*TRAITÉ DE ROME*

Il est important de se rappeler d'où nous venons. Après les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Rome fut un accord clé entre six pays qui a lié leur destinée via la Communauté économique européenne. À l'occasion du 60ème anniversaire de sa signature, nous revenons sur la manière dont le traité a posé les bases de l'Europe et de sa réalisation, défendues par le Parlement européen.

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!

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🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une » 🕊 May the force be with you! Que la force soit avec vous!

mercredi, mars 05, 2008

*La toute première réunion des ministres de l’environnement de l’UE et des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes s’est tenue à Bruxelles‏*


***L’adaptation au changement climatique, les énergies renouvelables, la réduction de la biodiversité et la déforestation étaient au cœur du débat de la première réunion entre les ministres de l’environnement de l’UE et ceux des pays d’Amérique latine et des Caraïbes (ALC) qui s’est tenue aujourd’hui à Bruxelles.

Ces thématiques sont particulièrement significatives du fait de leur impact sur le bien-être économique des pays de l’UE et de l’ALC. Les questions soulevées durant cette rencontre serviront de base au sommet UE-ALC des chefs d’Etat et de Gouvernement, qui sera organisé au mois de mai à Lima. Une vingtaine de ministres de l’UE et des pays de l’ALC y sont attendus.Le ministre slovène de l’environnement, Janez Podobnik, a affirmé que « la maîtrise des changements climatiques représentait le principal enjeu pour l’environnement et le développement de l’humanité.

Nous ressentons déjà les conséquences négatives de notre attitude passée à l’égard de l’environnement et sans réaction décisive et immédiate de notre part, ces conséquences deviendront insurmontables ».

C’est la raison pour laquelle les pays de l’UE et ceux de l’Amérique latine et des Caraïbes ont décidé d’initier, lors du IVme sommet EU-ALC de Vienne, un dialogue politique stratégique sur l’environnement à un niveau global.Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l’environnement, a ajouté que « Même si l’Amérique latine, les Caraïbes et l’Europe étaient géographiquement séparées, nous partageons un environnement, un avenir et des défis communs. Beaucoup d’entre eux réclament une action globale pour pouvoir être surmontés. L’Union européenne lutte activement, par exemple, contre les changements climatiques, mais cette bataille ne pourra être victorieuse sans le soutien de nos partenaires d’Amérique latine et des Caraïbes.

Etant donné que ces pays représentent un réservoir de biodiversité et de forêts, il est essentiel de coopérer avec eux afin d’éradiquer l’extinction de certaines espèces et de leurs habitats. Nouvelle impulsion du partenariat EU - Amérique latine / CaraïbeLa rencontre des ministres de l’environnement des deux régions est la première étape d’un processus destiné à se développer dans le cadre du partenariat EU –ALC. Les relations entre les pays membres de l’UE et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes se concentrent fortement sur certaines sous-régions, telles que la région caraïbe, la communauté Andean [1] , la communauté Mercosur [2] et certains pays comme le Brésil ou le Mexique.L’objectif de la réunion était d’identifier des priorités communes et des champs de coopération dans le domaine de l’environnement.

Elle ouvre la voie au sommet de Lima de mai prochain durant lequel les chefs d’Etat et de Gouvernement discuteront plus avant de la coopération entre ces deux régions. Etant donné les liens historiques, culturels et économiques qui unissent l’Union européenne, l’Amérique latine et les Caraïbes, il est primordial pour ces deux régions de relever de pair des défis globaux.Un réservoir de ressources naturellesL’Amérique latine est dotée de richesses naturelles et de biodiversité. Elle est considérée comme l’aire biologique la plus riche du monde, comprenant près de 40% des espèces animales et végétales. Afin de préserver cette richesse, il est essentiel de la gérer convenablement et d’en prendre soin, plus particulièrement au regard des défis environnementaux qu’affronte la région.L’Amérique latine et les pays des Caraïbes subissent déjà les conséquences du changement climatique et des catastrophes naturelles. Durant les dernières années, par exemple, les côtes occidentales de l’Amérique latine ont dû affronter une augmentation substantielle des précipitations, alors que l’intérieur des terres a souffert de la sécheresse. Les glaciers d’Amérique du Sud sont menacés; leur disparition entraînerait une diminution considérable du niveau d’eau disponible pour la consommation humaine, l’agriculture et la production énergétique.La biodiversité sera encore sévèrement affectée par le changement climatique, à tel point que de nombreuses espèces des régions tropicales risquent de disparaître. L’élévation du niveau de la mer affectera les îles des Caraïbes où la moitié de la population vit à moins de1,5 kilomètre des côtes.L’UE soutient l’environnement dans les pays de l’ALCDurant les dernières années, l’Union européenne a apporté son soutien à de nombreuses initiatives environnementales en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Ceci représente une aide de 345 millions d’euros de 2002 à 2007, allouée à des actions environnementales et climatiques, celles-ci comprenant notamment la promotion des énergies renouvelables, la prévention des catastrophes naturelles, la gestion des ressources naturelles, la préservation des forêts et de la biodiversité et la lutte contre la désertification.De 2002 à 2006, l’UE a également cofinancé 74 projets scientifiques et de recherches pour un montant total de 210 millions d’euros. Ces projets concernaient essentiellement l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques, la gestion intégrée des écosystèmes, la gestion de l’eau et des zones côtières, la biodiversité et les impacts sanitaires des problèmes environnementaux.Pour la période 2007-2010, l’UE prévoit d’octroyer une aide de 100 millions d’euros à des projets en Amérique latine et dans les pays des Caraïbes dans les domaines de la gestion forestière, de la déforestation, de la gouvernance de l’environnement, de l’adaptation aux changements climatiques.

Cette aide sera renforcée par une assistance financière destinée à des projets traitant notamment de la gestion environnementale et durable des ressources naturelles dont l’énergie (ENRTP) et par le financement de projets de recherches intégrés au 7me programme-cadre pour la recherche. La Banque européenne d’investissement émettra des prêts d’un montant total de 2,8 milliards d’euros pour financer des projets sur la durabilité environnementale, l’atténuation du changement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ainsi que sur les puits de carbone.Dans le domaine de la prévention des catastrophes naturelles, l’Union européenne espère pouvoir attribuer 24 millions d’euros aux pays des Caraïbes au titre de la stratégie de réduction des risques de catastrophes et de leur prévention dans les pays en voie de développement, qu’elle adoptera en octobre. [1] Bolivie, Colombie, Equateur, et Pérou [2] Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay

UE

mardi, mars 04, 2008

***MESSAGE DE LAURENCE PARISOT AUX ENTREPRENEURS***France

***Nous sommes tous des hommes ou des femmes d’entreprise, profondément attachés aux valeurs de l’entreprise, et nous nous sommes donné depuis le premier jour l’objectif partagé de réconcilier les Français avec l’entreprise.

Nous voulons de l’éthique et de la transparence. Nous voulons des règles du jeu claires, parce que nous aimons la vérité, parce que nous sommes des acteurs responsables, et parce l’économie de marché est à cette condition.

C’est pourquoi nous nous sommes tous indignés quand nous avons appris que de nouveaux accords obscurs concernant encore des sommes d’argent importantes avaient été conclus au sommet de l’Uimm.

Trop c’est trop !

Nous devons tous condamner publiquement ces pratiques pour qu’elles prennent définitivement fin, pour qu’elles ne puissent plus jamais ressurgir d’aucune façon, pour qu’elles cessent d’entacher l’image de l’entreprise, l’image des entrepreneurs, l’image du Medef, l’image de chacun de nous.

Il faut se donner les moyens d’un nouveau départ. J’ai donc demandé à l’ensemble des membres de l’Uimm qui détiennent des mandats nationaux au titre du Medef de remettre ces mandats à la disposition du Medef.

Je vous précise que les mandats locaux, détenus par les adhérents des Uimm locales, ne sont en aucun cas concernés car je suis certaine que les adhérents Uimm sur le terrain sont tous des chefs d’entreprises de bonne volonté, et qu’ils ne se reconnaissent pas dans les pratiques qu’ils découvrent. Comme des milliers d’autres mandataires, ils donnent bénévolement ce qu’ils ont de plus précieux, c’est-à-dire leur temps, aux instances paritaires dans lesquelles ils siègent. Ils ont un engagement et un comportement exemplaires.

C’est pourquoi j’appelle toutes les Fédérations, tous les Medef territoriaux et toutes les Uimm locales à rester proches et solidaires au nom des valeurs de l’entreprise.

C’est pourquoi j’appelle l’ensemble des chefs d’entreprise de toutes tailles, TPE, PME, moyennes et grandes entreprises, à nous rejoindre dans ce mouvement et à se mobiliser à nos côtés pour faire bouger les lignes.

Nous voulons créer ensemble le patronat du 21è siècle, entrepreneurial, ouvert, transparent et éthique, au service de toutes les entreprises et au service de la France.

Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi pour que nous soyons ensemble les garants d’une unité patronale élargie et fière d’elle-même.

Laurence Parisot
Présidente du MEDEF


*Le JDD-Parisot: "Tout remettre à plat"!. Lien ci-dessus!

***MUNICIPALES : Le palmarès des villes les mieux gérées...*** France


***Pour la deuxième fois, Challenges fait un bilan des gestions municipales : les 873 villes françaises de plus de 10 000 habitants ont été scrutées à l'aune de 5 critères et notées.

*Instructif avant d'aller voter*

Magazine Challenges
21.02.2008

*Lien ci-dessus!

***Bicamérisme et représentation des régions et des collectivités locales...: SENAT*** France



***BICAMÉRISME ET REPRÉSENTATION DES RÉGIONS ET DES COLLECTIVITÉS LOCALES :
LE RÔLE DES SECONDES CHAMBRES EN EUROPE***

Conférence organisée par le Sénat de la République Française et le Congrès des Pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe en coopération avec l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe et la Commission de Venise du Conseil de l'Europe.

La conférence a fait l’objet d’une interprétation simultanée en cinq langues : anglais, français, allemand, italien et russe.

***Dix-sept Etats en Europe sont dotés d'un parlement bicaméral. On a pu penser pendant longtemps que le bicamérisme était indissociable du fédéralisme et constituait un élément clé de la spécificité de celui-ci.

Si les six Etats fédéraux européens sont tous bicaméraux, ils ne représentent pas pour autant la majorité des pays dotés d'un système de représentation bicamérale. Il en va de même aussi de plusieurs états unitaires plus ou moins décentralisés ou constitutionnellement régionalisés. Le bicamérisme apparaît ainsi plus généralement comme une réponse adaptée à la recherche d'un équilibre entre le centre et les composantes territoriales de l'Etat.

SENAT
21 février 2008

*Retrouvez les videos du colloque : Lien ci dessus!

lundi, mars 03, 2008

*Allocution de Dimitrij Rupel, ministre slovène des Affaires étrangères, lors de la session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies‏*


***Monsieur Dimitrij Rupel, ministre slovène des Affaires étrangers et Président du Conseil des Affaires générales et des relations extérieures de l’UE, a participé aujourd’hui à Genève à la réunion de haut niveau de la 7me session du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies.

Le travail de la présente session, qui se terminera le 28 mars 2008, portera principalement sur l’examen des mandats des rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur certaines questions importantes et sur leur renouvellement, ainsi que sur les moyens les plus appropriés de répondre promptement et efficacement aux violations les plus graves des droits de l'homme.Dans son introduction, M. Rupel s’est dit honoré de pouvoir, à l'occasion du futur 60me anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, s’adresser au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies au nom de l’Union européenne et des pays candidats. Au moment de son adoption, la Déclaration a marqué une étape importante dans la reconnaissance des droits de l'homme et des libertés fondamentales partout dans le monde.

« Mais, » a ajouté M. Rupel, « la mise en œuvre de ces droits et libertés dans toutes les régions du monde demeure un objectif majeur. »Cette année nous célébrerons également le 15me anniversaire de la fondation du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme, a poursuivi M. Rupel en ajoutant qu’à cette occasion, l'Union européenne désirait exprimer à Louise Arbour, Haut Commissaire des Nations unies aux Droits de l’Homme « son profond respect et ses remerciements pour le travail qu’elle a accompli dans la mise en valeur et la protection des droits de l'homme. »Dans son allocution, M. Rupel a également évoqué la situation des droits de l'homme dans certains pays, et a présenté les activités et les initiatives afférentes que proposera l’Union européenne lors de son Conseil.En conclusion, il a souligné le rôle important du dialogue interculturel dans le monde actuel.

« L’Union européenne a consacré l’année 2008 au dialogue interculturel ; j'espère que sa devise, « Unie dans la diversité », pourra également inspirer votre travail lors de cette session du Conseil des Droits de l'Homme » a-t-il encore souhaité.

UE

dimanche, mars 02, 2008

***Le méthane, un gaz aussi nuisible que le CO2***


***Une étude française démontre que l'impact de ce gaz libéré par les ruminants, les déjections animales ou les décharges d'ordures ménagères est beaucoup trop sous-estimé aujourd'hui.

Dans un article publié dans La Recherche, trois spécialistes de l'énergie et du climat, Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Letreut, lancent un pavé dans la mare. À force de se focaliser sur le gaz carbonique (CO2), et de négliger l'impact des autres gaz à effet de serre, comme le méthane (CH4) ou l'oxyde nitreux, les politiques de lutte contre le réchauffement risquent, selon eux, de tourner au fiasco. Ils ne remettent pas en question la réalité du réchauffement climatique, mais critiquent les options en matière de réduction.

Ils démontrent, chiffres et courbes à l'appui, que la récupération de la majeure partie du méthane (CH4) dégagé par la décomposition des décharges d'ordures ménagères aurait plus d'impact sur la réduction du réchauffement climatique que la construction de trois réacteurs nucléaires de type EPR. Ou, plus concret encore, qu'elle aurait le même effet que l'isolation thermique de 400 000 logements anciens par an pendant vingt-cinq ans. Le tout à moindres frais, en valorisant une ressource énergétique pouvant servir aussi bien à produire de l'électricité qu'à chauffer des immeubles ou à faire rouler des bus ou des voitures…

Pour illustrer leur propos, les chercheurs s'appuient sur la résolution du Conseil des ministres de l'Environnement de l'Union européenne, en date du 30 octobre 2007. Pour éviter un réchauffement planétaire de plus de 2 °C, le texte préconise, en effet, de « stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère à environ 450 ppm d'équivalent CO2» en procédant par étape. Les émissions devront « atteindre leur maximum dans les dix ou quinze ans qui viennent» avant de revenir « d'ici à 2050» à «un niveau inférieur d'au moins 50 % à celui de 1990».

Fort bien. Sauf que «seuls les efforts de réduction du CO2 sont cités, déplorent nos trois experts. Les gaz à effet de serre autres que le CO2 (méthane, oxyde nitreux, etc.) ne font l'objet d'aucune mention spécifique». Même constat en France : «Lors du “Grenelle de l'environnement”, toutes les mesures prononcées concernaient la réduction des émissions de CO2 sans qu'une seule fois, dans le document final, ne soit jamais mentionné le méthane.»

Pourquoi un tel oubli ? Essentiellement pour des raisons pratiques répondent les auteurs. La conversion en «tonnes équivalent CO2» permet, en effet, de comptabiliser plus facilement la contribution des différents gaz responsables de l'effet de serre. Mais du fait de la «généralisation de son emploi […], tout se passe comme si l'on avait affaire à un seul gaz, “équivalent CO 2” dont il s'agit de réduire les émissions.»


L'Europe doit réagir

Plus grave : les calculs d'équivalence sont effectués de façon très approximative, ce qui contribue à sous-estimer l'impact du méthane, notamment. Il est ainsi couramment admis que l'émission d'une tonne de méthane dans l'atmosphère a le même effet que 21 tonnes de CO2. Sauf que cette équivalence n'est valable que sur une période de cent ans. Le temps de vie du méthane dans l'atmosphère étant beaucoup plus faible que celui du CO2, son impact climatique est d'autant plus élevé que la période de référence choisie est courte. Par exemple : à l'horizon 2050, date à laquelle l'Europe veut réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, le «pouvoir de réchauffement global» du méthane n'est plus égal à 21 mais à 49. Et à cinq ans, une tonne de méthane fait autant de dégâts que 101 tonnes de CO2 ! Conclusion : l'Europe ne pourra pas atteindre son objectif si elle n'intègre pas le méthane dans son programme de réduction d'émissions et si elle persiste à lui appliquer un coefficient d'équivalence inadapté.

Enfin, tout en maintenant «l'effort indispensable sur le CO2», la récupération et la valorisation énergétique du méthane présentent l'avantage de ne pas pénaliser le développement économique notamment dans les pays émergents. Bien au contraire !

Marc Mennessier
LE FIGARO SCIENCES
29/02/2008

samedi, mars 01, 2008

***Nécessité d’une réflexion éthique et scientifique globale***


***Aujourd'hui viennent de s'achever à Brdo pri Kranj les deux journées de réunion du XIe Forum des Conseils nationaux d'Éthique au cours desquelles les membres des forums nationaux et du Groupe européen d'Éthique (EGE), corps consultatif de la Commission européenne s’occupant de l’éthique dans les domaines de la science et de la biotechnologie, ont débattu de questions ayant trait à l’éthique et à la science.

« Le développement de la science, de la profession médicale et de la société nous place perpétuellement devant de nouvelles questions morales qui exigent une réflexion éthique et scientifique globale, un débat interdisciplinaire, une prise de position éclairée et un dialogue ouvert. Ce n’est, en effet, qu’ainsi que nous pourrons, face à une situation particulière, trouver les meilleures solutions adaptées au malade, au médecin et à la société », a souligné la ministre de la santé, Zofija Mazej Kukovič, hôtesse de la rencontre, dans son discours d'ouverture prononcé le premier jour de la réunion.« Disposant de l'une des plus anciennes commissions d'éthique au monde, la Slovénie a une excellente tradition dans le domaine de l'éthique en matière de biomédecine », a souligné France Cukljati, Président du Conseil d'État.

Son intérêt pour l'éthique apparaît également dans le fait que la Slovénie est l'un des cinq premiers pays ayant ratifié la Convention d'Oviedo sur les droits de l'homme et la biomédecine. Selon Danilo Türk, Président de la République de Slovénie, l'attention portée à l'Éthique constitue l’un des devoirs de la science et des chercheurs.Les participants de la réunion ont parlé de la confrontation des droits et libertés des personnes et des intérêts de la société. Ils ont débattu de l'accompagnement en fin de vie et de la responsabilité dans le domaine des recherches biologique et médicale, deux des questions éthiques prioritaires de l'espace européen.

Le clonage des animaux à fins alimentaires, objet du dernier avis prononcé par l'EGE, a donné lieu à un débat plus approfondi. Les spécialistes en éthique ont déconseillé de recourir à de telles pratiques pour le moment, expliquant que celles-ci n'étaient pas vraiment nécessaires et que leur caractère non naturel les rendait pour beaucoup inacceptables. Comme l'a noté le docteur Jože Trontelj, Président de la Commission d'éthique médicale slovène, ce type de débats a pour conséquence positive d'élever le niveau de conscience et la sensibilité éthique de la société en l’informant sur le problème du comportement trop égoïste de l'homme à l'encontre des autres êtres vivants.Le débat sur les pièges éthiques liés à l'utilisation de méthodes biomédicales visant à améliorer les caractéristiques et les capacités des êtres humains a été l'objet d'une attention particulière.

Il en est de même pour le codex éthique sur le comportement responsable dans le domaine de la nanothechnologie et de la nanoscience adopté récemment par la Commission européenne et présenté au public pour la première fois à Brdo. Les docteurs Božidar Voljč et Didier Sicard, membres des commissions d'éthique slovène et française, ont souligné les graves problèmes éthiques qui interviennent dans la santé publique sur le territoire européen où les différences entre les pays en ce qui concerne les moyens financiers dont dispose la santé publique par habitant est de 1 : 30.Sur l'initiative de la commission slovène d'éthique médicale, le débat a également porté sur l'aide éthique aux malades souffrant de maladies incurables.

Les participants ont soutenu la proposition recommandant de mettre à disposition de ceux qui souffrent beaucoup des méthodes palliatives d’apaisement (sédation). Cette mesure, qui a toutes les caractéristiques d'un traitement médical, ne raccourcit pas la durée de vie et ne s'apparente donc pas à l'euthanasie. Le docteur Inez de Beaufort a présenté les expériences des Pays-Bas sur ce type d'aide. Le docteur Trontelj est d'avis que, avec la mise en place de l'apaisement palliatif et des autres procédés de la médecine sophrologique, il n'y a pratiquement plus aucune raison de pratiquer l'euthanasie.

UE