*** Sarkozy harcelé par le clan des chiraquiens.
Fascinée par Ségolène Royal depuis plusieurs mois, la presse internationale redécouvre les joies de l'équilibre politique en consacrant à Nicolas Sarkozy de longues analyses. Sans oublier Jacques Chirac, qui reste en embuscade.
** "Personne n'est plus dangereux que Jacques Chirac" à l'approche d'une élection décisive. Pour le quotidien madrilène El Mundo, "l'ombre machiavélique" de l'actuel président de la République planant sur les ambitions de Nicolas Sarkozy est, à droite, l'élément le plus marquant.
Le quotidien allemand Die Welt n'est pas loin de penser la même chose. "Nicolas Sarkozy, l'ex-fils spirituel de Jacques Chirac, est à plaindre. Car l'actuel président de la République ne perd aucune occasion de lui mettre des bâtons dans les roues. Cette attitude n'autorise d'ailleurs qu'une seule conclusion : Jacques Chirac a décidé d'empêcher à tout prix l'élection de son ministre de l'Intérieur. Quant aux raisons qui pourraient expliquer le comportement de Jacques Chirac, elles pourraient aussi venir de sa nature profonde : celle d'un homme qui n'a jamais hésité à trahir" pour parvenir à ses fins. Die Welt n'hésite pas à parler de véritable "tentation du suicide politique". Car, ajoute le quotidien berlinois, "l'issue logique" de ce 'charcutage'" fratricide organisé par le président sortant serait pour la droite "une débâcle analogue à celle qu'avait connue Lionel Jospin le 21 avril 2002".
L'hebdomadaire The Economist pointe lui aussi les écueils qui se dressent sur la route élyséenne de Nicolas Sarkozy. "D'abord, une droite divisée. Malgré la dureté du discours de Nicolas Sarkozy sur l'immigration, Jean-Marie Le Pen reste une menace. Dans le même temps, au centre de l'échiquier politique, François Bayrou pourrait rassembler sur son nom entre 8 % et 9 % des voix. Le second risque est une candidature de dernière minute suscitée par les chiraquiens. Même s'il semble improbable que Jacques Chirac, âgé de 74 ans, se lance lui-même dans la campagne, quelques-uns de ses lieutenants ont déjà fait savoir qu'ils ne voteraient pas pour la candidature de Nicolas Sarkozy le 14 janvier. Certains espèrent même qu'un espace politique s'ouvrira peut-être d'ici à la mi-mars, c'est-à-dire d'ici la date limite de dépôt des candidatures. Sinon, des esprits machiavéliques suggèrent que les chiraquiens préféreront aider Ségolène Royal plutôt que laisser le champ libre à Nicolas Sarkozy. Le troisième risque est Nicolas Sarkozy lui-même, qui pourrait faire peur y compris à ses propres électeurs. Car si les Français admirent Sarkozy, ils ne l'aiment pas vraiment et le trouvent un peu effrayant. C'est peut-être pour cette raison que le candidat à adouci son discours, passant d'une franche 'rupture' à une 'rupture tranquille' un peu vide de sens. Dernier écueil : Sarkozy est vu par les Français comme l'héritier des douze années controversées de présidence Chirac. Or, plus Nicolas Sarkozy reste au gouvernement, plus il sera difficile pour lui de se dissocier du bilan chiraquien qu'il critique ou d'une classe dirigeante dont les Français se méfient.
" La Tribune de Genève, elle, fait le compte des atouts du ministre-candidat. "Nicolas Sarkozy sait qu'il sera président. Sa volonté farouche, inébranlable, est son atout maître. Une seule question demeure : Quand ? En mai prochain ? En 2012, voire en 2017 (il n'aura alors que 62 ans) ? Sa soif de pouvoir rappelle le Chirac des années 1970. Comme le Corrézien, il a su construire un parti à sa botte, dévoué corps et âme, qui le plébiscitera dimanche 14 janvier avec un score quasi soviétique. Sa volonté est contagieuse. En deux ans, le chef de l'UMP a su 'retourner' de nombreux chiraquiens. De plus, Sarkozy maîtrise la télévision mieux que quiconque. Il sait faire passer ses convictions. Sur ce terrain, il a trois longueurs d'avance sur Ségolène Royal. Les sondages donnent un avantage à son adversaire socialiste ? Tant mieux : les Français n'aiment pas qu'on leur dicte le résultat de la présidentielle. Le pauvre Balladur en sait quelque chose.
" La bataille peut donc commencer, et il n'y a guère que la très sérieuse Frankfurter Allgemeine Zeitung pour regretter que l'Europe soit la victime de ce combat singulier. "On a l'impression que les deux principaux candidats voient l'électeur comme un grand malade à qui il ne faudrait surtout pas dire la vérité sur son état." Une impression renforcée par "la surenchère de promesses escamotant totalement le problème de leur financement" ultérieur. Quant à la question européenne, "le fait que le partenaire privilégié de la France [l'Allemagne] préside pour six mois l'Union européenne embarrasse les deux principaux candidats, qui se sentent par ailleurs obligés de courtiser les 55 % d'électeurs qui ont rejeté la Constitution européenne". Notamment, explique la FAZ, "en critiquant l'euro". Bref, la France ressemble, à cent jours du premier tour, "au pays des promesses illimitées" et intenables.
Anthony Bellanger
12 janv. 2007
Courrier International
samedi, janvier 13, 2007
* Nicolas Sarkozy, candidat de la droite à ...!
*** Nicolas Sarkozy, candidat de la droite à la présidentielle.
* Il doit recevoir dimanche le soutien de son parti au cours d’un rendez-vous où toutes les figures et les sensibilités de la droite seront présentes.
C’EST Pierre Charon, l’ami des bons et des mauvais jours, qui résume le mieux l’atmosphère de cette veille de congrès : « Les nappes sont mises, les cartons ont été envoyés, on attend encore quelques réponses, mais Nicolas et la droite sont prêts pour leur mariage. » Après le désamour, puis la réconciliation, scellée le 28 novembre 2004 par l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP, l’union des destins. Et, comme pour un mariage, toute la famille sera là. Sauf son patriarche. En 2004, Jacques Chirac avait envoyé un message aux congressistes, lu à la tribune du Parc des expositions du Bourget par le successeur de Juppé. Dimanche, il sera sûrement présent dans tous les esprits, à commencer par celui de Sarkozy, mais n’adressera aucun signe au candidat à sa succession. Et qu’aurait-il pu lui dire qui ne soit interprété comme l’indice de ses propres intentions ? Les contraintes du calendrier chiraquien pèsent aussi sur son épouse. Cette fois, la « bonne fée » de Sarkozy ne sera pas là, elle non plus. D’où le rôle privilégié confié à Juppé. À l’heure où les premiers orateurs monteront à la tribune de la porte de Versailles, l’ancien premier ministre reviendra du Canada. Il interviendra juste avant Nicolas Sarkozy. La distinction est à la hauteur du sacrifice consenti par le fils préféré du président. Contrairement aux autres figures du clan chiraquien, c’est de son ambition personnelle qu’Alain Juppé a dû se résoudre à faire le deuil, au moins provisoirement. En l’expliquant sur son blog, mercredi, il a montré le coût, mais aussi les limites de son ralliement. Si Chirac a semé l’idée de l’UMP, Juppé en est le père. Et par tempérament autant que par conviction, il n’est pas près de laisser Sarkozy l’oublier.
Probable apparition de Villepin
Jean-Pierre Raffarin, qui a su faire un événement de son engagement dans les troupes sarkozystes, s’exprimera aussi à la tribune, mais en tant qu’ancien premier ministre, comme Édouard Balladur. Nicolas Sarkozy, qui a supervisé lui-même le choix et l’ordre des intervenants, a voulu que toutes les sensibilités de l’UMP se sentent représentées. Michèle Alliot-Marie aura droit au micro, de même que François Fillon, premier dans la hiérarchie des conseillers du chef de l’UMP et coordinateur de son projet pour les législatives. Dominique de Villepin devrait profiter de la succession des brefs discours de la matinée pour faire une apparition Porte de Versailles, mais il ne s’exprimera pas à la tribune. Les amis vedettes de Nicolas Sarkozy ont été conviés, mais ils ne devraient pas être assis au premier rang de l’auditoire. Le candidat tient à ce que l’événement marque avant tout par sa densité politique. Ce congrès doit ouvrir véritablement la campagne. Dès lundi, Sarkozy débutera dans la Manche et l’Ille-et- Vilaine le premier des trois déplacements « thématiques » qu’il a désormais décidé d’accomplir chaque semaine. Il en fera deux en province et un en région parisienne. La journée de lundi sera consacrée aux « atouts de la France ». La deuxième visite permettra au candidat d’exposer ses propositions en matière de travail et de pouvoir d’achat.
Judith Waintraub.
Publié le 12 janvier 2007
Le Figaro
* Il doit recevoir dimanche le soutien de son parti au cours d’un rendez-vous où toutes les figures et les sensibilités de la droite seront présentes.
C’EST Pierre Charon, l’ami des bons et des mauvais jours, qui résume le mieux l’atmosphère de cette veille de congrès : « Les nappes sont mises, les cartons ont été envoyés, on attend encore quelques réponses, mais Nicolas et la droite sont prêts pour leur mariage. » Après le désamour, puis la réconciliation, scellée le 28 novembre 2004 par l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP, l’union des destins. Et, comme pour un mariage, toute la famille sera là. Sauf son patriarche. En 2004, Jacques Chirac avait envoyé un message aux congressistes, lu à la tribune du Parc des expositions du Bourget par le successeur de Juppé. Dimanche, il sera sûrement présent dans tous les esprits, à commencer par celui de Sarkozy, mais n’adressera aucun signe au candidat à sa succession. Et qu’aurait-il pu lui dire qui ne soit interprété comme l’indice de ses propres intentions ? Les contraintes du calendrier chiraquien pèsent aussi sur son épouse. Cette fois, la « bonne fée » de Sarkozy ne sera pas là, elle non plus. D’où le rôle privilégié confié à Juppé. À l’heure où les premiers orateurs monteront à la tribune de la porte de Versailles, l’ancien premier ministre reviendra du Canada. Il interviendra juste avant Nicolas Sarkozy. La distinction est à la hauteur du sacrifice consenti par le fils préféré du président. Contrairement aux autres figures du clan chiraquien, c’est de son ambition personnelle qu’Alain Juppé a dû se résoudre à faire le deuil, au moins provisoirement. En l’expliquant sur son blog, mercredi, il a montré le coût, mais aussi les limites de son ralliement. Si Chirac a semé l’idée de l’UMP, Juppé en est le père. Et par tempérament autant que par conviction, il n’est pas près de laisser Sarkozy l’oublier.
Probable apparition de Villepin
Jean-Pierre Raffarin, qui a su faire un événement de son engagement dans les troupes sarkozystes, s’exprimera aussi à la tribune, mais en tant qu’ancien premier ministre, comme Édouard Balladur. Nicolas Sarkozy, qui a supervisé lui-même le choix et l’ordre des intervenants, a voulu que toutes les sensibilités de l’UMP se sentent représentées. Michèle Alliot-Marie aura droit au micro, de même que François Fillon, premier dans la hiérarchie des conseillers du chef de l’UMP et coordinateur de son projet pour les législatives. Dominique de Villepin devrait profiter de la succession des brefs discours de la matinée pour faire une apparition Porte de Versailles, mais il ne s’exprimera pas à la tribune. Les amis vedettes de Nicolas Sarkozy ont été conviés, mais ils ne devraient pas être assis au premier rang de l’auditoire. Le candidat tient à ce que l’événement marque avant tout par sa densité politique. Ce congrès doit ouvrir véritablement la campagne. Dès lundi, Sarkozy débutera dans la Manche et l’Ille-et- Vilaine le premier des trois déplacements « thématiques » qu’il a désormais décidé d’accomplir chaque semaine. Il en fera deux en province et un en région parisienne. La journée de lundi sera consacrée aux « atouts de la France ». La deuxième visite permettra au candidat d’exposer ses propositions en matière de travail et de pouvoir d’achat.
Judith Waintraub.
Publié le 12 janvier 2007
Le Figaro
* Michèle Alliot-Marie soutient Nicolas Sarkozy...!
12 janvier 2007
Chers amis,
Depuis 4 mois, vous m'apportez votre soutien au sein du Chêne. L'heure est venue pour moi de prendre une décision sur ma candidature à l'élection présidentielle. Je veux vous faire part de ma volonté et de mon engagement.
L'élection présidentielle va opposer deux conceptions de l'avenir de notre Pays, deux visions de la société et du rôle de la France dans le monde.
D'un côté, la société que nous voulons, faite de liberté et d'initiative où l'Etat joue un rôle de régulateur mais aussi d'incitateur. De l'autre, celle que nous propose la gauche, une société de contrainte administrative, de taxation, et d'assistanat, où l'Etat devient sa propre finalité.
Dans la bataille qui s'ouvre, nous devons mettre toutes nos forces au service de nos idées, de nos valeurs, de notre ambition fondamentale de rassembler la Nation autour d'une vision de la France audacieuse et conquérante, pour assurer leur victoire.
Inspirée par un gaullisme du renouveau et un attachement indéfectible à l'idée toujours neuve de la grandeur de la France, j'ai, vous le savez, envisagé de porter nos couleurs et nos valeurs.
Aujourd'hui, je crois sincèrement que le projet du PS représente plus qu'un risque, un danger pour notre Pays, et qu'il faut à tout prix l'empêcher de l'emporter. Il est également de ma responsabilité de prendre en compte les risques que fait courir à la démocratie la montée des extrémismes.
Les idées et les valeurs qui sont les nôtres, sur la place de la France dans le monde, sur notre nécessaire effort de défense, sur la place de l'Homme au coeur de toute politique, sur la cohésion nationale - que j'ai exprimées lors des forums de l'UMP notamment - Nicolas Sarkozy en a repris à son compte l'essentiel. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais nous sommes d'accord sur l'essentiel, qui nous différencie des socialistes.
C'est pourquoi, j'ai décidé d'apporter mon soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy et d'agir à ses côtés pour rassembler toutes les forces de notre famille, et au-delà celles de tous les Français qui partagent nos valeurs.
C'est en femme libre que je m'engage à ses côtés. Je ne renonce à rien, je ne renie rien, surtout pas nos idées.
Je veux vous dire que vous pourrez aujourd'hui comme demain, compter sur moi pour les défendre et les faire entendre.
Je vous demande dès aujourd'hui de joindre vos forces aux miennes dans le combat que nous allons mener ensemble.
Michèle Alliot-Marie
Chers amis,
Depuis 4 mois, vous m'apportez votre soutien au sein du Chêne. L'heure est venue pour moi de prendre une décision sur ma candidature à l'élection présidentielle. Je veux vous faire part de ma volonté et de mon engagement.
L'élection présidentielle va opposer deux conceptions de l'avenir de notre Pays, deux visions de la société et du rôle de la France dans le monde.
D'un côté, la société que nous voulons, faite de liberté et d'initiative où l'Etat joue un rôle de régulateur mais aussi d'incitateur. De l'autre, celle que nous propose la gauche, une société de contrainte administrative, de taxation, et d'assistanat, où l'Etat devient sa propre finalité.
Dans la bataille qui s'ouvre, nous devons mettre toutes nos forces au service de nos idées, de nos valeurs, de notre ambition fondamentale de rassembler la Nation autour d'une vision de la France audacieuse et conquérante, pour assurer leur victoire.
Inspirée par un gaullisme du renouveau et un attachement indéfectible à l'idée toujours neuve de la grandeur de la France, j'ai, vous le savez, envisagé de porter nos couleurs et nos valeurs.
Aujourd'hui, je crois sincèrement que le projet du PS représente plus qu'un risque, un danger pour notre Pays, et qu'il faut à tout prix l'empêcher de l'emporter. Il est également de ma responsabilité de prendre en compte les risques que fait courir à la démocratie la montée des extrémismes.
Les idées et les valeurs qui sont les nôtres, sur la place de la France dans le monde, sur notre nécessaire effort de défense, sur la place de l'Homme au coeur de toute politique, sur la cohésion nationale - que j'ai exprimées lors des forums de l'UMP notamment - Nicolas Sarkozy en a repris à son compte l'essentiel. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais nous sommes d'accord sur l'essentiel, qui nous différencie des socialistes.
C'est pourquoi, j'ai décidé d'apporter mon soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy et d'agir à ses côtés pour rassembler toutes les forces de notre famille, et au-delà celles de tous les Français qui partagent nos valeurs.
C'est en femme libre que je m'engage à ses côtés. Je ne renonce à rien, je ne renie rien, surtout pas nos idées.
Je veux vous dire que vous pourrez aujourd'hui comme demain, compter sur moi pour les défendre et les faire entendre.
Je vous demande dès aujourd'hui de joindre vos forces aux miennes dans le combat que nous allons mener ensemble.
Michèle Alliot-Marie
mardi, janvier 09, 2007
* Juppé : pourquoi il rallie Sarkozy...!
*** L'ancien premier ministre explique mardi matin sur son blog les raisons de son soutien en faveur du ministre de l’Intérieur. «J’ai décidé d’apporter mon soutien à Nicolas Sarkozy», conclut Alain Juppé dans une note parue sur son blog mardi matin. Au terme d’un argumentaire sobre et quelque peu dépassionné, l’ancien premier ministre, proche du chef de l’Etat, annonce donc à son tour son ralliement au candidat de l’UMP. Pour Alain Juppé, ce semble être le choix de la raison plutôt que du cœur. «Je connais bien Nicolas Sarkozy, depuis longtemps. Je connais ses forces et ses faiblesses, comme il connaît les miennes. J’apprécie sa capacité d’agir», explique l’ancien premier ministre, pour qui «Nicolas Sarkozy peut rassembler». Ce ralliement n’empêche pas Alain Juppé de faire part de ses propres préoccupations pour l’avenir. «Remettre le travail à l’honneur ; diffuser dans notre société une vraie culture de responsabilité ; « agiliser » l’Etat ; donner la priorité à la formation des hommes et des femmes, notamment en dotant l’enseignement supérieur des moyens et de l’organisation qu’il mérite ; investir massivement dans la recherche…» Autant de points dont, Alain Juppé le reconnaît, il aurait aimé débattre en tant que candidat. «Les circonstances ne me permettront pas d’entrer dans la course », regrette-t-il, admettant que dire «que je n’y ai jamais pensé serait mentir». Pourtant, si «le temps du débat interne à notre famille politique est maintenant clos», Juppé ménage une ouverture. Pour lui, «Jacques Chirac, du fait de sa fonction, ne saurait être tenu par des procédures de parti. S’il choisissait d’être candidat, une situation nouvelle serait alors créée, qu’il appartiendrait à chacun d’analyser». A bon entendeur…
Le Figaro
Publié le 09 janvier 2007
Le Figaro
Publié le 09 janvier 2007
lundi, janvier 08, 2007
* Le vrai vrai Sarkozy...!
*** Reportage de France 5,
dans l'émission Arrêt sur Images Nicolas Sarkozy à Argenteuil :
* Les témoins de son déplacement racontent comment le ministre a su discuter avec la population locale alors même que les médias se sont focalisés sur l'utilisation du mot "racaille", soufflé par une habitante du quartier.
dans l'émission Arrêt sur Images Nicolas Sarkozy à Argenteuil :
* Les témoins de son déplacement racontent comment le ministre a su discuter avec la population locale alors même que les médias se sont focalisés sur l'utilisation du mot "racaille", soufflé par une habitante du quartier.
jeudi, janvier 04, 2007
* De L’Audace Madame MERKEL...!
*** Avec le début de la présidence allemande au 1er janvier, l’Union européenne peut espérer sortir du coma dans lequel l’ont plongée en 2005 les non français et néerlandais à la Constitution européenne. Le retrait attendu de Jacques Chirac rend possible une nouvelle discussion entre la France et ses partenaires. Rien de décisif ne se fera au cours de ce semestre, mais le temps des propositions est revenu. La campagne présidentielle française est l’occasion pour les candidats, notamment Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, de préciser leurs propositions, afin que le débat puisse s’engager à Bruxelles dans la foulée de l’élection. Le président de l’UMP propose un mini traité reprenant les dispositions institutionnelles de la Constitution, tandis que la candidate du PS, partisane d’une Europe par la preuve, n’a pas formulé de propositions concrètes mais juge la Constitution "caduque". Les partenaires de la France, eux, entendent rappeler les vertus d’une Europe qui s’est enlisée en raison du non français : les pays qui ont ratifié la Constitution se réuniront à Madrid fin janvier pour rappeler les mérites d’un texte qui devait permettre à l’Union élargie de fonctionner à vingt-sept. Et, en mars, les chefs d’Etat et de gouvernement célébreront le cinquantenaire du traité de Rome. Mais c’est avec Angela Merkel que doit s’engager la discussion. Les Allemands comptent parmi les plus chauds défenseurs du projet constitutionnel, issu d’une négociation dont ils étaient sortis les grands gagnants. Ils avaient obtenu à Bruxelles des droits de vote proportionnels à leur population ; la charte des droits fondamentaux avait été incluse dans le traité ; et les compétences entre Bruxelles, Berlin et les Länder avaient été clarifiées. Mais ces débats sont ceux des années 1990. Mondialisation, élargissement... Les enjeux d’aujourd’hui dépassent ceux que reflétait le texte rejeté par les Français. Ses avancées restent nécessaires, mais cela ne suffit pas. L’Europe a besoin d’une vraie politique de l’énergie autant que d’une coordination de ses politiques économiques, fiscales, voire sociales. L’Europe a besoin d’un vrai budget pour pouvoir agir efficacement. Sur ce point, l’Allemagne de Gerhard Schröder puis d’Angela Merkel s’est montrée peu coopérative, préférant négocier seule avec la Russie sur l’énergie ou décidant seule d’augmenter de trois points sa TVA. Pour relancer l’Europe, les Français doivent faire des propositions favorisant de nouvelles coopérations et prouver qu’ils sont prêts à accepter des décisions prises à la majorité des pays, ce qui n’a guère été le cas jusqu’à présent. De leur côté, les Allemands doivent faire preuve d’audace européenne. Ils ne peuvent pas se contenter d’un statu quo qui laisse l’Europe paralysée.
Article paru dans le Monde
édition du 03.01.07.
Article paru dans le Monde
édition du 03.01.07.
mercredi, janvier 03, 2007
*Intervention de M. Nicolas SARKOZY...!
*** Intervention de M. Nicolas SARKOZY
Président de l'Union pour un Mouvement Populaire
** "Discours pour la France qui souffre"
Charleville-Mézières – lundi 18 décembre 2006Merci à Bérangère POLETTI, et Jean-Luc WARSMANNMerci à Benoît HURÉ, Président du Conseil GénéralMerci à François FILLON, Xavier BERTRAND, Catherine VAUTRIN et Renaud DUTREILMerci d’être venus si nombreux.
Merci de cette chaleur que n’expriment bien que ceux qui connaissent la valeur de l’amitié et l'importance de la sincérité, parce que la dureté de la vie leur a enseigné qu'on ne fait jamais rien de grand si on est seul.C’est ici que je voulais être ce soir, dans cette vieille cité gallo-romaine qui a épousé le rêve d’un prince italien, dans ce département des Ardennes où s’est joué tant de fois le sort de la nation et où, dans l’ombre des grands arbres, d’anciennes légendes entretiennent le mystère des vieilles forêts qui ont vu passer les légions de César et les armées de Charles Quint.
C’est à vous que je voulais parler, héritiers d’une destinée courageuse, ingénieuse, tenace, attachée à cette terre sur laquelle fut versée tant de larmes, de sueur et de sang, et dont le travail de l'homme tira de si profondes richesses.Je suis venu ici en Champagne-Ardenne parce que la région a souffert, parce qu’elle souffre encore des restructurations, de la désindustrialisation, des délocalisations. Je ne suis pas venu vous exprimer ma tristesse. Vous n’en avez pas besoin car elle ne sera d'aucun secours pour celui qui a perdu son emploi.Je ne suis pas venu pleurer avec vous car je sais qu'ici les vrais chagrins, on les garde pour soi, discrètement, pudiquement.Je ne suis pas davantage venu vous inviter à la résignation, à la démission, à l'acceptation de la fatalité.Je n'accepterai jamais que l'on dise : les usines c’est fini, l’industrie c’est fini, le plein emploi c'est fini, les Ardennes c'est fini, la France c'est fini.
Je ne le dirai jamais car je ne le croirai jamais
.Je ne suis pas venu vous dire : tout ce que vous avez fait pendant des siècles ne vaut plus rien ! Toute cette culture, tout ce savoir-faire, toute cette tradition industrielle c’est terminé ! Je pense exactement le contraire. C'est une richesse extraordinaire que le savoir-faire et la culture d'un vieux pays qui ne veut pas mourir.Je ne suis pas venu vous dire : partez, allez voir ailleurs, parce que dans l’économie mondialisée il n’y a plus de place pour vous, abandonnez vos maisons, les lieux familiers qui vous ont vus naître, qui ont vu naître vos parents et leurs parents avant eux, les souvenirs de votre enfance, oubliez vos forêts, vos étangs, vos rivières, vos champs, ici c’est le passé, l’avenir est ailleurs, il est dans les grandes villes, il est de l’autre côté de la frontière, il est en Inde, en Chine, en Amérique ! Cela c'est le renoncement et la démission. Moi je veux la volonté et la ténacité. Ici c'est chez vous et je veux que vous puissiez travailler sur votre terre.Je suis venu vous dire : restez, ensemble nous allons faire revivre l’espoir. Ici on a subi tant d’épreuves ! Mais on a toujours su se relever. Vous êtes capables de tant de choses !
Président de l'Union pour un Mouvement Populaire
** "Discours pour la France qui souffre"
Charleville-Mézières – lundi 18 décembre 2006Merci à Bérangère POLETTI, et Jean-Luc WARSMANNMerci à Benoît HURÉ, Président du Conseil GénéralMerci à François FILLON, Xavier BERTRAND, Catherine VAUTRIN et Renaud DUTREILMerci d’être venus si nombreux.
Merci de cette chaleur que n’expriment bien que ceux qui connaissent la valeur de l’amitié et l'importance de la sincérité, parce que la dureté de la vie leur a enseigné qu'on ne fait jamais rien de grand si on est seul.C’est ici que je voulais être ce soir, dans cette vieille cité gallo-romaine qui a épousé le rêve d’un prince italien, dans ce département des Ardennes où s’est joué tant de fois le sort de la nation et où, dans l’ombre des grands arbres, d’anciennes légendes entretiennent le mystère des vieilles forêts qui ont vu passer les légions de César et les armées de Charles Quint.
C’est à vous que je voulais parler, héritiers d’une destinée courageuse, ingénieuse, tenace, attachée à cette terre sur laquelle fut versée tant de larmes, de sueur et de sang, et dont le travail de l'homme tira de si profondes richesses.Je suis venu ici en Champagne-Ardenne parce que la région a souffert, parce qu’elle souffre encore des restructurations, de la désindustrialisation, des délocalisations. Je ne suis pas venu vous exprimer ma tristesse. Vous n’en avez pas besoin car elle ne sera d'aucun secours pour celui qui a perdu son emploi.Je ne suis pas venu pleurer avec vous car je sais qu'ici les vrais chagrins, on les garde pour soi, discrètement, pudiquement.Je ne suis pas davantage venu vous inviter à la résignation, à la démission, à l'acceptation de la fatalité.Je n'accepterai jamais que l'on dise : les usines c’est fini, l’industrie c’est fini, le plein emploi c'est fini, les Ardennes c'est fini, la France c'est fini.
Je ne le dirai jamais car je ne le croirai jamais
.Je ne suis pas venu vous dire : tout ce que vous avez fait pendant des siècles ne vaut plus rien ! Toute cette culture, tout ce savoir-faire, toute cette tradition industrielle c’est terminé ! Je pense exactement le contraire. C'est une richesse extraordinaire que le savoir-faire et la culture d'un vieux pays qui ne veut pas mourir.Je ne suis pas venu vous dire : partez, allez voir ailleurs, parce que dans l’économie mondialisée il n’y a plus de place pour vous, abandonnez vos maisons, les lieux familiers qui vous ont vus naître, qui ont vu naître vos parents et leurs parents avant eux, les souvenirs de votre enfance, oubliez vos forêts, vos étangs, vos rivières, vos champs, ici c’est le passé, l’avenir est ailleurs, il est dans les grandes villes, il est de l’autre côté de la frontière, il est en Inde, en Chine, en Amérique ! Cela c'est le renoncement et la démission. Moi je veux la volonté et la ténacité. Ici c'est chez vous et je veux que vous puissiez travailler sur votre terre.Je suis venu vous dire : restez, ensemble nous allons faire revivre l’espoir. Ici on a subi tant d’épreuves ! Mais on a toujours su se relever. Vous êtes capables de tant de choses !
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