vendredi, août 26, 2011

*Revue de presse européenne...*


Tages-Anzeiger - Suisse
L'Italie s'assure le pétrole et le gaz libyens
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a garanti jeudi à Milan 350 millions d'euros au chef du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Djibril. Lors de cette rencontre, il a également été question de la reprise de l'extraction de pétrole et de gaz par un groupe italien. Cela illustre bien l'hypocrisie de l'Occident, estime le quotidien libéral Tages-Anzeiger, même si cela est positif pour la Libye : "Berlusconi est-il un gros hypocrite ? Certainement, mais ce n'est pas le seul. … 'Si la Libye est libre aujourd'hui, ce n'est pas seulement parce que l'Occident apprécie tant la Libye, mais aussi parce que le pays a du pétrole', écrit le think-tank European Council on Foreign Relations. C'est peut-être vrai, mais la guerre n'a pas été menée au nom du pétrole. L'intervention de l'OTAN a été mise en place parce que l'Occident avait poussé trop loin son hypocrisie à l'égard de Kadhafi. On vient de changer de camp avec succès. Les affaires peuvent reprendre. Ce qui est positif dans tout cela, c'est que les pétrodollars du futur gouvernement libyen permettront la reconstruction du pays. Les groupes pétroliers ont également intérêt à ce que règnent une certaine sécurité juridique pour leurs affaires et un environnement sûr pour leurs collaborateurs. La population libyenne profitera de ces deux facteurs." (26.08.2011)
» informations complémentaires (lien externe, allemand)

Népszabadság - Hongrie
L'Occident a les mains liées en Syrie
Tandis que la dictature libyenne est sur le point de disparaître, le régime de Bachar Al-Assad en Syrie continue de réprimer violemment les insurgés. Le quotidien de centre-gauche Népszabadság explique pourquoi l'Occident ne peut pas intervenir en Syrie : "La Syrie est au cœur du monde arabe. … Elle joue un rôle clé dans le conflit au Proche-Orient, la stabilité de la Syrie est donc dans l'intérêt de ses voisins. … Les forces militaires syriennes se comportent différemment des armées en Tunisie, en Egypte ou même en Libye. Il n'y a aucun signe permettant de dire qu'elles aient tourné le dos à Al-Assad ou qu'elles se soient identifiées à l'opposition au régime. Si l'on en croit les rapports, la société syrienne est rangée derrière Al-Assad. … L'Occident ne peut donc rien faire de plus pour le moment que de s'interroger sur l'opportunité de sanctions et, le cas échéant, sur la nature de celles-ci. Doit-il soutenir l'opposition d'une quelconque manière symbolique ? Il y a en tout cas une chose que l'Occident ne doit pas vouloir : un nouveau bain de sang et une guerre régionale aux conséquences imprévisibles." (26.08.2011)
» article intégral (lien externe, hongrois)

Les Echos - France
Timide plan de rigueur en France
Les mesures envisagées par le gouvernement français pour lutter contre le déficit budgétaire, comme des augmentations d'impôts pour les riches et les grandes entreprises ou des taxes sur les boissons, ne sont que de la poudre aux yeux, estime le journal économique Les Echos : "Ce plan devrait suffire si la croissance résiste. Mais au fond, on se contente de racler les fonds de tiroir. Comme un budget en fin de préparation, quand les fonctionnaires grattent quelques centaines de millions par-ci par-là pour arriver à un chiffre de déficit raisonnable. La hausse de la taxe sur les cigarettes et les alcools est typique de ces derniers arbitrages. On est donc dans une démarche technocrate et non politique. Les vraies décisions sont renvoyées à l'après-présidentielle." (26.08.2011)
» article intégral (lien externe, français)

Rzeczpospolita - Pologne
Merkel sous la pression de son parti
Le président allemand Christian Wulff a critiqué mercredi la politique de la dette menée par l'UE, et l'ex-chancelier Helmut Kohl a jugé que la politique étrangère du gouvernement allemand était dénuée d'orientation. Cela montre à quel point la position de la chancelière s'est affaiblie, écrit le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "Quand un président fédéral aussi calme et aussi peu loquace que Christian Wulff s'attaque en des termes aussi acerbes à la Banque centrale européenne et vilipende les dépenses déraisonnables censées maintenir en vie les Etats en faillite, cela montre bien que la politique allemande est en ébullition. … La position de Merkel semblait ne pas être menacée jusque-là, car le seul candidat sérieux au poste de chancelier dans le camp chrétien-démocrate, Karl-Theodor zu Guttenberg (CSU), a été mis sur la touche après le bruyant scandale de plagiat. Mais les évènements récents sont peut-être le signe de prochaines demandes de démission à l'encontre d'Angela Merkel. Il y a peu de temps encore, cela était du domaine de la science-fiction." (26.08.2011)
» article intégral (lien externe, polonais)

EURO/TOPICS

Bien à vous,
Morgane BRAVO

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