lundi, mars 26, 2007

* Les deux emplois sans charges du candidat centriste...!


Abécédaire des    propositions de Nicolas Sarkozy
***** Les deux emplois sans charges du candidat centriste :

une fausse bonne idée!

** Une mesure qui existe déjà sans restriction pour les salaires avoisinant le Smic

Les salaires versés inférieurs à 1,6 fois le SMIC ouvrent déjà droit à un allègement des cotisations patronales de sécurité sociale (maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès, accident du travail et allocations familiales). Cette possibilité est accessible à toutes les entreprises sans condition liée à la durée du travail et sans formalités.

L'employeur bénéficie d'une exonération des cotisations patronales au niveau du Smic, puis d'un allègement dégressif jusqu'à 1,6 Smic (environ 1.600 € nets).

Le ciblage de l'actuel dispositif d'allègements de charges sur les bas salaires lui assure une certaine efficacité : la population concernée, souvent faiblement qualifiée, est celle qui est la plus menacée par le chômage.

Une mesure qui aurait un coût important pour une efficacité proche de zéro

L'institut de l'entreprise chiffre le coût de cette mesure à 8 milliards d'euros. Il s'agit sans doute d'un chiffre sous-évalué car elle risque de porter essentiellement, comme on va le voir, sur les plus gros salaires.

Le candidat centriste veut appliquer sa mesure d'exonération à toutes les entreprises et surtout à tous les types d'emplois, y compris les mieux rémunérés.

Ainsi, l'entrepreneur avisé aurait tout intérêt à embaucher rapidement deux cadres surdiplômés, qui lui coûteraient cher en cotisations sociales.

En effet, la mesure en question ne change rien pour l'embauche d'un salarié au niveau du Smic, déjà exonéré de charges patronales aujourd'hui. Elle donne en revanche toute sa mesure quand il s'agit de recruter un collaborateur très bien rémunéré, donc a priori déjà bien inséré dans le monde du travail.

A titre d'exemple, un cadre payé 6.000 € bruts tous les mois permet une économie pour l'entreprise par rapport à aujourd'hui d'environ 1.500 € en charges patronales tous les mois, soit près de 18.000 € par an.

C'est autant que le budget de l'Etat devra supporter à leur place, alors même que ces emplois auraient été créés de toute façon.

Pour quelqu'un qui veut faire de la lutte contre les gaspillages et de la réduction de la dette publique une priorité, voila une disposition bien singulière !

j-27

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