*TRAITÉ DE ROME*

Il est important de se rappeler d'où nous venons. Après les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Rome fut un accord clé entre six pays qui a lié leur destinée via la Communauté économique européenne. À l'occasion du 60ème anniversaire de sa signature, nous revenons sur la manière dont le traité a posé les bases de l'Europe et de sa réalisation, défendues par le Parlement européen.

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!

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🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

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🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une » 🕊 May the force be with you! Que la force soit avec vous!

jeudi, octobre 18, 2007

***L'homme se maquillait et allait à la pêche aux moules il y a 164 000 ans...!***


***Étude archéologique

L'homme se maquillait et allait à la pêche aux moules il y a 164 000 ans :

Sur cette photo fournie par l'Institut des origines de l'homme à l'université d'État de l'Arizona, Curtis Marean examine une section d'une grotte à Pinnacle Point en Afrique du Sud, au mois de novembre 2006, où ce chercheur et les collègues de son équipe ont trouvé des pigments d'ochre, de fines petites lames et des restes de coquillages apprêtés remontant à 164 000 ans.

Manger des moules et se maquiller. Il y a 164 000 ans, soit bien plus tôt que les archéologues le pensaient jusqu'ici, les humains s'adonnaient déjà à ces activités qui témoignent d'une vie «moderne», selon de nouvelles découvertes rendues publiques ce jeudi.
Une équipe de chercheurs, qui publie ses conclusions dans la revue Nature de jeudi, a trouvé dans une grotte de la côte sud-africaine trois indices qui témoignent d'un mode de vie «moderne» dès cette époque: des restes de coquillages ramassés et cuits, des pigments ocres qui servaient apparemment à se maquiller et de petites lames très évoluées.

Ces différents éléments retrouvés ensemble, et surtout la pêche aux coquillages qui pousse à une vie sédentaire, témoignent d'une vie sociale en groupe. «Cela ressemble aux découvertes archéologiques correspondant à des périodes bien plus récentes», commente Curtis Marean, anthropologue de l'Institut des origines de l'homme à l'université de l'Arizona.

Les homo sapiens auraient donc cuisiné des coquillages environ 40 000 ans plus tôt que ce qu'on pensait: jamais on n'avait trouvé une trace aussi ancienne d'une nourriture autre que celles que les hommes pouvaient cueillir ou ramasser sur la terre ferme.

Selon Marean, les hommes, ou plus sûrement les femmes, devaient marcher sur trois à cinq kilomètres pour se rendre à l'endroit où ils ramassaient des coquillages et les ramener jusqu'à leur grotte sur le site de Pinnacle point, non loin de l'Océan indien. Là, ils faisaient cuire les crustacés sur des pierres chaudes jusqu'à ce qu'ils s'ouvrent sous l'effet de la chaleur. Au menu, différentes variétés de moules, des palourdes, des bigorneaux et même des coquillages qui vivent sur la peau des baleines.

Avec ses collègues, Marean a testé cette très ancienne cuisine: «On les a préparés de la même façon, (...) c'est un petit peu plus sec» que la cuisson moderne à la vapeur, a-t-il rapporté lors d'un entretien téléphonique.

L'équipe a également mis au jour 57 morceaux de pierre brune ou rose, qui, broyées, auraient servi à se maquiller afin d'adresser des messages symboliques aux autres.

Il s'agit d'une «découverte fantastique», juge Alison Brooks, professeure d'anthropologie à l'université George Washington de Washington, qui n'a pas participé à l'étude. A la lumière de cette découverte, les anthropologues doivent revoir leurs estimations sur l'époque à laquelle il situaient la «révolution» de la modernité humaine, vers 40 000 à 70 000 années, juge Brooks, tout comme Kathy Schick, co-directrice de l'institut de l'âge de pierre de l'université d'Indiana. AP

Associated Press (AP)
Seth Borenstein
18/10/2007
Canoë

AP Photo/Donald Johanson, Arizona State University :
Sur cette photo fournie par l'Institut des origines de l'homme à l'université d'État de l'Arizona, Curtis Marean examine une section d'une grotte à Pinnacle Point en Afrique du Sud, au mois de novembre 2006, où ce chercheur et les collègues de son équipe ont trouvé des pigments d'ochre, de fines petites lames et des restes de coquillages apprêtés remontant à 164 000 ans.

*Lien ci-dessus!

samedi, octobre 13, 2007

***Conférence de négociation relative à l'adhésion de la Croatie à l'UE***


***Le SEAEC préside la conférence de négociation relative à l'adhésion de la Croatie à l'UE :

Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération, João Gomes Cravinho, se rend à Bruxelles le 12 octobre afin de présider à une conférence intergouvernementale visant les préparatifs de l'adhésion de la Croatie à l'Union européenne. Deux nouveaux chapitres seront ouverts dans le cadre des négociations d'adhésion de cette ancienne république yougoslave. Les thèmes inscrits à l'ordre du jour ont trait aux consommateurs et aux relations extérieures.

A l'occasion de ce déplacement, João Gomes Cravinho ouvrira encore le séminaire du réseau des «policy planners» des ministères des Affaires étrangères de l'UE, promu le jour-même par le SG du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles et qui s'intitule : «Putting Effective Multilateralism to the test» - Le véritable multilatéralisme mis à l'épreuve.

2007-10-11

UE

***AL GORE : Un Nobel qui dérange***


***L'ancien vice-président américain vient de se voir attribuer le prix Nobel de la paix pour sa campagne de sensibilisation aux dangers du réchauffement climatique. Si l'exactitude scientifique du film Une vérité qui dérange fait encore débat, la récompense a valeur de symbole, et pourrait bien changer la donne électorale aux Etats-Unis.

Le prix Nobel de la paix à été décerné vendredi 12 octobre à l'ancien vice-président américain Al Gore, ainsi qu'aux membres du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat). Pour le président du comité Nobel, Ole Danbolt Mjoes, Al Gore est probablement "l'individu qui a fait le plus pour que l'on comprenne mieux à travers le monde les mesures qui doivent être adoptées". Une allusion au film documentaire An Inconvenient Truth, réalisé en 2006 par David Guggenheim, qui met en images le combat d'Al Gore contre le réchauffement de la planète.

Le film, récompensé aux Oscars en février 2007, véhicule un message choc : l'humanité doit agir de toute urgence pour désamorcer la bombe à retardement que représente le réchauffement climatique. Il se base pour cela sur de nombreuses études scientifiques dont le sérieux n'a jamais été mis en cause. Mais on a reproché au film d'être avant tout une œuvre politique remplie d'imprécisions.

Ainsi, Damian Thompson, du Daily Telegraph, rappelle qu'un juge anglais a récemment estimé qu'avant de diffuser le film dans les écoles britanniques, le guide de diffusion aux enseignants devrait obligatoirement comporter un avertissement. "Cela parce que le film est bourré d'erreurs et de revendications infondées", note le journaliste.

"Le juge ne prétend pas (et moi non plus) que la thèse d'Al Gore est totalement fausse. Mais, en un sens, ce jugement est bien plus accablant. Gore assure que l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère et la hausse des températures 'cadrent parfaitement'. Ce qui, aux dires du juge Burton, est faux : il y a bien un lien de causalité, mais pas une exacte corrélation. Gore prétend que le niveau des mers augmentera de plus de 6 mètres dans un avenir proche. Faux, répond le juge : cela n'arrivera que dans des millions d'années... Et ces atolls du Pacifique qui, selon Gore, ont dû être évacués ? Aucune preuve... Et ces ours polaires qui se sont noyés en recherchant la glace ? Là encore, rien d'avéré. L'homme n'est certes pas un menteur absolu. Mais c'est un fanfaron qui exagère sans cesse."

"Il y a tant de raisons de ne pas attribuer à Al Gore le prix Nobel de la paix", écrit-il, se demandant par ailleurs ce que Gore a bien pu faire pour la paix mondiale. "C'est là l'objection la plus fondamentale. Le réchauffement climatique est une menace pour l'environnement, pas pour la paix et l'ordre international. On a certes déjà attribué le Prix Nobel a des personnalités un peu louches. Mais on pouvait au moins défendre l'idée que leur action avait évité un bain de sang."

Dans les pages du Guardian, Mark Lynas se montre plus mesuré. "On ne peut pas dire qu'Al Gore a eu raison sur absolument tous les points. Il est vrai que le scénario apocalyptique de l'arrêt du Gulf Stream (qui plongerait l'Europe dans une nouvelle ère glaciaire) paraît aujourd'hui improbable aux océanographes, et que Gore a eu tort de chercher un lien de cause à effet entre la fin de l'ère glaciaire et le taux de CO2 dans l'atmosphère. Mais tous ces points paraissent triviaux comparés à l'argument principal, qui décrit sans ambiguïté le consensus scientifique autour de la réalité du réchauffement climatique."

Maintenant qu'Al Gore a obtenu le prix Nobel de la paix, une autre question se pose : celui qui se décrivait autrefois comme "l'ex-futur président des Etats-Unis d'Amérique" souhaitera-t-il entrer dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2008. "Partout à travers le pays se forment des groupes de soutien, qui cherchent à obtenir des signatures pour qu'il se présente in extremis aux primaires", relève le webzine américain de gauche Alternet. "Certains de ceux qui le soutiennent espèrent qu'il changera d'avis et entrera dans la course après le 12 octobre."

"L'urgence ressentie par la base démocrate provient en grande partie des insuffisances de la nouvelle génération, dont les principaux représentants paraissent moins visionnaires, expérimentés et sérieux et qu'Al Gore." La favorite, Hillary Clinton, n'est pas parvenue à faire oublier qu'entre 2002 et 2005 elle avait soutenu l'intervention militaire en Irak. Barack Obama, qui comptait parmi les premiers opposants à la guerre, a quant à lui la réputation de manquer d'expérience. Quand au sénateur John Edwards, il combinerait les deux handicaps.

Dans ce contexte, "Gore apparaît comme l'un des rares héros", juge Alternet. "Le seul homme politique qui a osé dire la vérité et qui s'est attiré les foudres du petit monde de Washington."

JC Pascal

Courriel International

12/10/2007

*Photo : AFP

mercredi, octobre 10, 2007

***La Roumanie va-t-elle perdre ses subventions agricoles ?***

***Le ministre roumain de l'Agriculture Decebal Traian Remes a été récemment filmé au moment même où il acceptait un pot-de-vin - plus exactement une saucisse, de l'eau-de-vie et une grosse enveloppe. Bruxelles a menacé mercredi 10 octobre la Roumanie de réduire d'un quart les 440 millions d'euros alloués à Bucarest. Selon Bogdan Chirieac, "'n'importe quel pays qui ne voudrait pas se voir qualifié de république bananière aurait démis le ministre ses fonctions. (...) Mais nous sommes en Roumanie, et il est fort probable que Remes va rester ministre et s'énerver au plus haut point du fait que la presse ait publié ces images. Bruxelles a laissé un délai d'un mois à Bucarest pour ouvrir les agences chargées de distribuer les subventions. Reste à savoir si Remes sera en mesure de faire en un mois ce qu'il n'a pas été capable de faire en six." (

10.10.2007)

Eurotopics

mardi, octobre 09, 2007

***Nicolas Sarkozy se rend à Moscou pour une première visite délicate***


***Le président français Nicolas Sarkozy se rend mardi et mercredi à Moscou pour une première visite délicate destinée à donner le "la" d'une relation "franche" qu'il souhaite nouer avec la Russie de Vladimir Poutine, après avoir multiplié les critiques ces derniers mois.

Condamnations des violations des droits de l'Homme, dénonciation de la "brutalité" de Moscou dans le litige gazier avec l'Ukraine, préférence affichée pour le géant américain, l'arrivée à l'Elysée de Nicolas Sarkozy a tourné la page du temps béni des "amis" Jacques Chirac et Vladimir Poutine.

C'est dans ce climat agité que le président français doit retrouver mardi le locataire du Kremlin pour leur première rencontre bilatérale, quatre mois après le premier contact pris lors du G8 d'Heiligendamm (Allemagne).

Moscou a dit lundi espérer que la première visite, mardi, du président français en Russie permettrait "d'éclaircir la position" de la France sur les problèmes mondiaux après les "déclarations contradictoires de personnalités officielles françaises". Soulignant que la France et la Russie "coopéraient étroitement" sur un grand nombre de dossiers internationaux, "au Proche-Orient, dont le Liban, en Irak, au Kosovo, au Darfour et dans le cadre du problème nucléaire iranien", un responsable du Kremlin a estimé que cette visite serait "une occasion d'éclaircir" la position de Paris.

A la veille de cet important rendez-vous, les deux partenaires se sont efforcés, en termes diplomatiques choisis, de gommer toute tension et de souligner l'importance de leur relation.

"Il n'y a pas de contradiction entre le désir des Français de renforcer leur relation d'amitié avec les Etats-Unis et le développement de leur partenariat traditionnel avec nous", a assuré mercredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko à l'agence Interfax. "A en juger par la première rencontre entre Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy (...) il y a tout lieu de penser que leurs négociations (...) seront dans le même esprit ouvert et constructif", a-t-il jugé.

"Le président Sarkozy redira à Moscou sa conviction que la Russie est, et restera un acteur majeur des relations internationales et un partenaire incontournable", lui a fait écho vendredi le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

Les sujets d'accrochage ne manquent pourtant pas. Et le menu du repas que doit offrir Vladimir Poutine mardi soir à Nicolas Sarkozy dans sa datcha de la banlieue de Moscou s'annonce copieux.

Première pomme de discorde, le Kosovo, dont Paris prône une indépendance que Moscou, au nom de son amitié avec la Serbie, rejette vigoureusement en menaçant d'user de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU.

Autre sujet de tiraillement, l'Iran devrait constituer le plat de résistance des discussions des deux chefs d'Etat, à quelques jours d'un voyage du numéro un russe à Téhéran pour le sommet de la mer Caspienne. A l'inverse de la France, la Russie rechigne à donner son feu vert à une nouvelle volée de sanctions onusiennes destinées à contraindre Téhéran à renoncer à son programme nucléaire militaire.

"Comme nous, les Russes s'inquiètent d'un Iran doté de la bombe, mais ils renâclent à adopter de nouvelles sanctions", explique un diplomate français. "A Moscou, le président essaiera de comprendre pourquoi Poutine dit non".

Si l'heure est à la méfiance sur le terrain diplomatique, le voyage de Nicolas Sarkozy devrait en revanche consacrer la bonne entente des deux pays sur le terrain économique, où la collaboration va bon train.

Après les récents accords signés entre Total et Gazprom (gaz) ou Airbus et Aeroflot (livraison d'A350), de nouveaux projets seront évoqués à Moscou, comme la collaboration entre EADS et la nouvelle holding aéronautique russe UAC ou une participation française à l'avion Superjet 100 du Russe Soukhoï.

Reste la question des droits de l'Homme, que le président Sarkozy devrait à nouveau évoquer, notamment lors d'un échange avec des étudiants mercredi. "Le président y redira son amitié pour le peuple russe" mais "sans faire de concession sur le fond de ses valeurs", a prévenu David Martinon.

A l'heure du premier anniversaire de l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, le message risque de faire grincer quelques dents.

PARIS (AFP)
09/10/07

*Photo: Alexander Nemenov, AFP

lundi, octobre 08, 2007

*Nicolas Sarkozy cherche de nouvelles alliances à l'est de l'Europe*


***En se présentant, jeudi 4 octobre, devant les étudiants de l'université de Sofia comme un homme "à moitié européen de l'Est", Nicolas Sarkozy a fait un pas considérable. Jamais les origines de son père, Pal, natif de Hongrie, avec qui ses relations ont toujours été distantes, n'avaient été à ce point revendiquées.
Le chef de l'Etat est décidé désormais à assumer une partie de son histoire pour mieux conduire l'offensive de charme lancée à destination des pays d'Europe de l'Est avant que la France ne préside l'Union européenne (UE) à partir de juin 2008.

"Ce n'est pas une nostalgie, mais il comprend leur sensibilité", insiste-t-on à l'Elysée, où devaient être reçus, lundi 8 octobre, le président polonais Lech Kaczynski et le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek.

Cet intérêt pour les pays de l'Est européen n'est pas uniquement "sentimental". A plus d'une semaine du sommet de Lisbonne, où les Vingt-Sept vont se mettre d'accord sur la rédaction d'un traité simplifié, et dans la perspective de la présidence française de l'UE, M. Sarkozy se cherche des alliés au-delà du cercle traditionnel des "amis" de la France. "Si on veut relancer l'Europe, on doit trouver de nouvelles coalitions", explique un conseiller du chef de l'Etat.

"NOUS PROFITONS DES ERREURS DE CHIRAC"

Pour ces nouveaux entrants dans l'UE, aucun discours n'est trop beau. Que ce soit en Hongrie (le 12 septembre) ou en Bulgarie, M. Sarkozy a, à chaque fois, assuré ses interlocuteurs qu'ils ne faisaient pas partie "d'une deuxième division de l'Europe", et qu'"ils n'[étaient] pas là pour faire de la figuration".


Insistant sur leur histoire tragique et "le long chemin" qu'ils ont dû parcourir pour se "libérer des chaînes" du communisme, il leur a assuré, prenant exemple sur la libération des infirmières bulgares :"vous ne serez plus jamais seuls. La France sera toujours à vos côtés".

Le chef de l'Etat bénéficie d'une image pro-américaine plutôt bien perçue dans les pays de l'ancien bloc soviétique. "Nous profitons des erreurs de Chirac", dit-on à l'Elysée.


Depuis 2002, M. Sarkozy a multiplié les visites à Bucarest, Varsovie, Budapest et Sofia, alors que les propos de l'ancien président à l'égard de ces pays, "qui auraient mieux fait de se taire" plutôt que d'afficher leur atlantisme, les avaient vexés.


En 2006, explique un conseiller de M. Sarkozy, celui-ci s'était rendu aux cérémonies d'anniversaire de la grève du chantier naval de Gdansk, en Pologne, "alors que M. Chirac n'avait envoyé personne".

Pour se garantir de nouveaux alliés, M. Sarkozy joue sur un levier : la méfiance des nouveaux entrants à l'encontre de l'Allemagne et de la Russie dont dépend une bonne partie de leurs approvisionnements énergétiques. "Yalta, c'est fini", avait-il assuré devant Vladimir Poutine lors d'un face-à-face entre les deux hommes lors du G8 d'Heilingendam. Une "sortie" qu'il ne manque pas de rappeler à chacun de ses entretiens avec ses hôtes.


Philippe Ridet

Le Monde
*PHOTO : AFP/ERIC FEFERBERG
Nicolas Sarkozy, à Budapest, le vendredi 14 septembre.

vendredi, octobre 05, 2007

***Conférence intergouvernementale de 2007 : Projet de traité modificatif...UE***


*** À la lumière des résultats de la CIG de 2000 qui a abouti au traité de Nice, le Conseil européen a décidé fin 2001 d'organiser une Convention chargée d'examiner comment rendre l'Union plus démocratique, plus transparente et plus efficace. Cette Convention, qui s'est réunie entre mars 2002 et juillet 2003, a élaboré un traité établissant une Constitution pour l'Europe, qui devait remplacer les traités existants. Présenté ensuite à une CIG, ce traité a fait l'objet d'un accord en juin 2004, sous une forme légèrement modifiée, puis a été signé en octobre de la même année.

Les problèmes rencontrés en 2005 au cours du processus de ratification du traité constitutionnel ont amené l'Union à engager un processus de réflexion sur une future réforme. À l'issue de ce processus, en juin 2006, le Conseil européen a invité la future présidence allemande à élaborer un rapport sur la voie à suivre.

Ce rapport, ainsi que les travaux entrepris par la présidence allemande, ont permis au Conseil européen, lors de sa réunion des 21 et 22 juin 2007, de décider de la convocation d'une CIG afin de rédiger un "traité modificatif" modifiant les traités actuels en vue de renforcer l'efficacité et la légitimité démocratique de l'Union élargie et d'améliorer la cohérence de son action extérieure. La CIG mènera ses travaux conformément au mandat détaillé sur lequel le Conseil européen a marqué son accord.

La CIG doit achever ses travaux le plus rapidement possible, et en tout état de cause avant la fin de 2007, afin de laisser suffisamment de temps pour que le traité qui en sera issu soit ratifié avant les élections au Parlement européen de juin 2009. Ainsi que l'a convenu le Conseil européen, la présidence portugaise établira un projet de texte de traité conformément aux termes du mandat et le soumettra à la CIG dès son ouverture.

La CIG se déroulera sous l'autorité globale des chefs d'État ou de gouvernement, assistés des membres du Conseil "Affaires générales et relations extérieures". Un représentant de la Commission participera aux travaux de la conférence. Le Parlement européen, avec trois représentants, y sera aussi associé étroitement et concrètement. Le Secrétariat général du Conseil en assurera le secrétariat.

UE

*Projet de traité modificatif : Lien ci-dessous!
http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/cg00004.fr07.pdf

Projet de déclarations : Lien ci-dessus!
http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/cg00003.fr07.pdf