*TRAITÉ DE ROME*

Il est important de se rappeler d'où nous venons. Après les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Rome fut un accord clé entre six pays qui a lié leur destinée via la Communauté économique européenne. À l'occasion du 60ème anniversaire de sa signature, nous revenons sur la manière dont le traité a posé les bases de l'Europe et de sa réalisation, défendues par le Parlement européen.

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!

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🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une » 🕊 May the force be with you! Que la force soit avec vous!

lundi, juillet 30, 2007

*La politique étrangère commune n'est pas à l'ordre du jour en Europe*


*** Martin Winter critique l'individualisme de certains Etats membres, qui fait obstacle à une politique étrangère commune de l'UE.

"L'UE avait autrefois la volonté de travailler aux côtés des très grands, les Etats-Unis et la Russie, afin de rétablir un semblant de paix dans le monde. Toutefois il n'en sera rien tant que l'individualisme sera à l'ordre du jour. Ainsi, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner affaiblit l'influence de l'Europe au Proche-Orient en faisant faire un volte-face à la politique européenne en Palestine sans l'appui des autres Etats membres ; la Pologne et la République tchèque décrédibilisent la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE en négociant des accords avec les Etats-Unis dans le dos de leurs partenaires européens, en ce qui concerne le projet de bouclier antimissiles. Dans l'affaire du Kosovo, plusieurs pays de l'UE se rangent du côté des Etats-Unis, empêchant les Européens de s'exprimer d'une seule voix et d'avoir ainsi du poids à la table des négociations. Par ailleurs, la proposition unilatérale de la France de créer une union méditerranéenne fait régner la confusion au sein de l'UE comme à l'extérieur."

Süddeutsche Zeitung (Allemagne)

Courrier International

dimanche, juillet 29, 2007

* L'UMP lance sa fédération numérique : France *

*** En accord avec le Président de la République et sur proposition de Jean-Claude GAUDIN, l’UMP a nommé Thierry SOLERE, Secrétaire National en charge de la Fédération Numérique.

Thierry SOLERE 35 ans, est co-responsable depuis deux ans de la stratégie Internet de l'UMP avec Claude Malhuret, Maire de Vichy. Il est aussi Maire-adjoint de la Ville de Boulogne-Billancourt et Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine.

La Fédération Numérique a pour ambition de capitaliser sur le succès du site des supporters de Nicolas Sarkozy mis en place pendant la campagne présidentielle. La Fédération Numérique rassemble trois outils qui ont pour but d’informer, d’écouter et de mobiliser. Elle rassemblera une nouvelle génération d’adhérents qui s’engagera et militera mais surtout débattra via Internet.


* La campagne présidentielle a mis en évidence l’importance d’Internet dans le débat démocratique. En la matière, l’UMP n’a pas failli à sa réputation de pionnier avec trois sites qui ont marqué la politique sur Internet. www.sarkozy.fr, www.supportersdesarkozy.com et www.debat-sarkozy.fr ont permis le dialogue et l’organisation de l’action militante que ce soit en ligne ou sur le terrain. Ces initiatives ont montré avec succès toute leur originalité et leur efficacité pendant la campagne.

L’UMP ne pouvait en rester là. Notre mouvement entend bien rester à la pointe de ce média et inventer de nouvelles formes de dialogue et d’action avec vous, que vous soyez adhérent, sympathisant ou simplement intéressé par le débat politique.

C’est dans cette perspective que Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l’UMP, a souhaité créer une «fédération numérique» dont il a confié la présidence à Thierry Solère, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine et maire-adjoint de Boulogne.

« Nous allons mettre en place un outil de mobilisation des adhérents et sympathisants" comparable avec www.supporterdesarkozy.com, créé pour les internautes pro-Sarkozy pendant la campagne présidentielle », a-t-il expliqué. Le site offrira à ses abonnés des synthèses sur l’actualité, des argumentaires, des vidéos « qu'ils pourront rediffuser en utilisant leur propre carnet d'adresses » pour mobiliser autour des propositions de l'UMP.

Cette nouvelle fédération vient compléter la sphère internet déjà existante, composée principalement du site institutionnel de l’UMP et de son blog.

Le site sera créé d’ici quelques semaines.

vendredi, juillet 27, 2007

*À Dakar, Sarkozy prône une immigration régulée*


*** Lors de sa première visite présidentielle en Afrique subsaharienne, le chef de l'État a souligné que la France ne peut pas "accueillir tout le monde".

DEBOUT dans la limousine présidentielle, Nicolas Sarkozy envoie des baisers à la foule massée le long du boulevard de la République. Pour son premier déplacement en Afrique subsaharienne en tant que président de la République, il découvre et apprécie l'accueil « à l'africaine » mélangeant folklore et mobilisation militante. Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, prend son hôte par la main et salue ses partisans, avant d'entrer avec lui dans le palais présidentiel. La sono crache des chants africains. Les femmes et les enfants agitent des drapeaux français et des portraits du président Sarkozy.

Le « comité d'accueil » a fait son travail, sans plus. En 2005, pour Jacques Chirac, la foule était nettement plus nombreuse. Car le discours sans concession de son successeur sur l'« immigration choisie » passe mal dans la capitale sénégalaise. Nicolas Sarkozy n'a pas voulu se dérober à ce sujet, qui a tendu les relations entre Paris et Dakar, avant que Sarkozy et Wade ne signent un accord inédit sur la maîtrise des flux migratoires en septembre 2006.

Interrogé hier par la presse sénégalaise sur un futur nouveau durcissement des conditions d'entrée en France, le chef de l'État s'en est remis aux chiffres pour couper court à la polémique. La France a accepté 83 % des demandes de visa qui lui ont été soumises. « Je ne suis pas sûr que tous les pays du monde en fassent autant. Je vous invite à méditer ces chiffres », a averti Nicolas Sarkozy, manifestement agacé. Il a souligné que près de 10 000 étudiants sénégalais suivent une formation en France. « Ce n'est pas rien. C'est même la première nationalité. Mais à quoi cela servira-t-il de les garder ? L'Europe et la France ne doivent pas piller les élites africaines », a-t-il insisté, justifiant encore son concept d'immigration choisie.

À Dakar, le chef de l'État n'a pas voulu céder un iota sur le terrain de l'immigration, dont il a fait un des thèmes forts de sa campagne présidentielle. « La France n'a pas à rougir de ce qu'elle fait et qu'elle continuera à faire. Mais il faut le dire ici, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. » Fidèle à son tempérament, il a lancé, en forme de critique implicite à son prédécesseur : « Je n'ai pas deux langages. Je ne viens pas en Afrique pour tenir un discours différent qu'à Paris. »

En fin de journée devant les étudiants de l'université Cheikh Anta Diop, le président a remis le sujet sur la table, dans une longue adresse lyrique à la « jeunesse africaine », qui a été accueillie fraîchement. « Je sais l'envie de partir qu'éprouve un si grand nombre d'entre vous, confrontés aux difficultés de l'Afrique. Je sais la tentation de l'exil », a poursuivi le fils d'émigré hongrois.

« Crime contre l'humanité »

Tout en reconnaissant les « souffrances » des jeunes Africains que « rien ne retiendra », Nicolas Sarkozy ne croit pas que les « difficultés de l'Afrique soient la seule raison qui pousse la jeunesse à partir ». Il ajoute, dans un discours moins paternaliste que la tradition française mais inhabituellement peu concret, que la jeunesse africaine « veut conquérir le monde, échapper à la pesanteur des habitudes ». Dans son discours, le président de la République n'élude pas le passé colonial : « Je ne suis pas venu effacer le passé. Je ne suis pas venu nier les fautes, ni les crimes », répétant que la traite négrière est un « crime contre l'humanité ». Sans surprise, il souligne qu'il n'est pas venu parler de « repentance ». Cela ne l'empêche pas de souligner « l'erreur » de la colonisation, les « pillages » et le sentiment de supériorité des Européens. Il n'oublie pas de rappeler les apports de la culture africaine aux arts contemporains universels.

À Dakar, Nicolas Sarkozy n'a pas voulu « ressasser le passé mais regarder ensemble vers l'avenir ». Il a conclu avec ce message : « La France ne décidera pas à votre place. » Une des rares passages très applaudis, surtout lorsque le président a renchéri : « Voulez-vous que l'argent soit investi au lieu d'être détourné ? Si vous le voulez, alors la France est prête à le faire avec vous. »

De nos envoyés spéciaux à Dakar TANGUY BERTHEMET et BRUNO JEUDY.
Le Figaro
Publié le 27 juillet 2007

*Photo : Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue sénégalais Abdoulaye Wade.

jeudi, juillet 26, 2007

*Déclaration conjointe des ministres de l'Intérieur du Portugal et de l'Espagne*

*** Déclaration conjointe :

Le ministre de l'Intérieur du Portugal, Rui Pereira, et le ministre de l'Intérieur de l’Espagne, Alfredo Pérez Rubalcaba, se sont rencontrés le 23 juillet 2007, à Lisbonne, conjointement avec les responsables des forces de sécurité, des services des étrangers et des frontières, de la protection civile et des relations internationales.

La réunion a permis d’évaluer la coopération bilatérale entre le Portugal et l’Espagne et de conclure qu’elle se situe à un niveau élevé dans tous les domaines, qu’il s’agisse du contrôle des frontières ou des échanges d’informations pertinentes à la prévention de la criminalité transnationale et du terrorisme, y compris la protection civile.

La présidence portugaise de l’Union européenne a encore été l’objet de débats, un vaste consensus étant manifeste quant aux principales priorités du ministère de l’Intérieur pour ce semestre-ci.

La mise en oeuvre de la proposition portugaise concernant le SISone4ALL a elle aussi été discutée. Les ministres ont souligné avec satisfaction le bon déroulement des travaux inhérents à ce projet, qui permettra de concrétiser da libre circulation des personnes en Europe, permettant aux nouveaux Etats-membres d’avoir accès au Système d'informations Schengen afin d’abolir les contrôles sur les frontières intérieures de l’Union européenne entre décembre 2007 et mars 2008.

Les ministres ont manifesté leur ferme volonté d’approfondir davantage cette coopération. A cet effet, ils ont décidé:

1. D’intensifier l’échange immédiat de toutes les informations pertinentes en matière de criminalité et de terrorisme, à savoir dans la lutte contre ETA, entre les forces et les services de sécurité des deux pays, au titre de leurs compétences respectives et en plus de la coopération judiciaire entre les deux Etats ;

2. De renforcer la coopération entre les deux Etats dans le domaine de l’échange d’informations et du système d’“alerte rapide” relatif au détournement et au dépistage d’armes et d’explosifs et autres susbstances NBQR (nucléaires, biologiques, chimiques et radiologiques) susceptibles de servir à des fins terroristes, et de soutenir son extension à l’ensemble de l’Union européenne ;

3. D’approfondir la coopération bilatérale sur des thèmes comme la sécurité des personnalités, en promouvant la conclusion future d’un protocole au sujet des mutations entre éléments des forces de sécurité des deux pays ;

4. D’améliorer la réponse commune des deux Etats en matière de protection de la nature et de la prévention environnementtale ;

5. De favoriser la réponse concertée des deux Etats en matière d’infractions douanières et fiscales ;

6. D’achever le processus de transformation des postes-frontière mixtes et de les transformer en Centres de coopération policière et douanière, moyennant l’adaptation des installations existantes à Caia, Vilar Formoso et Vila Real de Santo António et la construction du centre à Tuy, selon les termes de l’Accord de coopération transfrontalière en matière policière et douanière conclu lors du XXI Sommet luso-espagnol, qui s’est tenu à Évora en 2005 ;

7. De renforcer la coopération opérationnelle, spécialement sur la zone de frontière, en augmentant les opérations conjointes, surtout dans le cadre des “contrôles mobiles” ;

8. De stimuler le Projet à “fort impact” pour renforcer le contrôle de l’immigration illégale ;

9. D’intensifier la coopération relative à la protection des frontières extérieures, en particulier compte tenu de la situation aux Canaries et en Méditerranée, tant au plan bilatéral que dans le cadre des opérations conjointes du FRONTEX ;

10. De fixer une date pour la signature de l’avenant au Protocole aditionnel sur la coopération technique et l’assistance mutuelle en matière de protection civile en date de 1992, ainsi chaque Etat poura accroître sa possibilité d’intervenir sur le territoire de l’autre, qui passe de 5 à 15 km, en concrétisant le propos précédement évoqué à l’occasion du XXII Sommet luso-espagnol de Badajoz, en 2006 ;

11. D’élargir progressivement cette distance à d’autres situations d’urgence complexes dans le domaine de la protection civile, en particulier les incendies urbains, industriels et les opérations de recherche et de sauvetage ;

12. De promouvoir un échange d’informations accru en matière de sécurité radiologique et d’approfondir l’échange des connaissances dans le domaine de la planification civile de l’urgence.

13. D’approfondir la coopération en matière de protection civile tant au plan bilatéral comme dans le cadre de l’U.ET.

UE

mardi, juillet 24, 2007

*La diplomatie familiale des Sarkozy*


*** En confiant à sa femme la tâche de participer au nom de l'Elysée aux négociations sur la libération des infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy a inauguré un style diplomatique inédit, mais spectaculaire.

Lors de son premier voyage, Cécilia s'envolait pour la Libye en tant que "femme et mère" ; mieux, comme "émissaire" de l'Elysée et comme "symbole du souci humanitaire européen" (définition trouvée par le Premier ministre, François Fillon). Dix jours ont passé ; dimanche, la première dame de France est retournée à Tripoli en mission secrète (du moins pendant quelques heures), et son rôle officiel nous échappe encore.

Les opposants socialistes sont furieux et accusent le couple Sarkozy de semer la pagaille ; le Quai d'Orsay s'offusque d'avoir appris ce voyage par les journaux ; les négociateurs européens sont agacés parce que le mérite de la libération revient non pas à eux mais à Cécilia. Or la diplomatie parallèle de madame Sakozy ne s'intéresse qu'au résultat : arracher les infirmières et le médecin d'origine palestinienne à la prison où ils étaient enfermés depuis huit ans.

Ce sera son triomphe médiatique et celui de la blonde Aïcha, une des filles du colonel Kadhafi, qu'elle s'est choisie comme interlocutrice. Comme elle, Aïcha, intrigante et impertinente, supporte mal les liens familiaux mais ne dédaigne pas d'apparaître sur le devant de la scène. Cette jeune femme de 25 ans, qui partage sa vie à Paris entre les études et la vie nocturne et préside en Libye une fondation humanitaire, est le partenaire idéal dans l'opération mise au point par le couple élyséen.

Nicolas Sarkozy a pris la situation en main en téléphonant à Kadhafi et en faisant miroiter l'éventualité de sa venue à Tripoli pour le mercredi 25 juillet. Les Libyens voudraient la pleine normalisation des relations avec les vingt-sept pays de l'Union européenne, afin de finir de parcourir le chemin qui a mené Tripoli du statut d'Etat voyou à celui de siège d'une nouvelle ambassade américaine.

Le soir du 6 mai, dans son premier discours en tant que président de la République élu, Nicolas Sarkozy avait cité parmi ses priorités la libération des infirmières. Depuis lors, il s'est placé au centre d'une affaire qui avait vu divers intervenants, en particulier la Grande-Bretagne (Tony Blair avait fait en mai une visite à Tripoli), le ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier et la commissaire européenne pour les Affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner, qui a d'ailleurs rejoint lundi Cécilia Sarkozy à Tripoli. L'Elysée s'est exposé : il a risqué d'assumer seul la responsabilité de l'échec. Un risque qu'il valait la peine de courir, pour voir Cécilia ramener les infirmières à Sofia dans l'avion présidentiel aux couleurs de la France.

Stefano Montefiori
Corriere della Sera
Courrier International
24 juil. 2007

*Photo : Le couple Sarkozy
AFP

lundi, juillet 23, 2007

*Incertitudes polonaises sur le nouveau traité européen*


*** Les Vingt-Sept devaient ouvrir lundi 23 juillet à Bruxelles la conférence intergouvernementale destinée à parachever le traité dont les grandes lignes ont été adoptées lors du conseil européen de juin. Cette cérémonie ne devait pas durer plus de trente minutes, en présence des ministres des affaires étrangères des Etats membres. Conçue comme une simple formalité, l'ouverture de la CIG doit amorcer un délicat travail juridico-politique consistant à amender les traités existants en fonction du mandat agréé au forceps le 23 juin à Bruxelles.

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La Pologne veut "clarifier" certains aspects du traité
Bien que"généralement satisfaite" de l'accord intervenu fin juin, la ministre des affaires étrangères polonaises, Anna Fotyga, a déclaré, lundi, vouloir en "clarifier" certains aspects. Elle a ajouté que "la Pologne n'avait pas de problème avec le traité", mais qu'elle "aimerait naturellement faire part de [sa] réflexion concernant la compréhension de certaines dispositions" de cet accord, sans toutefois préciser lesquelles. Son homologue français, Bernard Kouchner, s'est quant à lui dit "confiant" sur les discussions à venir qui demanderont "beaucoup de travail à la CIG". – (Avec AFP.)
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Mais la présidence portugaise met la pression sur la Pologne pour tenter de finaliser au plus vite le texte, deux ans après le rejet du traité constitutionnel en France et aux Pays-Bas. L'idée est de clore la CIG par la signature du nouveau traité lors du prochain conseil européen, les 18 et 19 octobre à Lisbonne.

"Nous espérons que tous les Etats membres comprendront que nous avons réussi à obtenir un grand accord", voici un mois, a déclaré vendredi Luis Amado, le ministre portugais des affaires étrangères, à l'issue d'un tête-à-tête avec son homologue français, Bernard Kouchner. "Il faut maintenir cette dynamique d'unité", a-t-il ajouté en guise d'avertissement au gouvernement polonais.

Voici un mois, sous l'égide de la chancelière allemande, Angela Merkel, chefs d'Etat et de gouvernement avaient accouché d'un mandat prenant en compte les principales innovations de la défunte Constitution, tout en multipliant les concessions aux pays les plus sceptiques face à la relance du chantier institutionnel.

De nombreuses dérogations ont été acceptées pour permettre à la Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, voire au Danemark, d'éviter, si possible, un référendum en vue d'une ratification du nouveau texte d'ici à juin 2009. Le premier ministre britannique, Gordon Brown, qui a remplacé Tony Blair dans la foulée du conseil de juin, s'est d'ores et déjà prononcé contre l'organisation d'une consultation populaire. A ce jour, seule l'Irlande est dans l'obligation d'organiser un référendum; d'autres capitales se prononceront au vu du texte final.

"PÉRIODE RAISONNABLE"

Les Polonais, qui contestaient le nouveau système de vote à la double majorité au prétexte qu'il avantage l'Allemagne, ont obtenu d'en reporter l'application pleine et entière jusqu'en 2017. Cependant, à la différence de Londres, Varsovie a soufflé le chaud et le froid depuis le dernier conseil européen. Le gouvernement des frères Kaczynski a traversé une nouvelle crise, avec le limogeage du populiste Andrzej Lepper, ministre de l'agriculture et vice-premier ministre. Dans un contexte de vives tensions avec l'Allemagne, le premier ministre, Jaroslaw Kaczynski lui-même, s'est interrogé sur les modalités d'application du compromis qui permettrait d'atténuer l'impact des nouvelles règles de vote après 2017.

En cas de désaccord sur un projet de directive, ce dispositif prévoit de geler le processus de décision pendant "une période raisonnable", selon le mandat négocié à Bruxelles, alors que les Polonais affirment qu'un accord "verbal" aurait été conclu pour fixer à deux ans la durée de cette suspension. "Je n'ai aucune indication sur le fait que les Polonais veulent prolonger les discussions. Toutes les informations que j'ai, c'est qu'ils veulent s'en tenir au mandat qu'ils ont approuvé il y a trois semaines", affirmait en prélude à la CIG un diplomate portugais. Comme pour se rassurer sur les intentions d'un gouvernement considéré, de l'avis général, comme très imprévisible.

Philippe Ricard

BRUXELLES, BUREAU EUROPEEN

LE MONDE
23.07.07

* PROJET DE TRAITÉ MODIFIANT LE TRAITÉ SUR L'UNION EUROPÉENNE...*


*** PROJET DE TRAITÉ MODIFIANT LE TRAITÉ SUR L'UNION EUROPÉENNE ET LE TRAITÉ INSTITUANT LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE.

*Lien ci-dessus!