La présidence hongroise de l’Union a pour objectif d’initier un débat au niveau européen sur les questions démographiques et familiales européennes. Avant la réunion ministérielle à ce sujet, Miklós Soltész, ministre délégué auprès du ministère des ressources nationales chargé des affaires sociales, de la famille et de la jeunesse, a sollicité l’avis des ONG lors d’un forum qui s'est tenu le 17 mars à Budapest.
C’est avant la réunion des ministres en charge de la démographie et des affaires familiales des 31 mars et 1er avril que le ministre délégué rencontrera les ONG concernées. Bien que la politique familiale ne relève pas de la compétence de l’Union, mais de celle des Etats membres, la présidence hongroise a défini les affaires familiales et les questions démographiques comme objectifs essentiels. « Jamais la question des affaires familiales n'a été mentionnée, jamais elle n'a été débattue au plus haut niveau », a déclaré Miklós Soltész.
La présidence hongroise se fixe pour objectif d'intégrer la famille et les changements démographiques dans le champ de vision des décideurs. Selon M. Soltész, cette question devrait être abordée en tant que troisième point, en même temps et sur même niveau que la question de la migration, qui a déjà fait l'objet d'un large débat public, ainsi que celle du vieillissement actif. Même s'il y a, dans certains Etats membres, des exemples de gestion de ces problèmes, il n’est néanmoins pas facile de parler d'une seule voix, a déclaré le ministre délégué. C’est pourquoi M. Soltész estime que le fait que le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, ait salué le choix de ce sujet, constitue déjà une réussite. La preuve est ainsi donnée qu'il vaut la peine de s’occuper de la famille à tous les niveaux, estime le ministre délégué.
Lors de la réunion informelle des ministres de la fin du mois de mars, il sera notamment question de l’avenir des familles européennes, des possibilités de coopération en matière de politique familiale européenne, du rôle de la politique familiale dans les changements démographiques, d'un échange d'expériences entre Etats membres ainsi que de l'influence que la Stratégie Europe 2020 peut avoir sur les familles. Après avoir débattu de ces questions, le Trio des présidences espagnole, belge et hongroise, auquel sera associé la prochaine présidence polonaise, adoptera une déclaration conjointe. La Pologne a indiqué qu’elle souhaitait également maintenir les affaires familiales à l’ordre du jour de l’Union lors du prochain semestre.
Le ministère des ressources nationales a aussi informé les représentants des ONG d’un autre événement d’importance capitale. Durant la semaine thématique « L'Europe pour les familles, les familles pour l'Europe », qui se déroulera du 28 mars au 3 avril, les intéressés pourront participer à des conférences, des débats et des événements réunissant des scientifiques et des experts et ayant pour sujet les questions démographiques, dutravail, de la famille et des générations futures. En prélude à cette semaine thématique, le ministère organisera, le 26 mars, une série de mini-conférences qui se tiendront en 80 lieux à travers toute l’Europe, sous le mot d'ordre « La famille en premier »; l’événement se clôturera au centre culturel Millenáris à Budapest par le festival « Fête de la famille avec l’Europe ».
UE
Bien à vous,
Morgane BRAVO
vendredi, mars 18, 2011
*Lutte contre les médicaments falsifiés : Le Canada, à travers la voix de son Premier Ministre, Stephen Harper, se range aux côtés de la fondation Chirac et de son Président*
Le Canada, à travers la voix de son Premier Ministre, Stephen Harper, se range aux côtés de la fondation Chirac et de son Président, dans la lutte contre les médicaments falsifiés.
Bien à vous,
Morgane BRAVO
Cette prise de position émanant du chef d’un pays économiquement avancé est d’autant plus importante qu’elle souligne à quel point ce combat nous concerne tous. Pour Stephen Harper, « l’Appel de Cotonou a démontré la détermination de nombreux pays africains et pays développés à sécuriser les circuits de distribution des médicaments et à faire la promotion d’un meilleur accès aux médicaments authentiques ». Le Premier ministre canadien assure ainsi que son pays « poursuivr(a) sa contribution aux efforts multilatéraux visant à détecter et éliminer les médicaments contrefaits ».
On estime aujourd’hui que 10 % des médicaments vendus dans le monde sont faux, engendrant plusieurs dizaines de milliers de décès annuels, pour la plupart dans les pays en développement.Bien à vous,
Morgane BRAVO
jeudi, mars 17, 2011
L'Agence Parisienne du Climat* France
Denis Baupin est président de l’Agence Parisienne du Climat, il revient dans cette vidéo sur le contexte et les raisons de la création de l’Agence. http://www.apc-paris.com
*LES ENTREPRISES SOCIALES D'INSERTION DANS L'UNION EUROPEENNE : UN APERÇU GENERAL*
LES ENTREPRISES SOCIALES D'INSERTION DANS L'UNION EUROPEENNE : UN APERÇU GENERAL
Cette recherché a été réalisée avec l'appui de la Direction de la Recherche Scientifique de la Communauté Française de Belgique et la Commission Européenne (DG Recherche). Elle s'inscrit dans le prolongement de plusieurs travaux menés par le Réseau Européen EMES. Aussi, les auteurs tiennent à remercier l'ensemble des équipes qui ont réalisé les enquêtes et inventaires nationaux dans la plupart des pays de l'Union Européenne.
*LES 39 CATEGORIES D'ESI ET LEURS SIGLES*
SBGa = Firmes Sociales et Coopératives KBa = Entreprises Sociales Municipales BWa = Entreprises Sociales mises en place par des Organisations Sociales BLUIa = Entreprises Sociales organisées par des Initiatives Locales Indépendantes.
BELGIQUE
EIb = Entreprises d’Insertion ETAb = Entreprises de Travail Adapté EFTb = Entreprises de Formation par le Travail SOLIDRb = Entreprises Sociales d’Insertion adhérant à la Charte SOLID'R ESRb = Entreprises Sociales d’Insertion actives dans la Récupération et le Recyclage SWb = Ateliers Sociaux IBb = Entreprises d’Insertion BWb = Ateliers Protégés AZCb = Centres de Soin par le Travail
ESPAGNE
CEEe = Centres Spéciaux d’Emploi COe = Centres Occupationnels ONCEe = Entreprises de l’Organisation Nationale Espagnole des Aveugles EIe = Entreprises d’Intégration Sociale
FINLANDE
LCOfin = Coopératives de Travailleurs CSFDPfin = Coopératives et Entreprises Sociales pour les Personnes Handicapées
FRANCE
CA V Af = Centres d’ Adaptation à la Vie Active EIf = Entreprises d’Insertion AIf = Associations Intermédiaires RQf = Régies de Quartier
ETTIf = Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion GEIQf = Groupements d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification
EINf = Entreprises Insérantes ITALIE
COSOi = Coopérative Sociale de type b) IRL A NDE
SEIrl = Emplois Protégés LDIrl = Entreprises Sociales d’Insertion de Développement Local SEWIrl = Entreprises Sociales d’Insertion faisant partie du programme national Economie Sociale
PORTUGAL EIp = Entreprises d’Insertion
EPp = Ateliers Protégés ROY AUME UNI
WCOru = Coopératives de Travailleurs CBru = Entreprises Communautaires SFru = Entreprises Sociales ILMOru = Organisations liées au Marché Intermédiaire du Travail
Rru = Entreprise quasi-publique Remploy SUEDE
SOCOs = Coopératives Sociales SHs = Réseau d’Ateliers Protégés
Catherine DAVISTER, Jacques DEFOURNY, Olivier GREGOIRE
WP no. 03/11
LA SUITE :
http://www.emes.net/fileadmin/emes/PDF_files/PERSE/PERSE_WP_03-11_Trans-FR.pdf*Les "Entreprises d'Insertion"...en France*
*Les associations d'insertion craignent pour leurs budgets...FRANCE*
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*Les "Entreprises d'Insertion"...en France*
En France
Les entreprises d'insertion
Qu'est-ce qu'une entreprise d'insertion ?
Une entreprise d'insertion est une entreprise de production de biens ou de services, se situant dans le secteur concurrentiel marchand, mais dont la finalité est avant tout sociale : accueillir et accompagner des personnes en situation d'exclusion pour construire et finaliser avec elles un parcours d'insertion socioprofessionnel durable.
Le projet social de ce type d'entreprise s'appuie sur deux convictions. La première est que le travail reste (et plus encore pour les personnes qui en sont exclues) le vecteur essentiel de l'intégration et de la citoyenneté. La seconde est que l'entreprise peut-être un formidable outil de formation et d'insertion professionnelle.
Aussi, pour mener dans les meilleures conditions partenariales cette mission sociale, l'entreprise d'insertion se doit de présenter toutes les caractéristiques " techniques " des entreprises du secteur marchand (fiscalité, charges sociales, etc.).
Qu'est-ce qui fait la différence avec une autre entreprise ?
Ce qui fait la différence, c'est sa double dimension économique et sociale, la première étant le moyen et la seconde sa finalité.
L'entreprise d'insertion doit donc impérativement affirmer une double compétence. Comme toute entreprise, elle doit :
- réunir des prérequis économiques et techniques sur son secteur d'activité,
- maîtriser sa gestion financière, et équilibrer ses comptes,
- mettre en place un plan d'actions commerciales,
- aligner les prix de ses produits et services sur les prix du marché,
- mais aussi, recruter un personnel d'encadrement technique hautement qualifié, pour assurer une production performante avec des personnes en insertion, et faire preuve de compétences pédagogiques et sociales particulières.
Pour cela elle doit consacrer des moyens humains et financiers spécifiques et notamment :
- assurer la formation du personnel encadrant technique à la "pédagogie du réel" (pédagogie Freinet notamment) et à l'encadrement de salariés en insertion, tout en assurant la production de l'entreprise dans de bonnes conditions,
- créer un poste de responsable du suivi individuel des parcours d'insertion,
- et mettre en œuvre des systèmes d'évaluation, de bilans personnels et professionnels.
- assurer la formation du personnel encadrant technique à la "pédagogie du réel" (pédagogie Freinet notamment) et à l'encadrement de salariés en insertion, tout en assurant la production de l'entreprise dans de bonnes conditions,
- créer un poste de responsable du suivi individuel des parcours d'insertion,
- et mettre en œuvre des systèmes d'évaluation, de bilans personnels et professionnels.
Par ailleurs, une entreprise d'insertion doit être en mesure de résoudre des situations particulières touchant au logement, à la santé, aux problèmes administratifs que peuvent rencontrer les personnes qu'elle accompagne, et de les aider à élaborer un projet professionnel leur permettant de se projeter positivement dans l'avenir et d'acquérir progressivement une autonomie.
Peut-on considérer l'entreprise d'insertion comme un dispositif de lutte contre le chômage ?
Non, l'entreprise d'insertion n'est pas une mesure de plus contre le chômage, telles que les incitations à l'embauche par la diminution du coût du travail (contrats aidés). Elle est issue de la loi de lutte contre l'exclusion (loi 98-657 du 29 juillet 1998). Sa vocation est de resocialiser les personnes en situation d'exclusion sociale, en leur faisant découvrir une dimension de citoyens responsables de leur "savoir être" et "savoir faire" par un renvoi permanent au binôme "droits / devoirs".
La perte "d'employabilité" de ces personnes découle soit d'un chômage prolongé, soit d'une scolarité "sans bagage", soit d'accidents de parcours de vie qui provoquent chez elles des carences fortes face aux exigences du monde du travail. Ces carences relèvent, bien sûr, de la qualification technique mais aussi et surtout de difficultés sociales qui empêchent leur maintien dans l'emploi durable.
C'est bien là le métier de l'entreprise d'insertion : restructurer la situation socioprofessionnelle de l'individu en situation d'exclusion au travers d'un emploi salarié de droit commun au sein d'une entreprise dont le métier est l'insertion professionnelle.
Les demandeurs d'emploi immédiatement employables relèvent de contrats aidés. Les autres, c'est à dire les plus démunies, nécessitent un passage par l'entreprise d'insertion.
Peut-on considérer l'entreprise d'insertion comme un dispositif de lutte contre le chômage ?
Non, l'entreprise d'insertion n'est pas une mesure de plus contre le chômage, telles que les incitations à l'embauche par la diminution du coût du travail (contrats aidés). Elle est issue de la loi de lutte contre l'exclusion (loi 98-657 du 29 juillet 1998). Sa vocation est de resocialiser les personnes en situation d'exclusion sociale, en leur faisant découvrir une dimension de citoyens responsables de leur "savoir être" et "savoir faire" par un renvoi permanent au binôme "droits / devoirs".
La perte "d'employabilité" de ces personnes découle soit d'un chômage prolongé, soit d'une scolarité "sans bagage", soit d'accidents de parcours de vie qui provoquent chez elles des carences fortes face aux exigences du monde du travail. Ces carences relèvent, bien sûr, de la qualification technique mais aussi et surtout de difficultés sociales qui empêchent leur maintien dans l'emploi durable.
C'est bien là le métier de l'entreprise d'insertion : restructurer la situation socioprofessionnelle de l'individu en situation d'exclusion au travers d'un emploi salarié de droit commun au sein d'une entreprise dont le métier est l'insertion professionnelle.
Les demandeurs d'emploi immédiatement employables relèvent de contrats aidés. Les autres, c'est à dire les plus démunies, nécessitent un passage par l'entreprise d'insertion.
Bénéficie-elle d'aides particulières de l'Etat ?
Elle ne bénéficie pas "d'aides", mais perçoit une rémunération de l'Etat pour la mission sociale et pédagogique qui lui est confiée. Il n'y a aucune ambiguïté sur ce point.
La nécessité pour l'entreprise d'insertion d'être performante et concurrentielle tout en assurant l'encadrement du parcours d'insertion de chaque salarié présente naturellement un coût.
Ce coût est évalué au travers :
- de la sous-qualification et sous-productivité du personnel en insertion,
- du sur-encadrement technique qui l'accompagne,
- de la perte notable de matière première,
- ainsi que du " turn-over " considérable et indispensable de personnes dont l'objectif n'est pas de s'installer dans l'entreprise, mais d'en tirer les bénéfices pédagogiques pour en sortir au plus tôt.
Il est également contenu dans le poste de responsable du suivi des parcours individuels.
Ce coût est pris en charge de manière forfaitaire par l'Etat à hauteur de 9 681 euros par an et par poste d'insertion. Il s'agit d'un montant forfaitaire incluant notamment les différentes aides et allègements de charges auxquels l'entreprise pourrait prétendre. Il n'a malheureusement pas été revalorisé depuis 2001.
Dans tous les secteurs d'activité nécessitant de la main d'œuvre. Les entreprises d'insertion produisent des biens ou des services qu'elles écoulent sur des marchés concurrentiels, auprès de clients privés ou publics.
Elles sont particulièrement présentes aujourd'hui :
- dans les filières de valorisation de déchets: recyclage de textiles, par exemple,
- dans l'entretien environnemental au sens large : plantation de végétaux, entreprises paysagères, ...
- dans les métiers du bâtiment et de l'éco-construction,
- dans la restauration et même l'hôtellerie,
- dans le secteur du nettoyage de locaux, etc.
On parle d'entreprise d'insertion (EI), mais également d'entreprise d'insertion par le travail temporaire (EITT). Que quoi s'agit-il ?
Pour nous, il n'y a pas de différence majeure, leur finalité est identique : l'insertion de personnes en situation d'exclusion.
L'entreprise d'insertion se définit par son secteur de métier : entreprise de maçonnerie ou de réparation automobile par exemple.
L'entreprise d'insertion par le travail temporaire met, quant à elle, des salariés à disposition d'autres entreprises (qui sont ses clientes). Son métier, c'est le travail temporaire et elle doit donc se conformer à la réglementation propre à ce secteur.
Les EITT sont également rémunérées par l'Etat pour leur mission pédagogique et sociale.
Quelles formes juridiques sont le plus fréquemment adoptées par les entreprises d'insertion ?
Auparavant, les entreprises d'insertion étaient prioritairement constituées en association, car elles étaient portées par des "travailleurs sociaux" se croyant plus à l'aise avec ce statut.
Ce n'est plus le cas aujourd'hui : l'entreprise d'insertion, affirmant son positionnement dans le secteur concurrentiel marchand, adopte de préférence un statut à but lucratif, lui permettant de fonctionner comme ses concurrents.
En Midi-Pyrénées par exemple, la plupart des entreprises adhérentes à l'UREI sont constituées en société commerciale et toutes les nouvelles entreprises d'insertion se créent en SARL, EURL, SCOP ou encore en SCIC.
Le statut de SCIC intéresse de plus en plus de créateurs d'entreprises d'insertion, car il facilite l'implication des collectivités locales. Dans notre région, 5 entreprises d'insertion ont adopté ce statut et 6 autres sont en émergence.
Quel est le statut des salariés recrutés dans une entreprise d'insertion ?
Leur statut est régi par le code du travail et notamment par l'article L 51-32. D'une manière générale, tous les salariés - personnel d'encadrement ou salariés en insertion - relèvent du droit du travail et de la convention collective de la branche d'activité concernée.
Le salarié en insertion est donc un salarié de droit commun, comme les autres ; il n'est pas "stigmatisé". C'est là un des éléments forts de l'entreprise d'insertion : permettre le passage, du jour au lendemain, d'une situation d'exclusion (allocataire du RSA par exemple) à une situation de salarié de droit commun payé au SMIC avec de ce fait un pouvoir d'achat beaucoup plus conséquent.
La principale différence se situe au niveau de la durée du contrat : les postes d'insertion conventionnés par l'Etat font l'objet obligatoirement d'un contrat de travail à durée déterminée de 4 mois minimum et 24 mois au maximum, périodes de renouvellement comprises, avec une période obligatoire minimale de 4 mois.
Ce point est dérogatoire au droit commun puisque dans une entreprise classique, les CDD ne peuvent excéder 18 mois (sans durée minimale).
Enfin, les personnes embauchées dans ces postes d'insertion doivent faire l'objet d'un agrément préalable par Pôle emploi. C'est cet agrément qui ouvre droit à la rémunération de l'Etat au titre de l'accompagnement socioprofessionnel.
La nécessité pour l'entreprise d'insertion d'être performante et concurrentielle tout en assurant l'encadrement du parcours d'insertion de chaque salarié présente naturellement un coût.
Ce coût est évalué au travers :
- de la sous-qualification et sous-productivité du personnel en insertion,
- du sur-encadrement technique qui l'accompagne,
- de la perte notable de matière première,
- ainsi que du " turn-over " considérable et indispensable de personnes dont l'objectif n'est pas de s'installer dans l'entreprise, mais d'en tirer les bénéfices pédagogiques pour en sortir au plus tôt.
Il est également contenu dans le poste de responsable du suivi des parcours individuels.
Ce coût est pris en charge de manière forfaitaire par l'Etat à hauteur de 9 681 euros par an et par poste d'insertion. Il s'agit d'un montant forfaitaire incluant notamment les différentes aides et allègements de charges auxquels l'entreprise pourrait prétendre. Il n'a malheureusement pas été revalorisé depuis 2001.
Dans quels secteurs d'activité intervient-elle ?
Dans tous les secteurs d'activité nécessitant de la main d'œuvre. Les entreprises d'insertion produisent des biens ou des services qu'elles écoulent sur des marchés concurrentiels, auprès de clients privés ou publics.
Elles sont particulièrement présentes aujourd'hui :
- dans les filières de valorisation de déchets: recyclage de textiles, par exemple,
- dans l'entretien environnemental au sens large : plantation de végétaux, entreprises paysagères, ...
- dans les métiers du bâtiment et de l'éco-construction,
- dans la restauration et même l'hôtellerie,
- dans le secteur du nettoyage de locaux, etc.
On parle d'entreprise d'insertion (EI), mais également d'entreprise d'insertion par le travail temporaire (EITT). Que quoi s'agit-il ?
Pour nous, il n'y a pas de différence majeure, leur finalité est identique : l'insertion de personnes en situation d'exclusion.
L'entreprise d'insertion se définit par son secteur de métier : entreprise de maçonnerie ou de réparation automobile par exemple.
L'entreprise d'insertion par le travail temporaire met, quant à elle, des salariés à disposition d'autres entreprises (qui sont ses clientes). Son métier, c'est le travail temporaire et elle doit donc se conformer à la réglementation propre à ce secteur.
Les EITT sont également rémunérées par l'Etat pour leur mission pédagogique et sociale.
Quelles formes juridiques sont le plus fréquemment adoptées par les entreprises d'insertion ?
Auparavant, les entreprises d'insertion étaient prioritairement constituées en association, car elles étaient portées par des "travailleurs sociaux" se croyant plus à l'aise avec ce statut.
Ce n'est plus le cas aujourd'hui : l'entreprise d'insertion, affirmant son positionnement dans le secteur concurrentiel marchand, adopte de préférence un statut à but lucratif, lui permettant de fonctionner comme ses concurrents.
En Midi-Pyrénées par exemple, la plupart des entreprises adhérentes à l'UREI sont constituées en société commerciale et toutes les nouvelles entreprises d'insertion se créent en SARL, EURL, SCOP ou encore en SCIC.
Le statut de SCIC intéresse de plus en plus de créateurs d'entreprises d'insertion, car il facilite l'implication des collectivités locales. Dans notre région, 5 entreprises d'insertion ont adopté ce statut et 6 autres sont en émergence.
Quel est le statut des salariés recrutés dans une entreprise d'insertion ?
Leur statut est régi par le code du travail et notamment par l'article L 51-32. D'une manière générale, tous les salariés - personnel d'encadrement ou salariés en insertion - relèvent du droit du travail et de la convention collective de la branche d'activité concernée.
Le salarié en insertion est donc un salarié de droit commun, comme les autres ; il n'est pas "stigmatisé". C'est là un des éléments forts de l'entreprise d'insertion : permettre le passage, du jour au lendemain, d'une situation d'exclusion (allocataire du RSA par exemple) à une situation de salarié de droit commun payé au SMIC avec de ce fait un pouvoir d'achat beaucoup plus conséquent.
La principale différence se situe au niveau de la durée du contrat : les postes d'insertion conventionnés par l'Etat font l'objet obligatoirement d'un contrat de travail à durée déterminée de 4 mois minimum et 24 mois au maximum, périodes de renouvellement comprises, avec une période obligatoire minimale de 4 mois.
Ce point est dérogatoire au droit commun puisque dans une entreprise classique, les CDD ne peuvent excéder 18 mois (sans durée minimale).
Enfin, les personnes embauchées dans ces postes d'insertion doivent faire l'objet d'un agrément préalable par Pôle emploi. C'est cet agrément qui ouvre droit à la rémunération de l'Etat au titre de l'accompagnement socioprofessionnel.
Un créateur d'EI-TT nous a fait part du problème du dépôt de garantie exigé pour la constitution de ce type d'entreprise. Est-il possible d'obtenir une aide à ce niveau ?
Oui, notre réseau UREI/CNEI dispose d'une convention spécifique avec le Crédit Coopératif. Il ne faut donc pas hésiter à se rapprocher de l'Union régionale des entreprises d'Insertion compétente territorialement. Leurs coordonnées de trouvent sur le site www.cnei.org > rubrique réseau.
Quel est le marché de la reprise d'entreprises dans le secteur des entreprises d'insertion ? Comment sont-elles valorisées ?
Les Entreprises d'Insertion peuvent être cédées/reprises dans les mêmes conditions que les entreprises "classiques". L'évaluation se fait sur les critères habituels des spécialistes.
Dans le même registre il est possible de reprendre une entreprise classique, économiquement solvable et d'y inclure une organisation spécifique d'accompagnement socioprofessionnel qui permettra un conventionnement par l'Etat en qualité d'EI.
Cet aspect spécifique sera construit avec l'UREI de la Région concernée et les partenaires institutionnels : Direccte, conseil général et Pôle emploi.
De quoi le mouvement des entreprises d'insertion a-t-il besoin aujourd'hui ?
D'une revalorisation des financements publics de l'Etat, pour nous permettre de remplir notre mission sociale et pédagogique dans de bonnes conditions, et de créateurs !
Nous avons besoin de susciter des vocations de créateurs, car l'entreprise d'insertion est un concept encore mal connu et les gens n'y pensent pas forcément.
Pourtant, l'EI représente une opportunité très intéressante pour des cadres dirigeants sensibilisés à une dimension pédagogique, sociale et humanitaire de l'entreprise.
Le CNEI et les 22 Unions régionales d'entreprises d'insertion sont à leur disposition pour les accueillir, les conseiller et faire éventuellement évoluer leurs projets pour en garantir la réalité économiquement solvable.
Ajoutons enfin que les porteurs de projet d'entreprises d'insertion peuvent obtenir une aide au démarrage attribuée par le Fonds départemental d'insertion, géré par le CDIAE (Conseil départemental d'insertion par l'économique). Ils peuvent également solliciter leur conseil général dans le cadre des plans départementaux d'insertion, et plus largement tous les dispositifs financiers relevant de l'économie sociale et solidaire, ainsi que des fondations privées.
Les Entreprises d'Insertion peuvent être cédées/reprises dans les mêmes conditions que les entreprises "classiques". L'évaluation se fait sur les critères habituels des spécialistes.
Dans le même registre il est possible de reprendre une entreprise classique, économiquement solvable et d'y inclure une organisation spécifique d'accompagnement socioprofessionnel qui permettra un conventionnement par l'Etat en qualité d'EI.
Cet aspect spécifique sera construit avec l'UREI de la Région concernée et les partenaires institutionnels : Direccte, conseil général et Pôle emploi.
De quoi le mouvement des entreprises d'insertion a-t-il besoin aujourd'hui ?
D'une revalorisation des financements publics de l'Etat, pour nous permettre de remplir notre mission sociale et pédagogique dans de bonnes conditions, et de créateurs !
Nous avons besoin de susciter des vocations de créateurs, car l'entreprise d'insertion est un concept encore mal connu et les gens n'y pensent pas forcément.
Pourtant, l'EI représente une opportunité très intéressante pour des cadres dirigeants sensibilisés à une dimension pédagogique, sociale et humanitaire de l'entreprise.
Le CNEI et les 22 Unions régionales d'entreprises d'insertion sont à leur disposition pour les accueillir, les conseiller et faire éventuellement évoluer leurs projets pour en garantir la réalité économiquement solvable.
Ajoutons enfin que les porteurs de projet d'entreprises d'insertion peuvent obtenir une aide au démarrage attribuée par le Fonds départemental d'insertion, géré par le CDIAE (Conseil départemental d'insertion par l'économique). Ils peuvent également solliciter leur conseil général dans le cadre des plans départementaux d'insertion, et plus largement tous les dispositifs financiers relevant de l'économie sociale et solidaire, ainsi que des fondations privées.
Propos recueillis par Laurence Piganeau
Septembre 2010
APCE
http://www.apce.com/cid27944/entreprises-d-insertion-mieux-les-connaitre-pour-mieux-les-utiliser.html?pid=32
Dirigeant de Kroc'can Entreprise d'insertion installée en Provence : |
Entreprise d'insertion installée à Paris :
*TRAVAIL & VIE*
Entreprise sociale et solidaire depuis 1981.
http://www.travailetvie.org
***************
Les réseaux
***En France il existe 3 réseaux nationaux regroupant des entreprises d'insertions :- Le CNEI ([www.cnei.org comité national des entreprises d'insertion]) fédérant 640 entreprises, il est par ailleurs fondateur et membre du réseau Européen ENSIE
- La FNARS (fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale) regroupant une dizaine d'entreprises
- COORACE, fédération qui regroupe plus de 500 adhérents (Associations intermédiaires, entreprises de travail temporaire d'insertion, ateliers et chantiers d'insertion, entreprises d'insertion et organismes de services à la personnes).
Rencontres internationales
***Des rencontres internationales des entreprises d’insertion francophones ont été organisées en 2004 et 2007. Elles ont rassemblé des participants France, Suisse, Luxembourg, Québec et Belgique.La première rencontre s’est tenue du 8 au 22 octobre 2004 à Montréal (Québec, Canada) a l'initiative du Collectif des entreprises d'insertion du Québec.
La deuxième rencontre a été organisée du 2 au 5 octobre 2007 à Bruxelles (Belgique) a par un comité composé de quatre associations.
La troisième rencontre devrait être organisée en 2011 en Suisse Romande par le Conseil romand des entreprises d'insertion.
Lors de la rencontre de 2007, les participants ont émis le souhait de mettre en place un « inter-réseau francophone des entreprises d'insertion. »
Source : Wikipédia
*Les associations d'insertion craignent pour leurs budgets...France*
http://t.co/Bh3TaYa
En savoir plus :
Lire le rapport sur la prospective du pacte social dans l'entreprise, écrit par 2 sénateurs : M. Joël Bourdin et Mme Patricia Schillinger - Format PDF
En savoir plus :
Lire le rapport sur la prospective du pacte social dans l'entreprise, écrit par 2 sénateurs : M. Joël Bourdin et Mme Patricia Schillinger - Format PDF
Bien à vous,
Morgane BRAVO
mardi, mars 15, 2011
*Orbán : l’Europe ne peut pas se laisser porter vers une guerre...*
Lors de leur réunion extraordinaire du 11 mars 2011 à Bruxelles, les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union ont confirmé l’extension des sanctions contre la Libye. A l’issue de la réunion du Conseil de l’Union européenne, Viktor Orbán, chef du gouvernement hongrois a salué la déclaration « prudente » et a déclaré que l’Union devait éviter toute opération à caractère militaire susceptible d’ aboutir à la perte de confiance de la part des peuples arabes.
« Nous venons de terminer un long débat épuisant », a déclaré le Premier ministre Viktor Orbán à la presse à l’issue de la réunion extraordinaire du 11 mars du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles. Le chef de gouvernement hongrois a indiqué que la réunion était parvenu à une position commune que «l’ on pouvait considérer comme un minimum, sur lequel tout le monde était d’accord » mais « évidemment des différences ne cessaient pour autant pas d’exister ».
Viktor Orbán a affirmé que certains Etats membres, y compris la Hongrie, pensaient que « rien ne devait arriver qui pourrait entraîner l’Europe dans une guerre avec les pays arabes ». En même temps il a souligné qu’il fallait éviter « toute opération à caractère militaire susceptible d’ aboutir à la perte de confiance de la part des peuples arabes ».
Orbán : ce sont les arabes qui doivent décider du sort du monde arabe
Selon le chef du gouvernement, tout ce qui s’est passé dans le voisinage au Sud de l’Union européenne représente « un défi important pour l’Europe ». M. Orbán a fait allusion au danger que la migration croissante pourrait représenter pour l’Europe. Le Premier ministre a posé la question : « est-ce que le monde situé au Sud par rapport à nous deviendra plus démocratique, la vague de réfugiés s’arrêtera-t-elle et les pays arabes seront-ils capables de faire rester leurs ressortissants chez eux ? ». Il a rappelé par ailleurs que « c’étaient les arabes qui devraient décider du sort du monde arabe, nous pouvions les aider mais nous ne pouvions pas dire, à leur place, comment ils devaient vivre ».
« Nous devons être très prudents avec tout geste, voire toute phrase pouvant être interprétés par les arabes d'une telle manière que le monde chrétien, c'est-à-dire l’Europe s’apprêterait à une éventuelle ingérence, et n’hésiterait même pas de recourir à des moyens militaires », a prévenu Viktor Orbán. C’est ce dilemme qui explique, selon lui, qu’ « un grand débat a eu lieu sur les formulations prudentes et moins prudentes de la déclaration adoptée ». Selon le chef du gouvernement hongrois, une déclaration plus prudente a été adoptée à l’issue du débat. « Quant à moi, j’en suis heureux et je pense que notre tâche d’aujourd’hui est de servir avant tout, la paix par le biais de notre diplomatie », a-t-il ajouté.
Herman Van Rompuy informera la présidence à Budapest sur le sommet de la zone euro
Suite au sommet extraordinaire dédié à l’Afrique du Nord, une autre réunion – également extraordinaire – a été entamée par les chefs d’Etat ou de gouvernement de la zone euro. A ce sujet M. Orbán a déclaré que les participants du sommet de la zone euro « devaient apporter une solution à un problème très difficile ».
D’après le chef du gouvernement hongrois, le succès de toute la journée « dépendait des résultats auxquels les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro arriveraient ».
M. Orbán a annoncé que Herman Van Rompuy, président permanent du Conseil européen se rendrait à Budapest le 12 mars et informerait la présidence hongroise sur les décisions du sommet de la zone euro.
Barroso : Kadhafi doit partir
A la suite du sommet dédié à la Libye, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne a réclamé le départ de Mouammar Kadhafi. « Le nom du problème est : Kadhafi. Et Kadhafi doit partir », a dit lors de sa conférence de presse conjointe avec le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy à Bruxelles.
M. Van Rompuy a souligné que c’était déjà un signal fort que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’union s’étaient déplacés pour le sommet extraordinaire de l’Union dédié à la Libye car un tel sommet n’avait été organisé que trois fois jusqu’ici : à l’époque de la guerre en Géorgie et celle en Iraq, ainsi qu’à l’occasion de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001.
Répartir les charges entre les Etats membres
M. Van Rompuy a prévenu que le régime Libyen utilisait la force contre son propre peuple et les responsables devaient s’attendre à des conséquences graves. Le Conseil européen a reconnu le conseil national provisoire formé à Benghazi comme interlocuteur politique car il considérait que cet organe était « suffisamment fiable », a-t-il ajouté. M. Van Rompuy a affirmé que l’Union européenne examinerait toutes possibilités pour régler la situation. Selon le président pour prendre d’autres mesures, il fallait que la nécessité en fût révélée, qu'il existât une autorisation juridique appropriée et que le support de la région fût acquis.
M. Barroso et M. Van Rompuy ont souligné qu’une solidarité et la répartition des charges étaient nécessaires entre les Etats membres afin de gérer la crise humanitaire et la situation des réfugiés.
L’Union européenne étudiera toutes les options nécessaires
A l’issue du sommet dédié à l’Afrique du Nord, le Conseil européen a adopté une déclaration stipulant qu’à l’avenir les Etats membres « étudieront toutes options nécessaires » afin de défendre la population libyenne. Selon le document « la nécessité démontrée, une base juridique claire et le soutien de la région » en était les conditions. La déclaration affirme que l’Union européenne agira en collaboration avec les Nations Unies, la Ligue arabe, l’Union africaine et les partenaires internationaux en matière de la gestion de crise.
Le document stipule que « le colonel Kadhafi doit quitter immédiatement le pouvoir. Son régime a perdu toute légitimité et ne constitue plus un interlocuteur pour l’UE ».
La déclaration réclame un sommet avec la participation de la Ligue arabe, l’Union africaine et l’UE.
Une situation humanitaire préoccupante
Les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union qualifient de préoccupante la situation humanitaire sur les frontières libyennes et demandent au Conseil « Justice et Affaires intérieures » de « se réunir sans délai » et de soumettre, en collaboration avec la Commission, pour le sommet de juin, un plan pour gérer le flux de réfugiés.
La présidence : la Politique européenne de voisinage doit être revue
Selon une note libre préparée par laprésidence hongroise le 11 mars, la Politique européenne de voisinage (PEV) doit être revue en profondeur, laquelle devrait désormais reposer sur une réflexion à long terme et ne pas être uniquement guidée par des considérations à court terme. L’Union doit être dotée d’une stratégie régionale globale, cohérente et crédible pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.
Si la haute-représentante l’accepte, la présidence proposera de convoquer une réunion informelle des ministres en charge de la coopération au développement à Budapest pendant le premier semestre de 2011, afin de permettre une réflexion d’ensemble sur la PEV.
Bien que les événements tragiques qui se sont déroulés récemment aient retenu toute l’attention politique de l’Union sur son voisinage au Sud, l’Union doit maintenir son plein engagement en faveur du renforcement des relations avec ses partenaires d’Europe orientale, indique la note libre rédigée par la présidence.
Bien à vous,
Morgane BRAVO
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