!*

* Lien ci-dessus!

Morgane BRAVO

* Nicolas Sarkozy répond aux questions des femmes!

*** Nicolas Sarkozy a répondu récemment aux lectrices de « Femme Actuelle » Il précise ses engagements afin de favoriser l'indépendance des femmes dans notre société.

Le scandale des écarts des salaires entre hommes et femmes :
« Le principe de l'égalité est un principe sacré. C'est vrai qu'aujourd'hui en moyenne un homme gagne 15% de plus qu'une femme. Je veux organiser des l'été 2007, une conférence sociale réunissant le patronat et les syndicats de salariés. Les entreprises où il y a des inégalités auront deux ans pour régulariser la situation. Celles qui ne le feront pas auront affaire à l'inspection du travail. »

L'Etat n'a pas les moyens d'un salaire pour la mère au foyer mais ... :
Il est possible d'améliorer la situation des mères au foyer. Nicolas Sarkozy propose que ces femmes aient droit à une protection sociale autonome et que les années passées à élever leurs enfants ouvrent pour elles des droits à la retraite.

Un engagement solide pour augmenter le pouvoir d'achat :
Les gens sont pris en tenaille entre la hausse des prix et des salaires qui n'augmentent pas à cause des 35 heures. Nicolas Sarkozy propose de permettre à chacun de travailler plus pour gagner davantage : « Pour celui qui gagne 1 300 euros, travailler cinquante minute de plus par jour lui permettra d'augmenter son pouvoir d'achat de 220 Euros ». Il propose aussi de racheter les RTT. Tout cela étant exonéré de charges fiscales et sociales.

Supprimer la carte scolaire pour donner plus d'autonomie aux établissements :
La carte scolaire qui n'existe pas dans l'enseignement privé est devenue un élément de ségrégation social. Nicolas Sarkozy propose l'autonomie des établissements scolaires à hauteur de 25% de leur budget. L'évaluation de chaque établissement sera instituée afin de vérifier la réalité des résultats obtenus par les équipes enseignantes. Nicolas Sarkozy souhaite imposer aux établissements scolaires une mixité réelle en contrepartie les parents seront libres de choisir l'école de leurs enfants.

Favoriser l'accession à la propriété pour toutes les familles :
Pour faciliter l'accession à la propriété, Nicolas Sarkozy propose que l'on puisse déduire les intérêts d'emprunt de ses impôts. Il propose que l'Etat apporte sa caution pour les emprunts destinées à acheter un logement. Nicolas Sarkozy propose enfin de supprimer les droits de succession pour 95% des foyers.

j-24

Wednesday, March 28, 2007

* Réchauffement de la planète : De nouveaux climats pourraient voir le jour...!


*** Le réchauffement de la planète pourrait entraîner la disparition des conditions climatiques actuelles dans certaines régions du monde, ainsi que l'apparition de nouveaux types de climats, selon une nouvelle étude américaine.
Ces changements pourraient menacer les plantes et les animaux vivant dans les zones affectées, mais aussi profiter à des espèces dans certaines régions, souligne John Williams, professeur adjoint de géographie à l'université du Wisconsin.

L'équipe de M. Williams a utilisé des modèles informatiques pour évaluer l'impact du réchauffement sur le climat de diverses régions. Ses travaux sont publiés cette semaine dans l'édition en ligne des Proceedings of the National Academy of Sciences.

Les chercheurs se sont servis de prévisions préparées pour le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui a jugé en février que le réchauffement était «sans équivoque». Les régions tropicales pourraient en particulier subir des changements inattendus, notamment les forêts tropicales de l'Amazonie et de l'Indonésie, selon l'étude.

Une conclusion surprenante, car les tropiques ont un climat assez stable, explique M. Williams. Cela signifie également qu'un changement de température de 1,6 à 2,2 degrés Celsius pourrait avoir des conséquences plus profondes dans ces régions qu'une variation de 2,7 à 4,4 degrés ailleurs.

Les espèces des zones tropicales pourraient aussi avoir une capacité d'adaptation moindre que celles d'autres régions, mais il ne s'agit encore que d'une théorie et des études doivent encore être menées sur le sujet, précise M. Williams.

Le Sud-Est des États-Unis et la péninsule arabique pourraient également être touchés. En outre, des régions montagneuses comme les Andes péruviennes et colombiennes, ou encore la Sibérie et le sud de l'Australie risquent de voir leur climat actuel disparaître: les conditions climatiques régnant aujourd'hui dans ces zones pourraient du coup ne plus exister sur Terre.

Une telle évolution pourrait menacer les plantes et les animaux de ces régions. Mais l'apparition de nouveaux climats dans certaines zones pourrait aussi offrir des opportunités pour les espèces qui y vivent, spécule M. Williams. «Toutefois nous ne pouvons pas faire de prédiction, car cela dépasse notre expérience actuelle», ajoute-t-il.

Alan Robock, professeur de sciences environnementales à l'université Rutgers, salue l'étude, selon lui la première à s'intéresser «non seulement aux extinctions d'espèces mais aussi aux régions qui connaîtront de nouveaux climats. Les conséquences potentielles sont mal connues (...) et le potentiel de nouvelles menaces sur l'homme via des vecteurs de maladie pourrait être un vrai danger», prévient-il.

M. Robock estime que les conclusions de l'étude, à laquelle il n'a pas participé, sont un argument de plus en faveur de la lutte contre les émissions de gaz à effet serre, responsables du réchauffement.


Associated Press (AP)
par Randolph Schmid
27/03/2007
Réseau Canoë
Photo : gettyimages
**************************
* Notre HUB (sur VIADEO):

* ECOLOGIE & INNOVATION: DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIsiècle!*

* Lien ci-dessus!

Morgane B.

* Cuando la ingenuidad no se convierte en inocencia* Espagne

*** Cristóbal y Marta se fueron de vacaciones en octubre a un lugar de Sudamérica.

En algún momento de su estancia allí, un empleado del hotel, que solía atenderlos, le pidió a Cristóbal que le hiciera el favor de llevar un paquete a Madrid para unos amigos, accediendo éste al solicitado favor. Al llegar a Barajas, la policía detuvo a la pareja al encontrar un alijo en el equipaje.

Cristóbal trabaja como jardinero en un pueblo al sur de Madrid. Tiene fama de hombre sencillo, de carácter humilde y apacible. No tiene por costumbre ni fumar, ni beber, ni mucho menos consumir ningún tipo de droga, siendo, además, un gran amante del deporte. Los que le conocen, le tienen en gran estima y le consideran una persona incapaz de cometer delitos de ningún tipo, y mucho menos de esta índole.

Marta trabaja como informática. En su lugar de trabajo goza de la confianza tanto de sus jefes como de sus compañeros, por su buen hacer, su profesionalidad, demostrada a lo largo de años, y su calidad humana. Es una buena persona, nada inmiscuida en cuestiones que no sea su trabajo y su familia.

** Campaña : En defensa de Marta y Cristóbal!
* Lien ci-dessus!

* «Quel président je serai…» Nicolas SARKOZY


*** Propos recueillis par Christophe Barbier, Corinne Lhaïk, et Eric Mandonnet
Le candidat de l'UMP expose sa conception de la fonction, développe ses priorités et formule de nouvelles propositions. Interview exclusive :

** En quoi une présidence Sarkozy serait-elle différente d'une présidence Chirac?
La question n'est pas tant la différence avec une présidence Chirac qu'une rupture avec la manière de faire de la politique depuis 1981. Je veux que la campagne électorale soit un moment de liberté - liberté de penser, de parler et de réfléchir. Je dis aux Français: «Pensez librement! N'ayez pas de tabous!» Et ma rupture, ce sera celle des promesses tenues, des engagements pris, de la confiance retrouvée entre le peuple et la parole publique. Ma vie, ma passion, c'est l'action. Je mettrai donc en œuvre rigoureusement, scrupuleusement, totalement tout ce que j'aurai annoncé.

Jusqu'à quel point le président doit-il être un chef de la majorité, jusqu'à quel point doit-il rester un arbitre?
A mes yeux, le président, c'est un animateur d'équipe, celui qui préside la première institution et fait fonctionner l'ensemble des institutions du pays, mais, avant toute chose, c'est un leader qui assume ses responsabilités. Il dit ce qu'il pense, fait ce qu'il dit, s'engage sur des résultats, par exemple le plein-emploi. Le président, ce n'est pas un arbitre, c'est un responsable. Il doit aussi rassembler le pays et non le diviser, au service d'un projet. La reine d'Angleterre est un arbitre! Celui qui est élu au suffrage universel doit entraîner le pays. Ce faisant, je reviens à l'esprit de la Ve République. Je ne serai pas le président qui dira, le 14 Juillet: «J'ai demandé à mon Premier ministre de lutter contre le chômage.» J'assumerai mes choix politiques et demanderai aux Français d'être juges des résultats.

Quel sens donnez-vous à l'expression «président de tous les Français»?
C'est parce qu'il a gagné que le président doit ouvrir sa majorité. Je ne suis pas l'homme d'un clan, d'une secte, je ne serai pas l'homme d'un parti. Je veux être l'homme du rassemblement et de l'unité!

Mitterrand disait que la principale qualité d'un président, c'était l' «indifférence» et qu'il fallait «donner du temps au temps».
J'ai du respect pour François Mitterrand, mais, contrairement à lui, je n'ai pas de cynisme. Les Français n'ont pas le temps d'attendre. Ils ont des problèmes qui doivent être résolus maintenant.

Jacques Chirac fait l'éloge de la «mesure» qu'il faut pour gouverner la France. Or vous êtes perçu comme un homme de confrontation et de clivage...
Je suis celui, parmi les candidats, qui a la plus grande expérience politique. On n'a jamais pu mettre en cause ma mesure, mais la mesure ne signifie pas l'immobilisme. Cela fait trop longtemps que la France le choisit, ou plutôt le subit.

Reprenez-vous à votre compte le travail contre les extrémismes dont Jacques Chirac a fait l'un des piliers de la mission présidentielle?
En trente ans de vie politique, je n'ai jamais été pris en défaut de lutte contre les extrémismes. Mais diaboliser les électeurs du Front national est une stratégie qui n'a pas réussi. Aujourd'hui, je veux faire revenir dans le camp de la République ceux qui s'en sont éloignés.

En quoi modifieriez-vous la communication du chef de l'Etat?
Je ferai régulièrement des conférences de presse. Il faut un contact régulier entre le chef de l'exécutif et le peuple. Il ne s'agit pas d'une question de communication, mais d'assumer ses responsabilités. Quand on s'engage sur un projet, il faut s'expliquer.

Un président doit-il surveiller davantage son langage qu'un ministre de l'Intérieur?
Le ministre de l'Intérieur que j'ai été a toujours surveillé son langage. Le président que je serai si je suis élu le fera. Le terme «racaille» n'était pas un dérapage. Un président n'est pas illégitime à dire qu'un voyou est un voyou. Il est même recommandé qu'un président de la République se fasse comprendre des citoyens qu'il entend représenter.

Pour lutter contre le syndrome de la tour d'ivoire, le chef de l'Etat doit-il habiter ailleurs qu'à l'Elysée?
Le président doit être en sécurité, il doit être informé. Il y a des institutions, on s'y installe. Le syndrome de l'enfermement, je crois qu'on le combat en limitant à deux le nombre de mandats successifs. Ajoutons une pratique plus républicaine et moins monarchique… C'est une question de tempérament.

C'est-à-dire?
Je sais que je ne finirai pas ma vie dans la politique. J'ai 52 ans, donc je suis beaucoup plus décontracté sur le syndrome de la tour d'ivoire.

Comment doit être rythmé le quinquennat? Un seul Premier ministre pour toute la période, afin qu'il dispose de la durée?
Non. Le quinquennat doit pouvoir respirer. Je le conçois en trois phases: deux ans pour mettre en place les réformes, deux ans pour piloter ces réformes, évaluer puis modifier ce sur quoi on s'est trompé, un an pour réfléchir à une éventuelle nouvelle candidature.

Vous avez envisagé de nombreux aménagements constitutionnels depuis un an. Lesquels retenez-vous?
La révision constitutionnelle aura lieu à l'automne. Je propose de limiter, donc, à deux le nombre de mandats présidentiels, d'avoir un président qui peut s'exprimer devant les députés et un Parlement qui puisse davantage contrôler, avec un organisme d'audit à sa dispo-sition, et qui ratifie les nominations les plus importantes. Le reste, c'est un changement d'état d'esprit et de pratique.

Faut-il accorder aux citoyens le droit de saisir le Conseil constitutionnel?
Spontanément, ma réponse est oui, car c'est un droit nouveau. Mais j'hésite, car l'avocat que je suis redoute une judiciarisation croissante de la société française.

Inscririez-vous dans la Constitution l'interdiction de financer les dépenses de fonctionnement par le déficit?
Je veux introduire cette règle, pas forcément dans la Constitution. La question, c'est: quand? En fin de quinquennat. Cela dit, il faut bien distinguer entre les dépenses. Investir pour mettre le TGV à Strasbourg, c'est une dépense nécessaire, c'est même invraisemblable qu'on ne l'ait pas fait plus tôt.

Etes-vous sûr que l'exonération d'impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires, que vous proposez, n'est pas anticonstitutionnelle?
Beaucoup d'exonérations sont déjà prévues, je ne vois pas pourquoi celle-ci ne serait pas acceptable.

Que devient la fonction de Premier ministre?
Il faut un Premier ministre dans un pays de 64 millions d'habitants, et c'est une erreur de considérer qu'il ne doit s'occuper que du national, tandis que le chef de l'Etat ne s'occuperait que de l'international. Le Premier ministre aide et soulage le président. Il anime le travail des 15 ministres, qui ne doivent pas être des collaborateurs, mais de vrais responsables politiques qui dirigent leur administration, assument leurs succès comme leurs échecs. C'est une équipe! Avec des secrétaires d'Etat qui apprennent leur métier et qui puissent retrouver leur siège de parlementaire directement, sans passer par des élections partielles.

Quels redécoupages ministériels, autres que celui concernant «l'immigration et l'identité nationale», envisagez-vous pour renforcer l'efficacité de l'action gouvernementale?
Je veux rassembler le ministère de la Culture et celui de l'Education nationale dans un même ensemble, notamment pour favoriser les enseignements artistiques. Si le ministre de la Culture n'est pas en position de diriger l'Education nationale, il perdra toujours ses arbitrages. Je veux également un ministère des Sports, mais il faut une articulation avec le ministère de la Santé: sinon, comment combattre le dopage?Prenez le développement durable. Il faut, en plus du ministère de l'Ecologie traditionnel, un ministère du Développement durable, chargé de la politique de l'eau, des transports, de l'énergie. Je m'interroge enfin sur un ministère des Comptes, de tous les comptes et pas seulement du budget de l'Etat, au côté d'un ministère de l'Economie ou de la Stratégie économique.

Les administrations sont-elles prêtes à accompagner ces changements?
Je veux m'affranchir de la logique des corps et je créerai une centaine de contrats individuels pour les postes de directeurs: cela fait trente ans que les meilleurs du secteur public partent dans le privé, je voudrais que les meilleurs du privé reviennent dans les administrations. Ce n'est pas absurde d'avoir un directeur du Trésor qui ait eu une expérience de l'entreprise, un directeur des grâces qui ait celle des tribunaux. Je n'ai pas fait l'ENA, je ne me sens prisonnier d'aucun corps.

Quel usage aurez-vous du référendum, si vous êtes élu?
Modeste. Le quinquennat a beaucoup changé les choses. Il y a la présidentielle, puis les législatives, se profilent ensuite les municipales, les cantonales et les régionales. Croyez-vous que, si je suis élu, je vais aussitôt dire aux Français: «Excusez-moi, j'ai besoin de vous demander votre avis sur un autre sujet»?

Imaginez-vous le 14 Juillet très différent de ce qu'il est aujourd'hui?
Oui. Je prendrai une initiative européenne: cela aurait un certain sens d'inviter un contingent des 26 autres pays européens pour le défilé du 14 Juillet. La France qui a dit non à la Constitution européenne montrerait ainsi qu'elle veut faire redémarrer l'Europe. Ce serait un beau message de paix.

Il y a aussi le symbole de la garden-party…
Elle appartient à ces traditions qui doivent être poursuivies, mais nous pourrions profiter de cette date pour organiser un rassemblement des jeunes de toute l'Europe, place de la Concorde, à Paris, autour de la culture européenne.

Que ferait le tout premier gouvernement?
Lui et moi aurons une double mission: préparer tout de suite les projets de loi pour la session extraordinaire et déclencher immédiatement une politique européenne et internationale qui dise au monde: «Voilà, la France prend ses responsabilités.» Dès la première semaine, je me rendrai à Berlin et à Bruxelles pour tenter de débloquer la situation européenne. J'irai également très vite en Afrique, pour poser les bases d'une nouvelle politique de l'immigration.

LEXPRESS.fr du 27/03/2007

* Suite : Lien ci-dessus!

*Analyse des principales propositions économiques et sociales du candidat centriste...!


Les supporters de Nicolas Sarkozy

*** Le président de l'UDF a promis de porter les petites retraites et le minimum vieillesse à 90% du SMIC, ce qui représente un coût de l'ordre de 10 milliards d'euros pour la collectivité. Où et comment le candidat centriste trouvera-t-il les ressources nécessaires tout en réduisant les déficits et la dette ? : Mystère ... Lorsque Nicolas SARKOZY promet de revaloriser les petites retraites, il est le seul à dire comment il fait : grâce à la réforme des régimes spéciaux.

Réduction de l'endettement : des incantations sans mode d'emploi

Le candidat centriste a fait de la réduction de l'endettement le principal cheval de bataille de son combat politique. Il ne dit rien ou presque sur la manière dont il s'y prendra. Contrairement à Nicolas Sarkozy qui s'est prononcé, bien avant le candidat UDF, en faveur de l'Inscription dans notre Constitution de l'interdiction de présenter des budgets en déficit, le candidat centriste ne semble pas prêt par exemple à assumer l'objectif d'une réduction des effectifs de la fonction publique, alors que les dépenses de personnel représentent aujourd'hui près de la moitié du budget de l'Etat.

Fiscalité : une hausse déguisée !

Pour le candidat centriste, les Français ne paient pas trop d'impôts, le travail n'est pas trop taxé et les entreprises ne sont pas handicapées dans la concurrence internationale. Au contraire, l'ancien ministre de l'éducation pense que l'impôt sur le revenu n'est pas assez lourd pour ceux qui le payent : il veut plafonner les « niches fiscales ». Mais qu'est-ce que c'est que les niches fiscales ? Par exemple, l'abattement de 10% sur les pensions et les retraites, c'est une niche fiscale, comme la prime pour l'emploi ou l'exonération d'impôt sur le revenu pour l'allocation adulte handicapé ou les pensions d'orphelins, sans parler des aides à l'investissement dans le logement locatif ou les mesures qui incitent à investir en Outre-Mer ...

Tout sur les droits, rien sur les devoirs !

Une partie de nos concitoyens a été abandonnée dans un profond état d'assistanat. Il est criminel de faire comme si cette situation n'existait pas. Bien sûr, il faut revaloriser le travail et que, pour chacun, reprendre un emploi rapporte davantage que l'inactivité : tout le monde est d'accord, le candidat centriste aussi. Mais il faut aussi avoir le courage de poser le principe que le RMI sera versé demain avec une contrepartie pour le bénéficiaire ; les droits des chômeurs seront respectés, mais il aura aussi des devoirs, notamment celui de ne pas refuser plus de 2 emplois correspondant à ses compétences. Sur ce sujet, le candidat centriste est muet
Lorsque Nicolas SARKOZY annonce une réduction forte des prélèvements en même temps qu'un assainissement financier, c'est parce qu'il sait pouvoir agir contre la dépense publique inutile ou inefficace. Selon le candidat centriste, baisser le taux de prélèvements obligatoires de 4 points en 10 ans en France est impossible, Margaret THATCHER n'ayant jamais réussi ! Nos références sont différentes : la Suède par exemple a ramené son taux de prélèvements de 53% à 48% entre 1990 et 1995.

* Communiqué: Conférence sur le 'Le Défi Européen...!



*** Conférence sur le 'Le Défi Européen : de l'émergence d'une volonté à la naissance d'une communauté de destins' :

** Le lundi 26 mars, à l’occasion du cinquantième anniversaire des Traités de Rome, s’est tenu à l’Assemblée Nationale une conférence organisée par l’Atelier Europe de l’UMP, sur le thème du défi européen. Michel Barnier, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a présidé cette conférence, qui avait comme invitée d’honneur Salomé Zourabichvili, ancienne Ministre des Affaires étrangères de Géorgie et actuellement présidente de la Voie de la Géorgie.

* Suite : Lien ci-dessus!

* Paisley-Adams, l'alliance que l'on osait plus espérer ...! IRLANDE DU NORD



*** Lundi 26 mars, les chefs unioniste et nationaliste se sont mis d'accord pour former un gouvernement de coalition à partir du 8 mai. Une décision historique que salue le Irish Independent.

** C'est une photo pour livres d'histoire : les ennemis jurés Ian Paisley et Gerry Adams assis côte à côte, convenant de partager le pouvoir. La photo des deux figures politiques emblématiques de Belfast, flanquées de leurs principaux lieutenants, contenait un message subliminal mais dénué d'ambiguïté : après 3 700 morts, les "troubles" appartiennent au passé et la vraie politique peut commencer.

Les deux combattants pensent qu'ils pourront travailler ensemble. Leurs déclarations sous les lambris d'une salle de Stormont [le palais qui abrite l'Assemblée régionale] étaient délicatement ciselées de manière à ne froisser aucune sensibilité.

La principale information est que le Sinn Féin et le Parti unioniste démocratique [DUP] formeront un gouvernement de coalition le 8 mai, ouvrant une nouvelle ère et consolidant le processus de paix avec des bases politiques. Mais le plus frappant a été l'absence de menaces ou de conditions. Chacun écoutait poliment l'autre, introduisant quelque chose d'inédit dans la vie politique à Belfast : le respect mutuel.

Beaucoup, dans la capitale de l'Ulster, ont réagi avec un mélange de stupéfaction et d'admiration. Stupéfaction devant le fait que les chefs loyaliste et républicain aient finalement conclu un accord, admiration devant le professionnalisme et le sérieux avec lesquels ils ont mené leur affaire.

Paisley a annoncé le calendrier de la dévolution avec une phrase que personne n'avait jamais entendu de sa bouche. "Aujourd'hui, nous sommes convenus avec le Sinn Féin que cette date sera le mardi 8 mai 2007", a-t-il martelé, avant de poursuivre : "Nous ne devrions pas laisser notre révolte justifiée devant les horreurs et les tragédies du passé nous empêcher de bâtir un avenir meilleur et stable."

Les deux déclarations étaient soigneusement symétriques. Adams a fait écho à Ian Paisley en reconnaissant que "les relations entre les populations de cette île ont été gâchées par des siècles de discordes, de conflits, de souffrances et de tragédies". "Les discussions et l'accord entre les deux parties montrent tout ce qu'il est possible de réaliser désormais", a-t-il ajouté.

Le gouvernement britannique avait fixé depuis longtemps la date butoir du 26 mars 2007, le ministre de l'Irlande du Nord, Peter Hain, proclamant - plus de cinquante fois, selon le décompte du parti unioniste – que ce serait ce jour-là "la dévolution ou la dissolution".

Mais il a renoncé à convoquer l'Assemblée hier et a décidé que le transfert des pouvoirs par Londres ne se fera pas avant le 8 mai. La perte de six semaines de dévolution est considérée comme un prix négligeable à payer pour l'avancée réalisée hier.

Paisley a fait savoir qu'il se réunirait régulièrement avec Martin McGuinness, le numéro deux du Sinn Féin, qui a accepté le poste de vice-Premier ministre. On observera avec fascination les relations qu'entretiendront le patriarche protestant et l'ancien commandant de l'IRA.

Mais si l'on se fie à l'attitude du duo Paisley-Adams, les frictions pourraient être moins fortes que prévues, compte tenu du fait que les deux hommes ont passé de décennies à s'étudier mutuellement à distance.

Hain a déposé un texte devant la Chambre des communes et la Chambre des lords afin de permettre à l'accord de prendre effet sans tarder. Il a également accepté de suspendre le projet controversé de nouvelle taxe sur l'eau en Irlande du Nord le 1er avril s'il n'y avait pas de dévolution. Le texte, qui devait être envoyé à tous les Irlandais hier, restera dans les cartons, avec l'espoir que l'Assemblée réglera le problème – et qu'il soit définitivement enterré.

David McKittrick et Gene McKenna
Irish Independent
COURRIER INTERNATIONAL
27 mars 2007
Photo : Les deux leaders nord-irlandais réunis à Belfast
AFP

* Adoption d'une directive sur les services de paiement! UE



*** Les 27 ministres des finances européens se sont mis d´accord, mardi, sur le
texte de la directive concernant les services de paiement. Plus rien ne s´oppose
désormais à l´acceptation de la directive par le Parlement européen (PE) en
avril. L´adoption de la directive sur les services de paiement est la condition
nécessaire à la mise en place d´un espace unique de paiement en euros et de
nouveaux instruments de paiement paneuropéens (les produits SEPA, c´est-à-dire
virement de base et prélèvement automatique).

Cette directive a pour effet de créer le même environnement juridique pour les
paiements dans toute l´Union européenne. De la sorte, tous les paiements
transfrontaliers à l´intérieur de l'UE suivront le même régime que les paiements
nationaux. Ceci profitera non seulement aux prestataires de services de
paiement, mais aussi à la clientèle.

Cette directive créera dans les Etats membres de l´Union européenne les
conditions légales pour que les opérations de paiement à l´échelle européenne
deviennent aussi simples, aussi peu coûteuses et aussi sûres que les paiements
nationaux. Les obstacles techniques et juridiques seront supprimés, la
protection des consommateurs sera améliorée et l´efficacité et la sécurité des
paiements s´en trouveront accrues dans tous les Etats membres. Jusqu´ici, les
paiements scripturaux étaient réalisés selon des règles différentes dans tous
les Etats membres. Cette situation rendait les paiements transfrontières par
prélèvement souvent difficiles pour le client. Les délais d´exécution n`étant
pas harmonisés, les transferts financiers au delà des frontières nationales
avaient des durées diverses, parfois jusqu´à 8 jours, selon les Etats membres.

Ces fortes différences font que les fournisseurs de services de paiement ne
pouvaient pratiquement pas se livrer de concurrence sur les opérations
transfrontières. Cette directive apportera désormais la sécurité indispensable à
tous les prestataires de services de paiement dans l´Union européenne. Cette
sécurité juridique permettra le développement de la concurrence et créera les
conditions nécessaires pour que les fournisseurs investissent sur une large
échelle dans de nouveaux instruments de paiement et de nouveaux systèmes de
règlement.

Avant que la directive puisse entrer en vigueur, il faut encore qu´elle soit
acceptée par le Parlement européen (PE). Or, celui-ci a prévu un vote sur ce
sujet au mois d´avril.

UE
*****************
** Notre HUB sur Viadeo :

* BUSINESS CLUB EUROPEEN: BUSINESS EUROPEAN CLUB!*

* Lien ci-dessus!

Morgane BRAVO

* Élections 2007 : Le triomphe de Mario DUMONT...!Québec




*** La vague adéquiste a été plus forte que ce qu'avaient prévu tous les analystes.

** La soirée promettait des surprises et elles auront été historiques. Le Parti libéral a remporté une courte victoire, tandis que l'ADQ de Mario Dumont, qui espérait obtenir 20 sièges, était en voie d'en obtenir 42 et de former l'opposition officielle d'un gouvernement minoritaire.

Le Québec se réveille donc ce matin avec le premier gouvernement minoritaire en 129 ans, dirigé par un chef affaibli par une victoire in extremis dans sa propre circonscription et avec une opposition officielle inattendue.

La vague adéquiste a été plus forte que ce qu'avaient prévu tous les analystes. Le parti de Mario Dumont a non seulement raflé la région de Québec, où on l'attendait, mais a également fait des percées très importantes dans trois régions du 450: en Montérégie, dans les Laurentides et dans Lanaudière.

En fait, toutes les circonscriptions où, ne serait-ce qu'une fois durant la campagne, le nom de l'ADQ a été mentionné à titre de vainqueur potentiel ont effectivement choisi le député adéquiste.

Une étape sautée

Mario Dumont espérait que son parti, pour la première fois, obtienne la reconnaissance officielle de l'Assemblée nationale. Il lui fallait pour cela récolter 12 sièges ou 20 % des voix. Il aura finalement sauté une étape et obtenu le statut d'opposition officielle.

Pour le politologue Christian Dufour, de l'École nationale d'administration publique, il s'agit du «début d'un réalignement politique fondamental qui devrait se faire en deux temps, comme cela est arrivé dans les années 1970 avec le PQ, l'ADQ étant exceptionnellement bien placée pour remplacer le PQ à terme».

Chaude lutte à Sherbrooke

Comme si la performance de l'ADQ n'était déjà pas assez surprenante, il aura fallu attendre en toute fin de soirée pour savoir si le premier ministre sortant conservait son siège de député de Sherbrooke. Jean Charest a failli subir le même sort que Robert Bourassa dans Bertrand, en 1985, soit gagner les élections mais perdre dans sa propre circonscription.

Cette chaude lutte livrée par le candidat péquiste Claude Forgues a été un des rares moments de réjouissance pour le Parti québécois.

Au niveau provincial, le PQ n'a récolté que 28,4 % des voix, soit 5 % de moins que sa performance de 2003, qui était déjà qualifiée de pire de son histoire.

Dans son discours de fin de soirée, le chef du PQ, André Boisclair, a prévenu que le nouveau gouvernement libéral minoritaire serait désormais sous «haute surveillance».

«Travailler à l'Assemblée nationale dans les prochains mois sera quelque chose d'original. C'est du jamais vu au Québec», a-t-il déclaré.

Lutte serrée comme prévu

Comme prévu, la lutte aura été âprement disputée. Le PLQ (32,9 %), l'ADQ (30,9 %) et le PQ (28,4 %) ont au total récolté des appuis comparables.

Le Parti vert (3,9 %) et Québec solidaire (3,7 %) ont obtenu ensemble près de 8 % des voix et ont sans contredit contribué à brouiller les cartes.

Jean-François Codère
Le Journal de Montréal
27/03/2007
Photo PC/Jacques Boissinot

Tuesday, March 27, 2007

* Je veux être le Président qui tiendra ses engagements...!



*** C’est pourquoi je tiens à vous dire dès aujourd’hui quel est mon projet!

Nicolas SARKOZY

* Lien ci-dessus!

* Pour Eric Besson, Nicolas Sarkozy est ...! *

****** Pour Eric Besson, Nicolas Sarkozy est "plus préparé et plus qualifié que Ségolène Royal"

* Après avoir démissionné de l'équipe de campagne de Ségolène Royal, du Parti socialiste, et publié un ouvrage à charge contre la candidate socialiste – qu'il aurait écrit en neuf jours –, Eric Besson, l'ancien secrétaire national à l'économie du PS, fait un pas de plus. Dans un entretien au Figaro, mardi 27 mars, il estime que Nicolas Sarkozy est "plus préparé et plus qualifié que Ségolène Royal pour présider la France". Pour M. Besson, le candidat UMP "a levé toute ambiguïté sur des points à [ses] yeux cruciaux (l'intervention américaine en Irak, le communautarisme, etc.)".

UN BOUCLIER" ET "UN GLAIVE"

L'ancien responsable socialiste ajoute avoir "apprécié [le] discours d'investiture du 14 janvier" de Nicolas Sarkozy. Mais il précise : "Quant à le rejoindre, il sait et j'ai dit publiquement ce qu'il en est : j'ai décidé de retourner à présent vers le monde de l'entreprise."

L'auteur de Qui connaît Mme Royal ? poursuit néanmoins également ses attaques contre la candidate socialiste : "Elle a fait de sa féminité un bouclier pour ne pas avoir à répondre aux questions qui la dérangent et un glaive pour culpabiliser ses adversaires."

LE MONDE
27.03.07

* Michel Barnier : répond sur Débat-Sarkozy!


***** Comment relancer le désir d'Europe ?
par Spiteller2007, le lundi 26 mars 2007

** Comment relancer la construction économique et politique de l'Europe ? Coment redonner envie aux français de croire en un avenir européen ? Merci

* Michel BARNIER
Ancien Ministre des Affaires Etrangères
et conseiller politique de Nicolas SARKOZY

* Lien ci-dessus!

*Discours d'ouverture de la Conférence 'Le Défi Européen: de l'émergence d'une volonté à la naissance d'une communauté de destins!



**** Nous sommes très heureux de vous accueillir en cette soirée du 26 mars au Palais Bourbon, lieu de débat et de discussion par excellence. Nous tenons à
remercier chaleureusement tous ceux qui ont permis l’organisation de la réunion de ce soir. Nous remercions en premier lieu le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Patrick Ollier, le Président du Groupe UMP à l’Assemblée, Monsieur Bernard Accoyer, et Monsieur Bernard Pousset, député de l’Indre, qui nous accueillent ce soir et nous permettent de nous réunir en ce lieu si prestigieux. Nos remerciements s’adressent aussi à nos intervenants qui nous font l’honneur d’être parmi nous ce soir pour éclairer notre réflexion.

* Suite : Lien ci dessus!

* Atelier Europe des Jeunes Actifs de l’UMP

* Vote par procuration, mode d'emploi...! FRANCE


***** Vacances, obligations professionnelles, maladie, handicap... vous ne pourrez voter en personne le 22 avril ou le 6 mai prochain ?

** Votez par procuration.
Qui peut voter par procuration, où faire établir la procuration, comment fait-on concrèment : toutes les réponses à vos questions.

Le vote par procuration permet de se faire représenter, le jour d'une élection, par un électeur de son choix.

*** Voter par procuration, c'est simple et gratuit!

* Lien ci-dessus!

*Mettre en oeuvre une véritable révolution écologique! Nicolas SARKOZY

*** Les engagements de Nicolas Sarkozy en faveur de l'environnement sont nombreux et détaillés, notamment en matière de transport et de développement durable :

1.*Développer les transports non polluants :

« S'agissant des transports, nous devons être particulièrement ambitieux pour relever les défis qui se posent à nous, concilier à la fois la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre sans pénaliser la croissance et l'emploi ... »

Nous devons également :

encourager les Français à moins utiliser leur voiture individuelle en développant des transports en commun rapides, confortables, sûrs, circulant sur une large amplitude horaire, en incitant au covoiturage

développer la création d'une pastille bleue ouvrant droit, pour les véhicules propres, au stationnement urbain gratuit, à des réductions aux péages, à des files réservées et tout autres avantages qui donneront un avantage comparatif à ce type de véhicules.

développer le recours à des véhicules utilisant les biocarburants par des incitations fiscales

développer le fret ferroviaire pour les transports longs ainsi que le ferroutage, les canaux et les autoroutes de mer


2.*Mettre l'écologie au coeur des décisions publiques :

Création d'un conseil stratégique du développement durable et de la lutte contre le changement climatique auprès du Président de la République,

Création d'un grand ministère du développement durable,

Création d'un comité environnemental d'éthique pour éclairer les Français de manière transparente et scientifiquement incontestable.


3.*Conforter l'énergie nucléaire :

Si les centrales nucléaires devaient être remplacées par des centrales au gaz, cela augmenterait nos émissions de gaz à effet de serre de 25%.

C'est grâce à l'énergie nucléaire que la France émet 21% de moins de gaz à effet de serre que la moyenne mondiale.

Nous devons maintenir et renouveler notre parc nucléaire tout en permettant à nos concitoyens le droit d'accéder à tous les documents d'information utiles aux risques nucléaires et aux méthodes utilisées en France pour les prévenir.

j-26

*L'interview de Nicolas Sarkozy dans Femme actuelle!


***** Elles ont rencontré Nicolas Sarkozy

** L’indépendance des femmes, sa priorité !

Salaire des femmes, baisse du pouvoir d'achat, carte scolaire... : Nicolas Sarkozy a répondu sans détours aux questions de cinq lectrices de Femme actuelle (interview de Marie-Laure Zonszain)

Véronique: Les écarts de salaires entre hommes et femmes sont une réalité. Comptez-vous y mettre un terme?

Nicolas Sarkozy: C’est vrai qu’aujourd’hui, un homme gagne 15% de plus qu’une femme. C’est scandaleux. Pour régler le problème, je veux organiser, dès l’été 2007, une conférence sociale réunissant le patronat et les syndicats de salariés. Je veux faire un diagnostic des inégalités, branche par branche. Les entreprises où il y a des inégalités auront deux ans pour régulariser la situation. Celles qui n’aligneront pas les salaires auront affaire à l’inspection du travail. Elles seront donc sanctionnées financièrement et pénalement si nécessaire. Le principe de l’égalité est un principe sacré.

Marie-Dominique: êtes-vous favorable au salaire de mère au foyer?

N.S: Non. L’Etat n’a pas les moyens. Et puis il faut être cohérent. Je ne peux pas demander aux gens de travailler plus et verser un salaire à des femmes qui souhaitent élever leurs enfants. En revanche, on peut améliorer leur situation. Je propose que ces femmes aient droit à une protection sociale autonome et que les années passées à éduquer leurs enfants leur ouvrent droit à une pension de retraite. Cela existe déjà, mais pas pour toutes et à des niveaux nettement insuffisants. Ces droits, acquis personnellement et indépendamment de la pension de leur conjoint, leur assureraient une certaine autonomie financière. En cas de séparation ou de veuvage, elles pourraient donc disposer de droits propres. Et puis, je souhaite proposer à celles qui veulent travailler, une fois que les enfants sont grands, d’accéder à une formation qualifiante d’un an, rémunérée. La liberté de chacun, et des femmes en particulier, est ma priorité.

Karine: on ressent tous une baisse du pouvoir d’achat. Que proposez-vous pour relancer la consommation?

N.S: La réalité aujourd’hui est simple. Les gens sont coincés entre la hausse des prix, des salaires qui n’augmentent pas à cause des 35 heures et des charges trop lourdes. D’abord, je propose de revoir l’indice des prix. Chacun s’en rend compte en faisant ses courses ou en payant ses factures, il ne reflète pas la réalité. Pour que cet indicateur soit utile, il faut qu’il corresponde véritablement aux dépenses. Je prévois donc de le modifier. Ensuite, que fait-on? Je n’ai pas une machine à billets. Ma réponse, c’est le travail. On ne peut pas gagner plus en travaillant moins. On le voit bien, ça ne marche pas. A quoi servent les RTT si on ne peut pas payer des vacances à ses enfants? Je veux qu’on puisse racheter ses RTT, faire plus d’heures supplémentaires et je veux que tout cela soit exonéré de charges sociales et fiscales. Si vous gagnez 1300 euros et que vous travaillez 50 minutes de plus par jour, vous augmentez votre pouvoir d’achat de 220 euros. Cet argent, vous allez pouvoir le consommer. Cela crée des richesses, remplit les caisses de l’Etat par la TVA, génère de la croissance. Du coup, toute l’économie en profite.

Annie: Se loger est aujourd’hui une vraie difficulté. Pensez-vous réunir un “Grenelle” du logement?

N.S:Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’en passer par là. Il faut prendre des décisions sans attendre. Mon ambition est de faire de la France un pays de propriétaires et pas de locataires. Je veux donc que l’on puisse déduire les intérêts d’emprunt de ses impôts, permettre aux locataires de HLM d’en devenir propriétaires et apporter la caution de l’Etat à tous ceux qui veulent emprunter et à qui la banque refuse un crédit. Dès le mois de juillet, je supprimerai les droits de succession et de donation. Cette mesure concerne 95% des foyers. Je m’y engage.

Véronique: Vous voulez supprimer la carte scolaire. Par quoi la remplacerez-vous?

N.S: Des collèges, tous sur le même modèle, ça n’a pas de sens, tout simplement parce que chaque élève est différent. Le système actuel n’est pas égalitaire. Pour les établissements du privé, il n’y a pas de carte scolaire. Et, dans le public, 30% des parents parviennent à la contourner. En réalité, je pense que la carte scolaire est un instrument de ségrégation sociale. Croyez-vous qu’on donne une chance aux enfants en difficulté en les mettant tous dans les mêmes établissements? Il faut laisser les établissements prendre les mesures qui fonctionnent, l’Etat conservant bien sûr la responsabilité de fixer les grandes lignes du programme. C’est pourquoi je propose d’abord l’autonomie des établissements scolaires à hauteur de 25% de leur budget. Avec cet argent, chaque établissement pourra développer un projet pédagogique adapté à ses élèves, pour les uns plus d’informatique, pour les autres plus de sport, pour un troisième plus de langues, pour un autre encore plus de soutien individualisé….

F.A: Comment garantirez-vous la mixité sociale si chaque parent peut placer son enfant dans l’établissement de son choix?

N.S: Justement, le corollaire de l’autonomie, c’est l’évaluation. Pour chaque établissement, je veux connaitre les résultats, les progrès des élèves, le taux de réussite au brevet et au bac, afin de pouvoir juger de l’efficacité des mesures et du projet mis en œuvre. Surtout, je veux imposer aux établissements une obligation de mixité sociale dans la composition de leurs effectifs. Cette évaluation et cette obligation de mixité permettront de s’assurer qu’il n’y a pas de discrimination selon le niveau scolaire ou social des élèves dans le recrutement et que la mixité est bien mise en œuvre, partout en France. En contrepartie, les parents seraient libres de choisir l’école de leurs enfants. Enfin, je veux que chaque établissement présente un pourcentage minimal d’élèves aux classes préparatoires. Aujourd’hui, la moitié des établissements ne le fait pas. Il faut aussi faire confiance aux enseignants, et ne pas les juger à la simple application d’une circulaire! Les professeurs, mieux que quiconque, savent comment enseigner.

Marie-Josée: Quelles sont vos propositions pour venir au secours de l'hôpital?

N.S : C’est effectivement un problème majeur. Je veux lancer rapidement un grand débat sur les missions de l’hôpital. Il faut ramener l’hôpital à sa mission première, soigner les patients qui souffrent de pathologies médicales. Cela suppose de développer les services de long et moyen séjour pour les personnes en fin de vie, les personnes dépendantes. Le personnel qui le souhaite pourra faire des heures supplémentaires exonérées de charges. C’est comme cela que nous supprimerons les 35 heures à l’hôpital. Il faut également revoir la carte hospitalière. On ne pourra pas conserver en l’état tous les hôpitaux de France. Certains sont trop petits pour assurer des soins techniques dans des conditions de sécurité satisfaisantes, mais devront remplir d’autres missions. Quant aux infirmières, je fais mienne la question de la revalorisation de leur diplôme. Je veux offrir au personnel médical de meilleures possibilités de promotion sociale, notamment pour les infirmières qui veulent devenir médecins.

A PLAT - Une loi sur l’euthanasie: il est contre

N.S : C’est une question très difficile. Je suis pour le respect de la vie, dans la mesure où la souffrance ne rend pas la vie impossible. Il y a des limites à la souffrance humaine. Mais, je ne pense pas que cette question se règle par une loi. Comment voulez-vous qu’un texte recense tous les cas de fin de vie? Cela ne se quantifie pas. Un texte ne peut pas donner une liste exhaustive de situations où les cas de fin de vie peuvent s’appliquer. Je veux que l’on fasse confiance au dialogue. C’est au patient, à sa famille et au corps médical de trouver la solution la plus adaptée. Je pense qu’il faut donc laisser une zone de liberté.

27 mars 2007 dans Campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy