*TRAITÉ DE ROME*

Il est important de se rappeler d'où nous venons. Après les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Rome fut un accord clé entre six pays qui a lié leur destinée via la Communauté économique européenne. À l'occasion du 60ème anniversaire de sa signature, nous revenons sur la manière dont le traité a posé les bases de l'Europe et de sa réalisation, défendues par le Parlement européen.

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!

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🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une » 🕊 May the force be with you! Que la force soit avec vous!

samedi, juillet 05, 2008

***Conférence à Paris : "Femmes, passerelles d'Europe"***




***Dans le cadre de la présidence française du Conseil de l'Union européenne la Fondation Robert Schuman et l'association "Femmes, Débat et Société" ont organisé le 2 juillet, de 9h à 18h30, sous le haut patronage du président de la République française, Nicolas Sarkozy, avec le soutien de la Commission européenne et avec le label de la Présidence française de l'Union européenne, une conférence internationale intitulée :

"Femmes, passerelles d'Europe"

9H : MOTS D’ACCUEIL

Richard Descoings, Directeur de Sciences Po.

Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman

Florence Richard, Avocate et Présidente de Femmes, Débat et Société.

9H30 : DISCOURS INAUGURAL

Message de Jose Manuel Barroso, Président de la Commission européenne lu par Nathalie de Baudry d'Asson

Message de Nicolas Sarkozy, Président de la République française, lu par Christine Fontanet

10H/12H30 : PANEL 1

FEMMES D’EUROPE : QUELLES VALEURS PARTAGEONS-NOUS ?

Un sondage exclusif CSA, réalisé ce printemps 2008 pour cette conférence, met en exergue les jugements portés sur les réalisations de l’Union dans tous les domaines et révèle les attentes formulées en matière de politique européenne. Ce sondage montre un regard féminin sur les valeurs présentes et une demande d’Europe bien spécifique. Ce débat, présidé par la grande figure emblématique européenne Vaira Vike-Freiberga et modéré par François Lenglet, édito­rialiste et écrivain, réunit universitaires de renom, chefs d’entreprises internationales, hauts responsables politiques européens pour évoquer l’histoire et l’évolution communes, les pro­grès à faire pour construire mieux et plus d’Europe, notamment au regard des valeurs qui sensibilisent les femmes.

*PRÉSIDENTE : Vaira Vike-Freiberga,

ancienne Présidente de la Lettonie. Former President of Latvia. Membre du “groupe de réflexion sur l’avenir de l’Union européenne”.

*ANIMATION : François Lenglet, Editorialiste, écrivain.

*INTERVENANTS :

Bolette Christensen, Présidente de la Confédération des Entreprises Danoises.

Pascale Joannin, Directeur général de la Fondation Robert Schuman.

Janine Mossuz-Lavau, Directrice de recherche au Cevipof.

Véronique Paulus de Châtelet, Gouverneur de Bruxelles.

Michelle Perrot, Historienne, Professeur émérite Univer­sité Paris 7.

Anna Zaborska, Députée européenne, Slovaquie, Présidente de la commission des droits de la Femme et de l’égalité des genres.


12H30/12H55 : CONCLUSION DE LA MATINÉE

Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes.

14H30/16H30 : PANEL 2

L’EUROPE, UN MOTEUR POUR LES FILLES ET LES FEMMES
(ÉDUCATION, ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, RECHERCHE, TRAVAIL)

Si l’égalité hommes/femmes est inscrite dans les textes fondamentaux européens, il existe encore et toujours une disparité hommes/femmes qui naît dès l’éducation et l’orientation, se prolongeant tout au long de la vie professionnelle. Des efforts réels et louables sont menés mais il reste encore tant à faire pour promouvoir les femmes dans nos sociétés, pour qu’elles accèdent aux responsabilités de tous ordres et qu’elles puissent sereinement conjuguer leurs vies professionnelles et personnelles. Ce débat, présidé par Claudie Haigneré, scientifique et femme politique, rassemble des chefs d’entreprises, et des expert(e)s pour faire force de pro­position au-delà du diagnostic bien connu. Que faire pour que l’Europe soit un tremplin en matière d’éducation et d’enseignement supérieur, pour faire que les filles optent plus pour des carrières techniques et scientifiques, qu’elles soient plus reconnues pour la valeur intrinsèque de leur travail ?

*PRÉSIDENTE : Claudie Haigneré,

ancienne Ministre, Médecin, Astronaute, Agence Spatiale Européenne.

*ANIMATION : Nathalie de Baudry d’Asson, Présidente, Le Lien Public.

*INTERVENANTS :

Alexandra Cook-Schaapveld, Directrice de l’Europe, Royal Bank of Scotland.

Beatrice Dautresme, vice-Présidente de L’Oréal, en charge de la Com­munication et des Relations extérieures.

Dominique de La Garanderie, ancien Bâtonnier, Avocate.

Véronique Morali, Présidente de Fimalac Développement, présidente de Force Femmes.

Michèle Pappalardo, Commissaire générale au Développement Durable.

16H30/17H00 :

COMMUNICATION DE MICHEL BARNIER, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche

17H00/18H30 : PANEL 3

LES EUROPÉENNES POUR UNE VISION HUMANISTE DE LA MONDIALISATION

La mondialisation est un fait et l’idée pour nous, Européens, n’est pas de savoir comment y faire face mais de pouvoir y agir au mieux. L’Europe a une carte à jouer pour proposer un modèle humaniste au sein de ce formidable moteur de transformation de la planète qu’est la mondialisation. Les question majeures de l’environnement (l’Europe s'est fixée comme objectif d'ici 2020 de réduire de 20% les gaz à effet de serre et de parvenir à 20% d’énergie d’origine renou­velable), de l’aide au développement des pays moins favorisés (notamment dans cette période de flambée des prix des matières premières et des produits agricoles), rejoignent celles liées à la compétitivité de nos économies tout en préservant des modèles sociaux européens, la santé, la sécurité, l’égalité des chances et de l’emploi, toutes sources de contraintes et de nouvelles opportunités. Ce débat, présidé par Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, et animé par Brigitte Jeanperrin, journaliste économique, a pour objet de formuler des propositions pour que l’Europe renforce son rôle dans ce sens.

*PRÉSIDENTE : Nathalie Kosciusko Morizet,

Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. French State Secretary for Ecology.

*ANIMATION : Brigitte Jeanperrin, Journaliste économique. Economic journalist.

*INTERVENANTS :

Marycruz Arcos Vargas, vice-Recteur, Université de Séville.

Catherine Ferrant, Directrice de l’innovation sociale et de la diversité, groupe Total.

Françoise Grossetête, Députée européenne.

Maria Nowak, Présidente de l’Association pour le Droit à l’Initiative Économique.

Geneviève Sevrin, Présidente d’Amnesty France.

Christa Schnabl, vice-Recteur, Université de Vienne.

Eva Maria Welskop-Deffaa, Directrice de la Parité, Ministère allemand de la Famille, des Personnes Âgées, des Femmes et de la Jeunesse.

18h30/19h : DISCOURS DE CLOTURE

Meglena Kuneva, Commissaire européenne en charge de la protection des consommateurs.




Vaira Vike-Freiberga,
ancienne Présidente de la Lettonie.
Former President of Latvia.
Membre du “groupe de réflexion sur l’avenir de l’Union européenne”.




MICHEL BARNIER,
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche


Meglena Kuneva,
Commissaire européenne en charge de la protection des consommateurs.


*Conférence : Très intéressante!!!*


*Photos : Morgane BRAVO

***Premières rencontres de "Décider Ensemble" : A l'Assemblée Nationale*** Paris

***Premières rencontres de "Décider Ensemble", le jeudi 3 juillet 2008 à l’Assemblée nationale sur le thème :

« Un exemple de concertation : le débat public pour la refonte de l’usine d’épuration Seine-Aval »

Programme :

* Présentation des Rencontres de « Décider Ensemble »
Bertrand Pancher, Président de Décider Ensemble, Député de la Meuse

*Le débat public et les spécificités de Seine - Aval
Philippe Marzolf, Vice-président de la CNDP

*Témoignages : les acteurs du débat public Seine - Aval
Les associations locales et le débat public Seine – Aval :
Yorghos Remvikos, association les Amis de la Terre
Quel rôle et quel apport dans le débat public ?

*Les élus face à la participation
Jacques Myard, député maire de Maison Laffitte
Comment les élus s’inscrivent-t-ils dans le débat public ? Quelles sont leurs relations avec
les autres élus impliqués ?

*Concertation, décision et territoires : débat entre acteurs et experts

Intervenants :
Philippe Marzolf, Vice-président de la CNDP
Michel Vampouille, Vice-président du Conseil Régional d’Ile-de-france
Rollon Mouchel-Blaisot, Sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye
Experts / interpelants :
Jean-Michel Fourniau, INRETS
Cécile Blatrix, Université Paris 13
Gabriela Pfeifle, INERIS
Philippe Subra, Institut Français de Géopolitique

*Conclusion des débats
Bertrand Pancher, Président de Décider Ensemble, député de la Meuse

***Plus de 160 personnes. Débat très intéressant!

*Cocktail dans les salons de la Questure


Bertrand Pancher,
Président de Décider Ensemble, député de la Meuse








Aurélien Sautière
Chargé de mission,
Décider Ensemble



Morgane BRAVO












*Photos : Morgane BRAVO

jeudi, juillet 03, 2008

***INGRID BETANCOURT : LIBRE!***PARIS

***LE PARVIS DE L'HOTEL DE VILLE A PARIS
3 Juillet 2008***











Florence AUBENAS









*Photos : Morgane BRAVO

samedi, juin 28, 2008

******SOIREE EUROPEENNE A PARIS!******



***Une soirée européenne majeure à moins de trois semaines de la Présidence française de l’Union européenne!***


***Au cœur de l’actualité européenne, cette soirée a été l’occasion d’échanger sur les grands enjeux : future Présidence Française, Europe-Climat-Energie (l’Europe de l’environnement, L’Europe va-t-elle manquer d’énergie ?), l'Europe et le "stress" au travail (les Entreprises, l’Europe de la mobilité ...), la place de Paris, métropole mondiale, dans la compétition européenne et internationale ("Grand Paris")... :

Soirée d’Echanges...Réseau relationnel...!

A eu lieu le 19 Juin 2008 à Paris 16ème au restaurant "Le Tsé".

*Je tiens à remercier la "Commission européenne en France", pour sa contribution : Message, Documentation...ainsi que M. Yves GAZZO, Chef de la Représentation.

*M. Jean-Pierre Tabet
Conseiller Changement Climatique
Agence de l'Environnement et de
la Maîtrise de l'Energie (ADEME)

Nous a fait part des derniers développements concernant l'action internationale sur L'Europe, le Climat et l'Energie....

*Je tiens à remercier M. Roger Karoutchi
Secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre
Président du groupe UMP au Conseil régional d’Ile-de-France

pour son Message & Documentation,

"Avis et conclusions de la Commission d'enquête sur le projet SDRIF (Projet de révision du Schéma Directeur de la Région Ile de France).
&
Enquête sur le "Grand Paris".

***Egalement, je tiens à remercier :

*M. Pierre LEQUILLER,
Député des Yvelines
Président de la Délégation
Pour l'Union Européenne,

pour sa contribution avec les exemplaires du "Vademecum" qu'il a rédigé à destination des députés de l'Assemblée Nationale.

*Ainsi que M. Alain LAMASSOURE
Député Européen,

qui n'a pas pu assister à la "soirée européenne", étant retenu à Bruxelles par les réunions du PPE en marge du Conseil européen.


Entre autres...

*Terrasse sur Auteuil, ambiance agréable et très conviviale!

*Le repas était excellent!

***MERCI pour les commentaires que vous avez faits à propos de la soirée!***

Cordialement,

Morgane BRAVO


*Photos : Morgane BRAVO

lundi, juin 23, 2008

***Turquie : nouveau carrefour des stratégies énergétiques***

***Au carrefour de l'Asie centrale, de la Russie et de l'Europe, la Turquie veut profiter de sa position pour s'imposer comme un pont énergétique entre les producteurs d'hydrocarbures de la région (Russie, Iran, Irak, Azerbaïdjan, Kazakhstan...) et les pays consommateurs d'Europe de l'Ouest. Voisine du Moyen-Orient et des riverains de la mer Caspienne, la Turquie a la moitié des réserves mondiales de gaz à ses portes. Mais les intérêts croisés dans la région obligent Ankara à faire "un grand écart stratégique", résume un officiel français en Turquie.

*******************************************************
Un argument pour son adhésion à l'Union européenne

La diplomatie turque met en avant son rôle de porte d'entrée des hydrocarbures pour l'Europe parmi ses arguments en vue de son adhésion à l'Union européenne (UE). "Etre un simple importateur d'énergie ne va pas faire entrer la Turquie dans l'UE, estime toutefois l'analyste Gareth Winrow. Mais cela ne va pas non plus affaiblir sa candidature."

A l'heure où Bruxelles songe à diversifier ses sources d'approvisionnement, notamment en gaz, pour être moins lié à Gazprom, la Turquie se place en alternative. Et la "plaque tournante" souhaite tirer profit de sa position en "revendant au prix fort du gaz à l'Ouest", selon un spécialiste européen à Ankara.

Le gouvernement turc devra, en tout état de cause, clarifier sa position sur le gaz en transit sur son territoire. Que la Turquie crée un hub pour valoriser une partie du gaz sur un marché à court terme n'inquiète pas les Européens. En revanche, "une telle activité d'achat-revente ne saurait en aucun cas concerner les contrats à long terme" souscrits entre un fournisseur d'Azerbaïdjan ou du Kazakhstan et Gaz de France, a prévenu Claude Mandil, ex-directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie, dans un rapport remis récemment au premier ministre français, François Fillon. Le rôle de la Turquie est important, "mais non incontournable", souligne ce même rapport.

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LES ENJEUX DE L'OLÉODUC BTC...

L'entrée en service, en 2006, de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), capable de transporter 1 million de barils par jour, a transformé la Turquie en pays de transit majeur. Le gigantesque terminal de Ceyhan, sur la côte sud, où débouche aussi l'oléoduc en provenance de la région irakienne de Kirkouk, a vocation à devenir une plate-forme. Pour ses détracteurs, le BTC est un "joujou américain". Financé par un consortium mené par la compagnie britannique BP, il a été largement soutenu par les Etats-Unis, en quête de nouvelles sources sûres.

L'objectif du BTC est aussi de court-circuiter la Russie et de "briser son monopole en faisant sortir le pétrole par d'autres routes", analyse Temel Iskit, ex-ambassadeur turc et conseiller pour le BTC dans les années 1990. La Turquie, alliée traditionnelle de Washington, offre un débouché idéal pour l'or noir de la Caspienne. En scellant cette alliance énergétique, l'Azerbaïdjan et la Géorgie se sont affranchis de Moscou, tandis que la Turquie renforçait son importance stratégique. Si les Russes ne s'y opposaient pas, un oléoduc Samsun-Ceyhan pourrait aussi acheminer du pétrole depuis le Kazakhstan.

... DU GAZODUC BLUE STREAM...

Ankara n'en garde pas moins un lien serré avec Moscou, d'autant que la Turquie est largement dépendante de la Russie pour son gaz. Fin 2006, Vladimir Poutine, alors président russe, et le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont inauguré en grande pompe le gazoduc Blue Stream passant sous la mer Noire. Un partenariat qualifié de "stratégique" par les deux pays, mais qui irrite Washington. Une extension de Samsun (Nord) à Ceyhan (Sud) est en projet. Moscou voit dans Blue Stream une arme supplémentaire face aux tentatives de l'Union européenne (UE) de réduire sa dépendance au gaz russe - notamment en faisant du gazoduc Nabucco un projet "prioritaire".

... ET DU PROJET NABUCCO

Car s'il finit par voir le jour, Nabucco, le concurrent du projet russo-italien South Stream, passera aussi par la Turquie en provenance de la Caspienne pour alimenter les pays européens. La compagnie turque Botas participe au consortium européen qui doit financer le projet. "L'idée de ce gazoduc est de ne pas transporter de gaz russe, explique Gareth Winrow, un expert en stratégie de l'université Bilgi d'Istanbul. Mais comment le remplir sans Gazprom ?"

IRAK, EGYPTE : PROJETS INCERTAINS

La Turquie a promis de fournir 31 milliards de mètres cubes par an à Nabucco. Un chiffre que les experts jugent irréaliste : le gaz azerbaïdjanais ne représenterait au mieux que 10 milliards de mètres cubes, tout comme le gaz turkmène qui pourrait s'y ajouter à partir de 2009, a annoncé l'UE. A condition de trouver un moyen pour l'acheminer. L'Irak, de son côté, n'envoie que 5 milliards de mètres cubes, et les nouveaux investissements tardent à se concrétiser en raison de l'instabilité qui règne dans le pays. Enfin, un projet existe avec l'Egypte (Arab Gaz Pipe), mais les réserves égyptiennes sont incertaines.

L'IRAN INCONTOURNABLE

Cette situation fait de l'Iran, qui détient les deuxièmes réserves mondiales de gaz, un partenaire incontournable, de la Turquie et de l'Europe. "Ankara se plaint du prix et de la qualité du gaz iranien, mais il n'y a pas vraiment d'alternative", souligne M. Winrow. La Turquie, dont plusieurs compagnies prospectent en Iran, devra composer avec des intérêts géostratégiques souvent contradictoires, Washington faisant pression pour maintenir Téhéran isolé.

ISTANBUL CORRESPONDANCE

Guillaume Perrier

LE MONDE
23.06.08

dimanche, juin 22, 2008

***Les limites du passeport biométrique... ***


***Préconisé par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), imposé par les Etats-Unis à partir de 2003 pour ceux qui voulaient se rendre sur leur territoire, le passeport biométrique est réglementé, en Europe, depuis décembre 2004, et doit être généralisé dans les pays de l'Union d'ici à juin 2009. Le règlement européen préconisait l'inscription, sur une puce électronique, de l'image numérisée du visage de son titulaire et de deux empreintes digitales.

Dans un avis rendu public en décembre 2007, la CNIL déplorait le caractère "centralisé" de cette "première base de données biométriques à finalité administrative portant sur des ressortissants français", qu'elle qualifiait de "disproportionnée", et "de nature à porter une atteinte excessive à la liberté individuelle".

Dans son avis, non suivi par le gouvernement, elle estimait également que "l'ampleur de la réforme et l'importance des questions" nécessitait un débat au Parlement. La CNIL s'étonnait enfin du fait qu'"aucune mesure particulière n'est prévue pour s'assurer de l'authenticité des pièces d'état civil fournies. Ainsi, rien n'interdira de se présenter sous une fausse identité ou une identité usurpée, pour obtenir un passeport".

La CNIL a obtenu que la prise d'empreintes digitales ne concerne que les enfants de plus de 6 ans. Mais le ministère de l'intérieur prendra les empreintes de huit doigts, et non de deux comme le préconisait le règlement européen, au motif que cela permettra d'éviter de voir des personnes tenter d'établir plusieurs passeports en présentant à chaque fois des doigts différents. La taille de la base de données est telle, par ailleurs, que l'empreinte de deux doigts ne suffirait pas à éviter les risques de confusion entre deux personnes.

"LA POPULATION NE SE MOBILISE PAS VRAIMENT"

Les données seront conservées pendant quinze ans (dix ans pour les mineurs) et les bases de données des documents d'état civil, des photographies d'identité et des empreintes digitales seront séparées. Contacté par Le Monde.fr, le ministère de l'intérieur précise qu'elles ne serviront "en aucun cas à [procéder] à des statistiques nominatives ou portant sur des éléments biométriques", mais uniquement à des "statistiques anonymes de production des titres (délais de fabrication, process qualité...)".

De même, "les comparaisons automatiques d'empreintes ont pour but de vérifier que le demandeur ne détient pas déjà un titre sous un autre nom", et en aucun cas à permettre aux autorités ou aux services de police d'identifier des individus à partir de leurs visages ou de leurs doigts. Enfin, "il n'y a pas de lien prévu avec les autres fichiers d'empreintes existants".

Mais comme le reconnaît, en off, une personne ayant travaillé sur le projet, "on ne peut pas interdire à une voiture d'écraser un piéton" : de même que le fichier d'empreintes génétiques, initialement conçu pour les seuls criminels sexuels condamnés, a depuis été étendu aux simples suspects de plus de cent trente délits, rien n'interdit au législateur, à terme, d'interconnecter ces bases de données avec d'autres fichiers, ou de les utiliser à d'autres fins.

Pierre Piazza, maître de conférence en sciences politiques et spécialiste des titres d'identité, note pour sa part que "dans l'histoire des papiers d'identité, on vous dit toujours 'non, on ne le fera pas', mais ils le font toujours". Ce qui arrive d'autant plus que "la population ne se mobilise pas vraiment, que les résistances ne marchent plus, et que le ministère s'assied sur la CNIL".

UN TAUX D'ERREUR DE 1 %

Plusieurs aéroports ont d'ores et déjà intégré la reconnaissance biométrique aux frontières. A Faro, au Portugal, il est ainsi possible de franchir la frontière sans même croiser de douanier, la machine étant censée effectuer un "meilleur job" que les êtres humains. Une expérience similaire va être tentée en Angleterre dès cet été.

Les systèmes de reconnaissance faciale sont pourtant loin d'avoir fait leurs preuves. En 2002, les tests effectués par les autorités américaines révélaient un nombre de faux positifs (personnes acceptées à tort) de 10 %, et de faux négatifs (personnes rejetées à tort) de 5 %.

Les chercheurs impliqués dans le projet européen "3D Face" de reconnaissance faciale en trois dimensions estiment que, si les technologies se sont améliorées depuis, elles peuvent encore facilement être flouées, ne serait-ce qu'en présentant au dispositif de reconnaissance une photographie en lieu et place du vrai visage de la personne à contrôler. Ils se sont d'ailleurs fixés comme objectif d'arriver à un taux de faux positif de 0,25 %, et de faux négatifs de 2,5 %.

Le ministère de l'intérieur, qui a décidé de ne pas utiliser la reconnaissance faciale, au profit des empreintes digitales, avance quant à lui un taux de reconnaissance de 99 % au contrôle, "après trois essais maximum", et sans compter les "échecs pour des raisons qui ne sont pas liées à la biométrie (lecture automatique du nom de la personne impossible car visa abîmé ou mal placé, etc.)". Rapporté au nombre de passagers transitant annuellement par Roissy (premier aéroport de France et second au niveau européen), un taux d'erreur de 1 % devrait tout de même entraîner chaque année le contrôle de 600 000 passagers "suspects".


Jean Marc Manach
LE MONDE
20.06.08

samedi, juin 21, 2008

***Le sommet européen de Bruxelles***


***Le regard des Européens est tourné vers Bruxelles : les chefs d'Etat et de gouvernement y débattent actuellement du non irlandais au traité de Lisbonne et de l'avenir de l'Union. Qu'attend la presse des instances dirigeantes européennes ?

La Repubblica - Italie
Le quotidien italien La Repubblica revient sur l'apparition du président du Conseil italien Silvio Berlusconi et de la chancelière allemande Angela Merkel au sommet européen de Bruxelles : "Comme si l'Europe n'avait pas suffisamment de problèmes actuellement avec le non irlandais, elle doit maintenant s'expliquer en plus avec Silvio Berlusconi. … Un mauvais début pour le grand retour de Berlusconi à Bruxelles – dans une Europe qui, selon lui, a perdu en caractère et a fait régressé au cours de ces deux années d'absence. … Mme Merkel s'impose toujours plus comme la force dirigeante de l'UE. La chancelière s'est longuement entretenue, à deux reprises, avec les deux maillons faibles de l'Europe, le Premier ministre irlandais Brian Cowen et le Tchèque Topolánek. Angela Merkel a également défini les priorités : le traité de Lisbonne doit entrer en vigueur sans temps de réflexion, la ratification des sept pays restants doit être effectuée et l'Irlande devra s'être décidée d'ici octobre."
(20.06.2008)

Mlada fronta Dnes - République tchèque
La République tchèque à jusque-là joué le rôle attendu du candidat qui pourrait faire obstacle à l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, écrit le quotidien libéral Mlada fronta Dnes : "Ni Berlusconi, ni Sarkozy ou Merkel n'avaient hier autant d'importance que [le Premier ministre tchèque] Mirek Topolanek. Tandis que Britanniques et Polonais soutenaient que le traité de Lisbonne n'était pas mort, les Tchèques restaient silencieux. Topolanek ne s'est pas exprimé devant les journalistes avant le débat nocturne. Toute l'Europe connaît bien-sûr les déclarations du président Klaus selon lesquelles le traité de Lisbonne serait mort. La République tchèque s'isole ainsi progressivement au sein de l'EU." (20.06.2008)

Vecer - Slovénie
Le quotidien slovène Vecer commente les répercussions du non irlandais au traité de Lisbonne sur le sommet de l'UE à Bruxelles et sur la prochaine présidence française de l'Union européenne : "Le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, est arrivé à Bruxelles en annonçant qu'il fallait accorder du temps aux Irlandais. … La chancelière allemande Angela Merkel … est également déterminée à défendre l'idée qu'il faut trouver une solution commune avec les Irlandais. … Mais [ces projets] ne conviennent pas, surtout, au président français Nicolas Sarkozy. ... Il voulait être, au titre de Chef d'état européen, sous les feux de la rampe avec d'importants projets internationaux pour pouvoir améliorer sa cote de popularité dans son propre pays en tant 'qu'homme d'Etat important'. Pourtant les Irlandais ont incontestablement rendu service au président du Conseil européen et [au Premier ministre slovène] Janez Janša car la présidence slovène de l'UE peut désormais se terminer sur un sommet important."
(20.06.2008)

Neue Zürcher Zeitung - Suisse
Le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung rappelle que le sommet de l'UE à Bruxelles devait en fait être consacré à la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires : "Pour ne pas donner l'impression que l'UE se retrouve à nouveau dans une situation de paralysie et de contemplation de soi, comme ce fut le cas après l'échec du traité constitutionnel en 2005, les chefs d'Etat et de gouvernement ont parallèlement abordé un thème assurément plus important aux yeux des citoyens européens que celui du traité de Lisbonne : les prix élevés des carburants et des produits alimentaires. … L'inaction, comme le redoutent certains, risquerait d'être interprétée comme de l'indifférence de la part des chefs d'Etat et de gouvernement face aux préoccupations des gens simples – un poison pour toute carrière politique ."
(20.06.2008)

Eurotopics