jeudi, mars 05, 2009

***Sarkozy reçoit le père de Florence Cassez avant d'aller à Mexico...***

***Nicolas Sarkozy a assuré au père et à l'avocat de Florence Cassez, une Française emprisonnée au Mexique pour des faits qu'elle nie, que la France suivait son cas avec la plus grande attention et étudiait différentes options la concernant.

Cette entrevue, rendue publique par l'Elysée dans un communiqué, est intervenue à trois jours d'une visite officielle de Nicolas Sarkozy à Mexico et alors que le président mexicain, Felipe Calderon, a indiqué dans une interview au Monde que la jeune femme pouvait demander son "transfèrement" en France pour y purger sa peine.

Le chef de l'Etat a assuré Bernard Cassez et l'avocat Franck Berton "que les autorités françaises suivent cette affaire avec la plus grande attention et que nous examinions les différentes options, conformément au droit et aux conventions internationales en vigueur", indique la présidence.

"D'ici là, Florence Cassez continuera de bénéficier de l'assistance que les services de l'Etat apportent aux ressortissants français détenus à l'étranger au titre de la protection consulaire", ajoute l'Elysée.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait indiqué mercredi que Nicolas Sarkozy aborderait sa situation avec son homologue mexicain.

Détenue depuis trois ans au Mexique, Florence Cassez, 34 ans, a vu sa peine de réclusion réduite en appel de 96 à 60 ans mardi par un tribunal local.

DEUX OPTIONS

Sa famille, originaire de Béthune (Nord), et ses avocats dénoncent "un affront contre la France", "une décision politique" dans un dossier qu'ils jugent entaché d'irrégularités.

Florence Cassez clame son innocence depuis son arrestation en décembre 2005 avec son ex-compagnon, un Mexicain soupçonné de diriger une bande de malfaiteurs, et sa condamnation pour enlèvements et possession d'armes. Après son interpellation, la police mexicaine avait organisé un simulacre d'arrestation en direct devant les caméras de télévision.

Felipe Calderon, qui a le pouvoir de gracier un condamné, a déclaré au Monde que la jeune femme avait deux options : "porter son affaire devant la Cour suprême mexicaine" ou "demander son transfèrement" en vertu de la Convention de Strasbourg.

"Il faudra alors examiner, indique-t-il, si les sentences infligées pour les divers chefs d'accusation - séquestrations, détention d'armes, appartenance à une bande de malfaiteurs - peuvent être, ou non, 'dissociées et purgées séparément'".

"Dans cette hypothèse, la peine serait éventuellement ramenée à vingt ans", rapporte Le Monde.

Les parents de la jeune femme ont écrit à l'épouse du chef de l'Etat, Carla Bruni-Sarkozy, qui sera présente à ses côtés au Mexique, pour lui demander de rendre visite à leur fille.

Le président mexicain déclare n'y voir aucun obstacle. "Ce serait possible, bien sûr. Il y a au Mexique une large latitude à cet égard, plus que dans beaucoup de prisons du reste du monde", dit-il.

Felipe Calderon demande néanmoins à l'opinion française de se mettre "à la place des centaines de familles mexicaines" affectées par le fléau des enlèvements.

Sophie Louet et Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser
REUTERS


********Suite à l'article : Ecrit par Laetitia Gueugnon, le 05-03-2009 "MEXIQUE – Florence Cassez, un dernier espoir"
au lepetitjournal.com********

*REPONSE (entre autres)* :

Posté par Diane, le 05-03-2009 06:16IP, 201.138.2.252
Florence Cassez
Mon nom est Cristina Rios Valladares et j’ai été la victime d’une prise d’otage, au coté de mon époux Raul (libéré quelques heures plus tard pour réussir le sauvetage) et mon fils qui avait 11 ans. Depuis ce jour notre vie a totalement changée. Aujourd’hui nous souffrons d’un exil forcé par la peur et l’insécurité. Ma famille est détruite. Ce que mon fils et moi avons vécu du 19 octobre 2005 au 9 décembre de la même année, est indescriptible. 52 jours de captivité pendant lesquelles je fus victime d’abus sexuel et, les trois d’une torture psychologique. Le 9 décembre nous avons été libérés lors d’une opération de l’Agence Fédérale de Recherche (AFI). Israel Vallarta et Florence Cassez furent accusé de nous avoir pris en otage, puis ils furent arrêtés, cette dernière d’origine française, se présente maintenant comme la victime et non pas comme complice du jugement.
Depuis notre libération ma famille et moi nous vivons à l’étranger. Nous ne pouvons pas revenir à cause de la peur, car le reste de la bande n’a pas été arrêté. Depuis notre refuge, car on ne peut pas appeler maison un lieu où nous avons été forcé de vivre (à cause de l’insécurité), nous avons appris la nouvelle de la peine de 96 ans de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à de maintes reprises pendant ma captivité…la même voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles, la même voix que mon fils reconnaît comme celle de ma femme qui lui pris du sa

Posté par Diane, le 05-03-2009 06:21IP, 201.138.2.252
Florence Cassez(part 2)
sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à son fils.
Maintenant j’apprends que Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ses cries la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, cria sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi (elle entra par surprise dans la pièce et elle le vit m’embrasser) elle se vengera sur moi. Florence raconte « le calvaire » de la prison, mais elle voit sa famille dans le pénitencier, elle fait des appels téléphoniques, elle réalise des interviews pour la presse et elle ne craint pas chaque seconde pour sa vie. Je ne détaillerai pas ce qu’est un véritable enfer, c’est-à-dire, une prise d’otage.
Ni ma famille ni moi n’avons d’envie, ni de force pour faire une campagne médiatique, diplomatique et politique (comme celle que sa famille est en train de réaliser) pour permettre au gouvernement français, à la presse nationale et internationale d’écouter l’autre version, c’est-à-dire, celle de la parole des victimes de la bande à laquelle appartenait Mademoiselle Cassez. Florence qui est une preneuse d’otage et non pas seulement la petite amie d’un preneur d’otage (avec lequel elle vivait dans un ranch au moment de la captivité de mon fils et moi), l’idée qu’elle puisse apparaître comme une victime et qu’elle lutte pour qu’on modifie sa condamnation. Si elle y arrive ou non, ce n’est pas à nous d’en juger

Posté par Diane, le 05-03-2009 06:26IP, 201.138.2.252
Florence Cassez(part 3)
, bien que cela continue à nous blesser.
Cette lettre est uniquement pour nous soulager. L’affaire est aux mains de la justice mexicaine. Nous n’interviendront plus publiquement, nous ne donnerons plus d’interviews à la presse (notre indignation nous à pousser à en concéder quelques une), nous utilisons et utiliserons toute notre énergie pour protéger l’intégrité de notre famille et dans le but de nous guérir du mal qu’ils nous ont fait. La nouvelle effervescence que ravive l’appel de la condamnation et le remous médiatique qu’il provoque nous met de nouveau en danger.
Merci pour votre attention.

Posté par druna66, le 05-03-2009 14:18IP, 201.173.47.16
quoi et qui croire ?
Vivant au Mexique depuis 13 ans je suis au courant du comportement corrompu de certains membres de la police mexicaine (membres de la hierarchie inclus) et donc je ne serais pas surprise si dans cette affaire la police avait semé des preuves ou monté une mise en scène pour redorer son blason. Mais à la lecture du témoignage de cette femme mexicaine qui se présente comme la victime qui a subi ce kidnapping ça me parait évident que dans cette histoire ma compatriote française n´est pas blanche colombe. Je ne crois pas à une innocence complète...

http://www.lepetitjournal.com/content/view/37083/204

A VOUS DE JUGER!

Bien à vous,

MB

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