mercredi, décembre 10, 2008

*Le livre numérique progresse, Europeana piétine...*


***Les supports de lecture de livres numérisés se multiplient et les catalogues s'allongent. Nous sommes résolument entrés dans l'ère du livre numérique...du moins aux Etats-Unis et au Japon ! Car sur le vieux continent, les éditeurs continuent de faire de la résistance et Europeana, le projet de bibliothèque virtuelle, est toujours en panne... L'Europe va-t-elle encore perdre une guerre mondiale, sur le terrain du numérique ?

Le carton des personal readers

Le Wall Street Journal l'annonce : Sony rafle la mise avec son Sony Reader vendu à 300 000 exemplaires depuis sa mise sur le marché américain, en octobre 2006. Avec près de 3 millions d'e-books téléchargés pour 57 000 titres disponibles sur le portail maison, Sony espère proposer 100 000 ouvrages d'ici à la fin de l'année.

Idem du côté de l'iPhone qui s'enrichit d'une nouvelle application conçue par l'éditeur Penguin. Cet outil permettra aux utilisateurs l'accès à des versions électroniques enrichies de certains classiques du catalogue de l'éditeur sans toutefois qu'ils puissent accéder à l'ensemble du catalogue. En parallèle, Random House, autre éditeur majeur transatlantique, s'associe à Stanza, l'application de lecture de e-books la plus répandue sur iPhone, pour offrir de télécharger gratuitement l'intégralité de certains titres. Et la maison d'édition Houghton Mifflin lance ScrollMotion, une autre application de lecture numérique.

Malins, les éditeurs américains ont compris que la révolution numérique est inévitable et qu'ils doivent trouver le moyen d'en profiter. En prenant l'initiative, ils contrôlent l'intégrité de leurs titres et peuvent utiliser le e-book comme un outil promotionnel. Bref, en donner un peu pour finalement gagner beaucoup.

L'Europe à la traîne

Ce que ne semblent pas comprendre les éditeurs européens. Outre le fiasco d'Europeana, qui prolonge son chômage technique jusqu'en janvier, la résistance purement idéologique au niveau de l'offre risque d'être pénalisée par une demande inéluctable... qui ira voir ailleurs!

De leur côté, la Fédération des éditeurs européens (FEE) a fini par se positionner vis à vis de l'accord que Google a négocié avec les éditeurs américains. Le dit-accord ne concernant pas uniquement les Américains, mais aussi les ayants droit européens des ouvrages présents dans les bibliothèques américaines et numérisés par Google, la FEE a rappelé que "si les ayants droit ne demandent pas à sortir de l'accord, ils abandonnent toute possibilité de poursuivre Google pour ses activités de numérisation, même en Europe." La FEE fustige ainsi l'introduction du principe de "l'opt-out" dans l'accord, qui "affaiblit significativement les régimes existants de droits d'auteur et contraste fortement avec les solutions européennes, particulièrement le projet Europeana", que la FEE soutient ardemment !

Des initiatives existent cependant, notamment en France, avec l'accord Sony-Hachette-la Fnac et le projet autonome de Gallimard de numériser son catalogue et de le rendre accessible sur son site de librairie en ligne.

Fluctua

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire