*TRAITÉ DE ROME*

Il est important de se rappeler d'où nous venons. Après les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Rome fut un accord clé entre six pays qui a lié leur destinée via la Communauté économique européenne. À l'occasion du 60ème anniversaire de sa signature, nous revenons sur la manière dont le traité a posé les bases de l'Europe et de sa réalisation, défendues par le Parlement européen.

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!

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🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une » 🕊 May the force be with you! Que la force soit avec vous!

jeudi, avril 23, 2009

***De sombres perspectives pour l’économie...***


***Presse européenne du 23/04/2009 :

L'économie mondiale traverse la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon les prévisions actuelles du Fonds monétaire international (FMI), l'ensemble des performances économiques mondiales va diminuer cette année de 1,3 pour cent. Ce n'est qu'en 2010 qu'on va remonter lentement la pente. Ces sombres perspectives concernent également l'Europe.

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne
Différents instituts de recherche économiques ont présenté de sombres prévisions conjoncturelles pour l'Allemagne. Il faut désormais garder son calme, écrit le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung : "De nombreux éléments indiquent que l'Allemagne - notamment sur le marché du travail - va traverser une période difficile soutenue, qui s'étendra jusqu'à l'année prochaine. Même si l'on n'accorde encore que peu de confiance à la capacité de prévision des économistes, on aura désormais du mal à ignorer leurs nouveaux chiffres en les considérant comme du catastrophisme collectif. Les hypothèses sur lesquelles repose l'évaluation de printemps sont réalistes dans la perspective actuelle, voire même légèrement optimistes. Une lente convalescence du système bancaire est attendue. C'est à ce niveau que les économistes voient le plus grand facteur d'insécurité ; ils ne veulent pas non plus exclure une nouvelle crise de confiance. C'est donc un signe positif que le gouvernement fédéral et l'économie poussent de nouveau dans la même direction. Cela aide à rester calme dans la crise et à garder des cartouches en cas de situation extrême."
(23.04.2009)


Klassa - Bulgarie
Après la visite d'une délégation du Fonds monétaire international (FMI) en Bulgarie, il est apparu clairement que le gouvernement bulgare faisait preuve d'un optimisme excessif dans la crise, écrit le quotidien Klassa : "Au lieu d'une croissance de 4,7 pour cent, il y a une récession de 3,5 pour cent. N'est-il pas temps de remettre les pendules politiques à l'heure ? Le FMI a mis en garde contre une chute du PIB bulgare de 3,5 pour cent et une nouvelle baisse de 1 pour cent l'année suivante. En outre, le budget pour 2009, élaboré en septembre, serait trop optimiste. Le gouvernement devrait diminuer ses dépenses, sinon le déficit pourrait atteindre un pour cent d'ici la fin de l'année. Avec ces feux de détresse effrayants, le Fonds a clairement laissé entendre que l'optimisme sur lequel le gouvernement a misé, n'est sain ni pour l'économie ni pour la société."
(23.04.2009)


El País - Espagne
Le quotidien espagnol El País s'exprime au sujet des prévisions pessimistes rendues publiques par le Fonds monétaire international (FMI) concernant l'évolution économique de l'année à venir : "Savoir que l'économie espagnole se développe moins mal que l'économie allemande (moins 5,6 pour cent), l'économie italienne (moins 4,4 pour cent), l'économie britannique (moins 4,1 pour cent) et qu'elle se comporte exactement comme la française (moins 3 pour cent) est une piètre consolation. Tous ces [pays] font preuve d'une meilleure capacité à se rétablir, reposant sur une meilleure compétitivité. … Le gouvernement et les acteurs économiques n'ont pas une minute à perdre."
(23.04.2009)

Les Echos - France
Après la présentation du budget par le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling, le quotidien Les Echos indique que "l'homme malade de l'Europe" doit prendre des mesures strictes : "Au cours des deux prochaines années, le Royaume-Uni va devoir emprunter l'équivalent de près d'un quart de sa richesse nationale pour combler le déficit attendu de l'Etat. Un tel effort est sans précédent dans un grand pays en temps de paix. Et la [London] City pose déjà la question : le Trésor britannique, qui a rencontré il y a quelques semaines des difficultés pour emprunter, trouvera-t-il des investisseurs prêts à financer de tels déficits ? Et surtout à quel prix ? ... Des élections générales auront lieu au plus tard mi-2010, et si elles se déroulaient aujourd'hui, les travaillistes [du Premier ministre] Gordon Brown seraient balayés. Avec des mesures fortes comme la taxation à 50 % des hauts revenus, ceux-ci espèrent se refaire une santé à gauche. Sans trop y croire."
(23.04.2009)

Kaleva - Finlande
Kyösti Karvonen écrit dans le quotidien Kaleva que pour l'économie russe les prévisions sont encore plus pessimistes que pour l'Occident : "Lorsque la conjoncture internationale a commencé à vaciller en automne dernier, la télévision publique russe a rappelé la période soviétique. Les programmes de télévision ont diffusé des émissions annonçant que les Etats-Unis étaient mourants alors que la Russie … était une 'île de stabilité'. Ensuite la voix du Kremlin est devenue plus réaliste, se rapprochant de la vérité implacable des chiffres économiques. … Les anciennes générations [en Russie] sont expertes quand il s'agit de surmonter les pénuries et de développer une économie parallèle. La grande inconnue reste cependant la réaction de la jeune génération, qui s'est déjà habituée à la vie facile. En somme, les prévisions économiques sont désastreuses pour la Russie. Le spécialiste en sciences économiques Yevgeny Gontmaher résume la situation de la manière suivante : 'La crise fait plus de ravages en Russie qu'en Occident…. Le Kremlin est impuissant face à des millions de personnes qui ont perdu leur emploi.'"
(23.04.2009)

Eurotopics

mercredi, avril 22, 2009

***Pôle Europe de la Majorité départementale 92 - Jean Sarkozy***

***Eurodéputés : Les bosseurs, les dilettantes et les abonnés absents...***

***Tous les eurodéputés en conviennent : "On ne peut pas juger du travail d'un député uniquement par rapport à son taux de présence", selon la formule d'Alain Lamassoure, possible numéro trois sur la liste UMP dans le Sud-Ouest. A droite, comme à gauche, plusieurs sortants affichent un taux de présence enviable lors des sessions plénières mais de piètres résultats par ailleurs.

Il faut préciser que les élus perçoivent une prime de 280 euros par jour de présence. "On constate encore que beaucoup de députés viennent le matin, signent leur feuille de présence et repartent", regrette Françoise Grossetête, tête de liste UMP dans le Sud-Est : "Ceux-là ne siègent en général dans aucune commission et ne sont pas rapporteurs non plus."

Christine de Veyrac, numéro deux de l'UMP dans le Sud-Ouest et ancienne collaboratrice de Valéry Giscard d'Estaing, est ainsi l'une des plus fidèles en session plénière. "Le taux de présence des députés est d'ailleurs en hausse constante depuis plusieurs années", note-t-elle. Mais Mme de Veyrac compte ses apparitions en commission (trois en quatre ans). Elle est par ailleurs l'une des élus français les plus prolixes en questions écrites, mais elle est peu portée sur les rapports.

"C'est enfantin pour un parlementaire de mobiliser ses assistants pour faire du chiffre et s'en prévaloir ensuite auprès de ses électeurs. Les questions écrites, je n'en pose jamais parce que ça ne sert à rien", lâche Henri Weber, chef de file des socialistes dans le Centre, qui considère comme "grotesque" toute tentative de classement. Benoît Hamon, numéro trois socialiste en Ile-de-France, affiche aussi une présence des plus correctes à Strasbourg, mais son activité est peu visible. Il ne compte qu'un seul rapport à son actif. Plutôt présente à Strasbourg, Marielle de Sarnez, boude le travail en commission. A l'inverse, Jacques Toubon n'est pas le plus assidu en plénière, mais il affiche de bons résultats en commission et a joué un rôle clé sur des dossiers comme la directive Bolkestein.

Les élus eurosceptiques cumulent souvent les deux handicaps : ils viennent peu et s'investissent encore moins. Jean-Marie Le Pen, numéro un du FN dans le Sud-Est, n'a été présent qu'à 72 % des séances, très en deçà de la moyenne nationale. Philippe de Villiers, tête de liste du Mouvement pour la France dans l'Ouest, n'est pas là une session sur deux. Les deux hommes n'ont rédigé aucun rapport, leur attribution étant souvent liée à des dosages entre les groupes les plus influents.

Pour Vincent Peillon, tête de liste socialiste dans la région Sud-Est, ne fonder les classements que sur la seule présence "est d'une bêtise incalculable". Ce membre de la direction du PS est, il est vrai, peu assidu à Strasbourg. "Quand je travaille sur le programme du PS pour les élections européennes, c'est un travail que nous faisons à trois, à Paris. Je ne peux pas en même temps être au Parlement", se justifie-t-il.

Philippe Ricard (à Bruxelles) avec Marion Brunet et Christine Garin
Le Monde
23.04.09.

***Le tourisme en Antarctique plus strictement encadré...***

***C'est un premier pas vers un durcissement de la réglementation du tourisme en Antarctique. Vendredi 17 avril, après onze jours de discussions, les vingt-huit pays membres du traité de l'Antarctique, réunis à l'occasion de leur assemblée annuelle à Baltimore (Maryland), ont décidé que les bateaux transportant plus de 500 passagers ne pourraient plus y accoster, et que le nombre de touristes présents sur un site ne pourrait excéder 100 personnes.

Les Etats-Unis sont à l'origine de cette proposition. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait, dès l'ouverture de la conférence, qui marquait aussi le 50e anniversaire du traité, fait part de son inquiétude quant "à la conformité des bateaux qui empruntent ces routes du Sud et à la sécurité des touristes".

"Nous n'avons plus de temps à perdre, il faut davantage de coopération internationale pour éviter une plus grande dégradation de l'environnement", a-t-elle déclaré après avoir rappelé l'effondrement, quelques jours auparavant, du "pont" de glace reliant la plaque Wilkins à l'Antarctique.

Le tourisme sur le continent blanc est un sujet de préoccupation depuis plusieurs années. Le nombre de voyageurs est passé de 6 700 en 1992 à 46 000 en 2008, selon l'Association internationale des tour-opérateurs de l'Antarctique. Et de récents naufrages ont failli déboucher sur de véritables catastrophes humaines et écologiques. En novembre 2007, le M/V Explorer, avec 154 passagers à son bord et battant pavillon libérien, a percuté un iceberg. Tous ont été sauvés, mais l'épave gît désormais par 1 300 m de profondeur. Ses cuves contenaient près de 200 m3 de carburant.

Aujourd'hui, chaque pays membre du traité est tenu d'assurer une surveillance depuis ses bases, ainsi que les secours en cas d'accident. Il existe par ailleurs cinq centres de sauvetage, situés en Afrique du Sud, en Argentine, en Australie, au Chili et en Nouvelle-Zélande. Mais alors que le dispositif de sauvetage en mer paraît relativement bien organisé, par un ensemble d'accords internationaux, rien n'est réellement prévu pour faire face à une catastrophe écologique de grande ampleur.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La circulation en Antarctique est, quelle qu'en soit la motivation, soumise à autorisation. De plus, en vertu des accords de Madrid, qui ont donné, en 1991, un statut de réserve naturelle à l'Antarctique, toute activité doit y faire l'objet d'une évaluation d'impact environnemental. Mais le contrôle de ce vaste continent de 14 millions de km2 est loin d'être partout assuré. La Russie, qui, pendant des années, n'a pas eu les moyens d'occuper ses stations, a ainsi rapporté à plusieurs reprises la violation de celles-ci.

Le débat sur la réglementation de l'accès aux terres australes prend d'autant plus d'importance que les dernières études scientifiques ont révélé que le réchauffement climatique agit sur les glaciers à une vitesse beaucoup plus rapide qu'on ne l'avait imaginé jusqu'à présent. Face à ce phénomène, jusqu'où faut-il aller dans la protection des écosystèmes fragiles ?

Certains écologistes prônent une interdiction de toute activité touristique. Il est peu probable que les signataires du traité de l'Antarctique choisissent cette option. Pour certains, comme l'Argentine et le Chili, l'exploration du pôle Sud représente une activité lucrative qu'ils ne sont pas prêts à abandonner.

Laurence Caramel
Le Monde
22.04.09.

***2009 année de l'Europe : Jean Sarkozy***

***Lors d'une réunion à Nanterre le 24 janvier 2009, Jean Sarkozy aborde avec les participants le sujet des élections européennes, le 7 juin prochain.

***(14) "La prise de décision communautaire"***


***Pour que l'Europe, en tant qu’acteur mondial, ne soit pas lointaine des européens..."! :

Rubrique du BLOG : ***UNION EUROPEENNE* EUROPEAN UNION* UNION EUROPEA...***

"CONNAITRE & COMPRENDRE LE FONCTIONNEMENT...DE L'UNION EUROPEENNE"!

*(14) "La prise de décision communautaire"*

Dans l'Union européenne, il existe plusieurs manières de prendre les décisions, en fonction des domaines et des règles qui leurs sont appliquées par les traités. On distingue schématiquement deux types de procédures.

Il y a tout d'abord les procédures de type supranational, mises en oeuvre dans le cadre de la Communauté européenne (premier pilier de l’Union européenne). Les institutions communautaires, notamment le triangle Commission/Parlement/Conseil, participent alors pleinement à la prise de décision.

Il existe aussi des procédures de type intergouvernemental, utilisées dans les deuxième et troisième piliers, pour lesquelles les représentants des Etats jouent un rôle prépondérant.

Il en résulte que les équilibres entre les institutions communautaires sont très différents selon les procédures utilisées.

Les procédures communautaires
Les évolutions du système communautaire

Le processus décisionnel dans l'UE

Pour mieux comprendre et visualiser la façon dont l'Union européenne prend des décisions, retrouvez notre infographie sur ce thème.
A partir d'une situation concrète, l'animation vous permettra de suivre les différentes étapes qui mènent à l'adoption d'un texte communautaire.

Voir l'infographieAu début de l’histoire des Communautés, deux institutions jouent les premiers rôles : la Commission, seule habilitée à faire des propositions législatives ; le Conseil de l’UE, qui se prononce sur ces propositions, soit à l’unanimité, soit à la majorité qualifiée et reste alors la seule instance de décision. Le Parlement est longtemps demeuré une simple assemblée consultative. Au fil des décennies, ce système a connu deux évolutions majeures :

* L’extension du vote à la majorité qualifiée

Certains Etats membres ont longtemps refusé le passage de l’unanimité à la majorité qualifiée car ils refusaient d’être mis en minorité dans de nombreux domaines. L’Acte unique européen a contribué à lever ce blocage en organisant le passage à la majorité qualifiée pour une grande partie des décisions liées au marché intérieur. Les traités suivants ont poursuivi sur cette voie en augmentant le nombre des politiques pour lesquelles la majorité qualifiée est requise. Toutefois, certains domaines jugés très sensibles restent régis par l’unanimité (comme la fiscalité).

* L’émergence du Parlement européen

Depuis l’Acte unique européen, le rôle du Parlement européen dans le processus législatif communautaire va grandissant. Aujourd’hui, il est pleinement associé au vote des textes communautaires via la procédure de codécision.

En tout état de cause, la Commission conserve un droit d’initiative exclusif dans le domaine communautaire.

La procédure de codécision

C’est la manière la plus courante de voter les textes législatifs au sein de la Communauté européenne. Elle s’applique désormais à presque toutes les politiques où le Conseil vote à la majorité qualifiée à tel point que l’usage s’est répandu de parler de "co-législateur" (à l’exception de la politique agricole et de la politique commerciale).

La procédure se déroule de la façon suivante :

* La Commission européenne présente une proposition législative.

* Le Parlement européen se prononce en première lecture.

Le PE donne son avis sur la proposition, à la majorité simple, sur la base d’un rapport préparé par l’une de ses commissions parlementaires. La Commission peut modifier sa proposition pour tenir compte des amendements des parlementaires.

* Le Conseil de l’UE se prononce en première lecture.

Si le Conseil approuve tous les amendements du PE, ou si le PE n’a proposé aucun amendement, l’acte peut être adopté. Sinon, le Conseil adopte une "position commune" à la majorité qualifiée (sauf dans certains domaines comme la libre circulation des personnes ou la culture, où l’unanimité est requise). La Commission se prononce sur cette position commune.

* Le Parlement européen se prononce en deuxième lecture.

Soit : le PE accepte la position commune du Conseil et l’acte est adopté ; le PE apporte des amendements à la position commune, qui retourne alors vers le Conseil ; le PE rejette la position commune et la proposition n’est pas adoptée.

* Le Conseil de l’UE se prononce en deuxième lecture.

Le Conseil se prononce sur les amendements du Parlement, qui ont au préalable fait l’objet d’un avis de la Commission. S’il les approuve, l’acte est adopté ; sinon, le comité de conciliation est convoqué.

* En cas de désaccord persistant, l’acte est examiné par un comité de conciliation.

Procédure de consultation
Parlement européen, 2008 Lorsqu'il est consulté par le Conseil, le Parlement européen peut, grâce à cette procédure, donner son avis sur un texte. Cependant, cet avis ne lie pas le Conseil, qui peut choisir de le suivre ou pas. En fonction du domaine, la consultation du Parlement est obligatoire ou facultative.
Le comité de conciliation réunit des membres du Conseil et du Parlement, en présence de la Commission. S’il parvient à un compromis, l’acte est soumis au Parlement et au Conseil pour approbation. Sinon, il est abandonné.

Un acte est adopté lorsque le Conseil et le Parlement l’ont accepté dans les mêmes termes. Il entre en vigueur à sa parution au Journal officiel de l’Union européenne. S’il s’agit d’un règlement il s’applique directement. Si c’est une directive, les Etats membres disposent d’un délai pour la transposer dans leur droit national. En fonction des domaines, le Comité des régions et le Comité économique et social européen doivent être consultés et donner leur avis sur la proposition législative.

Les autres procédures

Procédure de l'avis conforme
Introduite par l'Acte unique européen, cette procédure oblige le Conseil à tenir compte de l'avis du Parlement, il ne peut pas passer outre. Le Parlement doit accepter ou refuser la proposition, il ne peut pas l'amender.
Selon la procédure de coopération, utilisée pour certaines décisions prises dans le cadre de l’union économique et monétaire (UEM), le Parlement peut amender ou rejeter une position commune, mais le Conseil a toujours le dernier mot.

Avec la procédure de consultation, le Parlement européen exerce un rôle simplement consultatif, sans valeur contraignante pour le Conseil des Ministres.

Enfin, quand s'applique la procédure de l'avis conforme, (lors de la conclusion d'accords internationaux ou pour l'adhésion de nouveaux Etats), le Parlement accepte ou rejette la proposition en bloc, sans pouvoir l'amender. Sa décision s'impose alors au Conseil des ministres.

Les procédures intergouvernementales

Dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune ainsi que pour la coopération policière et judiciaire en matière pénale (respectivement deuxième et troisième "piliers" de l’Union européenne), les Etats membres ont mis en place des procédures de coopération intergouvernementale, et donc non communautaire, qui impliquent néanmoins les institutions communautaires.

La politique étrangère et de sécurité commune (PESC)

Tout Etat membre peut formuler des propositions dans ce domaine. La Commission le peut aussi. Toutefois, elle ne dispose d’aucun monopole en la matière, à la différence du premier pilier.

Plusieurs types d’actes peuvent être adoptés : stratégies communes, actions communes et positions communes. L’unanimité au Conseil est généralement requise. Pour, les décisions d’exécution des actions et positions communes, le Conseil peut se prononcer à la majorité qualifiée. Toutefois, si un Etat membre estime que son intérêt national est mis en cause, la question est renvoyée au Conseil européen qui décide à l’unanimité.

Le Parlement européen est régulièrement informé et consulté sur les choix fondamentaux. Il n’existe donc aucune procédure de codécision.

La coopération policière et judiciaire en matière pénale

La Commission ou tout Etat membre peuvent formuler des propositions dans ce domaine. Mais la Commission ne dispose pas du monopole de l'initiative.

Le Conseil se prononce généralement à l’unanimité. Quant au Parlement européen, il est consulté avant l’adoption de décisions-cadre, de décisions et de conventions.

Toutefois il existe dans le cadre du 3ème pilier une clause dite "passerelle", par laquelle le Conseil peut décider à l’unanimité de faire passer tout ou partie de ce pilier à la majorité qualifiée du Conseil et à la codécision. Cette faculté n’a toutefois jamais été activée jusqu’à présent.

Mise à jour : 25/08/08

http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/droit-communautaire/le-processus-decisionnel.html

*Le processus de décision : infographie :
http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/droit-communautaire/le-processus-decisionnel/presentation/le-processus-de-decision-infographie.html

Toute L'Europe

Bien à vous,

Morgane BRAVO
http://www.facebook.com/pages/Morgane-BRAVO/42491554804

mardi, avril 21, 2009

***L’UNESCO, la Bibliothèque du Congrès et d’autres partenaires lancent la Bibliothèque numérique mondiale***


***L’UNESCO et 32 institutions partenaires ont lancé aujourd’hui la Bibliothèque numérique mondiale, un site internet proposant un éventail unique de matériels culturels provenant de bibliothèques et d’archives d’un peu partout dans le monde. Le site offre manuscrits, cartes, livres rares, films, enregistrements sonores, illustrations et photographies. L’accès à ces ressources est libre et gratuit.

Le lancement s’est déroulé au siège de l’UNESCO lors d’une réception organisée par Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, et James H. Billington, Directeur de la Bibliothèque du Congrès (Etats-Unis). Les directeurs d’autres institutions partenaires ont participé à la présentation du projet aux ambassadeurs, ministres, délégués et invités, à l’occasion du Conseil exécutif de l’Organisation.

James H. Billington a proposé en 2005 à l’UNESCO la création de cette Bibliothèque numérique mondiale (BNM), en soulignant qu’un tel projet pourrait avoir « un effet salutaire en réunissant des gens et en célébrant le caractère unique des différentes cultures à travers un projet global ». Koïchiro Matsuura a salué « cette grande initiative qui aidera à réduire la fracture numérique, à promouvoir la compréhension et à renforcer la diversité linguistique et culturelle ». Outre la promotion de la compréhension internationale, le projet vise à augmenter la quantité et la diversité des contenus culturels sur internet, à fournir des matériels aux éducateurs, aux élèves et au grand public, mais aussi à réduire la fracture numérique au sein et entre les pays, en renforçant les capacités dans les pays partenaires.

La BNM offrira des fonctions de recherche et de navigation en sept langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe) et proposera des contenus dans plus de quarante langues. Navigation et recherche de données encourageront une exploration du site qui traverse époques et cultures. Les descriptions de chaque élément, ainsi que les vidéos de conservateurs commentant une sélection de pièces, fourniront le contexte aux utilisateurs, éveilleront la curiosité et encourageront les étudiants mais aussi le grand public à en apprendre plus sur le patrimoine culturel de tous les pays.

La BNM a été développée par une équipe de la Bibliothèque du Congrès. Une aide technique a été fournie par la Bibliotheca Alexandrina (Alexandrie, Egypte). Parmi les institutions ayant contribué à la BNM, on compte des bibliothèques nationales et des institutions culturelles ou éducatives d’Afrique du Sud, d’Arabie saoudite, du Brésil, de Chine, d’Egypte, des Etats-Unis, de France, d’Iraq, d’Israël, du Japon, du Mali, du Maroc, du Mexique, d’Ouganda, des Pays-Bas, du Qatar, du Royaume-Uni, de la Fédération de Russie, de Serbie, de Slovaquie et de Suède.

« L’UNESCO se félicite de la création de cette Bibliothèque numérique mondiale qui reflète les valeurs et priorités de notre Organisation », a déclaré Koïchiro Matsuura. « La BNM offre une plate-forme précieuse pour la libre circulation de l’information, la solidarité internationale, la célébration de la diversité culturelle et l’édification de sociétés du savoir. Avec des projets comme celui-là, le potentiel culturel et sociétal des technologies numériques va s’exprimer pleinement».

« Nous sommes fiers d’entreprendre cette aventure en compagnie de bibliothèques prestigieuses et nous remercions l’UNESCO pour le ferme appui apporté à ce projet. Ce qui vient d’être lancé ne constitue qu’une première étape. Nous sommes impatients de voir le projet aboutir : rassembler les gens, approfondir notre compréhension des autres, aider les jeunes portés sur le numérique à profiter par le biais des nouveaux médias de ce qu’il y a de mieux dans la culture traditionnelle », a déclaré James H. Billington.

Son Altesse Sheikha Mozah Bint Nasser Al-Missned, Envoyée spéciale pour l'éducation de base et l'enseignement supérieur et Présidente de la Fondation Qatar, a félicité l’UNESCO et les institutions partenaires pour le lancement de la BNM et déclaré que « le Qatar est très fier d’être parmi les membres fondateurs de cette expérience remarquable de coopération internationale ». Elle a souligné qu’ « une éducation universelle était la base d’une compréhension internationale » et que « cet effort fera beaucoup pour développer l’ouverture aux autres cultures et pays ».

La Bibliothèque nationale de Chine (NLC) a contribué à la BNM en proposant des manuscrits, cartes, livres et calques de stèles et d’os d’oracle qui embrassent toute l’histoire chinoise. « Le projet de Bibliothèque numérique mondiale offre une plateforme toute neuve pour mettre en valeur la diversité des civilisations du monde », a déclaré Furui Zhan, Directeur de la NLC. « Cet effort permet les échanges culturels tout en apportant enrichissement et compréhension aux différents pays et peuples. La création de cette bibliothèque mondiale va tout-à-fait dans le sens d’un esprit d’égalité et d’ouverture. La Bibliothèque nationale de Chine est prête à travailler en étroite coopération avec la BNM, promouvant à la fois la prospérité et le progrès de toutes les civilisations humaines ».

Parmi les autres trésors figurant dans la BNM, on trouve des manuscrits scientifiques arabes provenant de la Bibliothèque nationale et des Archives d’Egypte ; d’anciennes photographies d’Amérique latine fournies par la Bibliothèque nationale brésilienne ; le Hyakumanto darani, un parchemin datant de l’an 764 détenu par la Bibliothèque du Parlement japonais ; la fameuse Bible du diable, du XIIIème siècle qui se trouve à la Bibliothèque royale de Stockholm ; des calligraphies arabes, persanes et turques provenant de la Bibliothèque du Congrès.

Avant le lancement, Koïchiro Matsuura a invité les Etats membres de l’UNESCO à encourager leurs institutions culturelles à prendre part au développement du projet. Il a souligné que leur participation contribuerait à une bibliothèque numérique qui soit vraiment universelle et qui constitue une vitrine du patrimoine culturel et des réalisations de tous les pays. Il a également mis l’accent sur les synergies entre cette initiative et le programme Mémoire du monde de l’UNESCO, en précisant que la BNM pourrait aider à fournir au grand public un accès à des versions numériques des collections figurant au registre de Mémoire du monde.

Un des principaux mandats de l’UNESCO porte sur la promotion de la libre circulation de toutes les formes de savoir en éducation, science, culture et communication. L’Organisation soutient donc des initiatives en vue d’améliorer et de développer les contenus sur internet. A cette fin, elle collabore avec un grand nombre de partenaires.

Paris / Washington, 21 avril

***
* Auteur(s):UNESCOPRESSE
* Source:Communiqué de presse de l’UNESCO N°2009- 31
* 21-04-2009

*Le site de la Bibliothèque Numérique Mondiale
http://www.wdl.org/fr