2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*
*Creation since 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
Link

Saturday, May 31, 2008

***Pacte européen pour l’immigration : présentation des grandes lignes...***


***A quelques semaines de la présidence Française de l’Union Européenne, Brice Hortefeux a présenté le 29 mai devant le Parlement européen le projet d’un « Pacte pour l’immigration », pour mieux organiser la politique d’immigration européenne dans l’Europe des 27.

Vers une méthode commune de maitrise des flux migratoires

La gestion des flux migratoires est un problème crucial pour l’Union Européenne. Les 27 pays, dont le nombre d’immigrés clandestins est estimé à 8 millions, ne conçoivent pas toujours de la même manière les solutions à apporter à leur pays pour lutter contre l’immigration illégale. D’où l’importance d’une méthode commune pour une meilleure maitrise de l’immigration.

C’est la ligne directive qu’a présenté Brice Hortefeux aux parlementaires de Bruxelles, dans un texte de travail qui doit préfigurer les propositions que fera la France lors de la Présidence de l’UE.

Il s’agit de privilégier la qualité de l’accueil en Europe à la quantité, au détriment des nouveaux arrivants. L’Europe « n’a pas les moyens d’accueillir dignement tous ceux qui voient en elle un Eldorado » a déclaré Brice Hortefeux, qui pose ici le double enjeu de la nouvelle politique d’immigration à définir : permettre aux travailleurs étrangers de vivre dans de bonnes conditions, tout en respectant la capacité d’accueil des pays en matière de travail, de logement, de services scolaires et sociaux.

Le projet du « Pacte pour l’immigration » prévoit donc de « mieux contrôler les frontières extérieures de l’Europe », en ne délivrant plus que des passeports biométriques (contenant une photo et des empreintes digitales numérisées) à partir de 2011, et en renforçant les moyens de la Frontex, l’agence européenne de contrôle aux frontières.
Le texte demande également la fin des régularisations massives, et insiste sur la nécessité de promouvoir une meilleure coopération, à la fois politique et économique, avec les pays d’origine.

Améliorer et harmonier les conditions de l’immigration légale

Pour autant, la France ne perd pas de vue les besoins spécifiques de chaque pays de l’Europe, pour lesquelles une immigration légale professionnelle est souvent indispensable. Le « Pacte pour l’immigration » appelle les Etats membres à renforcer l’immigration légale choisie et concertée, tenant compte du marché du travail national.

Les conditions de vie des travailleurs immigrés sont une priorité de la politique commune d’immigration. Et c’est pour faciliter leur adaptation au quotidien que le texte préconise la mise en œuvre d’un « contrat d’intégration », par lequel les nouveaux arrivants devraient procéder à un apprentissage de la langue nationale, « des identités nationales et des valeurs européennes », telles que l’égalité des hommes et des femmes.
Enfin, l’idée d’une « carte bleue » à l’image de la « carte verte » américaine est suggérée, pour les immigrés hautement qualifiés.

Une initiative ambitieuse

La France compte profiter de l’élan donné à l’Europe par le Traité de Lisbonne pour donner une nouvelle impulsion à la politique commune d’immigration. Le traité entrant en vigueur au 1er janvier 2009, il permettra de renforcer les mécanismes de coopération communautaire.

La France espère parvenir à un accord pour 2010, qui définira l’harmonisation du traitement des demandes d’asile. D’ici là, de nombreuses discussions seront menées, notamment sur l’adoption des propositions faites par le « Pacte pour l’immigration ». Les premières auront lieu les 7 et 8 juillet à Cannes, à l’occasion de la réunion des ministres européens de l’Intérieur.

Friday, May 30, 2008

***UE : référendum obligatoire pour l'entrée de la Turquie***



***L'Assemblée nationale a ajouté jeudi une disposition au projet de réforme des institutions rendant cette consultation indispensable pour l'entrée dans l'UE de pays représentant plus de 5% de sa population.

Si la Turquie veut un jour intégrer l'Union européenne, son sort passera quoiqu'il arrive entre les mains des Français. L'Assemblée nationale, par 48 voix contre 21, a en effet ajouté jeudi une disposition au projet de réforme des institutions rendant le référendum obligatoire pour l'entrée dans l'UE de pays représentant plus de 5% de sa population. Un critère qui vise tout particulièrement la Turquie.

Le projet initial du gouvernement supprimait le référendum obligatoire pour toutes les demandes de nouvelles adhésions, pour donner le choix entre ratification par voie parlementaire ou référendum. Le référendum obligatoire avait été décidé par le président Jacques Chirac, qui avait fait modifier la Constitution en ce sens, peu avant le référendum sur la Constitution européenne en mai 2005.

Nicolas Sarkozy s'était plusieurs fois engagé à organiser un référendum si la question de l'entrée de la Turquie se posait pendant sa présidence. Ces engagements n'avaient toutefois pas apaisé les craintes des adversaires de l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne. Une quarantaine de députés UMP menaçaient de voter contre l'ensemble de la réforme des institutions si l'organisation d'un référendum, pour le cas turc, n'était pas inscrite dans la Constitution.


«L'Europe de Papa est morte»

Le seuil de 5% de la population de l'UE a été proposé par le président UMP de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann. 43 députés UMP avaient déposé un amendement similaire. Cette solution a mis la gauche, ainsi que plusieurs députés UMP, mal à l'aise tandis que les souverainistes de droite voulaient garder un «référendum pour tous». «L'Europe de Papa est morte», s'est exclamé Jacques Myard (UMP), selon lequel «il faut laisser le texte en l'état» car «on se met dans un piège diplomatique insoluble».

Co-auteur de l'amendement, Richard Mallié (UMP), farouche opposant à l'entrée de la Turquie, a expliqué que ce verrou ne concernait pas tant Ankara qu'un «certain nombre de pays voisins, l'Ukraine, la Turquie, la Russie et pourquoi pas l'Algérie, le Maroc (...) La moindre des choses avec des pays aussi peuplés, c'est que le peuple français soit automatiquement consulté».

Dans les rangs de l'UMP, Daniel Garrigue «aurait préféré que l'on s'en tienne aux dispositions initiales du projet de loi» et, pour Nicole Ameline, ce n'est pas «la solution optimale» car «la stigmatisation de la Turquie n'est pas acceptable». Bruno Le Maire, ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin, a averti qu'«une partie du monde a les yeux braqués sur nous», se demandant «si les constituants français vont ou non introduire» une mesure «visant implicitement un pays dans sa propre Constitution». Au PS, René Dosière a jugé la «disposition indigne et honteuse», tandis que, pour Manuel Valls, «on ne peut pas jouer avec la Constitution pour régler des problèmes politiques au sein de l'UMP».

S.P. Le Figaro, avec AFP
29/05/2008 |

Tuesday, May 27, 2008

***« Assises du numérique » : Eric Besson, Secrétaire d’Etat à la prospective, à l’évaluation des politiques publiques et au développement...***






***Pour une France compétitive et solidaire :

Le 26 mai 2008, Eric Besson, Secrétaire d’Etat à la prospective, à l’évaluation des politiques publiques et au développement de l’économie numérique, était l’invité de Réforme Hebdo, le rendez-vous hebdomadaire des réformes, présenté par Jérôme Chartier. A l’occasion, cette semaine, du lancement des « Assises du numérique », il a expliqué quels étaient les enjeux du numérique pour la croissance de notre pays.

* * *

Les chiffres de la semaine

59% : c’est le nombre d’entreprises faisant chaque mois leur déclaration à l’URSAFF, qui utilisent les exonérations d’heures supplémentaires.

110 millions d’euros : c’est le montant débloqué par le Gouvernement pour les pêcheurs, et en particulier pour lutter contre la hausse des prix du pétrole.

15 500 : c’est le nombre d’emplois supprimés par l’Etat en 2007.

5,1 milliards d’euros : c’est le montant des dividendes demandés par l’Etat aux entreprises dans lesquelles il a une participation.

38% : c’est le taux d’emplois des seniors en France, à titre de comparaison, il est de 57% au Royaume-Uni et de 69% en Suède.

100 : c’est le nombre d’ateliers crée pour les « Assises du Numérique ».

2025 : c’est le diagnostic stratégique préparé par Eric Besson et qui sera présenté au Président de la République avant la fin de l’année.
* * *

Parlons réformes

Être un ministre d’ouverture au sein d’un gouvernement réformateur

Les Progressistes, cercle de réflexion d’Eric Besson et de la majorité présidentielle, regroupe des hommes et des femmes majoritairement de gauche, qui ont soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle et qui sont en totale adéquation avec la stratégie de réforme voulue par le Président de la République et menée par le Premier Ministre.

Eric Besson rappelle que « lors de la composition du Gouvernement, il y a un an, les hommes de gauche appelés à exercer des fonctions ministérielles ont accepté le programme de réformes voulues par Nicolas Sarkozy sans pour autant renoncer à leurs convictions ».

Le Secrétaire d’Etat souligne également le fait que les réformes menées par le Gouvernement et celles qui s’annoncent sont celles que toutes les sociales démocraties européennes ont déjà entreprises. La fusion ANPE-UNEDIC, par exemple, qui mettra à la disposition des demandeurs d’emplois, un interlocuteur unique, a déjà été effectuée dans bon nombre de grandes démocraties européennes.

La prospective : un enjeu incontournable

Faire de la prospective, implique d’étudier les réformes structurelles qui se font dans les autres pays, afin de repérer les bonnes pratiques déjà mises en œuvre.

Ainsi, le lancement de « France 2025-diagnostic stratégique » est une nouvelle approche en matière de prospective (qui remplace le Commissariat général au Plan) plus moderne, présentant les choix et les stratégies possibles, et qui ressemble davantage aux pratiques des entreprises.

Un plan de développement numérique

Avant le mois de juillet, Eric Besson présentera au Président de la République le plan de développement du numérique.

95% des Français possédant Internet chez eux disposent du haut débit. Il reste 5% de la population à équiper. Il faut, par ailleurs, préparer l’arrivée de la fibre optique pour tous les Français, support utilisé pour transmettre les données numérique en très haut débit. Déjà en préparation dans les grandes et moyennes villes, il sera plus difficile de le mettre en place dans les territoires plus reculés.

La fibre optique permettra de développer les sites communautaires et d’élargir les opportunités.

* * *

Questions des Internautes

« Réforme hebdo » est une émission interactive qui donne la parole aux internautes. Ceux-ci ont pu poser leurs questions à Eric Besson sur le blog de l’UMP.

- Paul : Mr le ministre, quelle est votre position sur la loi Olivennes très décriée, qui va ficher tous les internautes et filtrer l'ensemble du réseau ?

Les accords Olivennes visent à définir la création et les droits d’auteur. Il s’agit de lutter contre le téléchargement illégal. Cette loi fait preuve de pédagogie et d’alerte et ne fait preuve de répression qu’en dernier recours. L’objectif est de mettre en place un téléchargement légal, accessible, lisible et peu cher.

- Nine : Comment faire baisser le prix des SMS, qui est beaucoup trop élevé en France? Faut-il ouvrir la concurrence ou faire pression sur les grands opérateurs déjà en place?

Il s’agit pour cela de faire jouer la concurrence tout en vérifiant les conditions de sa mise en oeuvre. L’ARCEP (Autorité de régulation des communications électronique et des postes) et la DGCCRF (Direction Générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ont été chargées d’évaluer les conditions de la concurrence pour les SMS et de présenter des solutions pour une baisse des prix des SMS.

- Garnero : Bonjour, je pense que le diagnostic stratégique France 2025 devrait servir de base de débat dans chaque fédération. L'analyse critique des divers scénarios aurait valeur pédagogique auprès des adhérents et pourrait faire jaillir des idées nouvelles. Qu'en pensez-vous?

Le Secrétaire d’Etat se montre particulièrement enclin à un débat autour des ces questions et rappelle que toutes les options sont possibles pour proposer des changements et des adaptations. Les Français, pour adhérer aux réformes, doivent nécessairement y être associés. « Les assises du numérique » font d’ailleurs appel aux contributions des internautes.

* * *

Question dans le public :

Paul : Seriez vous d’accord avec le fait de créer une instance parlementaire d’évaluation des politiques publiques ?

L’évaluation du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif est la marque de tous les grands pays modernes. Il n’est donc pas anormal que cela se fasse également en France tout en mutualisant les moyens.
La Revue Générale des Politiques Publiques constitue en quelque sorte cette évaluation qui a trop souvent été ramenée à des annonces de mesures pour le grand public.

Le Premier Ministre, quant à lui, dispose d’un « tableau de bord de la réforme » et reçoit chaque Ministre pour évaluer les politiques publiques qu’ils mettent en œuvre et les comparer aux lettres de mission données par le Président de la République.

UMP


****Les enjeux du numérique pour la croissance de notre pays :
Présentation très intéressante et très claire...!****

Morgane BRAVO


*Photos : Morgane BRAVO

Saturday, May 24, 2008

***Le Mexique, partenaire stratégique de l’Union Européenne***




***Le Mexique sera le seul pays latino-américain à avoir, outre un accord global de grande envergure avec l’Europe communautaire, le statut de partenaire stratégique, à l’instar du Brésil.

Ainsi l’a confirmé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au cours d’une réunion à Mexico avec le président Felipe Calderón.

Monsieur Barroso a indiqué que le Mexique est une puissance émergente, non seulement de par sa dimension en termes économiques et démographiques, mais également de par son rôle très actif et constructif dans les grandes décisions mondiales.

Le Mexique et l’UE ont souscrit un traité de libre-échange, en vigueur depuis huit ans maintenant, période durant laquelle les échanges commerciaux sont passés de 19 milliards de dollars à plus de 48 milliards. Toutefois, les deux parties ont reconnu que ces chiffres sont encore loin de leur véritable potentiel.

La Commission européenne a souligné dans un document que le traité de libre-échange signé avec le Mexique en 1997, mais en vigueur depuis l’an 2000, s’est traduit par «des hausses significatives des flux commerciaux et d’investissement » et par «le lancement de dialogues sectoriels dans les domaines de la science et de la technologie, de l’environnement et de la cohésion sociale». Le gouvernement mexicain et la présidence du bloc communautaire sont convenus que le commerce bilatéral peut s’intensifier.

************************************************************************************

***México será el único país latinoamericano a tener, además de un acuerdo global de gran amplitud con la Europa comunitaria, el estatuto de socio estratégico, tal como ocurre con Brasil.

Así lo confirmó el Presidente de la Comisión Europea, José Manuel Barroso, durante una reunión en México con el Presidente Felipe Calderón. El Sr. Barroso indicó que México es una potencia emergente, no sólo debido a su dimensión en términos económicos y demográficos, sino también debido a su papel muy activo y constructivo en las grandes decisiones mundiales.

México y la UE suscribieron un Tratado de libre comercio, en vigor desde hace ocho años ahora, período durante el cual los intercambios comerciales pasaron de 19 mil millones a más de 48 mil millones de dólares. No obstante, las dos partes reconocieron que estas cifras están aún lejos de su verdadero potencial.

La Comisión Europea destacó en un documento que el Tratado de libre comercio firmado con México en 1997, pero que entró en vigor desde el año 2000, se tradujo en "alzas significativas de los flujos comerciales y de inversión" y en "el lanzamiento de diálogos sectoriales en los ámbitos de la ciencia y la tecnología, del medio ambiente y la cohesión social". El Gobierno mexicano y la Presidencia del bloque comunitario acordaron que el comercio bilateral puede intensificarse.

15 mayo 2008

Friday, May 23, 2008

***SOIREE EUROPEENNE *** 19 Juin 2008


***1ère SOIREE DU CLUB :

16ème-PARIS : BUSINESS CLUB INTERNATIONAL!***

en collaboration avec le :

GROUPE FACEBOOK :***UNION EUROPEENNE* EUROPEAN UNION* UNION EUROPEA...***
http://www.facebook.com/group.php?gid=7989175339

&

*CLUB BUSINESS EUROPEEN: CLUB EUROPEAN BUSINESS!
http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=002hvls59vxnw2a

*** Soirée (privé) d’Echanges, Affaires...!

*Au,16ème (Auteuil) le 19 Juin 2008!

Dîner :
Restaurant : partie privatisé.

"Le nombre de places est limité"!

***La soirée est accessible uniquement sur inscription et après validation!***

A déguster sans modérations...!

Contact & INSCRIPTION :

"19h30 à 22H30
Cocktail & Dîner" :

Tarif : 60 Euros

*Les places étant strictement limitées, merci de confirmer votre participation (chèque de réservation) : en envoyant un mail (Inscription & Adresse-paiement)!

*** Inscription obligatoire par mail à morganebravo@yahoo.fr ***


Très cordialement,

Morgane BRAVO

***La France va proposer un droit d’accès européen au haut débit***


***La France prépare sa présidence de l’Union européenne :

Mardi, Luc Chatel a rencontré la commissaire en charge de la société de l'information et des médias, Viviane Reding, pour évoquer les grands chantiers dans les télécoms.

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation a ainsi proposé d’engager des travaux sur « un droit d’accès au haut débit, à un prix abordable, sur l’ensemble des territoires européens », et sur « les moyens de lutter contre la prolifération du démarchage indésirable par SMS et des tentatives d’escroqueries sur téléphone mobile ». Parmi les autres chantiers dégagés engagés par l’Europe, et que la France devra porter, figurent « l’amélioration de la régulation, la gestion des fréquences, et le renforcement de la protection des consommateurs européens », indique le secrétaire d’Etat.

L'Expansion
21/05/2008

Wednesday, May 21, 2008

***"L'INDUSTRIE : une idée neuve en Europe!" : *MEDEF Leadership Europe***


***Dans le cadre du Programme des Colloques "BÂTIR LE LEADERSHIP EUROPE" du MEDEF

Le 20 mai 2008 a eu lieu à Paris une soirée débat :

proposé par :

Jérôme Bédier, Président de la Commission Europe du MEDEF
et Philippe Herzog, président de Confrontations Europe


"L'INDUSTRIE : une idée neuve en Europe!"


Peut-on affonter la compétition mondiale avec la concurrence des spécialisations
nationales?

Avec quels outils dynamiser l'industrie européenne?

Avec :

*Jean-Paul Béchat, ancien président du directoire du groupe SAFRAN, président d'honneur du GIFAS

*Claude Fischer, secrétaire générale de Confrontations Europe

* Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, responsable de la politique européenne, du développement durable et des politiques industrielles

*Adrian Harris, secrétaire général d'Orgalime

*Guy Corcelle, responsable compétitivité et entreprenariat au sein de la direction générale Entreprise et Industrie de la Commission Européenne

*Daniel Soury-Lavergne, directeur général d'Arcelor France, déléqué général de la Fédération française de l'Acier

Soirée animée par Arnaud Fleury, journaliste.


***Débat très intéressant et util! : politique européenne, développement durable & politiques industrielles à l’heure de la globalisation...***


Morgane BRAVO


Photo : Morgane BRAVO

Monday, May 19, 2008

***Déjeuner du Premier Ministre du Québec, M. Jean Charest : CCIP de Paris***




***Le Président de la CCIP de Paris, M. Pierre Simon, a offert un déjeuner en l’honneur du Premier Ministre du Québec, M. Jean Charest, le 19 Mai 2008.

Invités aussi, les membres du Club Economique France-Québec (Délégation générale du Québec à Paris) :


Déjeuner-débat avec
Monsieur Jean Charest

"Le nouvel espace économique québécois :
Le Québec partenaire de la France et de l'Europe"


*Vers un nouvel espace Economique :

Un accord avant-gardiste

L'accord envisagé par le Québec irait au-delà des ententes commerciales habituelles concernant les tarifs et les autres barrières non tarifaires. Il devrait aussi inclure l'amélioration de l'accès aux marchés. Pour les investisseurs étrangers, l'ouverture des marchés publics,incluant ceux des province, et la protection des droits de propriété intellectuelle. Il devrait couvrir tous les obstacles qui pourraient entraver le commerce des services et l'investissement dans ce secteur, y compris celui des services financiers. La reconnaissance des qualifications professionnelles serait aussi incluse dans l'accord souhaité, puisqu'elle faciliterait la circulation des travailleurs qualifiés et accroîtrait le commerce des services et l'implantation des entreprises de part et d'autre de l'Atlantique...

Un tel accord permettrait à l'Union européenne et au Canada de travailler ensemble à mettre au point des standards élevés visant le respect de l'environnement et l'efficacité énergétique. Il pourrait améliorer les capacités conjointes de recherche et de développement en science et en technologie...*


***Félicitations : Un vrai succès! 200 personnes ont assisté.
Discours très intéressant & important, de la part M. Jean Charest Premier Ministre du Québec!***

Morgane BRAVO

***Sommet UE- Amérique latine et Caraïbes***


***Le sommet UE- Amérique latine et Caraïbes, qui se déroule tous les deux ans alternativement en Europe et en Amérique latine, représente l'un des plus importants événements durant la présidence slovène, regroupant des représentants de l'Union européenne et ceux de pays tiers : 60 Chefs d'Etat ou de Gouvernement des deux régions, en effet, y participeront. Le Ve sommet de cette année, coprésidé par la Slovénie et le Pérou, aura lieu dans la capitale péruvienne, Lima. L'objectif du sommet est de renforcer le partenariat stratégique entre les deux régions, celui-ci se fondant sur le respect réciproque et des valeurs communes ainsi que sur des liens économiques, politiques, culturels, historiques et, non des moindres, des liens humains. Dans ce contexte, la Slovénie s'engagera également à renforcer la coopération économique en vue d’intensifier les échanges commerciaux entre l'Union européenne, l'Amérique latine et les Caraïbes.

Deux thèmes d'intérêt commun seront à l'ordre du jour du sommet de Lima : le premier portera sur les questions sociales (« Pauvreté, inégalité et intégration ») et le deuxième sur l’environnement (« Développement durable : environnement, changement climatique, énergie »). Les inégalités sociales représentent un problème planétaire et un immense défi auquel toutes les sociétés sont confrontées.Les Etats y font face de différentes manières.La Slovénie insiste sur l'importance d'améliorer la qualité de l’éducation élémentaire et de la formation professionnelle en tant que moyens indispensables à la lutte contre la pauvreté. Elle place au même plan la promotion du développement des petites et moyennes entreprises, celles-ci permettant d'accroître les possibilités d’emploi dans la région de l'Amérique latine et des Caraïbes. De même, la Slovénie et l'Union européenne accordent une très grande importance à la nécessaire adaptation au changement climatique, qui influence chaque individu et tous les pays du monde.

UE

Saturday, May 17, 2008

***Vernissage : Exposition Paul LESKOWICZ "Oeuvres récentes"*** Paris







Paul LESKOWICZ

*** VERNISSAGE :

Teresa Bilal, Danuta Faber & Leszek Kanczugowski
Directeur artistique Association Lubliniana

ont invité au Vernissage de l'exposition

Paul LESKOWICZ
"Oeuvres récentes"

le 13 mai 2008, en présence de l'artiste.




Aude de Kerros
peintre, graveur et critique d'art
& Leszek Kanczugowski
Directeur artistique Association Lubliniana


Serge & Emilia PAWLOSKI


Clothilde JACOB
Présidente "Cercle Soleil Levant et Lumières",
Leszek Kanczugowski,
&
Wanda DRESSLER
CNRS (LADYSS)




*Exposition du 13 au 25 mai 2008*
du mardi au samedi de 11h00 à 19h30

GALERIE ART MONTPARNASSE
2 bis, rue Raymond Losserand. 75014 Paris



***Tous les participants ont beaucoup apprécié! Félicitations!
A visiter absolument! Un jeune artiste!***



*Site de l'artiste : Lien ci-dessus!


*Photos : Morgane BRAVO

Wednesday, May 14, 2008

***4ème Salon Européen de la Recherche & de l’Innovation*** Paris


***Le rendez vous R&D- R&I unique en Europe les 5, 6 et 7 juin 2008, Paris Expo, Porte de Versailles, Hall 5 - Horaires d'ouverture : 9h30 - 19h00


*COMMUNIQUE NICOLAS SARKOZY :

*Europe : le pari de l’intelligence*

La recherche et l’innovation sont les principales clés du développement de l’Europe. Ce sont aussi les moyens les plus efficaces pour répondre aux défis lancés par les grandes économies
émergentes de l’Asie et pour fonder un développement durable pour l’ensemble de la planète. Ces éléments ont sans doute été un peu négligés en France au cours de ces dernières années. Mais désormais notre pays a entrepris de relever le défi de l’intelligence et souhaite voir l’Europe le relever aussi.


*Lien ci-dessus!

*Bruxelles récidive sur la séparation des groupes énergétiques*


***La Commission européenne propose un nouveau compromis. L'UE privilégie la scission entre les gros réseaux de transport énergétiques et leur maison-mère. Raisons invoquées : cela entraîne plus de compétition et d'investissements tout en faisant baisser les prix pour les consommateurs.

La Commission européenne a mis sur la table mercredi un nouveau compromis sur son projet de découper les géants énergétiques européens, dont la version initiale radicale a été rejetée ces derniers mois par huit pays dont la France et l'Allemagne. Le texte discuté mercredi à Bruxelles entre ambassadeurs des 27 auprès de l'UE détaille une possible "troisième voie" prônée par les huit pays rebelles, qui ne veulent ni vendre ni louer les gazoducs et lignes à haute tension de leurs fleurons énergétiques. Le compromis "n'a été rejeté par aucun camp et constitue une base solide pour continuer la négociation", a souligné le porte-parole de la présidence slovène de l'UE, Dragan Barbutovski.

Dès jeudi, les experts des pays membres commenceront à se pencher "sur les détails concrets", avec en ligne de mire la prochaine rencontre des ministres européens de l'Energie le 6 juin, a-t-il précisé. Reste que "le débat est loin d'être tranché", a tempéré une autre source diplomatique.

La Commission européenne privilégie la scission entre les gros réseaux de transport énergétiques et leur maison-mère, en arguant qu'elle entraîne plus de compétition et d'investissements tout en faisant baisser les prix pour les consommateurs. Mais face à la minorité de blocage des huit pays opposés à sa solution choc, Bruxelles a dû mettre de l'eau dans son vin. Une précédente proposition informelle circulant dans quelques capitales imposait tant de conditions d'indépendance aux réseaux de transport qu'elle équivalait presque à leur déconsolidation des comptes du groupe, avaient critiqué la France et l'Allemagne.

Le compromis plus consensuel examiné mercredi reconnaît de fait la possibilité de conserver des groupes "intégrés", cumulant les fonctions de production et de transport d'énergie. Certains pays comme la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ou le Danemark (qui ont déjà scindé leurs groupes énergétiques), souhaiteraient limiter cette possibilité alternative dans le temps. Mais le texte présenté conjointement par la Commission et la présidence slovène de l'UE évoque simplement "une clause de rendez-vous" dans cinq ans, qui donnerait alors lieu à une analyse sur le fonctionnement de la "troisième voie", selon des sources diplomatiques.

Les autorités nationales de régulation auraient des pouvoirs renforcés et la la possibilité d'imposer des amendes allant jusqu'à 10% du chiffre d'affaires de la maison mère si les règles européennes n'étaient pas respectées. Huit pays de l'UE (Autriche, Bulgarie, Allemagne, France, Grèce, Luxembourg, Lettonie et Slovaquie) avaient écrit conjointement le 30 janvier à la Commission européenne pour proposer une voie alternative au projet de refonte du secteur énergétique présenté par la Commission.

L'Expansion avec AFP
14/05/2008

Tuesday, May 13, 2008

***A quoi reconnaît-on une entreprise britannique ?***

***Tracy Corrigan commente la décision récente de plusieurs entreprises britanniques de transférer leur siège en Irlande pour des raisons fiscales : "C'est très britannique de laisser nos entreprises devenir étrangères. ... Il est de plus en plus difficile de définir à quoi on reconnaît une entreprise britannique. ... Aucun des indicateurs économiques habituels - où est-elle imposée, où ses actions sont-elles cotées, où vend-elle ses produits et où emploie-t-elle la majorité de ses salariés ? - n'est plus fiable actuellement.

C'est si britannique d'accepter avec autant d'empressement la transformation des entreprises du pays sans faire d'histoires. Le Royaume-Uni est plus ouvert que n'importe quel autre pays à la reprise étrangère. Depuis le début de la décennie, les entreprises britanniques rachetées par des entreprises étrangères représentent un montant total de 1 200 milliards de dollars, contre 500 milliards de dollars en Allemagne et un peu moins de 300 milliards en France."
(13.05.2008)

The Daily Telegraph - Royaume-Uni
Courrier International

*Article intégral (anglais): lien ci-dessus!

Friday, May 09, 2008

***La journée de l'Europe***


***Il y a 58 ans aujourd'hui que l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Robert Schuman, a présenté la vision d'une Europe unie. C'est pourquoi tous les ans, le 9 mai, on fête la réussite de la réalisation de ce rêve avec la "journée de l'Europe". Des voix critiques s'expriment cependant dans la presse européenne.

Libération - France
Olivier Brachet, directeur de Forum Réfugiés, et la journaliste Alexandra Ouraeff rappellent la situation des réfugiés en Europe : "Nous sommes aujourd'hui censés fêter l'Europe. Sans remettre en question l'aspect symbolique de cette journée, … nous ne parvenons pas à nous forcer, pourtant, à avoir le cœur à célébrer l'Union européenne (UE). Et ce, sans remettre le moins du monde en question le fond du projet de la construction européenne. Dans le domaine de l'asile et des réfugiés, en effet, l'UE doit pouvoir nous apporter beaucoup. Le problème, justement, est que ce n'est actuellement pas le cas. … Nous souhaitons que les réfugiés soient protégés à la frontière de l'UE, et au-delà de celle-ci ; la responsabilité des Etats membres de l'UE ne s'arrête pas aux portes de l'Europe. Nous souhaitons une intégration réussie des réfugiés en Europe ; enfin, nous souhaitons un traitement digne des déboutés. … Mais nous espérons … que le travail qui sera engagé permettra, bien plus que d'harmoniser en nivelant par le bas, de tirer vers le haut les standards de l'Union européenne. Si tel est le cas, alors, sûrement, aurons-nous le cœur à la fête." (09.05.2008)

Göteborgs-Posten - Suède
Même si la bureaucratie de l'UE est frustrante, la journée de l'Europe n'en reste pas moins un jour de fête car les conséquences de l'unification de l'Europe sont la paix et la prospérité, écrit le quotidien suédois Göteborgs-Posten : "On peste volontiers contre l'Union européenne, même ses amis le font. Il y a en effet des raisons à cela. L'oscillation permanente du Parlement de l'UE entre Bruxelles et Strasbourg relève par exemple du gaspillage pur et simple, la régulation et les subventions allouées à l'agriculture sont un lourd héritage du temps des famines. Mais même si la bureaucratie de Bruxelles nous agace et en dépit du manque de clarté des processus de décision du Parlement européen, le résultat reste très beau. … L'UE n'est pas parfaite. Rien ne sera jamais parfait. Mais l'Europe n'a jamais connu de meilleure alternative à la guerre. C'est pourquoi cela vaut la peine de fêter la journée de l'Europe avec des drapeaux et des cris de joie." (09.05.2008)

Dilema veche - Roumanie
Luca Niculescu fait référence à une étude publiée par la Fondation Robert Schuman à l'occasion de la journée de l'Europe : "Les Européens ont en général une bonne opinion de l'Europe, deux tiers se considèrent optimistes lorsqu'ils pensent à l'avenir de l'UE. … Il est néanmoins intéressant de constater que, jusqu'à l'âge de 25 ans, les jeunes voient l'Europe avec beaucoup plus d'optimisme que les adultes. Pour eux, l'Europe représente un espace où ils peuvent voyager librement pour leurs vacances, leurs études ou leur vie professionnelle. L'Europe dont rêve la jeunesse ressemble fortement au film 'L'Auberge Espagnole' de Cédric Klapisch. C'est une Europe des rencontres, qui facilite la vie, les études et les voyages. Il est aussi intéressant de voir que la politique ne joue absolument aucun rôle pour les jeunes. Mais les rêves de cette soi-disant 'génération européenne' peuvent-ils être réalisés sans la politique ? C'est difficile à croire." (09.05.2008)

Information - Danemark
A l'occasion de la journée de l'Europe, le quotidien Jyllands-Posten se demande pourquoi de nombreux jeunes connaissent aussi mal l'UE : "Si le fait que les jeunes ne sachent pas situer Bruxelles sur la carte nous agace, nous devrions également être agacés par les informations que les autorités publiques au Danemark et l'UE fournissent aux jeunes. Les fonctionnaires, aussi bien que les politiciens, ne sont pas doués lorsqu'il s'agit de transmettre le savoir et encore moins lorsqu'il s'agit de reconnaître cet état de fait. … Le prix de la bière et les tarifs meilleurs marché des téléphones portables sont des exemples que l'on peut utiliser pour présenter le marché intérieur aux jeunes. … L'objectif n'est pas de faciliter ni de banaliser la transmission des thèmes concernant l'UE mais plutôt de la rendre compréhensible et intéressante. Cela incite les jeunes à approfondir leurs connaissances sur l'UE et à avoir ainsi également une meilleure compréhension des nombreuses nuances." (09.05.2008)

Eurotopics
09.05.2008

***"La cinquième liberté...UE"***


***Permettre aux citoyens européens –jeunes et moins jeunes- de se déplacer librement dans l'ensemble du territoire de l'Union est l'une des priorités les plus importantes de l'Union européenne. Nikola Richter, rédactrice d'eurotopics, a demandé à Ján Figel', le commissaire européen chargé de l'éducation, de la formation, de la culture et de la jeunesse, ce qu'il en était de la mobilité en Europe.

euro|topics: Quels sont les citoyens européens les plus mobiles,
et pourquoi ?

Ce n'est pas facile d'expliquer les différentes attitudes relatives à la mobilité entre –par exemple– l'Irlande et la Grèce. Nous avons probablement un meilleur aperçu de la mobilité étudiante, mesurée par le nombre d'étudiants participant au programme Erasmus. Au cours de l'année universitaire 2006/2007, les étudiants les plus nombreux à participer au programme venaient d'Allemagne (23 884), de France (22 981), d'Espagne (22 322) et d'Italie (17 195). Cependant, si l'on regarde la proportion d'étudiants Erasmus par rapport à la population totale d'étudiants, les étudiants du Liechtenstein (6,9 pour cent) et du Luxembourg (6,3 pour cent) sont les plus mobiles, suivis par ceux d'Autriche (1,6 pour cent), de République Tchèque (1,5 pour cent), de Malte (1,4 pour cent et de Belgique (1,3 pour cent). En 2006/07, près de 0,8 pour cent de la population étudiante totale des 31 pays européens concernés a participé au programme Erasmus.

euro|topics: Pourquoi les étudiants de pays plus petits sont ils
plus mobiles ?

La raison à cela est probablement la taille du système national d'enseignement supérieur (un seul établissement universitaire dans les deux pays à plus forte mobilité), qui est susceptible d'inciter les étudiants à effectuer une période d'études à l'étranger. Les étudiants de ces pays sont peut-être plus ouverts à l'international, du fait que la plupart d'entre eux effectuent déjà un cursus complet à l'étranger. Pour les pays plus grands, c'est peut-être en raison de la grande notoriété et de la visibilité du programme Erasmus, de l'intérêt accru de la part des étudiants de partir étudier à l'étranger et de l'incitation toujours plus grande de la part de leur établissement d'origine à étudier dans un autre pays.

euro|topics: Pourquoi l'enseignement devrait-il être transférable et comparable ?

La diversité des systèmes de formation et d'éducation est une caractéristique si fondamentale de l'Union européenne qu'une harmonisation à l'échelle de l'Europe n'a jamais vraiment été à l'ordre du jour. D'un autre côté, la mobilité est également une caractéristique extrêmement importante de la tradition d'éducation et de formation en Europe, permettant cette circulation d'idées et de pratiques qui est vitale pour la créativité culturelle, l'innovation scientifique et le transfert technologique. Cela a été reconnu par les dirigeants nationaux de l'UE en mars dernier, lorsqu'ils ont appelé à une 'cinquième liberté' ; la libre circulation du savoir. Les 'quatre libertés' consacrées par les Traités des Communautés européennes sont la libre circulation des services et la liberté d'établissement, la libre circulation des personnes (et la citoyenneté), la libre circulation des travailleurs et la libre circulation du capital. Ce à quoi pensait le Conseil avec la notion de cinquième liberté était un ensemble de mesures facilitant la vie des chercheurs et augmentant le transfert de connaissances entre les universités et l'économie.

euro|topics: Les jeunes européens font pourtant toujours face à des obstacles quand ils essayent de partir travailler ou étudier à l'étranger.

Les jeunes européens ont des difficultés à faire reconnaître leurs acquis d'apprentissage et leurs crédits de manière adéquate dans un autre pays. Il est possible alors qu'ils ne trouvent pas d'emploi à l'étranger, ou ils peuvent décider de ne pas partir étudier à l'étranger parce qu'ils craignent que les crédits acquis à l'étranger ne soient pas reconnus chez eux. Par conséquent, alors que de grandes initiatives favorisant la mobilité comme Erasmus apportent aux jeunes étudiants un cadre clair et un soutien financier, d'autres initiatives –Europass, le cadre européen des certifications pour l'éducation et la formation (CEC) récemment adopté, l'ECVET (système européen d'accumulation et de transfert d'unités capitalisables pour l'enseignement et la formation professionnelle) qui vient d'être proposé– visent à mieux faire comprendre et à mieux faire apprécier les compétences et les qualifications des citoyens dans l'ensemble de l'Europe.

euro|topics: Comment le nouveau projet de la Commission européenne rend-il possible la comparaison entre les résultats de l'éducation et de la formation ?

Le Parlement européen et le Conseil ont récemment adopté le cadre européen des certifications pour l'éducation et la formation (CEC) qui servira d'outil de correspondance entre les systèmes de qualifications –parfois très différents – des Etats membres. Il s'articule autour de huit niveaux de référence, partant d'un niveau d'éducation de base à un niveau avancé de type doctorat, et d'ici 2010 tous les critères nationaux d'éducation seront associés à l'un de ces niveaux. Par la suite, à partir de 2012, toutes les qualifications nationales nouvellement établies au sein de l'UE devront aussi comporter une référence à l'un des huit niveaux CEC.

euro|topics:
Comment sont définis ces huit niveaux ?

Le CEC se concentre sur les 'acquis d'apprentissage' – ce que la personne sait réellement et ce qu'elle est capable de faire. Cet aspect est différent de l'approche traditionnelle qui s'attache aux 'critères de l'apprentissage' tels que la durée des études ou le type d'établissement fréquenté. En privilégiant les acquis d'apprentissage, le CEC peut devenir une langue commune entre les systèmes. Si, par exemple, un candidat danois dispose d'un diplôme référencé dans la catégorie CEC 6, l'université tchèque ne devra pas rejeter la candidature de cet étudiant pour un cours commençant au niveau 7 pour de simples motifs formels, ce qui est encore fréquemment le cas aujourd'hui.

euro|topics:
Le processus de Bologne est en cours depuis neuf ans maintenant, mais il est encore souvent difficile d'avoir un BA (licence) dans un pays membre et de faire un PhD (doctorat) dans un autre. Qu'est ce qui peut être fait contre la complexité des systèmes éducatifs ?

Réduire la complexité des systèmes éducatifs nationaux en les rendant plus comparables et plus compatibles est précisément l'objectif du processus de Bologne. C'est une entreprise longue et exigeante mais les pays participants ont fait des avancées considérables au cours des dernières années. Par ailleurs, le processus de Bologne compte 46 pays membres – en d'autre termes, le processus de Bologne dépasse largement le cadre de l'Union européenne, et montre à quel point cette initiative visant à réformer l'enseignement supérieur a été une inspiration pour de nombreux autres pays.

Eurotopics
07.05.2008

Thursday, May 08, 2008

*Les réformes économiques de Nicolas Sarkozy se heurtent à la conjoncture mondiale*


***Le sarkozysme en économie est un éclectisme. Pragmatique, le chef de l'Etat ne se laisse enfermer dans aucune école de pensée : il peut s'inspirer des post-keynésiens comme des théoriciens de l'offre pourvu que les uns ou les autres servent son dessein affiché, qui est d'accélérer l'adaptation de la France à la mondialisation. En un an, il aura à la fois essayé la relance, engagé la plupart des réformes structurelles que ses prédécesseurs de droite ou de gauche hésitaient ou avaient renoncé à lancer, et laissé ouverte la question d'un plan de rigueur pour 2009.

Son quinquennat débute avec les mesures de relance de la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat. Adoptée le 21 août 2007, TEPA combine la détaxation des heures supplémentaires, au nom du "travailler plus pour gagner plus" qui a rallié à la cause sarkozyste une partie de l'électorat populaire, et des baisses d'impôts (bouclier fiscal à 50 %, allégement massif des droits de succession, etc.) qui sont autant de gages donnés à l'électorat traditionnel de la droite. De ce paquet fiscal, d'un coût budgétaire de 14 à 15 milliards d'euros en régime de croisière, Nicolas Sarkozy attendait "un choc de confiance et de croissance". L'économie française s'était redressée en 2006. L'idée d'accompagner cette reprise en 2007 n'avait rien d'absurde : "Le pari méritait d'être tenté, mais la droite s'est trouvée prise à contre-pied à partir du moment où la croissance a marqué le pas", analyse l'économiste Daniel Cohen.

Au milieu de l'été, la situation économique se détériore à vive allure : crise des crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis, turbulences financières, ralentissement de l'économie américaine, envolée du prix des matières premières, appréciation de l'euro... Le retournement est spectaculaire. En France, il entraîne le moral des ménages vers le fond. Désormais, il est clair que ce n'est pas du paquet présidentiel, dont, après coup, l'Elysée souligne les vertus contracycliques (soutien à la consommation au moment où la croissance ralentit), que viendra ce fameux point de croissance qui nous manque.

Mais s'il a grillé une bonne partie de ses cartouches budgétaires avec TEPA, le président ne s'est pas enfermé dans le seul soutien à la demande. Il a aussi engagé un impressionnant train de réformes, cinquante-cinq, a-t-il précisé jeudi 24 avril dans son entretien télévisé. Réforme des régimes spéciaux de retraite au nom de l'équité, instauration d'un service minimum dans les transports, fusion ANPE-Unedic, modernisation des relations sociales et du marché du travail, mise en place prochaine, avec la future loi de modernisation de l'économie, d'un arsenal de mesures en faveur des PME, réforme de l'Etat et révision générale des politiques publiques. "Reconnaissons-lui au moins le courage d'avoir ouvert tous les chantiers à la fois, plaide le président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi. Quitte à lui reprocher de ne pas les hiérarchiser assez."

"Toutes ces réformes se tiennent, se complètent et forment un ensemble cohérent pour réhabiliter le travail", plaide le président, qui ne veut pas renoncer à sa stratégie de réformes tous azimuts.

TOUR DE VIS

Pourtant, la détérioration des finances publiques de la France, attestée par la révision à la hausse de la dette et du déficit publics, va restreindre ses marges de manoeuvre et le contraindre à faire des choix. La moitié des 7,2 milliards de crédits placés en 2008 dans la réserve de précaution va être progressivement annulée. Un tour de vis sans précédent est prévu en 2009 sur les dépenses publiques (5 milliards d'économies nettes sur l'Etat, autant sur la Sécurité sociale). Il pèsera sur la croissance et, bien entendu, sur le pouvoir d'achat des ménages promis, malgré les engagements électoraux de M. Sarkozy, à des lendemains qui déchantent. Reste que si la recherche, l'innovation ou encore l'enseignement supérieur ne sont pas trop touchés par les restrictions annoncées cette année ou prévues en 2009, le président aura tenu sur l'essentiel : préserver les réformes structurelles et les dépenses d'avenir.

En revanche, si la crise économique internationale devait faire sentir ses effets jusqu'à la fin 2009, des coupes claires supplémentaires s'imposeraient sans doute. Dans ce cas, la rigueur affaiblirait encore plus le lien social, tout en compromettant le pari qui est celui de Nicolas Sarkozy : remettre l'économie française sur une trajectoire de compétitivité. Ce serait, en quelque sorte, la double peine.

Claire Guélaud
06.05.08.
Le Monde

*Photo : AFP/PATRICK KOVARIK
Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy à Paris.

******Fête de l'Europe******


***Le 9 mai 1950, sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, fait une déclaration historique dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay : il appelle à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande...

* L'Europe sera en fête le 9 mai 2008. Comme chaque année, pour commémorer la déclaration de Robert Schuman considérée comme l'acte de naissance de l'Union européenne, la Journée de l'Europe donnera lieu à de nombreuses manifestations.


*Retrouvez tout le programme : www.feteleurope.fr



***L’Europe s’installe sur le parvis de l’Hôtel de Ville :

Les 9 et 10 mai, la Mairie de Paris et la Maison de l’Europe renouvellent leur coopération à l’occasion de la Journée de l’Europe en organisant un village européen avec de nombreuses animations. Au programme, art de vivre, progrès, solidarité internationale et citoyenneté.

Rendez-vous européen au cœur de Paris

Venez vivre l’Europe en participant à des animations festives, ludiques, culturelles et scientifiques.

Rencontrez l’Europe autour de débats avec plusieurs personnalités européennes.

Imaginez l’Europe du futur autour de la fusée Ariane 5, du projet Galileo et des missions nouvelles de l’environnement.

L’Europe sera expliquée aux jeunes et aux scolaires lors d’animations ludiques et pédagogiques.

Vendredi 9 mai, à 20h00, le film «De l’autre côté», de Fatih Akin, lauréat du prix LUX du Parlement européen, sera projeté sur le parvis de l’Hôtel de Ville.

Samedi de 13h30 à 14h00, pause musicale de folklore slovaque sera présentée par le groupe Nadeje.


*Le programme des débats : Lien ci-dessus!*

Tuesday, May 06, 2008

*** Sarkozy en trois actes...***


***Un an après avoir appelé à voter pour lui, The Economist tente un premier bilan de l'action du président français. Le verdict ? Peut beaucoup mieux faire…

Pour résumer un an de présidence Sarkozy, The Economist use de la métaphore théâtrale. Selon l'hebdomadaire britannique, il y aurait eu trois actes bien remplis. Le premier serait celui du "président électrisant". C'est l'immédiat après-victoire, lorsque Sarkozy courait à Manhattan en tee-shirt, quand il composait un gouvernement féminisé, rajeuni et où les "minorités visibles" occupaient des responsabilités inédites. C'est l'époque des réformes rondement menées (autonomie des universités, régimes spéciaux de retraite, minitraité européen) et du franc parler.

L'acte II, toujours selon The Economist, est beaucoup moins flatteur : c'est celui de l'humiliation. Une période sombre de divorce express, d'exhibitionnisme vacancier, de yachts luxueux et d'un remariage qui a plus alimenté la presse du cœur que les chroniques politiques. C'est l'époque de la plongée des sondages en eaux (très) profondes et du fameux surnom qui depuis lui colle à la peau : le "président bling-bling".

Le troisième acte vient, lui, à peine de commencer. C'est l'ère de la présidentialisation du président. D'un coup, les costumes se sont faits plus sages, les inaugurations solennelles se sont multipliées, et l'on a même pu entendre celui qui ne doute de rien s'excuser en direct à la télévision pour des "couacs" que lui et son gouvernement auraient commis.

Pourtant, ajoute l'hebdomadaire britannique, il est difficile de juger un homme d'Etat en un an d'exercice du pouvoir. "Margaret Thatcher n'a commencé à privatiser ou à affronter les syndicats qu'au début de son second mandat. Et, pour être tout à fait juste, il faut dire que Nicolas Sarkozy a plus réformé en un an que son prédécesseur en douze". Même si "ces réformes sont moins radicales qu'attendu".

The Economist prend pour exemple le marché de l'emploi. "La seule nouveauté de l'accord passé entre patrons et syndicats est la possibilité d'une séparation à l'amiable entre le salarié et son employeur. Aujourd'hui, 30 % des licenciements finissent devant les prud'hommes et 70 % des jugements sont défavorables aux entrepreneurs. Mais la réforme laisse de côté deux contraintes bien plus fortes du marché français du travail : les règles qui empêchent de licencier lorsque l'entreprise fait des bénéfices et la semaine de 35 heures."

Le problème est qu'il y a encore beaucoup à faire et que "le président ne peut plus compter sur sa popularité pour passer outre les conservatismes". De plus, "la situation internationale rattrape la France et réduit ses marges de manœuvre. La promesse de Sarkozy de réduire le poids de la dépense publique semble déjà passée par pertes et profits."

Enfin, il y a cette exception française qui rend tout difficile : "Alors que la France compte quelques-unes des entreprises les plus mondialisées de la planète, les Français continuent de craindre la mondialisation. Un récent sondage montre que seuls 41 % d'entre eux jugent positivement l'économie de marché, contre 59 % des Britanniques. En clair, les Français ont besoin qu'on leur explique que la France n'est pas seulement victime du capitalisme globalisé, mais qu'elle en est bien un des principaux bénéficiaires."

Le conseil de The Economist ? "Ecouter son ami Tony Blair qui, en 2005, après huit années passées à Downing Street, expliquait que lorsqu'il repensait à ses réformes, il s'en voulait toujours de ne pas avoir été plus loin."

Anthony Bellanger
Courrier International
5 mai 2008

Monday, May 05, 2008

***La BBC met à mal la confidentialité sur Facebook***

***Pour montrer que les données personnelles des utilisateurs du site de socialisation Facebook sont facilement accessibles à des tiers, des journalistes de la BBC ont créé"en moins de trois heures" une application "que n'importe quelle personne avec des connaissances de base en programmation" pourrait élaborer. Ce programme, qui peut indifféremment se présenter sous la forme d'un quizz ou d'un jeu, permet d'obtenir à l'insu de l'internaute son nom, son adresse, le nom de son employeur et sa date de naissance, ainsi que ceux de ses proches.

L'application, créée par les journalistes du programme télévisé Click, a été ajoutée aux comptes de quatre utilisateurs de Facebook. Pas la peine de l'avoir soi-même installée pour en être victime, il suffit d'avoir un de ses amis qui l'a fait. Les créateurs du programme"ont ainsi pu accéder aux données personnelles de ces quatre personnes et de leurs amis sur Facebook, même si beaucoup d'entre eux avaient pris soin de cacher ces données de leur profil public", explique la BBC.

LACUNES

Ces lacunes dans la sécurité du site signifient que des personnes mal intentionnées pourraient recueillir ces données et procéder à des vols d'identité pour, par exemple, ouvrir un compte en banque avec les données d'une victime. "La seule façon complètement sûre d'empêcher le partage des données est de retirer toutes les applications et de ne pas les utiliser", soulignent les auteurs du programme.

Facebook a indiqué à la BBC que le site "disposait d'une technologie sophistiquée et d'une équipe spécialisée pour s'attaquer aux activités non autorisées des applications". Le site demande en outre aux créateurs d'applications de se conformer à "des conditions d'utilisation" qui leur interdisent notamment de recueillir les coordonnées des utilisateurs.

Dans les conditions générales d'utilisation, les usagers de Facebook sont également prévenus : "Vous publiez sur ce site des informations (...) à vos risques et périls. (...) Même si nous vous permettons de définir des options de confidentialité visant à limiter l'accès à vos données, soyez conscient qu'il n'existe aucun système de sécurité infaillible. (...) Nous ne pouvons donc en aucun cas garantir que le contenu que vous publiez sur ce site ne sera pas vu par des personnes non autorisées."

LEMONDE avec AFP
05.05.08

Saturday, May 03, 2008

*Le Web plébiscité pendant les élections municipales*


***Ils sont près de 17 millions à avoir consulté un site d'actualité au mois de mars :

Record sur record. Les périodes électorales réussissent au Web français. En mai 2007, la présidentielle avait fait grimper les compteurs au niveau inédit de 15,4 millions de visiteurs uniques pour les seuls sites d'information.

Les élections municipales et cantonales viennent d'établir un nouveau record. Selon Médiamétrie-NetRatings, 16,9 millions d'internautes, sur 32,2 millions d'internautes français, ont consulté un site d'actualités nationales et internationales en mars 2008, soit 10 % de plus que lors du scrutin présidentiel. Mobilisés par le débat local et les résultats de leur ville, attirés par les dispositifs spéciaux mis en place par les sites d'information pour l'occasion, les internautes sont restés un temps record de 42 minutes en moyenne sur ces sites.

L'animation spéciale élections a permis aux sites du Monde et du Figaro de séduire respectivement 4,67 millions et 4,43 millions de visiteurs uniques sur leurs sites au mois de mars. Le quotidien gratuit 20 Minutes a attiré 2,7 millions d'internautes sur ses pages Web, suivi de lexpress.fr (2,23 millions) et du nouvelobs.com (1,91 million). Côté audiovisuel, les portails de France Télévisions et de Radio France ont attiré 6,99 millions et 2,12 millions de visiteurs uniques, la chaîne cryptée Canal + a séduit 2,23 millions d'internautes. Ces sites de médias consolident leurs positions dans un classement général par ailleurs largement dominé par des acteurs technologiques.

Ainsi, Google reste une fois encore le site le plus fréquenté en mars. Applications exclues, le moteur de recherche a vu passer les clics de 25,2 millions d'internautes français, loin devant son second, MSN/Windows Live, qui a attiré 17,5 millions d'internautes sur son portail. Leur positionnement généraliste, doublé d'opérations spéciales (minisites, habil­lage) pour les élections, a permis à Orange (15,8 millions), à Free (15,4 millions), à Yahoo! (12,5 millions) et à L'Internaute (11,2 millions) de maintenir leurs places en tête des audiences Internet.

En revanche, le site d'enchères eBay (10,46 millions de visiteurs uniques) a subi une légère baisse de fréquentation par rapport au mois de janvier. Fin février, ses membres les plus actifs avaient décidé de se mettre en grève pour une semaine, provoquant un creux dans le trafic du site, dont les effets ont encore été ressentis en mars. Enfin, le site de partage vidéo Dailymotion a fait une entrée remarquée dans le Top 10 des sites les plus visités avec 10,9 millions de visiteurs, dépassant Microsoft et YouTube, dans le giron de Google.

M.-C. B.
Le Monde
02/05/2008

Friday, May 02, 2008

Les océans, contrepoids au réchauffement ?


***Le ralentissement de la circulation océanique donnerait dix ans de répit au climat.
Une nouvelle fois, le Gulf Stream, ou plutôt la circulation thermohaline dont ce courant trans­atlantique n'est qu'une branche, provoque des remous. Le réchauffement pourrait, en effet, être partiellement compensé pendant dix ans par une baisse des températures océaniques en Europe et en Amérique du Nord. Telle est la conclusion plutôt provocatrice d'une étude publiée jeudi dans la revue Nature.

L'équipe de chercheurs menée par Noel Keenlyside, du Leibniz Institute of Marine ­Science en Allemagne, fonde ­cette affirmation sur les résultats d'un nouveau modèle qu'elle a mis au point. Celui-ci permet de mieux connaître l'impact sur le réchauffement de la circulation thermohaline, également baptisé «tapis roulant». Ce courant part des tropiques et remonte vers les hautes latitudes où, une fois refroidies et salées, les eaux plongent en profondeur avant de redescendre vers le sud. Selon eux, ce courant devrait se ralentir. Avec pour effet un refroidis­sement des eaux de l'Atlantique nord. Leur constat se base sur les relevés de la température de surface des eaux. Or les scientifiques pensaient jusqu'à présent que seule l'observation des eaux en profondeur permettrait d'alimenter les modèles.

«Nos résultats montrent que les températures globales risquent de se stabiliser ou se refroidir au cours des dix années à venir du fait de fluctuations naturelles, mais à long terme les tempéra­tures devraient continuer à augmenter», concluent les scientifiques. En clair, le répit pour la planète ne serait que de dix ans. Une évolution susceptible de tempérer ouragans, canicules et intempéries. Sans pour autant altérer la tendance à long terme au réchauffement.

Résultats «encourageants»
Tout en jugeant ces résultats «encourageants» sur l'amélioration des prévisions, Richard Wood, climatologue au Met ­Office britannique, estime dans un commentaire à ce sujet dans la revue Nature, que «des points substantiels méritent clarification». Et de mettre en garde : «La circulation thermohaline ne dépend pas seulement de la température, mais également de la salinité des océans.»

Ce n'est pas la première fois que l'hypothèse d'un ralentissement de ce courant océanique est avancée, relançant les spéculations sur les risques de refroidissement qu'un tel phénomène est susceptible d'induire. C'est le chercheur Harry Bryden, du Centre océanographique national britannique, qui l'avait lancée avec fracas en 2005. Si l'on en croit ses travaux, le courant, ou dérive, Atlantique nord aurait déjà perdu un tiers de son intensité depuis le milieu des années 1950. Paul ­Tréguer, directeur scientifique du réseau européen de chercheurs Eur-Oceans, est réservé sur ce point. Selon lui, la dérive Atlan­tique nord n'est pas, contrairement à une idée reçue, la seule responsable de la douceur de nos côtes. On estime en effet généralement que ce courant justifie les 15 °C de différence de tempéra­ture hivernale existant entre Paris et Montréal, pourtant situées aux mêmes latitudes. Or, pour Paul Tréguer, son rôle serait limité à 20 % dans l'évolution des températures d'ici à 2050, les 80 % restants étant à ses yeux imputables à la circulation atmosphérique. De quoi limiter la portée de ces travaux sur les températures futures du Vieux Continent.

Caroline de Malet
Le Figaro
02/05/2008

*Photo : Crédits photo : Cedric PASQUINI/REA

**********************************************

*Développement durable, l'affaire de tous : Lien ci-dessus!

*François Fillon veut expliquer la «rupture» aux Américains*


***Le premier ministre, en visite express à Washington, vient prendre la mesure de la réponse américaine à la crise économique et expliquer les réformes françaises.
François fillon a entamé jeudi soir une courte visite de travail, un peu plus de trente heures sur place, dans la capitale américaine. Ce voyage du premier ministre fait suite à une invitation de l'American Jewish Committee, qui, après José Maria Aznar en 2006 et Angela Merkel en 2007, a convié François Fillon à son dîner de gala (qui devait se dérouler la nuit dernière), en qualité d'invité d'honneur.

Lors de ce dîner, le chef du gouvernement devait prononcer un discours sur la «vision française de la mondialisation». L'occasion pour lui d'expliquer les positions de la France sur la gouvernance mondiale, la stabilité financière, la sécurité alimentaire, l'aide au développement ou encore la question climatique. Alors que cette année coïncide avec le 60e anniversaire de la création d'Israël, le premier ministre devrait aussi évoquer les relations franco-israéliennes ainsi que la lutte contre l'antisémitisme en France.

Accompagné de la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, et du ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, François Fillon veut surtout profiter de ce déplacement pour prendre le pouls de l'économie américaine frappée par la crise financière du subprime. Il rencontrera demain le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, et le patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Khan, dont les prévisions pour la France (1,4 % de croissance cette année) ont été jugées «exagérément pessimistes» par Paris. Il s'entretiendra aussi avec onze chefs d'entreprise américains de la finance et de l'industrie, parmi lesquels Patricia Russo, directrice générale de l'équipementier télécoms Alcatel-Lucent.

L'euro à 1,60 dollar

«Le premier ministre veut saisir la température. On sent que, peut-être, on pourrait être à un tournant de la crise financière. Le sentiment qui domine, souligne-t-on dans l'entourage de François Fillon, c'est que le pire est passé. Maintenant, c'est la longueur de la purge qui reste une inconnue.» Au menu des discussions également : le taux de change euro-dollar, avec une monnaie européenne qui a atteint un pic de 1,60 dollar, pénalisant les exportations européennes.

Alors que le gouvernement de George W. Bush vient de lancer un vaste plan de relance de 168 milliards de dollars, François Fillon veut défendre la stratégie de «rupture» suivie par la France. Un conseiller de Matignon assure : «On doit s'expliquer sur nos politiques respectives. Il y a une vraie curiosité pour la France depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.»

LE Figaro
De notre envoyé spécial à Washington, Bruno Jeudy
01/05/2008

*Photo :François Fillon devait prononcer cette nuit un discours sur la «vision française de la mondialisation». Crédits photo : Le Figaro

Thursday, May 01, 2008

***Le modèle suédois n'est pas exportable tel quel...***


***Que peut apporter la Suède à l'Europe ?

*Cecilia Malmström, ministre des Affaires européennes du gouvernement conservateur suédois, explique le rapport de son pays à l'Europe. Mais, pour la plupart des Français, elle reste probablement plus connue comme l'eurodéputée qui a initié une pétition en ligne pour que le Parlement européen cesse de siéger à Strasbourg.

Courrier international : Comment définissez-vous le modèle suédois ?
Cecilia Malmström : Par modèle suédois, nous entendons le fait de résoudre les conflits sur le marché du travail par des négociations entre partenaires sociaux. C'est également un modèle par lequel nous sommes tous assurés de bénéficier d'un régime de protection sociale, grâce à des impôts élevés. L'Alliance [la coalition qui rassemble libéraux, conservateurs et chrétiens-démocrates, au gouvernement depuis septembre 2006] entend préserver ce modèle tout en le modifiant. Il faut qu'il soit plus intéressant de travailler que de recevoir des allocations.

Pensez-vous que le modèle suédois puisse apporter quelque chose à la France ?
Je ne pense pas qu'il soit possible d'exporter une manière de négocier propre à un pays vers un autre dont les traditions sont très différentes dans ce domaine. D'autant que notre modèle est le résultat d'un long processus historique et qu'il s'est adapté aux conditions spécifiques de notre pays. En revanche, je pense que la France aurait tout à gagner d'une déréglementation de son économie, à l'exemple de la Suède, et qu'elle ne doit pas avoir si peur du libre-échange.

Quelle est la différence entre la politique européenne de l'Alliance et celle de vos prédécesseurs sociaux-démocrates ?
En fait, nous sommes d'accord sur les grandes questions importantes, comme le besoin de réformer la politique agricole. Nous sommes également tous les deux en faveur d'une future adhésion de la Turquie, à condition que cette dernière remplisse les critères exigés pour devenir membre. Les différences entre nous se situent par exemple sur le plan de la politique sociale. Contrairement aux sociaux-démocrates, nous ne voulons pas que cette dernière soit réglée au niveau européen.
Je pense qu'il est bon pour la Suède que nous soyons d'accord sur les grandes lignes, cela nous aide à agir en Europe avec une voix forte. Mais il faut reconnaître que cela rend également la tâche difficile pour les électeurs suédois, lorsqu'ils doivent se forger une opinion pour voter aux élections européennes – ils sont presque obligés de comparer nos programmes avec une loupe…

Envisagez-vous un nouveau référendum en Suède sur l'adhésion à la monnaie unique ?
L'opinion publique ne demande pas de référendum. Il faudrait d'abord remettre la question à l'ordre du jour, une tâche qui nous revient, à nous, les politiciens. Lors de mes voyages en Suède pour parler du travail de l'Union européenne, la question de l'adhésion à la monnaie unique n'est jamais évoquée. Les Suédois ont pu constater que l'économie du pays se porte très bien, et ils en déduisent peut-être que c'est parce que nous sommes restés en dehors de la zone euro. Et, à leurs yeux, les économies de certains pays qui participent à l'Union économique et monétaire, comme l'Italie ou la Grèce, n'incitent guère à y entrer…

Vous évoquez souvent le rôle important de l'Union européenne dans la promotion des droits de l'homme. Pourtant, les droits des femmes, notamment en matière de procréation, régressent dans plusieurs pays européens. Quelle est la position du gouvernement suédois sur ce sujet ?
Nous abordons régulièrement cette question de manière bilatérale, mais c'est malheureusement un sujet très délicat dans certains pays. Le gouvernement suédois n'a pas l'intention d'agir pour une harmonisation des lois sur l'avortement en Europe, car cela risquerait d'entraîner une régression pour les Etats, comme le nôtre, où la législation est plus libérale. Nous soutenons aussi le droit des femmes à un avortement légal et sûr par le biais de notre politique d'aide et de développement.

Qu'est-ce qui vous a poussée à demander la fin de la navette du Parlement européen entre Bruxelles et Strasbourg ? Pensez-vous que votre pétition, qui a obtenu plus d'un million de signatures, obtiendra un jour gain de cause ?
En tant que grande europhile, j'ai réagi depuis longtemps au fait que l'Union européenne et son Parlement, où les députés font un excellent travail et s'investissent beaucoup, souffrent d'une mauvaise image à cause de cette navette entre Bruxelles et Strasbourg. C'est coûteux, mauvais pour l'environnement, et cela expose le Parlement au ridicule. En tant que députée européenne, j'ai aussi subi les aspects pratiques pénibles de ce déménagement – les liaisons pour se rendre à Strasbourg sont mauvaises. L'idée de la pétition m'est venue quand la commissaire [suédoise] chargée des Relations institutionnelles et de la Stratégie de communication Margot Wallström cherchait à développer les initiatives citoyennes. C'est un type de question qui engage fortement les citoyens d'Europe, et la pétition a été signée dans tous les pays de l'Union. Des politiciens de la majorité des pays européens la soutiennent et j'ai reçu beaucoup d'encouragements. Et, même si la question est délicate en France, des politiciens de ce pays me soutiennent aussi. Pour amender le traité qui établit cette règle de la navette du Parlement, l'unanimité est nécessaire, mais je pense que, petit à petit, on verra un changement – ne serait-ce que parce que Strasbourg n'aura bientôt plus la capacité de recevoir tout le monde. Je pense aussi qu'il est important pour celles et ceux d'entre nous qui défendons l'Union européenne d'avoir le courage de critiquer les éléments les plus bêtes de la collaboration européenne.

Propos recueillis par Kristina Rönnqvist
30 avr. 2008

Courrier International