2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Creation since 2006. From Paris, France. Fondatrice du HUB UE, Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire ("Blue Book") de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

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Friday, October 09, 2009

***Tony Blair domine la course à la présidence de l'Europe...***



***Candidat quasi déclaré, l'ex-premier ministre britannique apparaît comme le plus crédible. Mais la bataille vient à peine de s'engager.

«Institution de premier plan cherche homme d'État doté d'une renommée internationale, rassembleur et européen convaincu. Adresser CV et références au Conseil européen, Bruxelles.» L'offre d'emploi est fictive, mais elle n'aurait pas nécessairement plus de succès que les premiers filets tendus par les Vingt-Sept pour trouver l'oiseau rare : le premier «président» européen à temps plein.

Candidat quasi déclaré, Tony Blair reste le plus crédible. À la Maison-Blanche, au Kremlin ou tout près de la Cité interdite, il répond à la première condition : il serait instantanément reconnu. Mais il faiblit sur les deux autres critères, ce qui revient à dire qu'il n'est pas inéluctable. D'autres jouent le consensus ou l'expérience, comme le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le Finlandais Paavo Lipponen ou l'ex-présidente irlandaise Mary Robinson. Ceux-là ont la faveur de la machine européenne. Mais ils passent plus difficilement le test de célébrité. «Avec le traité de Lisbonne, l'Union européenne va avoir besoin de véritables hommes d'État. Ceux qui en auraient la carrure et la notoriété préfèrent encore rester dans leur enceinte nationale. L'Europe muscle ses institutions. Mais elle n'a en lice que des semi-retraités ou des demi-pointures», déplore en privé un initié de Bruxelles.

Hommes de consensus
Pour la présidence du Conseil européen, le marchandage et les retours de faveurs n'ont officiellement pas commencé, assurait jeudi le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt. Rendez-vous est pris pour le prochain sommet européen, les 29 et 30 octobre à Bruxelles. Ou plus tard, si le président tchèque, Vaclav Klaus, s'entête à ne pas signer le traité.

Beaucoup de candidats et de vœux nationaux restent à afficher. Les plus rapides à se découvrir risquent aussi d'être les premiers torpillés. Le dilemme, en tout cas, est déjà posé en termes de profil pour l'emploi. Pour leur «président» comme pour le haut représentant, futur «ministre» européen des Affaires étrangères, les Vingt-Sept auront besoin d'une voix forte, bien sûr. Mais pas au point d'indisposer les ténors, à Bruxelles et dans les autres capitales. Ni d'ajouter encore à la cacophonie européenne.

Les deux hommes inaugureront leur fauteuil. Leur personnalité déterminera en grande partie l'autorité et l'influence future de la fonction. D'où la nécessité d'un poids lourd. La diplomatie à vingt-sept impose aussi des hommes de consensus qui puissent travailler en tandem. Sans écraser ni les petits pays, ni les institutions existantes, la Commission de José Manuel Barroso et le Parlement, lui aussi renforcé par le traité.

Le référendum irlandais passé, les premiers positionnements face à Tony Blair suffisent à illustrer la complexité d'une équation à vingt-sept variables et beaucoup d'inconnues. Les trois pays du Benelux ont lancé un pavé dans la mare, en faisant savoir que le président devra avoir «démontré son engagement européen (…) et être sensible aux équilibres institutionnels». Il n'est pas difficile de lire entre les lignes : l'ex-premier ministre britannique a les avantages d'une star, il en porte aussi les inconvénients.

Être à tu et à toi avec Barack Obama, Vladimir Poutine ou Nicolas Sarkozy ne garantit pas la cohésion européenne. Il est aussi permis de douter de la loyauté européenne d'un premier ministre britannique qui a toujours gardé un pied dedans et l'autre au dehors : il a promis à ses concitoyens un référendum sur l'euro plusieurs fois, sans jamais passer à l'acte.

Dans les capitales, la «candidature» Blair suscite aujourd'hui bien peu de soutiens enthousiastes - même en coulisses. Ce n'est sans doute pas une surprise. Qui d'autre ? La sélection se fera entre chefs d'État, sans vote ni référendum. Et de Paris à Berlin, Madrid, Rome et Varsovie, personne n'a encore abattu son joker.

Correspondant à Bruxelles, Jean-Jacques Mével
Le Figaro
08/10/2009

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