mardi, août 09, 2011

*La Banque centrale européenne (BCE) : La presse européenne...*


La BCE se transforme en banque-poubelle
La Banque centrale européenne (BCE) a racheté des obligations publiques italiennes et espagnoles pour une valeur de plusieurs milliards d'euros, afin de diminuer les taux d'intérêts pour les deux pays. Pour la presse, la BCE devient la banque-poubelle des Etats endettés et met ainsi les pays de la zone euro sous pression.


Kapital - Bulgarie
Les pays stables payent l'addition
Le rachat d'obligations par la BCE est loin d'écarter les risques pour la zone euro, estime l'hebdomadaire Kapital, car ces titres sont simplement reportés sur d'autres pays de l'Eurogroupe : "Quand le taux des obligations publiques espagnoles et italiennes baisse, celui de l'Allemagne et de la France augmente obligatoirement. Les marchés financiers laissent déjà entendre que la BCE devra se recapitaliser si la crise s'accentue, et ce sur le dos des économies plus stables, qui seraient soudainement qualifiées de risquées sur les marchés financiers, d'autant que leurs budgets seraient vraisemblablement fortement mis sous pression. Et tandis que l'Allemagne reste un havre stable et que personne ne doute de son AAA, on ne peut pas en dire autant de pays tels la France, menacée du même sort que les Etats-Unis, lesquels  viennent de perdre l'un de leurs trois A." (08.08.2011)
Bild - Allemagne
La BCE devient une banque de secours
En rachetant des crédits de pays de la zone euro en difficulté, la BCE se révèle de plus en plus impuissante, écrit le journal à sensation Bild : "Dans les comptes de la BCE s'entassent les obligations pourries des pays de la zone euro pour un montant de près de 80 milliards d'euros. Cela met la BCE sens dessus dessous. En principe, les pays devraient sécuriser la BCE par leurs apports. Aujourd'hui, c'est toutefois la BCE qui permet aux Etats endettés de la zone euro de survivre. En principe, la BCE devrait garantir un euro stable. Aujourd'hui, elle est toutefois la banque-poubelle de toute l'Europe endettée. En principe, la BCE est considérée comme un repère sérieux. Aujourd'hui, les emplettes des banquiers de la Banque centrale sur le marché de la dette sont un aveu d'impuissance de cette institution vis-à-vis de politiques tout aussi impuissants. La Banque centrale européenne, autrefois si fière, est devenue la Banque européenne de secours. Cela risque bientôt de mal tourner !" (09.08.2011)
Jyllands-Posten - Danemark
Une stratégie déraisonnable
Le rachat de titres obligataires italiens et espagnols lundi par la BCE contredit le bon sens économique, estime le quotidien libéral-conservateur Jyllands-Posten : "C'est une mesure compréhensible dans cette situation, mais elle ne manque pas de culot. De nombreux investisseurs veulent certainement se débarrasser de leurs obligations publiques italiennes et espagnoles pour pouvoir acheter à la place des titres allemands par exemple. La BCE ne dispose pas vraiment des ressources pour résister à une pression de vente persistante. Si la Banque centrale doit déposer les armes, alors la situation pourrait devenir dangereuse. Car l'on peut douter que l'UE ait la capacité de sauver l'Italie et l'Espagne, comme elle l'a fait avec la Grèce, l'Irlande et le Portugal." (09.08.2011)
Ilkka - Finlande
La BCE joue la montre
Le rachat d'obligations publiques italiennes et espagnoles par la BCE n'est pas une solution, juste une nouvelle tentative de gagner du temps, critique le quotidien libéral Ilkka : "Au cours des quatre dernières années, il a toujours été question de la même chose dans les sommets de crise : comment gagner du temps et comment éviter que la bulle n'explose. Il n'est cependant pas très utile de gagner du temps si celui-ci ne sert qu'à regagner plus de temps par la suite. Les dettes n'ont été remboursées qu'en contractant de nouvelles dettes, ce qui ne peut constituer une solution durable. … Jusque-là, les électeurs des pays occidentaux se sont montrés satisfaits, car des promesses irréfléchies ont été tenues à l'aide de crédits bon marché. Nous allons au-devant d'une période désagréable, car l'endettement devra être endigué, la bulle éclater et la facture aquittée. Personne n'a su dire pour le moment comment cela pourrait réussir de façon ordonnée." (09.08.2011)
» article intégral (lien externe, finnois)
EURO/TOPICS


Bien à vous,
Morgane BRAVO

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