🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!

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🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

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🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une ».

Monday, November 11, 2019

🇪🇺🇲🇽#EvoNoEresBienvenidoEnMéxico!



@EuropeMex

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Son cómplices del Dictador de ❗️


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@MorganeBravo 
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🇪🇺CANDIDAT PRIX EUROPCOM 2017:
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Sunday, October 27, 2019

🇪🇺Discours de JCJuncker : au Parlement.

🇪🇺

« Europe: a matter of the heart »

« L'Europe: une affaire de cœur » -

 Discours du Président Jean-Claude Juncker au Parlement européen à l'occasion du débat sur le sur le bilan de la Commission Juncker

👉https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/speech_19_6145

Long live Europe! Lang lebe Europa! Vive l’Europe! 🇪🇺



@MorganeBravo 
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Thursday, October 17, 2019

🇪🇺European Labour Authority starts its work.



European Labour Authority starts its work


La Autoridad Laboral Europea inicia su actividad



L'Autorité européenne du travail entame ses activités.

Les activités de l'Autorité européenne du travail débutent aujourd'hui par une cérémonie d'inauguration et la première réunion de son conseil d'administration. Ce lancement intervient deux ans après l'annonce, par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, de l'idée d'une telle autorité dans son discours sur l'état de l'Union de 2017 devant le Parlement européen.
À cette occasion, le président Juncker a déclaré: «L'Autorité européenne du travail est la pierre angulaire de nos travaux visant à rendre les règles de l'UE en matière de droit du travail équitables, efficaces et applicables. Il n'est pas surprenant que l'Autorité, si grandement nécessaire, ait été instituée en un temps record. L'Autorité améliorera l'accès des travailleurs et des employeurs aux informations sur leurs droits et obligations et aidera les autorités nationales du travail dans leurs activités transfrontières. Cela bénéficiera directement aux millions d'Européens qui vivent ou travaillent dans un autre État membre, ainsi qu'aux millions d'entreprises qui exercent des activités transfrontières dans l'UE. Il s'agit d'une étape supplémentaire majeure sur la voie d'un marché du travail européen mieux intégré, fondé sur la confiance, des règles fiables et une coopération efficace. Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui — au Parlement, au Conseil et à la Commission — ont permis de faire de l'Autorité une réalité et j'adresse à celle-ci tous mes vœux de réussite.»
Le président Juncker assistera à l'inauguration à Bruxelles aux côtés du Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini, les États membres ayant choisi Bratislava comme siège de l'Autorité. Les vice-présidents de la Commission Valdis Dombrovskis et Maroš Šefčovič, la commissaire Marianne Thyssen et d'autres invités seront également présents.
Le vice-président Valdis Dombrovskis a déclaré quant à lui: «L'Autorité européenne du travail réunit les autorités nationales. Tant dans sa structure de gouvernance que dans ses activités courantes, l'Autorité facilitera la coopération entre les représentants des États membres, ainsi qu'entre les partenaires sociaux.» La commissaire Marianne Thyssen a ajouté: «L'Autorité du travail sera l'huile dans les rouages du marché intérieur. En son sein, les homologues des différentes autorités nationales seront appelés à travailler ensemble et à résoudre ensemble les problèmes. Les rouages de la mobilité de la main-d'œuvre tourneront d'autant plus facilement, au profit des millions de citoyens et d'entreprises européens qui exercent au quotidien leur droit à la libre circulation.»
Le conseil d'administration de l'Autorité est composé de représentants des États membres, de la Commission, des partenaires sociaux au niveau de l'Union, du Parlement européen, ainsi que d'observateurs de l'Islande, du Liechtenstein, de la Norvège, de la Suisse et d'autres agences de l'UE dans le domaine de l'emploi et des affaires sociales. Le 17 octobre, ils se réuniront pour la première fois afin d'adopter les décisions nécessaires à l'entrée en service de l'Autorité et d'échanger leurs points de vue sur le programme de travail initial.
Contexte
Près de 17,5 millions de citoyens européens vivent ou travaillent actuellement dans un autre État membre, soit deux fois plus qu'il y a dix ans. Parallèlement, des millions d'entreprises exercent leurs activités par-delà les frontières.
L'UE a élaboré un corpus législatif substantiel régissant les différents aspects de la mobilité, qui a été révisé et amélioré par la Commission Juncker ces dernières années. En particulier, l'UE a, à présent, révisé les règles relatives au détachement de travailleurs, consacrant le principe d'une rémunération identique pour un même travail au même endroit, et vise actuellement à parvenir à un accord final sur la révision proposée des règles relatives à la coordination des systèmes de sécurité sociale. Afin de faciliter l'application des règles, la Commission a proposé de créer une nouvelle Autorité destinée à renforcer la coopération et l'échange structurés entre les autorités nationales compétentes.
L'Autorité européenne du travail poursuivra les objectifs suivants:
  • faciliter l'accès des citoyens et des entreprises aux informations et aux services relatifs à leurs droits et obligations;
  • faciliter la coopération entre États membres en ce qui concerne le respect du droit de l'Union dans son champ de compétence, notamment en facilitant les inspections concertées et communes, ainsi qu'en luttant contre le travail non déclaré;
  • assurer une médiation et faciliter la recherche de solutions en cas de différends entre États membres.
Les activités de l'Autorité européenne du travail porteront sur les règles en matière de mobilité de la main-d'œuvre: la libre circulation et le détachement des travailleurs, la coordination de la sécurité sociale ainsi que la législation spécifique dans le secteur du transport routier.
Aucune nouvelle compétence ne sera créée à l'échelon de l'UE et les États membres resteront pleinement responsables du respect des règles en matière de travail et de sécurité sociale. La valeur ajoutée de l'Autorité réside dans le fait qu'elle permettra de faciliter la coopération entre États membres, d'alléger les structures existantes et de fournir un soutien opérationnel, afin de garantir une application plus efficace des règles. Elle bénéficiera ainsi aussi bien aux citoyens qu'aux entreprises et aux autorités nationales. Pour les autorités nationales en particulier, l'Autorité du travail améliorera la coopération en ce qui concerne la mobilité de la main-d'œuvre, en offrant une structure permanente au niveau de l'UE, fondée sur des agents de liaison nationaux détachés auprès d'elle par les États membres. L'Autorité permettra également la mise en commun de ressources pour les activités conjointes, telles que l'organisation d'inspections communes ou la formation commune du personnel national chargé de traiter les affaires transfrontières. 
À la suite du discours sur l'état de l'Union prononcé en 2017 par le président Juncker, la Commission a présenté sa proposition de règlement instituant l'Autorité en mars 2018. Le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord provisoire en février 2019, soit moins d'un an après la proposition initiale.
Le Parlement européen et le Conseil ont formellement adopté la proposition le 20 juin 2019. L'Autorité a entamé ses activités à Bruxelles et se dotera progressivement de ressources financières et humaines jusqu'à concurrence d'un budget annuel de 50 millions d'EUR et d'un personnel de 140 membres d'ici à 2024.
Le 13 juin, les États membres sont convenus qu'à terme, Bratislava devrait accueillir le siège de la nouvelle autorité.
Pour en savoir plus:
Bruxelles, le 16 octobre 2019

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@MorganeBravo 
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Thursday, September 19, 2019

Brexit :🇪🇺Discours de Juncker&Barnier.


Discours du Président Juncker et du Négociateur en chef de la Commission européenne Barnier sur le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne lors de la session plénière du Parlement européen


Discours du Président Juncker
"Bonjour, buongiorno, Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Je vous remercie de votre invitation. C'est toujours un plaisir pour moi de pouvoir m'adresser à vous – de parler devant le Parlement et de parler avec le Parlement.
Au cours des cinq dernières années, la Commission européenne a toujours pu compter sur la clairvoyance, la coopération et le soutien de votre Assemblée.
Cela vaut également pour le travail que nous avons accompli ensemble sur la question du retrait du Royaume-Uni. Et cette Assemblée reste ouverte et elle reste au travail.
Michel Barnier et moi-même, nous avons déjeuné, lundi, avec le Premier ministre Johnson.
Vous ne serez pas surpris d'apprendre que le Premier ministre nous a dit que le Royaume-Uni continue de vouloir un accord. Mais aussi, qu'en tout état de cause, il, le Royaume-Uni, quittera l'Union européenne le 31 octobre, avec ou sans accord. Nihil novum sub sole.
Cela veut dire que le risque d'un ‘no deal' reste très réel.
Ce sera peut-être le choix du gouvernement du Royaume-Uni. Mais ce ne sera jamais le choix de l'Union européenne.
C'est pourquoi je préfère me concentrer sur ce que nous pouvons faire pour parvenir à un accord. Accord que je crois toujours souhaitable et que je crois toujours possible.
Vous ne serez pas surpris non plus d'apprendre que la question principale est celle du filet de sécurité, le ‘backstop'. Tout le monde en a entendu parler, mais tout le monde ne se souvient pas des raisons pour lesquelles il a été agrée entre les 27 et le gouvernement du Royaume-Uni. Le filet de sécurité, le ‘backstop', est une solution opérationnelle à un problème pratique – le problème causé par le Brexit pour l'île d'Irlande. Problème d'ailleurs qui ne se poserait pas si le gouvernement du Royaume-Uni n'avait pas décidé de quitter l'Union européenne.
Le ‘backstop' vise trois objectifs : éviter une frontière physique sur l'île d'Irlande ; il vise à préserver l'intégrité du marché unique et, surtout, de la place de l'Irlande dans ce marché ; et le ‘backstop' vise à protéger la coopération Nord-Sud et « l'économie insulaire », ‘the all-island economy' – des éléments essentiels pour la paix et la stabilité en Irlande consacrés dans l'Accord du Vendredi Saint.
J'ai dit au Premier ministre Johnson que je ne nourris aucun attachement émotionnel à l'égard du filet de sécurité. Mais j'ai clairement indiqué que je reste profondément attaché aux objectifs qu'il sert.
C'est pourquoi j'ai invité le Premier ministre britannique à faire des propositions concrètes, opérationnelles et par écrit sur les voies alternatives qui nous permettraient d'atteindre ces objectifs. Tant que de telles propositions ne seront pas présentées, je ne pourrais pas vous dire, en vous regardant droit dans les yeux, que de réels progrès ont été réalisés.
Mais ce que je peux dire, prenant le contrepied de beaucoup d'articles notamment dans la presse britannique – je peux vous dire que les entretiens que nous avons eu furent amicaux, constructifs et en partie positifs.
La Commission, elle est prête à travailler tous les jours, du matin au soir pour trouver des solutions aux niveaux technique et politique. Je ne suis pas sûr que nous réussirons. Il nous reste très peu de temps. Mais je suis sûr que nous devons essayer.
J'ai demandé au Premier ministre britannique de préciser les arrangements alternatifs qu'il pourrait envisager et j'ai proposé, comment dire, de politiser – au sens noble du terme – les négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, en chargeant mon ami Michel Barnier et le Premier ministre britannique et le ministre compétent pour le Brexit de prendre en main eux-mêmes les négociations pour qu'elles ne restent pas à un seul niveau technique.
En juillet 2016, les 27 ont convenu que ce serait une erreur de concentrer toute notre énergie sur le Brexit. Nous nous sommes mis d'accord pour forger une Union plus forte à 27, en nous concentrant sur les moyens d'améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens.
Deux mois plus tard, j'ai pris la parole devant ce Parlement pour prononcer mon discours sur l'état de l'Union et présenter mes idées et propositions pour l'avenir. Ce discours – chose exceptionnelle – a été salué par tous les dirigeants de l'Union européenne réunis à Bratislava et a inspiré le Programme des dirigeants.
We – that means the 27 members of the European Union – have spent two and a half years negotiating with the UK, looking for ways to organise our divorce. During this time, the European Union has shown great unity of purpose, great solidarity with the Member States most affected. This unity is our most precious resource and our greatest asset. It will continue to guide me over the next weeks and I am sure it will continue to guide this House also in the future.
Thank you for listening.
.
Speech by Chief Negotiator Barnier (English translation)
Thank you, Mr. President, Members of Parliament,
Complementing what President Juncker has just said, I would like to come back to the two key points of our current discussions with the British government: the question of Ireland and Northern Ireland, and the question of our future relationship – which is at least as important because we will have to rebuild a partnership with the United Kingdom, which will remain a great country that is a friend, ally and neighbour.
The crucial demand of Mr. Johnson's government is to remove the backstop, or at least to replace it.
As you know, the United Kingdom and the European Union agreed in November 2018, almost a year ago at this stage, on the backstop. It was agreed by 28 Heads of State or Government and was strongly supported by your Parliament.
Why is this so fundamental for us all?
It is simply because it is in Ireland where Brexit creates the most problems. It is in Ireland that Brexit creates the most risks.
It is the only place where the United Kingdom has a land border with the European Union. And there is a specific political situation there, linked to an often tragic history, and a specific political situation settled by the Good Friday Agreement, of which the United Kingdom and Ireland are co-guarantors.
Our insistence on this point is not based on ideology; it never was. It is totally pragmatic. The backstop is about a safety net, aninsurance policy that allows us to preserve the following three demands in all circumstances:
  • We do not want a return to a hard border on the island of Ireland. We want to protect the Good Friday Agreement in all its dimensions.
  • We must preserve the integrity of the Single Market.
  • We want to maintain the “all-island economy” and North-South cooperation, as provided for in the Good Friday Agreement. The mapping exercise which we carried out with the British authorities shows how much this North-South cooperation has relied on European law and supported by European policies and the European budget since the beginning.
The new British government has explained to us – again on Monday in Luxembourg – the parts of the backstop that it does not like.
It is not good enough to explain why the backstop needs to be removed.
We need legally operational solutions in the Withdrawal Agreement to reply precisely to each of these problems and to prevent the risks that Brexit creates. We agreed on these objectives with Theresa May's government.
To give a concrete example : any live animal, or any food product, that enters Northern Ireland coming from Great Britain enters immediately and mechanically, not only Ireland but also the Polish, Luxembourgish, German or Danish market and we need to control this to protect our consumers, protect food safety and to prevent any animal health risks. And this is also in the interest of consumers and people in Northern Ireland, as well as consumers in the rest of the United Kingdom.
Behind the word ‘backstop', there are therefore very concrete guarantees, which we need, and which people on the island of Ireland need:
  • For peace and stability ;
  • For daily and economic life on the island ;
  • And naturally, for consumer health in the 27, product safety, the protection of national budgets, which requires controls at the external borders of our Single Market.
We have also heard the questions and remarks made by the British Prime Minister on the democratic, or non-democratic, character of the backstop.
It is obviously for the British government itself – who will sign the Withdrawal Agreement on behalf of the whole United Kingdom – to ensure that it has the support of the Northern Irish institutions.
We have also already provided for a number of provisions in the Withdrawal Agreement, notably on the involvement of these institutions and different committees in the implementation of the backstop, if it were to ever be used.
On all these questions, I repeat what President Juncker has said that we remain available to listen to any British proposal, and to work day and night, as long as these proposals can provide some progress.
The other key subject at this stage is our common ambition for our future relationship and for our strategic partnershipwhich we must build, or rebuild, with the United Kingdom after Brexit.
The Political Declaration that we agreed with the United Kingdom last November opens the possibility for a wide-ranging partnership, in economic affairs, sectoral cooperation, police and judicial cooperation, and cooperation in defence and foreign affairs.
On the economic side of things, this partnership has as a starting point a free trade agreement but it leaves the door open to a more ambitious partnership, if there is common willpower to do so. We are willing to be as ambitious as possible, for example through a customs union.
This economic relationship must obviously be accompanied by level playing field guarantees.
There again, ladies and gentlemen, Members of Parliament, behind the technical expression “level playing field”, there are human, social and territorial realities. The United Kingdom needs to make a societal choice as to the necessary balance between the right level of regulation and the market place.
The current British government is rowing back on the commitments made by Theresa May when it comes to level playing field guarantees.
An ambitious economic partnership with a big, important and close country like the United Kingdom, which carries out half of its trade with us, requires a common set of rules.
The level of ambition of a future free trade agreement – which we will have to negotiate and conclude with the United Kingdom in any event – will clearly depend on the social, environment, competition and state aid guarantees that we put down together on paper.
Members of Parliament,
I have spoken to you about the two subjects that we are currently discussing with Boris Johnson's government.
Having said that, do not lose sight of the big picture.
I would like to simply recall that since the beginning, we wanted the United Kingdom to withdraw in an orderly manner.This is much better than a ‘no-deal' scenario, of which nobody should underestimate its consequences.
  • We want this agreement to protect the rights of the 4.5 million European citizens in the United Kingdom and British citizens in the 27 Member States.
  • We want to secure the future of beneficiaries of EU funds. That is why we agreed to decide with the United Kingdom that whatever is decided at 28 should also be paid at 28, right until the end.
  • We want to guarantee peace and stability in Ireland.
  • And at the end of the road, we want to create the necessary conditions of trust so that we can build our future relationship, as outlined in the Political Declaration.
If the United Kingdom leaves without a deal, these questions do not go away. We will need to solve them in any event ahead of our future partnership with the United Kingdom.
The consequences of Brexit are not theoretical.
They are human, social, financial, budgetary, legal and technical. These consequences are considerable, as your Parliament has always underlined, and recalls once again in your resolution.
More than three years since the UK referendum, we can no longer only appear to be negotiating. It is our responsibility to follow this process with sincerity and determination.
We will continue to do so in permanent concertation with all concerned, in full transparency, with the 27 governments on whose behalf we negotiate, and with your Brexit Steering Group, and with all groups and committees of this Parliament.
That will remain our attitude in this extraordinary and complex negotiation.
Thank you.
.
Discours du Négociateur en chef Barnier (en français, comme prononcé)
Merci, Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
En complément de ce que vient de dire le Président Juncker, je voudrais revenir sur les deux points clefs de nos discussions actuelles avec les Britanniques : la question de l'Irlande et de l'Irlande du Nord, et celle de la relation future, qui est au moins aussi importante puisqu'il faudra reconstruire, d'une autre manière, un partenariat avec ce grand pays ami, allié et voisin que restera le Royaume-Uni.
La demande fondamentale du gouvernement de M. Johnson est la suppression du backstop, ou à tout le moins son remplacement.
Vous le savez, le Royaume-Uni et l'Union européenne se sont mis d'accord en novembre 2018, il y a presque un an de cela, sur ce backstop ; il a été agréé par les 28 chefs d'Etat et de gouvernement, et a reçu l'appui très fort de votre Parlement.
Pourquoi ce sujet est-il aussi fondamental pour nous tous ?
Simplement, et gravement, parce que c'est en Irlande que le Brexit crée le plus de problèmes, c'est en Irlande que le Brexit comporte le plus de risques.
C'est le seul endroit où le Royaume-Uni a une frontière terrestre avec l'Union européenne. Et il existe une situation politique spécifique, liée à une histoire souvent tragique, situation spécifique aujourd'hui avec le Good Friday Agreement dont le Royaume-Uni et l'Irlande sont les garants.
La raison de notre insistance sur ce point n'est pas idéologique, elle ne l'a jamais été. Elle est totalement pragmatique. Il s'agit, à travers le backstop, d'avoir un filet de sécurité, une sorte d'assurance qui nous permette de préserver en toute circonstance trois exigences :
  • Nous ne voulons pas du retour d'une frontière physique sur l'île d'Irlande. Nous voulons protéger le Good Friday Agreement dans toutes ses dimensions.
  • Nous devons préserver l'intégrité du marché unique.
  • Nous voulons maintenir la « all-island economy » et la coopération Nord-Sud prévues dans le Good Friday Agreement. Notre exercice de mapping fait avec les autorités britanniques montre d'ailleurs combien cette coopération Nord-Sud est encadrée par le droit, soutenue par les politiques et par les budgets européens depuis le début.
Le nouveau gouvernement du Royaume-Uni nous a donc, et encore ce lundi à Luxembourg, expliqué les dispositions du backstop qu'il n'aime pas.
Cela ne suffit pas de nous expliquer pourquoi il faudrait supprimer le backstop.
Nous avons besoin de solutions juridiquement opérationnelles dans l'accord de retrait, pour répondre précisément à chacun des problèmes, pour prévenir chacun des risques que crée le Brexit. Et c'est sur ces objectifs que nous nous étions mis d'accord avec le gouvernement de Theresa May.
Juste un exemple concret : tout animal vivant, tout aliment qui entre en Irlande du Nord en provenance de Grande-Bretagne entre non seulement en Irlande mais aussi sur le marché polonais, luxembourgeois, allemand ou danois, mécaniquement, immédiatement, et nous devons exercer un contrôle pour protéger les consommateurs, préserver la sécurité alimentaire, prévenir tout risque de maladie animale. Et c'est l'intérêt aussi des citoyens et des consommateurs d'Irlande du Nord, aussi bien que des consommateurs du reste du Royaume-Uni.
Derrière ce mot de backstop, il y a donc des garanties très concrètes, dont nous avons besoin, et dont tous les citoyens sur l'île d'Irlande ont besoin :
  • Pour la paix et la stabilité ;
  • Pour la vie et la relation économique quotidiennes sur l'île ;
  • Et naturellement, pour la santé des consommateurs des 27, la sécurité des produits, la protection des budgets nationaux, ce qui exige d'avoir des contrôles aux limites extérieures de notre marché intérieur.
Nous entendons aussi les questions et remarques du Premier ministre britannique sur le caractère démocratique, ou non-démocratique, du backstop. 
C'est évidemment au gouvernement britannique lui-même de s'assurer du soutien des institutions nord-irlandaises sur l'accord de retrait qu'il signerait au nom de tout le Royaume-Uni.
Nous avons déjà prévu plusieurs dispositions dans l'accord de retrait, notamment sur l'implication de ces institutions et des différents comités dans la mise en œuvre du backstop si un jour il devait être activé.
Sur cette question comme sur les autres, je redis après le Président Juncker que nous restons disponibles pour écouter toute proposition britannique, y travailler jour et nuit, dès l'instant où cette proposition apporterait des progrès.
L'autre sujet clef à ce stade est celui de notre ambition commune pour la future relation et de ce partenariat stratégique que nous devons construire ou reconstruire avec le Royaume-Uni après le Brexit.
La déclaration politique agréée avec le Royaume-Uni en novembre dernier ouvre la voie à un partenariat très large, en matière de coopération économique, de coopérations sectorielles, de coopération judiciaire et policière, de coopération en matière de défense et de politique étrangère.
Dans son volet économique, ce partenariat prend comme point de départ un accord de libre-échange, mais il laisse ouverte la possibilité de davantage d'ambition, s'il y a une volonté commune, et nous avons cette volonté d'être le plus ambitieux possible, par exemple à travers une union douanière.
Cette relation économique doit évidemment être accompagnée par des garanties de level playing field.
Là aussi, Mesdames et Messieurs les députés, derrière une expression technique, « level playing field », il y a des réalités humaines, sociales, territoriales. Et un choix de société que le Royaume-Uni devra faire sur l'équilibre nécessaire entre le bon niveau de régulation et le marché économique.
Or, le gouvernement britannique actuel souhaite revenir sur les engagements pris par Theresa May dans ce domaine du level playing field.
Avec un grand pays si proche, important, comme le Royaume-Uni, qui réalise la moitié de son commerce avec nous, un partenariat économique ambitieux exige un socle de règles du jeu communes.
Dès lors, le niveau d'ambition d'un futur accord de libre-échange que nous devrons négocier en toutes hypothèses et conclure avec le Royaume-Uni dépendra clairement des garanties que nous aurons ensemble, mis sur le papier en matière sociale, environnementale, de concurrence ou d'aide d'Etat.
Mesdames et Messieurs les députés,
Je vous ai parlé des deux sujets qui sont actuellement en discussion avec le gouvernement de Boris Johnson.
Cela dit, ne perdons pas la vue d'ensemble.
Je veux rappeler simplement pourquoi nous avons voulu depuis le départ un retrait ordonné du Royaume-Uni, qui vaut beaucoup mieux qu'un no deal, dont je recommande que chacun ne sous-estime pas les conséquences.
  • Nous voulons cet accord pour protéger les droits des 4,5 millions de citoyens européens au Royaume-Uni et de Britanniques dans les 27 Etats membres.
  • Nous voulons sécuriser l'avenir pour tous les porteurs de projets qui bénéficient de fonds européens, sur les territoires. Voilà pourquoi nous avons décidé avec le Royaume-Uni que tout ce qui a été décidé à 28 soit bien payé, jusqu'au bout, à 28.
  • Nous voulons garantir la paix et la stabilité en Irlande.
  • Et au bout de la route, nous voulons créer les conditions de confiance nécessaires pour bâtir notre relation future, telle qu'esquissée dans la déclaration politique.
Si le Royaume-Uni sort sans accord, toutes ces questions ne disparaîtront pas. Nous devrons les régler en toute hypothèse, préalablement à un futur partenariat avec le Royaume-Uni.
Les conséquences du Brexit ne sont pas théoriques.
Elles sont humaines et sociales, financières et budgétaires, juridiques et techniques. Elles sont considérables, comme votre Parlement l'a toujours souligné, et le rappelle à nouveau dans votre résolution.
Plus de trois ans après le referendum britannique, il ne s'agit certainement pas de faire semblant de négocier.
Il est de notre responsabilité de poursuivre ce processus avec sincérité et détermination.
Nous continuerons de le faire en concertation permanente, en toute transparence avec les 27 gouvernements au nom duquel nous négocions, avec votre Brexit steering group, et avec l'ensemble des groupes et des commissions de votre Parlement
Cela sera toujours notre attitude dans cette extraordinaire et complexe négociation.
Je vous remercie."
Strasbourg, le 18 septembre 2019

@MorganeBravo 
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