*TRAITÉ DE ROME*

Il est important de se rappeler d'où nous venons. Après les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Rome fut un accord clé entre six pays qui a lié leur destinée via la Communauté économique européenne. À l'occasion du 60ème anniversaire de sa signature, nous revenons sur la manière dont le traité a posé les bases de l'Europe et de sa réalisation, défendues par le Parlement européen.

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🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

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🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une » 🕊 May the force be with you! Que la force soit avec vous!

lundi, août 27, 2007

***Nicolas Sarkozy a prononcé son premier discours de politique étrangère***


*** Le président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est adressé lundi 27 août aux ambassadeurs de France à l'étranger réunis à l'Elysée. Il a insisté sur l'importance de la relation franco-américaine, tout en soulignant la différence entre pays "alliés" et pays "alignés". Il a souhaité un renforcement de "l'Europe de l'armement".

LEMONDE.FR
27.08.07

*Vous pouvez accéder à cette vidéo en ligne sur lemonde.fr.
Lien ci-dessus!

*Le président Sarkozy pose des conditions à la poursuite des négociations UE-Turquie*


*** La France ne s'opposera pas à l'ouverture de nouveaux chapitres de négociation entre l'Union européenne et la Turquie si une réflexion est lancée sur l'avenir du projet européen, a déclaré lundi Nicolas Sarkozy.

"Si cette réflexion essentielle sur l'avenir de notre Union est lancée par les 27, la France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent", a déclaré le président français en ouverture de la 15e conférence des ambassadeurs.

M. Sarkozy a cependant posé "une autre condition": "que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l'avenir de leurs relations: soit l'adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu'à l'adhésion".

Le président français a réaffirmé la position qu'il avait exprimée pendant sa campagne: son opposition à l'adhésion de la Turquie, et sa préférence pour une formule de partenariat privilégié. "Chacun sait que je suis favorable à une association. C'est l'idée que j'ai portée pendant toute la campagne électorale, que j'ai portée depuis des années. Je pense que cette idée d'association sera un jour reconnue par tous comme la plus raisonnable", a-t-il dit.

En attendant, il a souhaité que la Turquie et la France "renouent les liens privilégiés qu'elles ont tissés au fil d'une longue histoire partagée".

Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il n'avait pas posé cette question avant l'accord en juin sur le traité simplifié "car la poser avant aurait tout bloqué". "On ne résout pas les problèmes en bloquant tout. On les résout en trouvant des solutions", a-t-il dit.

Le président français a remarqué que sur les 35 chapitres de négociations qui restent à ouvrir entre l'UE et la Turquie, "30 sont compatibles avec l'association, cinq ne sont compatibles qu'avec l'adhésion". "J'ai indiqué au Premier ministre turc 'occupons nous des 30 compatibles avec l'association, on verra pour la suite'", a expliqué M. Sarkozy.

Mais il a prévenu qu'il n'accepterait la poursuite des négociations "que si dans le même temps l'Europe veut bien réfléchir à la question des frontières, à son avenir, et de son message".

"C'est une solution qu ne trahit pas le souhait de la france et des Français et qui en même temps permet à la Turquie d'avoir une espérance", a souligné le président français.

En tout état de cause, "si on devait refuser cette formule de compromis, je veux simplement rappeler que dans la poursuite des discussions, il faut l'unanimité", a-t-il conclu.

PARIS
AP

egp/nc

mercredi, août 22, 2007

*François Fillon ne veut "aucune mesure de durcissement du crédit"*



*** Quel effet aura la crise financière sur l'économie française ?

C'est une crise qui part des Etats-Unis mais qui a un impact mondial, compte tenu des interactions du système financier. Jusqu'à présent, elle a été plutôt bien gérée par les autorités de régulation, en premier lieu la Federal Reserve américaine et la Banque centrale européenne, et il semble qu'elles soient parvenues à enrayer les baisses. Mais il peut y avoir d'autres turbulences.

Il ne faut pas que cette crise provoque un doute sur nos capacités de croissance. Concrètement, deux menaces doivent être écartées. D'abord sur le financement des PME. Je réunirai avec la ministre de l'économie, la semaine prochaine, les responsables des banques pour veiller à ce que les petites entreprises ne soient pas pénalisées par les risques inconsidérés pris par le système financier.

Les banques ne doivent prendre aucune mesure de durcissement du crédit.

Ensuite, deuxième menace, celle des écarts monétaires. J'attends à ce sujet les futures décisions de la BCE, en soulignant combien l'inflation est à un niveau particulièrement bas en Europe.

Le président de la République a demandé une discussion au G7 sur la transparence financière. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Cette crise a montré qu'il y avait besoin de plus de transparence sur les risques encourus par les investisseurs et sur l'exposition des institutions financières à ces risques. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy a écrit à ce sujet à Angela Merkel, qui préside le G7. Il faut la transparence dans l'information sur les risques pris par les différents acteurs.

Dans cette crise, des risques sont pris par des institutions américaines et sont assumés par des banques françaises ou européennes sans qu'à aucun moment leurs actionnaires comme leurs partenaires ne soient informés précisément de leur teneur.

Concrètement, il faut que les agences de notation soient soumises à des règles plus strictes. Et, plus globalement, que le système financier soit soumis à des obligations de transparence plus sévères. Sans transparence, pas de confiance, et donc pas d'efficacité.

La croissance française a nettement ralenti au deuxième trimestre. Elle est inférieure aux prévisions. Qu'allez-vous faire pour la relancer ?

Que la croissance soit insuffisante en France, c'était le constat de base de tout notre programme économique et social ! Les chiffres du deuxième trimestre ne font que confirmer notre diagnostic : cette faiblesse est due à une insuffisance de compétitivité des entreprises françaises.

C'est pourquoi le premier élément de relance a été la libération du travail : les heures supplémentaires seront défiscalisées et exonérées de charges dès le mois d'octobre.

Deuxièmement, dès juin, nous avons demandé aux partenaires sociaux d'engager des négociations sur la modernisation du marché du travail et la sécurisation des parcours professionnels. C'est le débat sur le contrat de travail, sur la fusion ANPE-Unedic. On attend les résultats de leurs discussions, et des décisions seront prises avant la fin de l'année.

Ensuite, il y aura les décisions sur le financement des PME, puis sur l'innovation. Dans les prochains jours, nous annoncerons une réforme radicale du crédit impôt recherche pour que 100 % des dépenses de recherche soient prises en compte. Parallèlement, on va créer le statut de "jeune entreprise universitaire", fusionner [les agences d'aides aux entreprises] Oseo et A2I, et, enfin, ratifier l'accord de Londres sur les brevets.

Les mauvaises nouvelles économiques de l'été ne modifient-elles pas vos priorités ?

Globalement, les fondamentaux de l'économie française sont bons : la consommation tient bien, l'inflation est basse, le moral des entreprises et des ménages est très bon. Selon les sondages, le niveau d'appréciation de notre politique par les Français est élevé.

Notre faiblesse, c'est la compétitivité, l'investissement et le niveau de l'euro, qui handicape davantage nos types d'activité que ceux de nos voisins allemands. D'où notre programme. Il est lourd, il demande parfois des négociations sociales qui prennent du temps.

Mais le calendrier de travail qui sera précisé, vendredi, au conseil des ministres, comprendra les réformes structurelles nécessaires pour améliorer la compétitivité.

Les franchises de santé, la fusion ANPE-Unedic, les retraites : tous ces sujets sont désormais en phase active. S'y ajouteront les mesures issues de la révision générale des politiques publiques, et celles du rapport demandé à Jacques Attali sur la levée des obstacles qui engourdissent la croissance.

Concernant la défiscalisation des emprunts immobiliers, le Conseil constitutionnel a limité sa portée à l'après-6 mai, contrairement à la promesse de M. Sarkozy. Comment surmonter cet obstacle ?

C'est un engagement de la campagne et je reste convaincu que la crise de confiance des Français envers la politique exige, tout en respectant la décision du Conseil constitutionnel, d'y être le plus fidèle possible.

La portée de la mesure sera limitée à l'après-6 mai, on ne peut faire autrement mais, dès vendredi, MmeLagarde proposera un dispositif complémentaire qui élargira les incitations pour les acquéreurs d'un logement. Elles seront d'un coût équivalent.

En renonçant à contourner la censure du Conseil constitutionnel, vous vous exposez aux reproches des "promesses non tenues"…

Ce n'est pas de notre fait. C'est le Conseil constitutionnel qui nous l'interdit.

Si je devais faire le bilan de ces cent jours, je n'ai pas à rougir. En trois mois, mon gouvernement a fait voter une loi sur le service minimum, une sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat comprenant notamment la défiscalisation des heures supplémentaires et des successions, deux textes sur la récidive, la réforme de l'université… sans oublier une réforme de l'immigration qui sera discutée à l'ouverture de la session parlementaire le 18 septembre.

En termes d'engagements tenus, je suis prêt à soutenir la comparaison avec bien des gouvernements.

L'assombrissement du paysage économique et les critiques de la gauche vous font-il craindre une rentrée sociale plus dure que prévue ?

Ce que les Français attendent de nous, c'est que nous tenions nos engagements. C'est ce que nous allons faire. L'empressement du premier secrétaire du Parti socialiste à attaquer la politique gouvernementale est davantage lié aux objectifs internes du PS qu'à un jugement de fond.

En expliquant que les projets du gouvernement n'ont aucun impact sur la croissance – alors même qu'ils n'étaient pas encore entrés en vigueur –, M. Hollande n'a pas fait preuve d'une grande rigueur d'analyse. Je ne sens pas les Français prêts à entendre ce discours.

La réduction prévisible de la croissance pose un problème pour le budget, calculé sur une base de croissance de 2,25% en 2007 et 2,5% pour 2008. Est-ce que vous allez devoir prendre des mesures d'austérité supplémentaires ?

L'objectif de 2,25% reste un objectif atteignable en 2007 et celui de 2,5% l'est pour 2008 avec les mesures qui vont prendre effet à l'automne. On ne peut pas gouverner une économie complexe comme l'économie française en ayant les yeux rivés sur des statistiques trimestrielles qui sont souvent révisées à la hausse ou à la baisse par leurs propres auteurs.

Vous insistez sur le moral. Est-ce que les troubles financiers de l'été, les mauvais chiffres d'emploi et de croissance ne risquent pas de mettre en cause vos calculs en suscitant des inquiétudes, et de compliquer les négociations attendues à la rentrée avec les syndicats ?

Les chefs d'entreprise que nous consultons ces derniers jours sont très optimistes. Je vois un énorme décalage entre une certaine morosité des commentaires et la réalité du moral des entreprises et des ménages français. Ce n'est pas un élément suffisant pour résoudre nos problèmes économiques, mais ça l'est pour espérer une croissance plus forte pour les deux derniers trimestres.

Vous estimez être sur la même longueur d'onde que la chancelière Angela Merkel face aux tensions de ces dernières semaines sur les marchés, mais elle s'est néanmoins opposée à la demande du président Sarkozy d'un sommet extraordinaire des pays du G7 ?

C'est une différence d'appréciation sur la méthode. Mme Merkel a elle-même évoqué la question de la transparence des marchés financiers à l'occasion de la dernière réunion du G7. Les contacts que nous avons pu avoir avec le gouvernement allemand montrent qu'on a une parfaite identité de vue sur l'objectif, comme avec d'autres dirigeants européens.

J'ai profité de mes vacances pour évoquer cette question avec Romano Prodi. La chancelière estime qu'il n'est pas nécessaire de réunir le G7, ce que Nicolas Sarkozy n'a d'ailleurs pas demandé lui-même.

L'important, pour nous, c'est qu'on engage le travail. Personne n'a émis de doute sur le bien-fondé des réformes proposées par Nicolas Sarkozy.

Sauf les Anglo-Saxons. Or, c'est chez eux qu'il y a les problèmes. Comment exiger qu'ils prennent des mesures ?

C'est aux Etats-Unis que la situation est la plus difficile. Il faudra s'employer à les convaincre.

Le refus de convoquer le G7 s'ajoute aux tensions sur EADS, aux critiques de la politique budgétaire française, aux déclarations françaises sur la BCE. Cela fait beaucoup de divergencesavec Berlin ?

Avant, on évacuait les sujets qui fâchent, aujourd'hui, on en discute. Cela rend les choses plus explicites, mais cela permet de trouver des solutions.

On a trouvé pour EADS des solutions qu'on n'avait pas pu trouver auparavant. Les discussions sont animées mais elles débouchent sur des accords, des avancées, même si ces avancées sont le fruit de compromis.

Est-ce que ces incertitudes financières ne vont pas renforcer les inquiétudes des Européens sur votre capacité à tenir l'engagement de la France de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2010 ?

On a pris l'engagement de tout entreprendre pour tenir l'équilibre à l'horizon fixé et on fera tout pour y arriver.

Est-ce qu'on pourra sérieusement commencer la discussion sur la gouvernance économique tant qu'on n'aura pas résolu ce problème ?

On doit pouvoir conduire les deux en même temps. Certains aspects de la situation des finances publiques françaises, qui sont les principaux, sont de notre responsabilité. Ils tiennent à notre incapacité à engager les réformes structurelles dont nous avons besoin. Mais d'autres tiennent à une croissance européenne insuffisante.

Nous avons le devoir de faire notre partie du travail sur la santé, les régimes de retraite, l'efficacité des politiques publiques, sur les effectifs de la fonction publique. C'est notre responsabilité. Nous l'assumons. Simplement, nous sommes à un moment où il faut tout faire en même temps, parce qu'il y a eu beaucoup de retard de pris.

L'Allemagne a eu la chance de disposer d'un consensus politique et social plus grand. Nous ne l'avons pas et c'est une vraie difficulté. Elle nous oblige à avancer de façon plus heurtée, avec des résistances plus fortes.

J'attends beaucoup des négociations sociales qui sont engagées. Le fait que les partenaires sociaux soient vraiment engagés dans la négociation sur la modernisation du marché du travail et la sécurisation des parcours professionnels est déjà très encourageant.

Vous avez marqué vos débuts dans la fonction par une sorte d'"absence médiatique". Allez-vous changer ?

Je n'ai pas l'intention de modifier mon mode de fonctionnement, même si la rentrée parlementaire va nous faire revenir à une situation normale, d'un Parlement qui siège en session ordinaire, ce qui n'était pas arrivé depuis six mois.

Je l'ai dit et le répète : le président de la République porte la politique, et moi je la mets en œuvre. Je ne suis pas engagé dans une compétition médiatique avec lui.

Cela se traduit d'une manière très simple. Lundi, il y a eu trois réunions ministérielles à l'Elysée. Chacune des trois a été préparée la veille à Matignon par moi-même.

Ma responsabilité, c'est de préparer, mettre en œuvre et coordonner les décisions du président de la République. Je ne m'inscris pas dans le schéma d'une dualité du pouvoir, que j'ai par ailleurs suffisamment critiquée par le passé.

Les vacances américaines de Nicolas Sarkozy n'ont-elles pas été trop luxueuses pour un chef d'Etat ?

Dans ce qu'on appelle "l'exception française", ce qui était positif, c'était l'attitude de la presse à l'égard de la vie privée des politiques. Cette exception mérite d'être défendue. Les vacances du président de la République, c'est sa vie privée, comme les vôtres ou les miennes.

Les Français ont le droit de savoir qui paye les vacances du président…

N'importe qui a le droit d'être invité par ses amis.

Propos recueillis par Henri de Bresson, Eric Le Boucher et Philippe Ridet

Le Monde
21/08/2007

*Photo : AFP/BERTRAND GUAY
Le Premier ministre François Fillon, lundi 20 août, à son arrivée à l'Elysée pour des réunions de travail organisées par le président de la République.

lundi, août 20, 2007

*15e Congrès commun des associations France-Québec/Québec-France*

*** Discours du délégué général, Wilfrid-Guy Licari, prononcé à l'occasion du 15e Congrès commun des associations France-Québec/Québec-France :

Le 15e Congrès commun des associations France-Québec/Québec-France, qui avait pour thème « Du Rhin au Saint-Laurent, emportés par le même courant, unis par le même océan », s’est tenu à Strasbourg du 20 au 22 juillet dernier.

Plus de 200 membres des associations régionales françaises et québécoises se sont réunis à cette occasion pour célébrer l’amitié qui unie nos deux peuples, mais aussi pour discuter de l’actualité des relations France-Québec. Culture, économie, immigration, Francophonie, développement durable et 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec ont figuré à l’ordre du jour des nombreuses conférences et tables rondes auxquelles ont participé les congressistes.

Le 15e Congrès commun a de plus permis aux membres des associations France-Québec et Québec-France d’identifier les meilleures pratiques et de réfléchir aux actions concrètes qui pouvaient être entreprises de part et d’autre de l’Atlantique pour dynamiser encore davantage la relation directe et privilégiée que le Québec entretient avec la France. À ce sujet, nous vous invitons à consulter le discours prononcé par le délégué général du Québec, M. Wilfrid-Guy Licari, lors du dîner de gala du samedi 21 juillet.

* Discours : ci-dessus!

*Les coûts européens de la main-d’œuvre élevés en ligne de mire...*

*** Le paysage économique européen se caractérise notamment par des coûts de la main-d’œuvre élevés. Des salaires, des vacances et des congés de maladie généreux, plus une couverture sociale importante, voilà de quoi faire rêver de l’extérieur. Mais avec la mondialisation, les coûts de la main-d’œuvre en Europe continentale sont dans la ligne de mire, et l’Allemagne, en partie en se montrant coopérative, est devenue chef de file régional en matière de croissance.
Les différences de coûts de la main-d’œuvre sont importantes. D’après Eurostat, bureau de la statistique de l’UE, en 2006, ces coûts étaient plus élevés en France, en Allemagne et en Italie qu’aux É.-U. de 60 %, 50 % et environ 20 %, respectivement. Ce ne serait pas un problème si la croissance de la productivité européenne était toujours supérieure à celle des É.-U., mais ce n’est pas le cas. En outre, à en croire les données du Forum économique mondial, les dirigeants d’entreprise européens donnent des notes assez basses à leurs pays sur le lien entre paie et productivité. Donc, le fossé actuel entre les salaires laisse supposer qu’il y a un problème.

L’Allemagne a senti le vent tourner il y a des années. Obligée, depuis 1989, de livrer plus ouvertement concurrence à la main-d’œuvre meilleur marché à ses frontières orientales et, plus récemment, à l’Asie, les entreprises et les travailleurs allemands se sont entendus pour freiner, avec succès, la croissance salariale, qui a été ramenée, en moyenne, à moins de 2 % par an ces six dernières années. En fait, si l’on tient compte de l’augmentation du coût de la vie, les salaires réels allemands diminuent constamment depuis 2004.

Le gouvernement y a aussi mis du sien en procédant à une réforme du marché du travail en quatre temps proposée par la Commission Hartz. Celle-ci, qui réunissait des politiciens, des chefs d’entreprise, des syndicats, des corporations et des scientifiques, visait à repérer et à changer les politiques de l’emploi trop restrictives. Ajouté aux restrictions salariales, cela a donné des résultats spectaculaires. Le coût unitaire de la main-d’œuvre – ou montant payé par les entreprises en rémunération de chaque unité de production et indicateur clé de la compétitivité – a diminué de 2 % depuis 2000, ce qui classe l’Allemagne au deuxième rang derrière le Japon en ce qui concerne la maîtrise du coût de la main-d’œuvre.

La France et l’Italie sont loin de faire aussi bien. Des déclarations de politique plus cocardières et des menaces d’abandon de la monnaie commune ont pris le pas sur de vraies mesures destinées à atténuer les pressions concurrentielles. Donc, depuis 2000, le coût unitaire de la main-d’œuvre a augmenté de 13 % en France et de 20 % en Italie, ce qui est nettement supérieur à son augmentation aux É.-U. et à la moyenne de la zone euro. Le coût pour l’économie? Depuis 2001, la croissance réelle des exportations françaises et italiennes est en moyenne de 3,5 % par an, soit moins de la moitié de la moyenne allemande de 8,2 %. Et le chômage recule deux fois plus vite en Allemagne depuis trois ans.

Cependant, la maîtrise des coûts s’essouffle peut-être en Allemagne, victime de son propre succès rapide. Des marchés du travail plus serrés donnent plus de poids aux syndicats, qui en jouent – en 2007, les parties se sont entendues sur des hausses de 3 % à 4 %, et les revendications salariales vont jusqu’à 5,5 %. Des offres de 3 % sont rejetées, et les menaces de grèves redeviennent réelles. Une pause dans les progrès pourrait être risquée, car malgré des années de retenue, le coût relatif de la main-d’œuvre allemande reste élevé. Il reste donc encore beaucoup à faire.

Conclusion? L’Allemagne a démontré que, face à une concurrence intense, il est possible de vraiment s’attaquer aux coûts élevés de la main-d’œuvre en Europe et d’en retirer des avantages immédiats importants. Toutefois, malgré son succès, l’Allemagne montre aussi combien il est facile de retomber dans de vieux travers. Et ce sont là deux leçons fort utiles pour toutes les économies développées.

Peter G. Hall
Vice-président et économiste en chef adjoint
Exportation et développement Canada (EDC)
15 août 2007

jeudi, août 16, 2007

*"Choisir le statu quo serait plus raisonnable"...*


*** Philippe Brossard, directeur de la recherche d'Euler Hermes SFAC :

Vous êtes directeur de la recherche d'Euler Hermes SFA. Compte tenu du contexte actuel, la Banque centrale européenne (BCE) doit-elle remonter ses taux d'intérêt en septembre prochain comme elle l'a laissé entendre ?

Ce n'est pas le moment opportun. Augmenter d'un point les taux directeurs se traduit par une baisse de 0,4 point de croissance du produit intérieur brut (PIB), soit 0,1 point pour une hausse des taux d'un quart de point. Or, nous venons d'apprendre que la croissance dans la zone euro au deuxième trimestre (+0,3 %) était inférieure de moitié aux prévisions. Opter pour le statu quo, c'est-à-dire maintenir les taux directeurs à 4 %, serait donc plus raisonnable.

En outre, remonter les taux en Europe provoquerait une appréciation de la monnaie unique. En France cela aurait des conséquences aggravantes pour le commerce extérieur pénalisé par l'euro très fort. Le déficit commercial a déjà "coûté" 0,3 point à la croissance française au deuxième trimestre.

Si la BCE communique rapidement et habilement, renoncer à la hausse des taux prévue ne devrait pas non plus choquer les marchés financiers. Ils le seraient davantage si elle prenait le risque de les relever.

Depuis le début des turbulences financières, la BCE fait en effet figure de "pompier pyromane". Le 3 août, son communiqué laissant entendre un resserrement de l'accès au crédit a été l'un des catalyseurs de la crise financière.

Et la banque centrale a dû injecter plus de 200 milliards d'euros dans le circuit monétaire pour calmer les tensions qu'elle avait elle-même contribué à créer. Elle a ainsi permis aux agents d'emprunter des liquidités à un taux de 4 %, ce qui était une bonne mesure pragmatique.

Augmenter maintenant le coût du crédit à 4,25 % serait donc très étrange. Cela reviendrait à reprendre de la main droite ce qu'elle a donné aux marchés de la main gauche.

La logique serait donc de ne rien faire, d'autant que la BCE n'a pas de raison valable pour justifier une nouvelle hausse des taux. Son objectif est de lutter contre l'inflation. Et, aujourd'hui, la hausse des prix dans la zone euro est sous le seuil critique des 2 %.

Le taux d'intérêt actuel de 4 % correspond à la neutralité monétaire. Contrairement à ce que déclare le comité de la BCE, nous ne sommes pas dans une "politique monétaire accommodante", mais bien dans la neutralité.

Propos recueillis par Claire Gatinois

LE MONDE.

16.08.07

*Photo :AP/Katsumi Kasahara
Un affichage des cours de la Bourse à Tokyo, le 13 août 2007.

lundi, août 13, 2007

*Les bourses européennes très tourmentées*


*** La Banque centrale européenne a de nouveau volé au secours des marchés financiers en injectant 61 milliards d'euros dans le circuit, après son intervention record d'hier.

La crise du « subprime », ces prêts immobiliers accordés aux ménages américains les moins solvables, continue de peser sur les bourses mondiales. A la Bourse de Paris, le CAC 40 baisse de 3.13% à 5448.63 points. La même tendance est observable sur l'ensemble des places du vieux continent. Ainsi, l'Eurostoxx recule de 2.35%, à 4174 points. En Grande-Bretagne, l'indice FT100 est malmené, s'inscrivant en fort repli, de 3.3%, à 6064 points. Le Dax 30 rétrocède 1.26%, à 7359 points.

Le Nikkei 225 abandonne 2.37% à 16764.09 points après avoir plongé de plus de 3% en début d’après-midi. Il retrouve ainsi ses niveaux atteints au plus bas du mois de mars 2007. En quinze jours à peine, ce sont cinq mois de hausse qui sont partis en fumée. A Hong Kong, la séance a dû être interrompue 75 minutes avant la clôture face à la menace d'un cyclone. Le Hang Seng perdait 2.88% à 21792.71 points. En Chine, l'indice composite de Shanghai qui regroupe les valeurs A, libellées en yuans, et les valeurs B, libellées en dollars a été relativement épargné, abandonnant un léger 0.1% à 4749 points.

A Bombay, le Sensex abandonne 1.54% à 14868.25 points. L'ASX 20 australien lâche 3.76% à 3163.2 points.

Aux Etats-Unis, c’est la même inquiétude qui règne, alors que des rumeurs de faillite d'un hedge fund américain, Global Alpha, détenu par la banque Goldman Sachs, circulaient hier. A la clôture, le Dow Jones plongeait de 2.83%, le Nasdaq Composite de 2.16%, et l’indice large S&P 500 chutait lui de 2.96%. Aujourd'hui, le Dow Jones perd encore 0.73%, le Nasdaq Composite 1.02% et le S&P 500 lache 2.96%.

Un climat de défiance

Alors que les propos rassurants du président de la Fed avaient dissipé les craintes d’une contagion de la crise du crédit à risque au reste de l’économie, chaque jour qui passe semble apporter la preuve du contraire, instaurant un climat de défiance. Les banques elles-mêmes entretiennent ce climat en minimisant leur exposition au risque, pour ensuite être rattrapées par les faits. Dernière en date, le premier organisme financier américain sur le marché hypothécaire Countrywide Financial a annoncé hier soir que la crise actuelle pourrait avoir un impact négatif sur ses résultats financiers et sa santé financière, surtout à court terme.

Hier, l’Europe, qui se croyait épargnée par la crise, a été touchée en plein cœur. Dans l’hexagone, BNP Paribas a annoncé le gel de trois de ses fonds sous gestion, investis en partie en « subprime ». Outre-Rhin, la banque allemande WestLB a été contrainte de démentir les rumeurs concernant sa forte exposition (17 milliards de dollars) sur ce segment à risque.

Un climat de panique s’est alors emparé du marché monétaire. Les banques ont suspendu net leurs opérations de refinancement, refusant de prêter aux autres établissements financiers, provoquant une flambée du taux interbancaire qui est passé de 4,10 % à plus de 4,70 % en quelques minutes. La Banque centrale européenne, est intervenue une première fois pour apaiser les craintes d'un assèchement du crédit en injectant un montant record de 94,8 milliards d'euros. Elle a dû de nouveau intervenir aujourd'hui en émettant un nouvel appel d'offres à trois jours et à taux variable, pour un montant de 61 milliards d'euros, sous la forme de fonds d'urgence aux banques européennes. Ces montants sont bien supérieurs à ceux injectés après le 11 septembre 2001. 69,3 milliards d'euros avaient été injectés au lendemain des attentats aux Etats-Unis, puis 40,3 milliards le jour suivant. La Fed, elle, a été contrainte d'injecter 24 milliards de dollars aux réserves du système bancaire américain. Elle a encore injecté 19 milliards de dollars dans la matinée, puis 16 milliards supplémentaires cet après-midi.

L’Asie n’est pas épargnée. La Banque centrale du Japon a dû injecter 1000 milliards de yens (environ 6,2 milliards d'euros) sur ses marchés pour réfréner les hausses de taux dues au manque de liquidité.

Pour autant, il semble que les investisseurs n’aient pas pris toute la mesure de l’étendue de la crise. Le marché estime à plus de 300 milliards de dollars l'exposition des banques au « subprime », alors que 3 milliards de dollars seulement ont pour le moment été identifiés. D’autres mauvaises nouvelles pourraient affluer dans les prochains jours.

D. P..
Publié le 10 août 2007
Le Figaro

*Photo : Un opérateur assiste, impuissant, à la chute des cours sur son écran à la bourse de New York.
Drew/AP.