*TRAITÉ DE ROME*

Il est important de se rappeler d'où nous venons. Après les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Rome fut un accord clé entre six pays qui a lié leur destinée via la Communauté économique européenne. À l'occasion du 60ème anniversaire de sa signature, nous revenons sur la manière dont le traité a posé les bases de l'Europe et de sa réalisation, défendues par le Parlement européen.

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!
🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*
*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une » 🕊 May the force be with you! Que la force soit avec vous!

jeudi, mai 07, 2009

*Dans les airs aux frais du peuple, par Jean-Pierre Langellier*

***Les parlementaires brésiliens passent beaucoup de temps dans les airs. C'est un impératif géographique. Dans un pays grand comme seize fois la France, ils prennent souvent l'avion entre Brasilia et leur circonscription.

Mais il y a voyage et voyage, comme il y a devoir et plaisir. Ce que les députés et sénateurs aiment par-dessus tout, ce sont les excursions au long cours, de préférence vers l'Europe ou les Etats-Unis.

En attirant l'attention il y a quelques semaines sur le goût prononcé des élus du peuple pour les escapades lointaines, un site Internet a déclenché un scandale qui tarde à s'apaiser. Pour une raison toute simple : ces agréables périples ont été accomplis grâce à l'argent public.

Soyons précis. En vingt-deux mois - de janvier 2007 à octobre 2008 -, 1 881 billets internationaux ont été émis au profit de 261 des 513 députés. Destinations favorites : Miami, Paris, New York, Londres, Madrid, Buenos Aires, et Bariloche, célèbre station de ski argentine. Le président de la Chambre lui-même, Michel Temer, s'est rendu en France avec sa femme aux frais de la princesse.

En allant savourer les joies du tourisme loin de leur pays, à la santé du contribuable brésilien, les parlementaires ne font rien d'illégal, et c'est bien là le noeud du scandale. Car tout député ou sénateur dispose chaque mois pour ses billets d'avion d'une somme pouvant aller jusqu'à 8 000 dollars, et qu'il utilise à sa guise. Coût annuel pour le Congrès : 35 millions de dollars.

Faute de pouvoir, ou de vouloir, dépenser eux-mêmes leur quota, qui est cumulable, les parlementaires se retrouvent vite à la tête d'un stock de billets dont ils font généreusement profiter, sans violer aucun texte, conjoints, parents, enfants, amis et maîtresses.

L'affaire a pris de l'ampleur lorsqu'un jeune député, familier des pages people, a avoué avoir "invité", à Miami et au carnaval de Natal, son amoureuse de l'époque et ancienne compagne du défunt pilote de F1 Ayrton Senna, la présentatrice de télévision Adriane Galisteu, en compagnie de la mère de celle-ci, et de quelques mannequins. D'autres ont fait mieux. Le plus prodigue a financé 40 voyages sur son quota. Le plus convivial a alloué 77 billets aux joueurs du club de football Ceara Sporting, dont il était le président. La veuve d'un sénateur a obtenu 50 000 dollars, somme équivalente à la valeur des billets non utilisés par son mari disparu. Un député connu, Fernando Gabeira, d'ordinaire professeur de vertu, et qui faillit être élu maire de Rio en octobre 2008, a reconnu avoir offert à sa fille un voyage vers Hawaï.

Les largesses de l'Etat envers les élus ont parfois alimenté un véritable marché parallèle dans certaines agences de voyage de Brasilia. De l'aveu même des autorités législatives, 18 députés sont soupçonnés d'avoir revendu leur quota de billets à des professionnels du tourisme, une pratique évidemment illégale.

Loin de battre leur coulpe, la majorité des parlementaires estiment avoir seulement bénéficié d'un système bienveillant, en place depuis quarante ans. Les députés de base, qu'on appelle au Brésil "le bas clergé", invoquent pour leur défense, avec une superbe mauvaise foi, des arguments-massues, comme la sauvegarde de la paix conjugale.

L'un dit : "Je suis du Pernambouc (dans le Nordeste). Vous voudriez que ma femme reste là-bas quand je suis à Brasilia. Vous voulez nous séparer !" Un autre ajoute : "La famille, c'est sacré. Les anniversaires, on doit les célébrer ensemble." Un troisième renchérit : "Bientôt, on va nous demander de nous déplacer à dos d'âne, d'habiter dans une masure et de confier notre courrier à des pigeons voyageurs." En vérité, les élus accumulent les privilèges. Outre un honorable salaire (5 000 euros sur quinze mois pour deux jours et demi de présence par semaine), tous leurs frais sont pris en charge par le Congrès : logement de fonction, restauration, secrétariat, voiture avec chauffeur, soins médicaux. Il suffit d'avoir été sénateur six mois pour être soigné gratuitement à vie. Selon un calcul de la revue Epoca, un parlementaire gagne par an au Brésil l'équivalent de 532 salaires minimums, contre "seulement" 112 pour un congressiste américain.

Dans un pays où quatre habitants sur cinq n'ont jamais mis les pieds dans un avion, la "nouba des voyages", comme l'a baptisée la presse, est un cas d'école sur les rapports entre politique et éthique. Elle rappelle que la confusion entre bien public et intérêts privés et ses corollaires - la corruption, le népotisme, le clientélisme - restent ancrés dans la culture nationale. L'absence de transparence et la faiblesse des contrôles permettent aux hommes publics de maintenir leurs privilèges de caste. En l'espèce, le Parlement a réduit de 20 % les quotas d'avion et les a réservés désormais aux parlementaires et à leurs épouses et descendants.

Le plus surprenant, dans cette affaire, aura été la complaisance envers les élus manifestée par le président Luiz Inacio Lula da Silva. Manquant l'occasion de rappeler la classe politique à ses devoirs moraux, Lula a jugé que "ce n'était pas un crime" pour un député de "donner des billets d'avion". Et il a reproché aux journalistes "d'avoir présenté comme une nouveauté quelque chose de plus ancien que la découverte du Brésil".

Jean-Pierre Langellier
Le Monde
06.05.09

mercredi, mai 06, 2009

*«Quand l’Europe veut, l’Europe peut !»*

***Discours de Nicolas Sarkozy sur la construction européenne.

*** De nouveaux amis à l'Est : UE***


***L'UE veut améliorer ses relations avec six anciennes républiques soviétiques. Le "partenariat oriental" doit encourager des réformes démocratiques et économiques en Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Moldavie, Ukraine et Biélorussie. La presse européenne attend avec scepticisme le sommet de création de ce partenariat jeudi à Prague.

Neue Zürcher Zeitung - Suisse
Le projet de partenariat oriental recèle des risques pour Bruxelles, écrit le quotidien Neue Zürcher Zeitung : "Le contact avec le président biélorusse [Alexandre] Loukachenko est particulièrement problématique pour l'Europe, ainsi que, dans une moindre mesure, celui avec le président moldave [Vladimir] Voronine. Loukachenko oscille depuis des mois, sur le fil du rasoir, entre l'Est et l'Ouest. Il sait bien qu'il lui faudrait introduire une démocratisation importante pour parvenir à une réelle amélioration des relations avec l'UE. Il semble pourtant se demander, du moins pour l'instant, si un petit ravalement de façade ne pourrait pas permettre d'apporter quelques avantages économiques. Il ne veut pas annoncer clairement la couleur pour ne pas perdre les faveurs du Kremlin. Mais il avance aussi de façon stratégique à l'Est ; il a jusqu'à présent refusé d'adopter une position claire concernant la reconnaissance attendue par Moscou de l'Ossétie-du-Sud et de l'Abkhazie en tant qu'Etats indépendants." (05.05.2009)

Lidové noviny - République tchèque
Le sommet de l'UE pour la création du partenariat oriental prévu jeudi devait être en principe un grand moment de la présidence tchèque de l'UE. Il a cependant déjà perdu de sa superbe, déplore le quotidien conservateur Lidové Noviny : "Les fautifs sont ceux qui ont fait chuter le gouvernement du Premier ministre Topolánek fin mars et ont ainsi privé les représentants tchèques de leur chance de négocier quelque chose dans les semaines précédant ce sommet. La République tchèque a donc été ramenée au rang de simple organisateur, faisant office de service de restauration en charge des rafraîchissements. … A l'exception de la chancelière allemande Angela Merkel et du Premier ministre italien Silvio Berlusconi, aucun des grands ne se rendra à Prague. Le Premier ministre britannique Gordon Brown et d'autres ne voient aucune raison de venir car l'ère Topolánek se termine le lendemain. Personne ne connaît le Premier ministre provisoire Jan Fischer et ne veut être vu en compagnie du président Václav Klaus." (06.05.2009)

Dziennik - Pologne
Dans le quotidien Dziennik, Piotr Gursztyn critique le partenariat oriental et estime que l'Ouest ne s'intéresse plus à la position de la Pologne. Il serait seulement question du gaz russe : "Quel pauvre partenariat pour l'Est ! Il faudrait le proscrire. Tout le monde en parle certes en des termes positifs. Mais la liste de ceux qui ne participent pas au sommet européen de Prague montre qu'ils sont de moins en moins nombreux à vouloir le sauver. C'est probablement la raison principale pour laquelle [le président polonais] Lech Kaczynski n'a pas fait le déplacement. Le Premier ministre polonais ne se montrera pas non plus. … Bien sûr, on pourrait dire qu'il n'y est pas allé pour ne pas rencontrer le président. … Les pays de la partie occidentale du continent ne s'intéressent absolument plus à notre opinion. Et cela juste pour pouvoir acheter du gaz aux Russes."
(06.05.2009)

Financial Times Deutschland - Allemagne
D'après le quotidien progressiste Financial Times Deutschland, si le partenariat oriental doit réussir, l'UE doit se libérer d'un mensonge, à savoir qu'en Europe il n'est aucunement question de zones d'influence : "L'UE élargit évidemment sa 'zone d'influence' de cette manière même si les diplomates de Bruxelles préfèrent éviter de mentionner ce concept. Il est dans l'intérêt propre à la communauté d'avoir à ses frontières des voisins qui ont des valeurs et des normes semblables. Les démocraties ne semblent pas uniquement plus sympathiques. A long terme, elles sont les parties contractantes les plus fiables. Elles représentent un risque militaire moindre et elles sont plus attirantes pour les investisseurs. Celui qui évite le mot de zone d'influence le fait avant tout pour ne pas irriter la Russie. Toutefois ce serait une grande erreur de laisser Moscou dicter à l'UE quelle genre de relations elle doit entretenir avec ses pays voisins."
(06.05.2009)

Eurotopics

mardi, mai 05, 2009

*Elections européennes : pas de femmes têtes de listes...*


***Le journal en ligne Žurnal24 critique l'absence des femmes en tête des listes électorales des partis slovènes alors qu'on ne cesse de parler de la parité homme-femme : "Les femmes doivent-elles rester à la maison ? Tout le monde parle toujours de la parité homme-femme.

Le 8 mars [Journée internationale des droits de la femme], le président de la République de Slovénie l'a même présentée comme un thème important.

Mais on ne trouve aucune femme parmi les candidats en tête des listes des élections européennes. Pas même de nouveaux visages. Par leur choix, les partis veulent avant tout reconduire des noms célèbres dans la vie politique.

Des personnes qui ont été par le passé ministres ou ont occupé d'autres postes importants. Comme c'est ennuyeux. Electeurs, prenez les choses en main.

Pensez au 7 juin, rendez-vous aux urnes et votez ! Votez pour des femmes, des jeunes, des gens qui vous plaisent ! J'ai bien peur sinon que la Slovénie n'ait pas de députées au Parlement européen ces cinq prochaines années."
(05.05.2009)

Žurnal24 online - Slovénie

Article intégral slovène :
http://www.zurnal24.si/cms/home/index.html

Eurotopics


***ET EN FRANCE? : femmes têtes de listes...? vraiment de nouveaux visages...?
les partis veulent avant tout reconduire des noms célèbres (épouse de...) dans la vie politique..?***

Bien à vous,

Morgane BRAVO
http://www.facebook.com/pages/Morgane-BRAVO/42491554804

***L'Europe en déficit...***


***La crise économique et financière frappe l'Europe plus fortement que ce que l'on pensait jusqu'à présent. D'après les dernières prévisions conjoncturelles de la Commission européenne, le déficit public de la plupart des pays de l'UE devrait dépasser cette année et l'année prochaine la valeur de référence de trois pour cent du produit intérieur brut (PIB) fixée par les critères de Maastricht.

La presse européenne :

Gazeta Wyborcza - Pologne
Dans le quotidien progressiste Gazeta Wyborcza, Agata Nowakowska critique les nouvelles prévisions de croissance de l'UE pour la Pologne et les qualifie de fausses :"La Commission européenne nous a accablés avec ses nouvelles prévisions. Elle n'a pas tenu compte du fait que les gens ont les nerfs à vif avec la crise et que les mauvaises nouvelles doivent être divulguées de manière habile et mesurée. En janvier, la Commission estimait encore que la Pologne devrait être en tête avec une croissance de 2 pour cent du PIB. Depuis hier, Bruxelles fait planer au-dessus de nous le spectre de la récession …, avec un recul prévu de 1,4 pour cent. … [Le ministre des Finances polonais Jacek Rostowski] a indiqué que la Commission s'était trompée. … En effet, il semble bien que les Polonais ne se conduisent pas comme le reste de l'Europe. L'Allemand apeuré ne part plus en vacances, le Français échange son cognac pour du vin bon marché tandis que le Polonais se rue dans les magasins. De plus, le gouvernement polonais investit énormément … . Le ministre [des Finances Jan] Rostowski parle constamment d'un faible déficit du budget de 18,2 milliards zlotys [environ 4 milliards d'euros], de l'Euro 2012 de football et même d'une croissance du PIB d'un pour cent."
(05.05.2009)

The Times - Royaume-Uni
Face à la récession en Europe, le quotidien The Times demande une nouvelle baisse du taux directeur européen : "La Banque centrale européenne (BCE) a au départ réagi promptement à la crise du crédit. Mais elle s'est depuis révélée lente et bornée quand il s'agissait de faciliter les conditions monétaires. … Son inactivité menace l'existence de millions de personnes en Europe. … Cette approche n'a pas marché. La production dans la zone euro s'effondre encore plus rapidement qu'en Grande-Bretagne. L'économie allemande va diminuer de plus de cinq pour cent cette année. L'Irlande est confrontée à un recul presque deux fois plus important. Le moyen le plus direct pour relancer la demande est de prendre des mesures monétaires. Mais les politiques européens sont réticents à les entreprendre. … Il y a des préoccupations justifiées concernant le niveau de la dette publique. Mais tarder à assouplir la politique monétaire ne fera qu'accroître la douleur. Un changement de rythme, si ce n'est de direction, s'impose."
(05.05.2009)

Corriere del Ticino - Suisse
Le Corriere del Ticino tempère tout optimisme que l'on pourrait déduire de l'expertise de printemps de la Commission européenne : "Depuis le sommet du G20 de Londres en avril, on sait qu'il existe une entente tacite entre les grands pour faire tout ce qui est possible ou impossible pour éviter la faillite des grands groupes bancaires … et empêcher les crises financières dans les différents pays. … Cet accord, ainsi que les plans de soutien et la politique monétaire extrêmement expansive des banques centrales … , ont suggéré que l'on … avait dépassé la dépression. Ce sont en premier lieu les marchés financiers et surtout les bourses qui ont réagi à ce changement de tendance, les actions étant de nouveau à la hausse depuis des semaines. … Mais une tout autre réalité menace : l'économie mondiale continue de s'enfoncer, … en raison notamment des interventions des Etats et des banques centrales. Le réel état de santé des banques ne s'est aucunement amélioré. … Ce que nous voyons en réalité, ce ne sont que les répercussions assez limitées des interventions interminables et coûteuses de ces derniers mois. … Ces interventions n'ont pas encore créé les prémisses d'une reprise saine (et non-assistée)." (05.05.2009)

Diena - Lettonie
Malgré des premiers signes de reprise économique, le quotidien Diena considère toujours l'instabilité du système financier comme un problème de premier ordre : "Aux Etats-Unis, les banques ont déjà amorti la moitié de leurs pertes. En Europe elles en sont seulement au cinquième, et une telle étape équivaut à la liquidation du capital. Mais pour que les banques puissent continuer à accorder des crédits, il est nécessaire d'effectuer d'énormes investissements de financement. Les Etats-Unis ont déjà fait le premier pas pour remettre en ordre les bilans des banques. Et cette semaine, le gouvernement présente aux 19 grandes banques les résultats du test appelé 'test stress' qui montre de quel capital un institut bancaire a besoin pour pouvoir se remettre à fonctionner complètement. Il n'est pas sûr que les critères soient suffisamment stricts pour regagner la confiance des investisseurs. Mais en Europe, on est loin d'avoir fait assez pour redresser le système bancaire."
(05.05.2009)

Eurotopics

lundi, mai 04, 2009

*** Vu de l'étranger, un homme "dynamique" et "agité"...***


***A Washington. Après avoir été "Sarko l'Américain", Nicolas Sarkozy ne soulève plus d'enthousiasme aux Etats-Unis. Une affaire de style, de tempérament. L'éditorialiste Jim Hoagland, de l'International Herard Tribune, l'a dit "intéressant", mais aussi "brutal" et d'un activisme "irritant". Le retour de la France dans les structures intégrées de l'OTAN a été bien accueilli à Washington, mais la liste des sujets de divergence s'est allongée. Après avoir espéré obtenir des renforts en Afghanistan, l'administration Obama s'est résignée à attendre un moment plus favorable.

A Londres. Les menaces de quitter le sommet du G20 faute de résultats ont fortement écorné le capital de sympathie du chef de l'Etat français, dont l'élection avait été applaudie outre-Manche. Rarement les relations franco-britanniques avaient été aussi euphoriques. En attestaient le triomphe de la visite d'Etat à Londres, en mars 2008, l'identité de vues sur l'énergie, le changement climatique, l'immigration, la défense et le soutien du Royaume-Uni à la présidence de l'Union européenne au deuxième semestre 2008. Le krach et le G20 ont changé la donne.

A Berlin. "Trop souvent, l'action passe avant la réflexion. On aurait pu atteindre des résultats avec un peu moins d'agitation", commente-t-on à Berlin à propos de M. Sarkozy. L'Allemagne a été heurtée par sa façon de tenter d'imposer aux forceps un gouvernement économique de la zone euro, concept mal vu outre-Rhin. Dans l'entourage d'Angela Merkel, on sait que "le couple franco-allemand n'est pas une affaire de coeur pour M. Sarkozy", mais on apprécie que le président recommence à s'adresser à l'Allemagne comme à un partenaire, sinon privilégié, du moins indispensable en Europe.

A Jérusalem. Les autorités israéliennes, qui considéraient Jacques Chirac comme pro-arabe, attendaient avec impatience l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Le président français a beaucoup oeuvré pour favoriser le renforcement des liens entre l'Union européenne et l'Etat juif au cours de la présidence française de l'UE. Il a été l'artisan de l'intégration d'Israël dans l'Union pour la Méditerranée et est intervenu - en vain - pour tenter d'arrêter les combats lors de la guerre de Gaza, fin 2008, avec l'aide de l'Egypte.

A Moscou. En octobre 2007, lors de la première visite à Moscou de Nicolas Sarkozy, la presse russe, amusée par ses mimiques et sa façon de tutoyer Vladimir Poutine, avait mis en avant son "pragmatisme". La Russie constatait avec soulagement que l'amitié franco-russe ne s'était pas arrêtée avec le départ de Jacques Chirac. Le rôle de médiateur de M. Sarkozy dans le conflit russo-géorgien d'août 2008, au moment où la France présidait l'Union européenne, a confirmé cette perception.

A Bruxelles. Les partenaires européens de M. Sarkozy ont d'abord salué la façon dont la France a ratifié le traité de Lisbonne, après le rejet du projet de Constitution par référendum, au printemps 2005. Certains projets chers au président français, comme l'Union pour la Méditerranée, ont suscité d'énormes tensions avec les capitales européennes, avant d'être recadrés sous leur pression. Début 2009, il a suffi de quelques déclarations maladroites du locataire de l'Elysée au sujet du plan d'aide à l'automobile pour que la France soit montrée du doigt par ses voisins en matière de protectionnisme.

Au Benelux. A La Haye, où la méfiance à l'égard des dirigeants français est traditionnelle, l'action de Nicolas Sarkozy est apparue comme une sorte de divine surprise. Son libéralisme affiché, ses ardeurs réformatrices, son engagement européen couplé à de nombreuses réserves - notamment sur l'élargissement - ont plu.

Au Luxembourg, le ton est différent. Complice de Jacques Chirac, le premier ministre, Jean-Claude Juncker, n'a pas rencontré la même écoute chez M. Sarkozy. Et l'inscription, à un moment, du Grand Duché sur la liste des paradis fiscaux, à l'instigation de la France et de l'Allemagne, se souviennent les Luxembourgeois, a achevé de détruire le capital de sympathie dont jouissait l'hôte de l'Elysée.

En Belgique, derrière la sympathie de façade affichée à l'égard de la France, les critiques sur "l'agitation" du président sont nombreuses. Mais le Royaume a apprécié le dynamisme impulsé par M. Sarkozy à la présidence européenne de l'Union. "On n'avait plus vu cela depuis le Belge Guy Verhofstadt", commente un diplomate.

De nos correspondants
Le Monde
Article paru dans l'édition du 05.05.09.

***Elections européennes : le Parlement s'éloigne de la communauté...***



***La Presse européenne du 04/05/2009 :

Süddeutsche Zeitung - Allemagne
Les partis ont débuté leur campagne pour les élections européennes. Le quotidien progressiste de gauche prévoit le déroulement pitoyable de celles-ci. Il écrit : "Les élections européennes seront désastreuses car le Parlement et les institutions se sont éloignés de la communauté et parce que l'on a jusqu'à maintenant rarement trouvé de bonnes raisons d'aider un député inconnu à obtenir une place pour un Parlement tout aussi inconnu. … L'Europe ne s'est jamais perçue comme un poids lourd dans le monde, comme une unité stratégique qui agit dans ses propres intérêts et également - aussi pathétique que cela puisse paraître - en faveur du bien dans le monde. Les Etats européens tous ensemble présentent une force de persuasion étendue dont ils ont besoin pour lutter contre la suprématie des Etats-Unis ou de la Chine sur le marché. L'Union européenne doit dépasser ses oscillations entre la dépression et l'euphorie qui caractérisent son rythme depuis des décennies. Elle a besoin de la force de la continuité. Pour cela, un mode d'emploi est nécessaire : le traité de Lisbonne."
(02.05.2009)

De Volkskrant - Pays-Bas
Elections européennes : les députés européens se laissent étouffer
L'intérêt pour les élections européennes est faible, écrit le journaliste Michael Zeeman dans le quotidien progressiste de gauche De Volkskrant. La raison : l'indifférence et l'ignorance. Mais les parlementaires européens sont également à blâmer : "Le semestre dernier, celui de la crise financière, a montré comment la politique européenne, lorsqu'il y a vraiment un problème, est effectuée au niveau des gouvernements. Le Parlement européen est alors laissé à l'écart, on ne demande même pas une approbation consécutive. Ce qui est étrange, c'est que les têtes de liste [néerlandais] semblent trouver cela très bien. On ne les entend pas sur ce sujet. La levée des frontières entre les pays de l'UE a crée un nouvel espace. … La zone supra-nationale qui a été créée est trop peu exploitée sur le plan politique et administratif. Mais les politiques qui devraient s'en charger, les parlementaires européens, se laissent étouffer par les dirigeants de leurs partis nationaux." (04.05.2009)

L'Est Républicain - France
De profonds problèmes sociaux
Le 1er mai, la journée traditionnelle du mouvement des travailleurs, un nombre inédit de personnes est descendu dans les rues. Le quotidien régional L'Est Républicain commente le conflit social : "Dans un pays où prévalent la diversité syndicale et un très faible taux de syndicalisation malgré cette offre multiple, les manifestations unitaires sont le moyen de rassembler les victimes de la crise pour tenter de peser. Plus massives que celles des 1er mai passés, celles de jeudi ont prouvé la profondeur du malaise social tout en marquant un certain essoufflement. ... Une grève générale ne faisant pas l'unanimité, de nouvelles manifestations auront donc lieu, une première étant sans doute organisée le 19 mai. Le souci d'unité conduit ainsi à la recherche du plus petit dénominateur commun et à une modération des actions"
(04.05.2009)

Times of Malta - Malte
Malte doit faire plus de son adhésion à l'UE
Malte fait partie de l'UE depuis cinq ans. D'après le quotidien Times of Malta, le pays pourrait encore tirer meilleur profit de son adhésion : "Malgré la vision politique qui a mené le pays à l'UE et la sage décision - une nouvelle fois marquée par des controverses politiques inutiles - relative à la date d'acceptation de sa monnaie principale, Malte a échoué dans certains domaines à assumer les obligations de l'adhésion ou à en exploiter les avantages. En raison d'infractions commises sur des règles environnementales, l'UE a été contrainte de procéder à plusieurs rappels à l'ordre car le gouvernement ne faisait rien sur de nombreuses questions. Et bien que Malte ait pu s'assurer près de 1,15 milliard d'euros de subventions, plusieurs délais ont été oubliés en raison de l'inertie. Nous devons nous ressaisir et faire du mieux que nous pouvons. Avec l'appartenance à l'UE, il ne s'agit pas - comme beaucoup de gens le pensent - de savoir combien nous pouvons en retirer. Au contraire, plus nous investirons, meilleure sera notre situation."
(04.05.2009)

Neue Zürcher Zeitung - Suisse
Il ne faut ni paniquer ni dédramatiser
Le quotidien Neue Zürcher Zeitung écrit que depuis une bonne semaine, le thème de la grippe A fait la une de par le monde. Nous ne sommes cependant plus démunis, à la merci des pandémies comme par le passé : "L'OMS, l'Organisation mondiale de la Santé dont le siège se trouve à Genève, évalue le danger d'une pandémie de grippe A comme très haut. Deux fois cette semaine, elle a relevé son niveau d'alerte. Le degré actuel de cinq signale que les experts comptent avec l'éventualité d'une pandémie imminente. … Contrairement à l'époque médiévale pendant laquelle, entre autres, la peste ou le choléra décimaient des régions complètes, désormais, une grande partie de l'humanité n'est plus démunie, à la merci des pandémies. A ce point de vue, le progrès de la civilisation est indéniable. Cette connaissance devrait nous immuniser, lors de l'apparition d'un nouvel agent pathogène grippal menaçant, contre la panique tout autant que contre les fausses dédramatisations."
(03.05.2009)

Eurotopics