2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Creation since 2006. From Paris, France. Fondatrice du HUB UE, Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire ("Blue Book") de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

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Friday, November 06, 2009

***La vie à l’Est, avant et après la chute du mur, vue à travers des animaux...***


***« J’ai été remplie d’émotions lorsque j’ai vu le bonheur de tous ces gens à la télé. Je me souviens, j’étais dans la queue pour passer la frontière à la station de métro près de Friedrichstrasse et j’attendais que mon passeport et mes effets personnels soient contrôlés. J’avais comme une boule dans la gorge... La chute du mur de Berlin est vraiment devenu le symbole de l’effondrement du communisme ». L'écrivaine Slavenska Drakulić se souvient du 9 novembre 1989 comme si c’était hier.

Lundi, exactement 20 ans après, elle participe à la célébration de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin, « le jour qui a changé l'Europe », organisée par la Présidence à Stockholm.

Elle vient de sortir un nouveau livre, Two Underdogs and a Cat – Three Reflections on Communism, dans lequel elle décrit, sous forme de fables, la vie dans l'Europe de l'Est, avant et après la chute du mur. Cet ouvrage fait partie d’une série de huit livres qui sont publiés à l’occasion de cette date anniversaire. À l’occasion de la célébration organisée par la Présidence, elle discutera avec le chercheur Jonas Tallberg et l’écrivaine et journaliste Katerina Janouch, de la façon dont la nouvelle Europe à modifier l’image du monde mais aussi de l’image que nous avons de nous-mêmes en Europe.

Depuis la chute du mur de Berlin, de nombreux pays d’Europe centrale et d'Europe de l'Est, qui appartenaient auparavant au bloc soviétique, sont devenus des démocraties. Y-a-t-il aujourd’hui une ligne de démarcation culturelle, politique ou sociale entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest ?
– Notre histoire et nos expériences de la vie pendant le communisme font que nous sommes différents, aujourd’hui encore. Nous pensions que tout allait changer du jour au lendemain après l’effondrement du communisme, que nous allions vivre heureux et à l’abri du besoin pour le reste de notre vie et que tous, de l’Est ou de l’Ouest, seraient égaux; mais nous avions torts. Nos rêves d’Europe ont évolués en quelque chose de beaucoup plus compliqué, comme c'est souvent le cas pour les rêves. Bien sûr, nous vivons aujourd’hui en démocratie, mais également sous un « capitalisme de cowboy ». Bien sûr, nous sommes libres, mais la plupart des gens sont toujours très pauvres. Et bien sûr, nous élisons librement nos dirigeants politiques, mais la plupart d’entre eux sont corrompus. La corruption est, d’ailleurs, la tumeur cancéreuse des pays en plein changement. Finalement, les Européens de l’Est se considèrent toujours comme des citoyens de deuxième classe. Vingt années n’ont pas suffit pour mettre en place toutes les réformes nécessaires et pour nous donner une meilleure estime de nous-mêmes. Nous avons besoin de plus de temps. Mais le temps commence à manquer….

Pourriez-vous dire qu’il existe aujourd’hui une identité européenne commune ?
– Il n’y a plus de frontières à l’intérieur de l’Union, nous disposons d’un marché commun et d’une monnaie unique. Mais nous n’avons aucune politique étrangère commune, ni de langue officielle commune : ce qui représente un lourd handicap lorsqu’il s‘agit d’adopter des décisions de manière démocratique… Nous n’avons pas beaucoup de choses en commun, en fin de compte. Ou bien, nous n’avons suffisamment de choses en commun, pour l’instant, pour pouvoir construire une identité européenne commune. Cependant, l’identité est avant tout une construction sociale. Cela signifie que les conditions et mesures positives prévalent, nous devrions être capables de construire une identité européenne. Cela présuppose également que le concept d’« identité » soit perçu comme incluant et non pas excluant. Imaginez-vous un sandwich qui contienne différentes couches d’identités : individuelle, locale, régionale ou européenne, mais aussi des couches identitaires en relation avec son travail, son sexe, les associations auxquelles on appartient, ses loisirs, etc. .... Les couches n'entrent pas en conflit les unes avec les autres, mais elles s’étayent.

Dans votre nouveau livre Two Underdogs and a Cat – Three Reflections on Communism, vous décrivez la situation de plusieurs pays, qui ont été sous l’emprise soviétique, l’Albanie, l’Ex-République de Yougoslavie, la Pologne, l’Ex-Tchécoslovaquie et l’Ex-Allemagne de l’Est. Vous êtes vous-même née en Croatie, qui faisait partie de la Yougoslavie, et vous avez vécu depuis dans différents pays d’Europe. Pensez-vous que la chute du communisme a été perçue de manières différentes dans les pays de l’Est, et si oui, comment ?
– Il ne s’agit pas d’une manière différente de percevoir, mais plutôt d’expériences différentes. Les Roumains, par exemple, ont exécuté Nicolae et Elena Ceausescu. Les Polonais ont négocié leur liberté, en Albanie le changement a eu lieu bien plus tard, les Allemands se sont réunifiés et la Yougoslavie s’est déchirée dans un bain de sang. D’après moi, cela n’aurait pas pu être plus différent.

Dans votre livre, vous utilisez la fable comme forme narrative pour décrire la situation politique dans ces pays. Pourquoi avez-vous choisi cette forme ?
– J’ai pensé à tous les livres, mémoires et essais sur le communisme qui allaient inévitablement être publiés aux alentours d’une date anniversaire comme celle-ci. Et j’ai pensé que pour un jeune, qui ne se souvient certainement pas du communisme ou qui n’en sait pas grand-chose, ou même rien du tout, cela serait plus intéressant de lire un livre amusant, qui pourrait lui donner un aperçu de la société totalitaire, sans pour autant être ennuyant. Et qui sont les mieux placés pour raconter ce genre d’histoire, si ce n’est les animaux ? Je suis fière de leur éloquence !

Pour terminer, si vous pouviez choisir quel animal incarner en cette soirée du 9 novembre 1989 à Berlin, lequel choisiriez-vous et pourquoi?
– Un oiseau, sans doute, pour des raisons évidentes, n’est-ce pas ? Dans mon imagination, je souhaiterai toujours être cet oiseau, pour pouvoir être là-bas, écouter tous ces gens, les regarder grimper au-dessus du mur, s’éteindre et pleurer : quel spectacle magnifique !

se2009.eu

***Berlin, quatre et deux ans avant la chute du Mur...1989...***
http://unioneuropeenne.blogspot.com/2009/11/berlin-quatre-et-deux-ans-avant-la.html

Bien à vous,

Morgane BRAVO

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