***La plainte de l'autorité des marchés boursiers américains (SEC), reprochant à Goldman Sachs d'avoir trompé ses clients, a un effet boule de neige en Europe, où la percée de la banque d'affaires américaine est sérieusement menacée.
Hector Sants est une vedette. Dans le milieu des grands prédateurs de la City, le directeur général de la Financial Services Authority (FSA) a accroché à son tableau de chasse quelques fauves de première catégorie. Le gendarme de la première place boursière européenne s'attaque aujourd'hui à Goldman Sachs en ouvrant une enquête officielle "en relation avec les récentes affirmations de la SEC".
Hector Sants s'intéresse plus particulièrement aux agissements de Goldman Sachs International, la principale filiale étrangère du géant new-yorkais.
Le Français Fabrice Tourre, 31 ans, l'un des auteurs du montage contesté adossé à des prêts hypothécaires risqués au cœur de l'enquête américaine sur les fraudes, travaille dans cette société couvrant l'Europe, le Proche-Orient et l'Afrique.
L'affaire Goldman Sachs a également des répercussions en Allemagne, où la banque IKB prépare une demande de dommages-intérêts après la perte de 150 millions de dollars (112 millions d'euros) dans ladite opération, menée par la banque américaine.
Pour sa part, la chancelière, Angela Merkel, n'a pas exclu un recours juridique pour récupérer le manque à gagner d'IKB. Des membres de la coalition conservatrice-libérale ont exigé le gel des transactions de Goldman Sachs avec l'Etat allemand en attendant les conclusions de l'action de la SEC. Des entreprises pourraient suivre l'exemple des pouvoirs publics.
En France, autre terrain d'action important de Goldman Sachs, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a déclaré que, à première vue, la plainte américaine n'avait aucune implication. L'Autorité des marchés financiers doit faire un rapport fin avril sur la question.
Comment expliquer la décision de la tutelle britannique d'ouvrir une enquête sur un dossier apparemment mince sur le plan juridique ? Fabrice Tourre a beau être installé à Londres depuis novembre 2008, les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés à New York en 2007.
Aujourd'hui nationalisée, la Royal Bank of Scotland, qui a perdu un milliard de dollars dans l'aventure, a racheté en connaissance de cause la banque d'affaires néerlandaise ABN Amro, dont le portefeuille contenait les produits structurés toxiques.
C'est que ce scandale est très politique, au Royaume-Uni, en pleine fièvre électorale. Goldman Sachs a été propulsée au cœur du débat des élections législatives du 6 mai. Alors que le premier ministre, Gordon Brown, a qualifié la banque new-yorkaise de "faillite sur le plan moral", son challenger libéral-démocrate, Nick Clegg, a demandé son exclusion des futurs mandats d'émissions d'Etat et de privatisations. Conscient de l'extrême impopularité de la City, David Cameron, le leader de la droite, n'a pas été en reste pour dénoncer les agissements de Goldman Sachs.
DES FAUX PAS SANCTIONNÉS
Par ailleurs, depuis sa création en 2001 pour mettre un peu d'ordre dans les marchés, le FSA a vu ses pouvoirs augmenter sans cesse. Or, en cas de victoire, l'opposition conservatrice s'est engagée à enlever à cet organisme ses prérogatives de supervision bancaire, pour les confier à la Banque d'Angleterre. En s'en prenant au symbole par excellence du capitalisme financier, Hector Sants espère torpiller cette promesse d'abolir le FSA.
A Londres comme à Berlin, Goldman Sachs paie aujourd'hui ses multiples faux pas. Chargée de piloter la nationalisation de la caisse hypothécaire Northern Rock, la banque a surfacturé le Trésor britannique avant de se rétracter. De plus, la "Firme" a été accusée de saper la confiance des marchés envers la Royal Bank of Scotland, son client, précipitant sa chute quelques mois plus tard.
Il en est de même en Allemagne. Dans le Financial Times du 15 février 2010, Otmar Issing, ex-membre du directoire de la Bundesbank puis économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), a signé un texte au vitriol hostile à l'opération de sauvetage de la Grèce par les Vingt-Sept.
Issing a signé cette tribune en omettant de préciser que, depuis 2006, il est conseiller international de Goldman Sachs, la banque conseil du gouvernement d'Athènes. Or cette banque a aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour rejoindre l'euro.
Quant au patron de la filiale allemande, Alexander Debelius, il a provoqué un vif tollé en déclarant que son employeur "n'avait pas d'obligation à promouvoir le bien commun". Qui dit mieux ?
Londres, correspondant
Marc Roche
Le Monde
22.04.10
Bien à vous,
Morgane BRAVO
jeudi, avril 22, 2010
*Nick Clegg, le troisième homme...*
***Encore inconnu il y a quelques semaines, le leader des libéraux-démocrates a crée la surprise lors du premier débat télévisé de l'histoire britannique. Depuis, on le présente comme celui qui pourrait arbitrer le combat entre Gordon Brown et David Cameron.
22/04/10
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*Le Canada s'opposera : taxe mondiale sur les banques...*
***Le Canada s'opposera à une taxe mondiale sur les banques.
Le Canada n'a aucune intention de collaborer aux efforts qui visent l'imposition d'une taxe mondiale aux banques, a prévenu mercredi le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty.
M. Flaherty a lancé cet avertissement lors d'un discours prononcé à Toronto, devant des membres du milieu des affaires. Il a condamné la campagne mondiale qui cherche à taxer les banques dans le but de créer un fonds en prévision d'éventuels renflouements.
Il a expliqué que les contribuables canadiens ne devraient pas faire les frais du sauvetage d'une banque dans un autre pays. Le ministre défendra la même position jeudi, à Washington, devant ses collègues du G20.
Le Fonds monétaire international (FMI) est toutefois d'avis que tous les pays du G20 devraient contraindre leurs institutions financières à contribuer à ce fonds, et qu'ils devraient aussi envisager la mise en place d'impôts sur les bénéfices des banques.
M. Flaherty croit par contre que de telles mesures inciteraient les banques à adopter des comportements irresponsables, puisqu'elles sauraient qu'une bouée de sauvetage est disponible en cas de besoin.
L'opposition de M. Flaherty à la position du FMI est importante puisque le Canada sera l'hôte du prochain sommet du G20, et qu'il a donc un contrôle important sur les sujets qui seront discutés. Les partisans d'une taxe mondiale sur les banques craignent de voir le Canada tuer l'idée dans l'oeuf.
Le FMI est d'avis qu'une telle taxe devrait être appliquée universellement par la plupart des grands pays, pour empêcher les banques de tirer profit des juridictions où elles seraient moins taxées. M. Flaherty prévient toutefois qu'il ne freinera pas le succès des banques canadiennes avec la création d'un nouvel impôt.
Il croit que le G20 devrait plutôt se concentrer sur la mise en place de règles qui encadrent les normes de fonds propres et limitent l'endettement des banques. Le G20 devrait aussi, ajoute M. Flaherty, se pencher sur la proposition canadienne qui verrait les banques déposer un cautionnement qui serait immédiatement transformé en liquide en cas de problème.
La Presse Canadienne
21 avril 2010
Bien à vous,
Morgane BRAVO
Le Canada n'a aucune intention de collaborer aux efforts qui visent l'imposition d'une taxe mondiale aux banques, a prévenu mercredi le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty.
M. Flaherty a lancé cet avertissement lors d'un discours prononcé à Toronto, devant des membres du milieu des affaires. Il a condamné la campagne mondiale qui cherche à taxer les banques dans le but de créer un fonds en prévision d'éventuels renflouements.
Il a expliqué que les contribuables canadiens ne devraient pas faire les frais du sauvetage d'une banque dans un autre pays. Le ministre défendra la même position jeudi, à Washington, devant ses collègues du G20.
Le Fonds monétaire international (FMI) est toutefois d'avis que tous les pays du G20 devraient contraindre leurs institutions financières à contribuer à ce fonds, et qu'ils devraient aussi envisager la mise en place d'impôts sur les bénéfices des banques.
M. Flaherty croit par contre que de telles mesures inciteraient les banques à adopter des comportements irresponsables, puisqu'elles sauraient qu'une bouée de sauvetage est disponible en cas de besoin.
L'opposition de M. Flaherty à la position du FMI est importante puisque le Canada sera l'hôte du prochain sommet du G20, et qu'il a donc un contrôle important sur les sujets qui seront discutés. Les partisans d'une taxe mondiale sur les banques craignent de voir le Canada tuer l'idée dans l'oeuf.
Le FMI est d'avis qu'une telle taxe devrait être appliquée universellement par la plupart des grands pays, pour empêcher les banques de tirer profit des juridictions où elles seraient moins taxées. M. Flaherty prévient toutefois qu'il ne freinera pas le succès des banques canadiennes avec la création d'un nouvel impôt.
Il croit que le G20 devrait plutôt se concentrer sur la mise en place de règles qui encadrent les normes de fonds propres et limitent l'endettement des banques. Le G20 devrait aussi, ajoute M. Flaherty, se pencher sur la proposition canadienne qui verrait les banques déposer un cautionnement qui serait immédiatement transformé en liquide en cas de problème.
La Presse Canadienne
21 avril 2010
Bien à vous,
Morgane BRAVO
mercredi, avril 21, 2010
*Google interpellé pour le respect de la vie privée...*

***Les autorités de protection des données personnelles de dix pays ont écrit au géant américain de l'internet Google.
Cette démarche l'exhorte à respecter les lois relatives à la protection de la vie privée, a annoncé mardi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).
Les signataires sont la France, l'Allemagne, le Canada, l'Espagne, l'Irlande, Israël, l'Italie, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
La lettre signée par les autorités de protection des données personnelles de ces dix pays fait suite au lancement le 9 février du nouveau service de réseau social de Google, baptisé Buzz.
"Nous nous inquiétons de voir que trop souvent le droit à la vie privée des citoyens du monde est laissé de côté lors du lancement de nouvelles applications technologiques", écrivent les signataires dans cette lettre, qui constitue selon la Cnil une "collaboration sans précédent".
"Nous avons été troublés par votre lancement récent de l'application de réseau social Buzz, qui a été fait dans le mépris des normes et des lois fondamentales en matière de protection de la vie privée", ajoutent-ils. "En outre, ce n'était pas la première fois que votre entreprise omettait de tenir compte du respect de la vie privée en lançant de nouveaux services".
Lors du lancement de Google Buzz, des utilisateurs de comptes courriel Gmail s'étaient vu attribuer automatiquement, sans leur consentement, une liste de contacts comprenant des personnes avec lesquelles ils avaient communiqué le plus souvent. Google a depuis présenté des excuses et modifié son service pour répondre aux critiques sur la confidentialité.
Dans la lettre adressée à Google, les autorités reconnaissent que "Google n'est pas la seule entreprise en ligne à avoir omis de tenir compte du respect de la vie privée de ses utilisateurs au moment de lancer de nouveaux produits". Elles l'exhortent toutefois à montrer l'exemple, "à titre de chef de file du monde virtuel".
France2
21/04/2010
***Google a mis en ligne des données statistiques sur le nombre de demandes de retrait de contenus et d'accès aux données privées d'utilisateurs qu'il reçoit de tous les gouvernements. Un effort de transparence qu'il entend compléter rapidement...

A SUIVRE...!
Bien à vous,
Morgane BRAVO
lundi, avril 19, 2010
*A Paris, plusieurs élus quittent l'UMP pour le Nouveau Centre*
***Après la déroute de la droite aux régionales et les déclarations d'Hervé Morin, qui a laissé entendre qu'il pourrait être candidat en 2012, c'est au Conseil de Paris que les centristes donnent de la voix.
Plusieurs membres du groupe UMP ont décidé de quitter le parti présidentiel pour intégrer le Nouveau Centre. Jérôme Dubus, vice-président du groupe UMP, vient de rejoindre le groupe centriste Libéraux et indépendants, présidé par le sénateur Yves Pozzo di Borgo. Lynda Asmani, élue UMP du 10e arrondissement, et Eric Hélard, élu du 16e, avaient déjà fait de même.
Pour Jérôme Dubus, "les résultats des régionales ont apporté la preuve que la droite a besoin d'une réserve de voix au second tour pour remporter l'élection. En 2010, la droite unie a largement reculé par rapport à 2004, année où l'UDF et l'UMP étaient partis en campagnes séparées au premier tour".
GRAND PARIS ET IDENTITÉ NATIONALE
Le parti présidentiel, par dérive autoritaire, ne donnerait plus la parole à son centre droit. "L'idée initiale, lors de la fondation de l'UMP, était de créer un grand parti qui unirait le centre et la droite. Après sept années d'existence, il est autorisé de constater qu'il n'y a pas de courant de centre droit au sein du parti. Il existe un seul grand parti de droite", juge pour sa part Eric Hélard.
"Le mode de fonctionnement autoritaire de l'UMP était accepté tant que son chef menait à la victoire", note un autre élu parisien. La défaite de la majorité présidentielle lors des derniers scrutins a délié les langues. "Lancer un débat sur l'identité nationale à quelques mois d'une échéance électorale importante et, parallèlement, affirmer vouloir reconquérir l'Ile-de-France, c'est ne pas connaître cet électorat", estime Lynda Asmani. "La droite francilienne a fait campagne sur le Grand Paris de Christian Blanc, alors que la capitale est complètement absente de ce projet gouvernemental", souligne pour sa part Jérôme Dubus.
Au Conseil de Paris, le groupe centriste compte maintenant une douzaine de conseillers. Ils espèrent être rejoints par d'autres déçus de l'UMP.
Eric Nunès
Le Monde
19.04.10
A SUIVRE...!
Bien à vous,
Morgane BRAVO
Plusieurs membres du groupe UMP ont décidé de quitter le parti présidentiel pour intégrer le Nouveau Centre. Jérôme Dubus, vice-président du groupe UMP, vient de rejoindre le groupe centriste Libéraux et indépendants, présidé par le sénateur Yves Pozzo di Borgo. Lynda Asmani, élue UMP du 10e arrondissement, et Eric Hélard, élu du 16e, avaient déjà fait de même.
Pour Jérôme Dubus, "les résultats des régionales ont apporté la preuve que la droite a besoin d'une réserve de voix au second tour pour remporter l'élection. En 2010, la droite unie a largement reculé par rapport à 2004, année où l'UDF et l'UMP étaient partis en campagnes séparées au premier tour".
GRAND PARIS ET IDENTITÉ NATIONALE
Le parti présidentiel, par dérive autoritaire, ne donnerait plus la parole à son centre droit. "L'idée initiale, lors de la fondation de l'UMP, était de créer un grand parti qui unirait le centre et la droite. Après sept années d'existence, il est autorisé de constater qu'il n'y a pas de courant de centre droit au sein du parti. Il existe un seul grand parti de droite", juge pour sa part Eric Hélard.
"Le mode de fonctionnement autoritaire de l'UMP était accepté tant que son chef menait à la victoire", note un autre élu parisien. La défaite de la majorité présidentielle lors des derniers scrutins a délié les langues. "Lancer un débat sur l'identité nationale à quelques mois d'une échéance électorale importante et, parallèlement, affirmer vouloir reconquérir l'Ile-de-France, c'est ne pas connaître cet électorat", estime Lynda Asmani. "La droite francilienne a fait campagne sur le Grand Paris de Christian Blanc, alors que la capitale est complètement absente de ce projet gouvernemental", souligne pour sa part Jérôme Dubus.
Au Conseil de Paris, le groupe centriste compte maintenant une douzaine de conseillers. Ils espèrent être rejoints par d'autres déçus de l'UMP.
Eric Nunès
Le Monde
19.04.10
A SUIVRE...!
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*La paralysie du transport aérien aura un coût considérable : l'UE prête à aider...*
***La paralysie du transport aérien aura un coût considérable, l'Union européenne prête à aider
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a estimé lundi lors d'une conférence de presse que le coût de la paralysie du transport aérien, causée par le nuage de cendres craché par un volcan islandais, sera "considérable". Les compagnies aériennes l'évaluent à plus de 186 millions d'euros par jour. La Commission européenne étudie la possibilité d'une aide.
Trafic aérien paralysé 2
Tandis que l'association des compagnies aériennes mondiales (IATA) estime à plus de 250 millions de dollars par jour (186 millions d'euros) le manque à gagner lié à la fermeture d'une partie de l'espace aérien européen après l'éruption mercredi d'un volcan islandais, Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, a estimé ce lundi que ce coût sera "considérable". "Le coût, on l'estimera en fin de crise, mais il sera évidemment considérable", a-t-il déclaré lors d'un point presse à Paris, sans plus de précision.
Certaines compagnies aériennes européennes ne pourront pas survivre à une suspension de leur activité pendant cinq à 10 jours a même prévenu ce lundi l'Association européenne des compagnies aériennes (AEA). "Entre 100 et 150 compagnies européennes, de plus ou moins grande taille sont concernées, et il est sûr que certaines d'entre elles ne survivront pas à une ou deux semaines de suspension", a déclaré à Reuters David Henderson, responsable de l'information de l'AEA, qui représente 36 compagnies européennes
Et de préciser que ses propos ne concernaient pas pour le moment les membres de l'AEA, dont font partie British Airways , Air France et KLM, même si "il y a un moment où certains d'entre eux seront également concernés". British Airways (BA), justement a estimé ce lundi entre 15 et 20 millions de livres par jour (17 à 26 millions d'euros) le coût de la paralysie du transport aérien. BA se joint à l'appel des compagnies aériennes européennes d'une aide publique au secteur dans ces circonstances "sans précédent, extraordinaires", tout en rappelant que les Etats avaient déjà aidé le secteur après la fermeture de l'espace aérien des Etats-Unis en septembre 2001. D'autant souligne-t-elle, "qu'il est clair que l'impact de la situation actuelle est plus considérable".
De son côté, la compagnie suédoise SAS a indiqué dans un communiqué que "l'impact de la suspension du trafic aérien due aux cendres volcanique sur les bénéfices est estimé entre 50 et 90 millions de couronnes suédoises (5,1 à 9,3 millions d'euros) chaque jour". Au total, jusqu'à dimanche compris, l'effet sur les bénéfices est estimé à (une perte) de 220-280 millions de couronnes", précise la compagnie dont les vols sont suspendus jusqu'à mardi.
L'Union européenne étudie la possibilité d'apporter son aide
La Commission européenne se tient prête à revoir ses lignes directrices en matière d'aides d'Etat à destination des compagnies aériennes affectées par le nuage de cendres volcaniques, a déclaré lundi le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia.
"Il existe des règles dans le traité, notamment l'article 107 alinéa 2, qui permettent aux Etats membres de compenser des préjudices liés à des catastrophes naturelles ou à des événements exceptionnels. Ils sont par conséquent fondés à apporter une compensation à des entreprises", a-t-elle déclaré. L'aide, pour être autorisée, devra obéir à un principe de non discrimination entre toutes les compagnies européennes, être calculée de manière objective et être limitée aux coûts d'interruption du trafic, a précisé la porte-parole. "Il ne peut pas s'agir d'une aide déguisée à la restructuration", a-t-elle dit avant d'expliquer qu'il faudrait au préalable que les compagnies quantifient leurs pertes et que les Etats membres se déclarent prêts à leur venir en aide. Joaquin Almunia, qui juge "exceptionnelles" les circonstances actuelles, doit se réunir lundi avec son homologue responsable des Transports, Siim Kallas, ainsi qu'avec Olli Rehn, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, afin de discuter des conséquences de cette interruption de trafic pour l'ensemble de l'économie européenne.
Une réunion doit se tenir mardi vers 15H00 au secrétariat d'Etat au Tourisme entre tour-opérateurs, également durement touchés et les compagnies aériennes pour faire le point sur les conséquences économiques des perturbations du trafic aérien.
Le volcan islandais, Eyjafjöll, en éruption depuis mercredi paralyse une partie du trafic européen depuis déjà cinq jours. "Nous devons nous écarter de cette fermeture de précaution et trouver des moyens de rouvrir l'espace aérien de manière flexible, étape par étape", a déclaré Giovanni Bisignani, le directeur général de l'IATA lors d'une rencontre avec la presse organisée par l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE).
La Tribune
19/04/2010
Bien à vous,
Morgane BRAVO
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a estimé lundi lors d'une conférence de presse que le coût de la paralysie du transport aérien, causée par le nuage de cendres craché par un volcan islandais, sera "considérable". Les compagnies aériennes l'évaluent à plus de 186 millions d'euros par jour. La Commission européenne étudie la possibilité d'une aide.
Trafic aérien paralysé 2
Tandis que l'association des compagnies aériennes mondiales (IATA) estime à plus de 250 millions de dollars par jour (186 millions d'euros) le manque à gagner lié à la fermeture d'une partie de l'espace aérien européen après l'éruption mercredi d'un volcan islandais, Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, a estimé ce lundi que ce coût sera "considérable". "Le coût, on l'estimera en fin de crise, mais il sera évidemment considérable", a-t-il déclaré lors d'un point presse à Paris, sans plus de précision.
Certaines compagnies aériennes européennes ne pourront pas survivre à une suspension de leur activité pendant cinq à 10 jours a même prévenu ce lundi l'Association européenne des compagnies aériennes (AEA). "Entre 100 et 150 compagnies européennes, de plus ou moins grande taille sont concernées, et il est sûr que certaines d'entre elles ne survivront pas à une ou deux semaines de suspension", a déclaré à Reuters David Henderson, responsable de l'information de l'AEA, qui représente 36 compagnies européennes
Et de préciser que ses propos ne concernaient pas pour le moment les membres de l'AEA, dont font partie British Airways , Air France et KLM, même si "il y a un moment où certains d'entre eux seront également concernés". British Airways (BA), justement a estimé ce lundi entre 15 et 20 millions de livres par jour (17 à 26 millions d'euros) le coût de la paralysie du transport aérien. BA se joint à l'appel des compagnies aériennes européennes d'une aide publique au secteur dans ces circonstances "sans précédent, extraordinaires", tout en rappelant que les Etats avaient déjà aidé le secteur après la fermeture de l'espace aérien des Etats-Unis en septembre 2001. D'autant souligne-t-elle, "qu'il est clair que l'impact de la situation actuelle est plus considérable".
De son côté, la compagnie suédoise SAS a indiqué dans un communiqué que "l'impact de la suspension du trafic aérien due aux cendres volcanique sur les bénéfices est estimé entre 50 et 90 millions de couronnes suédoises (5,1 à 9,3 millions d'euros) chaque jour". Au total, jusqu'à dimanche compris, l'effet sur les bénéfices est estimé à (une perte) de 220-280 millions de couronnes", précise la compagnie dont les vols sont suspendus jusqu'à mardi.
L'Union européenne étudie la possibilité d'apporter son aide
La Commission européenne se tient prête à revoir ses lignes directrices en matière d'aides d'Etat à destination des compagnies aériennes affectées par le nuage de cendres volcaniques, a déclaré lundi le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia.
"Il existe des règles dans le traité, notamment l'article 107 alinéa 2, qui permettent aux Etats membres de compenser des préjudices liés à des catastrophes naturelles ou à des événements exceptionnels. Ils sont par conséquent fondés à apporter une compensation à des entreprises", a-t-elle déclaré. L'aide, pour être autorisée, devra obéir à un principe de non discrimination entre toutes les compagnies européennes, être calculée de manière objective et être limitée aux coûts d'interruption du trafic, a précisé la porte-parole. "Il ne peut pas s'agir d'une aide déguisée à la restructuration", a-t-elle dit avant d'expliquer qu'il faudrait au préalable que les compagnies quantifient leurs pertes et que les Etats membres se déclarent prêts à leur venir en aide. Joaquin Almunia, qui juge "exceptionnelles" les circonstances actuelles, doit se réunir lundi avec son homologue responsable des Transports, Siim Kallas, ainsi qu'avec Olli Rehn, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, afin de discuter des conséquences de cette interruption de trafic pour l'ensemble de l'économie européenne.
Une réunion doit se tenir mardi vers 15H00 au secrétariat d'Etat au Tourisme entre tour-opérateurs, également durement touchés et les compagnies aériennes pour faire le point sur les conséquences économiques des perturbations du trafic aérien.
Le volcan islandais, Eyjafjöll, en éruption depuis mercredi paralyse une partie du trafic européen depuis déjà cinq jours. "Nous devons nous écarter de cette fermeture de précaution et trouver des moyens de rouvrir l'espace aérien de manière flexible, étape par étape", a déclaré Giovanni Bisignani, le directeur général de l'IATA lors d'une rencontre avec la presse organisée par l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE).
La Tribune
19/04/2010
Bien à vous,
Morgane BRAVO
Inscription à :
Articles (Atom)
