jeudi, septembre 12, 2019

Brexit : Speech by Michel Barnier..

Speech by Michel Barnier at the European Parliament Conference of Presidents, 12 September 2019.


Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les Présidents de Groupes,

"Je vous remercie de cette invitation à rencontrer cette nouvelle Conférence des Présidents.
Sous votre autorité, Monsieur le Président, et en étroite coopération avec votre Brexit Steering Group, je reviendrai vous rendre compte aussi régulièrement que nécessaire sur les développements du Brexit.
Je veux vous remercier de votre engagement et votre soutien tout au long de ce processus, depuis son début il y a maintenant plus de trois ans, au fil de nombreux débats et résolutions.
Le message de calme, d’unité et de vigilance que porte le Parlement européen est plus que jamais nécessaire sur ce sujet si important.
Votre nouvelle résolution la semaine prochaine donnera l’opportunité de porter à nouveau ce message et de défendre les principes fondamentaux et les intérêts de l’Union.
[STATE OF PLAY]
  •   Au Royaume-Uni, la situation du Brexit reste grave et incertaine.
  •   Le gouvernement du Premier Ministre Johnson, depuis son entrée en fonction fin juillet, a pris comme point de départ que le Royaume-Uni sortirait de l’Union, en toutecirconstance, au plus tard le 31 octobre 2019.
    o D’une part en souhaitant la renégociation de l’accord de retrait en exigeant le retrait du « backstop » prévu dans le Protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord, ainsi que de sérieuses modifications de la déclaration politique.
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o Et d’autre part, en se disant prêt à une sortie sans accord si ses demandes n’étaient pas acceptées, un peu comme si cette perspective pouvait nous conduire à renoncer à nos principes.
  •   De son côté, la Chambre des Communes, dans sa majorité, a refusé un tel scénario, et uneExtension Act est devenue loi lundi dont l’objet est le suivant :
    o Si le Gouvernement ne revient pas le 19 octobre au plus tard, juste après le Conseil européen, avec un accord, alors il sera obligé de solliciter une prolongation de la période de négociation jusqu’au 31 janvier 2020.
  •   Que se passe-t-il entre temps, c'est-à-dire entre aujourd’hui et le 31 octobre ?
  •   Je ne peux pas vous dire objectivement si les contacts engagés avec le gouvernement de M.
    Johnson pourront aboutir à un accord d’ici mi-octobre.
o Comme cela a été rappelé par le Président Juncker à l’occasion de son entretientéléphonique avec M. Johnson le 27 août dernier, nous restons prêts à travailler de manière constructive avec le gouvernement britannique, et à examiner toutes propositions concrètes et juridiquement opérationnelles qui soient compatibles avecl’accord de retrait.
 Le Conseil européen se réunira les 17 et 18 octobre prochains, ce qui sera le moment oùl’Union européenne devra prendre acte de la situation.
o Ounousavonsaupréalabletrouvéunaccord,mêmesiaumomentprécisoùjevousparle, nous n’avons pas de raisons d’être optimistes,
o Ou nous n’avons pas trouvé d’accord, et le Conseil européen devra en prendre acte et se prononcer sur une éventuelle extension supplémentaire, si elle est demandée.
 Dans ce contexte d’incertitude, permettez-moi quelques mots de plus sur deux points :
o Où en sont nos contacts avec les Britanniques, et quelles sont leurs principales

demandes ?
o Quelle doit-être notre stratégie de négociation, et en particulier quel rôle pourra

jouer le Parlement européen ?
[DISCUSSIONS AVEC LES NEGOCIATEURS BRITANNIQUES]
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  •   Tout d’abord, un mot sur nos dernières rencontres avec les négociateurs britanniques, en particulier le sherpa de M. Johnson, David Frost, avec lequel nous sommes en contact permanent depuis la fin du mois de juillet.
  •   Nous avons observé une certaine volonté de leur part d’intensifier les contacts avec nousdepuis le G7 à Biarritz fin août.
  •   Sur le backstop, nous avons toujours dit que nous étions prêts à analyser toute propositionqui serait compatible avec l’accord de retrait et juridiquement opérationnelle, comme s’yétait engagé le gouvernement britannique dans la lettre de mars 2018 au Président Tusk.
o Mais la balle est clairement dans le camp britannique.Le Protocole sur I’Irlande et l’Irlande du Nord
  •   Sur ce dossier sensible, la solidarité entre tous les Etats membres reste intacte.
  •   Nous sommes et resterons fermes sur les trois objectifs qui ont guidé notre travail dès le
    début, à savoir :
    1. i. L’absence de frontière physique sur l’île d’Irlande ; Mais aussi :
    2. ii. La préservation de l’intégrité du marché intérieur ;
    3. iii. La protection de la coopération Nord-Sud et de la « all-island economy », qui sont des éléments essentiels de la paix et de la stabilité en Irlande, tels que protégés par le Good Friday Agreement.
    La relation future
 Au-delà du backstop, les britanniques demandent aussi à modifier certains points de la déclaration politique.
o Sur notre futur partenariat économique, ils souhaitent que nous indiquions sans ambigüité que la destination finale doit être un accord de libre-échange et en aucun cas une union douanière.
 Et nous sommes évidemment prêts à travailler dans cette direction.
o Mais nous aurons un problème si la volonté britannique est en même temps de mettre en cause les engagements de level playing field que nous avions négociés avec Mme May et qui garantissent une concurrence loyale entre l’UE et le Royaume- Uni.
 C’est naturellement un point sur lequel nous resterons très vigilants. 3
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 Il est évident que le niveau d’ambition d’un futur accord de libre-échange sera défini en fonction des garanties données par le Royaume-Uni en matière d’aide d’Etat, de fiscalité ouencore de standards sociaux et environnementaux, vu sa taille économique et sa proximité.
[PROCHAINES ETAPES] Nous allons voir dans les prochaines semaines si les Britanniques sont en mesure de nous
faire des propositions concrètes par écrit, qui soient juridiquement opérationnelles.o Nous garderons notre état d’esprit d’ouverture et de vigilance.
  •   En même temps, vous l’aurez compris, malgré le vote de la loi d’extension, le risque de nodeal n’a pas été écarté.
  •   Un no deal ne sera jamais le choix de l’Union. Mais nous n’avons pas la capacité d’éviterseuls ce scénario.
  •   Notre responsabilité est de nous y préparer.
    o La sixième Communication adoptée la semaine dernière par la Commission en

    témoigne.
  •   Une chose est claire : même dans un scenario de no deal, les questions fondamentales et prioritaires soulevées par le Brexit, et qui sont réglées dans l’accord de retrait – les droits de citoyens, la question irlandaise et le règlement financier – devront être résolues en tout état de cause.
    Mesdames et Messieurs,
  •   C’est en poursuivant nos efforts pour défendre notre accord global et l’action coordonnée de
    l’Union que nous maintiendrons l’unité des 27.
  •   Cette unité, nous l’avons construite tout au long de cette négociation, avec le soutien permanent du Président Juncker et les services de la Commission, du Président Tusk et du Secrétaire Général du Conseil et de votre Parlement.
  •   Nous l’avons construite avec de la transparence, du dialogue et du respect entre nous etentre toutes les Institutions.
  •   Cet esprit d’unité, il est également fondamental au moment où le nouveau Parlement et lanouvelle Commission, sous l’impulsion dynamique de sa nouvelle Présidente Ursula Von derLeyen, développent un agenda positif pour le futur de notre Union, bien au-delà du Brexit."
A Suivre...!

@MorganeBravo 
Former trainee (Blue Book) of the European Commission, 
at the General Secretariat in Brussels. 
Founder,
"THE HUB EUROPEAN UNION"🇫🇷🇪🇺
Fondatrice du HUB (2006)
UNION EUROPÉENNE, EUROPEAN UNION, UNION EUROPEA.
🇪🇺CANDIDAT PRIX EUROPCOM 2017:
"THE HUB EUROPEAN UNION"🇫🇷

Fondatrice en 2006, 
 « ECOLOGIE INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!».


President & Founder
HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ».

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