*TRAITÉ DE ROME*

Il est important de se rappeler d'où nous venons. Après les tragédies de la Seconde Guerre mondiale, le Traité de Rome fut un accord clé entre six pays qui a lié leur destinée via la Communauté économique européenne. À l'occasion du 60ème anniversaire de sa signature, nous revenons sur la manière dont le traité a posé les bases de l'Europe et de sa réalisation, défendues par le Parlement européen.

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!

🇪🇺EUROPE FOR CITIZENS! #HUB & #ThinkTank!
🇪🇺POUR QUE L'EUROPE, EN TANT QU’ACTEUR MONDIAL, NE SOIT PAS LOINTAINE DES EUROPÉENS & DES FRANÇAIS!. BIENVENUE, WELCOME, BIENVENIDO, WILLKOMMEN, WELKOM, BENVENUTO, BOAS-VINDAS, WITAJ, VITAJTE... By @MorganeBravo.

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

2010*50Years of Traineeships at the European Commission*
*Founded in 2006. From Paris, France. Fondatrice du "HUB EUROPEAN UNION", Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles. * President & Founder HUB « DIGITAL DIPLOMACY» «DIPLOMATIE NUMERIQUE ». *‪Fondatrice HUB 
‪« DIGITAL DIPLOMACY» : « POLITIQUE & SOCIAL NETWORKING ». *Fondatrice HUB « ECOLOGIE &INNOVATION : DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIE SIÈCLE!»* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*
🇪🇺L'EUROPE. « L'Europe ne doit pas être un commentateur du monde. Elle doit en être l'architecte.🕊 La diplomatie européenne doit être une » 🕊 May the force be with you! Que la force soit avec vous!

lundi, juin 04, 2007

***Réseau social : Viadeo et Tianji voient l'avenir en grand***



***Plus de deux millions de membres ont rejoint les deux sites de mise en relation professionnelle. Ils viennent de lancer la plateforme Euro-China Link.
Derek Ling et dan Serfaty se sont rencontrés en juillet 2006 et depuis, leur association laisse entrevoir le développement d'un formidable réseau de mise en relation professionnelle.

Derek Ling est chinois, éduqué en partie aux Etats-Unis et devenu par la force des choses entrepreneur en série. Après avoir travaillé en Californie chez Motorola, Apple Computer et Sina.com, il a co-fondé Qzone, un portail chinois dédié à la musique, racheté par Yahoo en 2001. A la suite de ces premières expériences, il fonde Tianji.com. Son but est de créer un réseau de contact pour les professionnels chinois.

Dan Serfaty est français, diplômé d'HEC en 1987, et s'est essayé au secteur du tourisme et du textile. En 2000, il fonde Agregator, un club d'entrepreneurs qui offre à la fois une diversification du risque et du patrimoine : chaque entrepreneur membre du club apporte une partie de sa participation à un fond. Pour maintenir le contact entre les membres d'Agregator, Dan Serfaty lance, avec ses partenaires Thierry Lunati et Marc Reeb, le réseau Viaduc, qui est renommé par la suite Viadeo.

Et Viadeo se développe et se développe bien par marketing viral. Les professionnels suggèrent à leurs amis ou relations de s'inscrire et le nombre d'abonnés augmente. Tant et si bien qu'en juin 2006, la société lève 5 millions d'euros auprès de Ventech et AGF Private Equity. Simultanément, Ventech leur fait rencontrer Tianji. Le courant passe entre les deux sociétés. Tianji cherche à lever des fonds et sollicite Viadeo qui souscrit à une augmentation de capital (il en possède moins d'un tiers). Parallèlement, la société française utilise ses fonds pour développer son service en Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie et Portugal.

Aujourd'hui, Tianji confie s'approcher du million d'utilisateurs, tandis que Viadeo en avoue 1,2 million, dont 1 million en France. "Les courbes de progression dans les pays européens sont les mêmes que celles de la France, précise Dan Serfaty. Nous allons même plus vite en Espagne et Italie". L'association entre les deux sociétés s'est traduite par le lancement d'une plateforme Euro-China Link qui permet aux membres des deux réseaux de se contacter. "Nous avons une opportunité formidable, lance Derek Ling. Le commerce entre l'Europe et la Chine totalise 272 milliards de dollars et croît de 25% par an. Cependant, il est difficile pour une PME de trouver un partenaire en Chine et inversement. Nous pouvons faciliter cette recherche".

Une telle initiative pourrait accélérer un rapprochement entre Viadeo et Tianji. Au rythme où vont les choses, une fusion aurait du sens car elle donnerait automatiquement plus de poids financier à la nouvelle entité. Elle permettrait aussi d'aborder les Etats-Unis et l'Amérique Latine en meilleure position.

Par ailleurs, Viadeo a commencé à vendre des services premium à ses membres (entre 5 et 6 euros par mois). En se basant sur une monétisation de 10% à 15% de ses membres, on peut supposer que l'entreprise est déjà rentable (elle emploie une quarantaine de personnes). Si éventuellement elle doit lever d'autres fonds pour financer sa croissance, elle n'aura pas besoin d'augmentation de capital mais pourra utiliser l'endettement ou une formule hybride (obligation à bons de souscription d'action remboursable). A moyen terme, une introduction en bourse pourrait même être envisagée. L'approche des jeux Olympiques de Pékin serait un bel emballage pour un tel événement. D'autant plus que les chiffres actuels sont impressionnants. Viadeo recueille 3000 nouveaux membres par jour et compte 2,6 millions de profils consultés chaque mois. Ses membres ont déjà créé 15.000 forums communautaires. Quant à Derek Ling, il a été surpris de constater que la diaspora chinoise du monde entier avait découvert Tianji.

PASCAL BOULARD

La Tribune

Paru le 01/06/07

*Discours à l'Institut d'astrophysique spatiale : François FILLON*

*** J’ai choisi de me rendre dans l’un de nos laboratoires les plus prestigieux car les Français doivent savoir que le XXIème siècle se décidera avec vous, c'est-à-dire avec le monde de la recherche et de l’université. En 1993, j’ai eu l’honneur de conduire le ministère aujourd’hui dirigé par Valérie Pécresse, avant de retrouver, douze ans plus tard, celui de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Je garde de tout cela un souvenir fort. J’ai aimé le contact avec les chercheurs et les universitaires. J’y ai vu de la passion, de l’exigence, du désintéressement, mais aussi des doutes. J’ai été émerveillé par certaines rencontres. J’ai été saisi par la vitalité d’une communauté scientifique et universitaire qui ne cherche qu’à donner le meilleur d’elle-même. Et j’ai été convaincu que l’avenir de la France se jouait là.

Dans la foulée d’une élection présidentielle qui est appelée à imprimer du mouvement à notre pays, j’ai décidé de venir très vite au devant de cette communauté que vous représentez parce que je crois que ce sont les forces de l’intelligence qui susciteront et alimenteront une croissance économique et sociale que nous souhaitons plus forte, plus durable, plus éthique.

Ce sont les forces de l’intelligence qui nous détournerons de la mécanisation des consciences qui guettent les peuples dont la vigilance des esprits se relâche.

Ce sont les forces de l’intelligence qui permettront à la France de servir la condition humaine. Ces forces qu’a merveilleusement incarnées Pierre-Gilles De Gennes qui vient de nous quitter. Professeur et chercheur d’exception, il manque à la France. A cette France qui voit aujourd’hui, et dans ces lieux mêmes, avec Wendenin Werner, une nouvelle génération exprimer la filiation de l’excellence et la vitalité de la pensée.

L’un des défis de notre temps, mesdames et messieurs, c’est bien celui de la bataille de l’intelligence contre toutes les barbaries, contre l’ignorance susceptible d’alimenter toutes les peurs et leurs cortèges de comportements irrationnels.

C’est bien celui de la bataille entre un savoir confronté, échangé, enseigné, diffusé et offert à tous et un obscurantisme murmuré qui porte les rumeurs et travaillent les mémoires jusqu’à obscurcir les consciences.

Rien donc ne doit nous retenir pour engager et gagner cette bataille de l’intelligence.

Rien ne doit nous écarter de la quête de vérité.

Rien ne doit entraver la volonté de porter notre pays au plus haut de la connaissance.

Rien ne doit aliéner aucune des libertés de penser à l’épreuve des faits pour agir plus lucidement.

C’est pourquoi la recherche n’est pas une pratique comme les autres.

Les femmes et les hommes qui s’y engagent ont la lourde et belle responsabilité d’éclairer l’avenir en même temps que de contribuer à fournir à notre pays sa capacité à innover. Cela pour faire que la voix de la France soit écoutée dans le concert des nations les plus avancées et entendue de celles qui fondent une partie de leur volonté de développement sur ce que notre pays est capable de donner à voir et à connaître.

Chacun s’accorde, en effet, à considérer que nous sommes entrés dans la société et l’économie de la connaissance. Le mot ne suffit cependant pas à créer la chose. En effet, et c’est un truisme que de le dire, l’échange de biens et de services nouveaux suppose préalablement leur production.

Cette production relève tout à la fois de la recherche fondamentale qui nourrit aujourd’hui les engagements et investissements de demain et la recherche finalisée et appliquée qui, tout en utilisant les fruits de la première, s’exprime dans l’innovation, son anticipation et son suivi. C’est dire combien sont stériles les oppositions entre l’amont et l’aval de la recherche, entre l’académique et l’économique.

Les objets de la science sur lesquels s’applique la liberté de penser de tous ceux pour qui la pratique de la recherche est en quelque sorte une façon professionnelle d’être au monde sont aussi, souvent, la traduction de problèmes industriels et sociétaux.

Ce que je viens de dire là, ce ne sont pas des compliments de circonstances liés à la situation de cette rencontre. Je pense profondément que la démarche même du praticien de la recherche, quel que soit le domaine considéré, porte en soi des vertus qui vont bien au-delà de l’expertise de haut niveau appliquée aux objets étudiés.

En effet, il est assez peu commun, pour valider ses idées de se placer dans les conditions les moins favorables pour s’assurer de leur robustesse.

Construire les modalités qui permettent de soumettre à l’épreuve des faits ce que l’on pense, accepter de confronter ses résultats à ceux des meilleurs de ses pairs, dans le cadre d’une compétition mondiale âpre, c’est la compétence des praticiens de la recherche rompus aux exigences scientifiques internationales. Cette compétence doit, c’est ma conviction, pénétrer plus encore le champ économique et social pour supporter une véritable éthique entrepreneuriale au service de la croissance.

Je récuse fondamentalement l’idée que l’académique et l’économique soient mutuellement exclusifs. Le rayonnement scientifique et le développement économique sont nécessairement liés.

Les savoirs liés aux travaux que conduisent, par exemple, nos spécialistes des sciences humaines et sociales sur l’histoire, les comportements, les fondements sociétaux de nombreux pays dans le monde constituent un patrimoine culturel qui justifie, en soi, la recherche.

Imaginons ce que pourrait être l’existence de séminaires réguliers, organisés autour de ces savoirs au profit de nos cadres et dirigeants d’entreprises engagés dans la compétition économique mondiale. Ils trouveraient là des clés de comportement pour négocier avec leurs partenaires étrangers et augmenter ainsi leurs chances de pénétration des marchés. La qualité du rapport à autrui passe évidemment par la connaissance de ses références culturelles et comportementales.

Dès lors, au-delà de sa valeur propre, la recherche dans ces domaines offrirait ici une plus value significative dans un univers où on ne l’attend pas. L’innovation ce peut être aussi ça.

Je veux penser ici aux jeunes chercheurs, doctorants ou nouvellement docteurs dont la société française éprouve des difficultés à les percevoir comme des professionnels et incline trop souvent à les penser en état de prolongation d’études.

Il faut changer cette perception. C’est une urgence économique et culturelle.

Nous ne pouvons pas laisser partir notre intelligence pour servir le développement des nations amies. Notre action doit engager la France à mobiliser leurs compétences au meilleur niveau et donc à valoriser leur engagement pour le développement de notre croissance.

Je suis profondément résolu à aller de l’avant dans le pacte pour la recherche. Lequel doit sceller trois grandes priorités fondamentales à mes yeux.

D’abord, créer dans nos laboratoires les conditions de l’exercice de la science au meilleur niveau pour faire de nos performances des performances mondialement reconnues et enviées.

Ensuite, traduire ces performances dans un lien organique avec le monde économique et social pour nourrir durablement la prospérité de notre pays.

Enfin, assurer une très large diffusion de la culture scientifique et technique. Dans un monde complexe, où la vitesse de transmission des informations et les évolutions technologiques tendent à ériger des frontières entre les générations, le partage des savoirs constitue un indépassable facteur de cohésion sociale. C’est de la responsabilité de la communauté universitaire d’offrir à notre société les éléments de compréhension du monde dans lequel on vit. Mais c’est de la responsabilité du politique de forger un état stratège qui décide des grands choix pour le pays, son développement, son rayonnement dans le monde et la construction d’une citoyenneté nouvelle où le respect de l’autre est une exigence absolue dont le savoir doit alimenter la source.

Cette exigence porte en soi, je veux le dire ici, à la fois une nouvelle ambition pour l’université et une ambition pour une nouvelle université. Le statut quo serait la pire des politiques. Vous connaissez les maux de notre système universitaire, nous avons trop longtemps tardé à les regarder en face. Aujourd’hui nous allons agir.

Cette « université de demain » ne sera, ni le modèle que nous connaissons aujourd’hui dont chacun reconnaît les déficiences, ni un modèle « emprunté » qui serait rejeté dès lors qu’il ne prendrait pas appui sur notre tradition et sur notre histoire.

Ce modèle sera un modèle qui autorise la diversité des réponses et la différenciation des excellences.

Ce point constitue, pour moi, le fil conducteur d’une politique ambitieuse pour l’enseignement supérieur et la clef de sa réussite ; car il permet à chaque acteur d’exprimer son génie propre et ses capacités d’excellence, dès lors que l’on accepte que l’excellence s’exprime dans l’ensemble des missions et à tous niveaux et que l’Etat sache la reconnaître et la soutenir.

C’est une volonté d’airain pour promouvoir la réussite et faire émerger les talents, tous les talents, qui doit accompagner plus de démocratisation pour l’accès à l’éducation supérieur. Cette volonté doit donner à notre jeunesse ce qui lui revient : le droit et le devoir de se forger un avenir dans et pour un pays conscient de ses responsabilités nationales et internationales. A cet égard, j’affirme avec force que notre nation a besoin d’une jeunesse très majoritairement intellectuellement et professionnellement armée.

Le problème de la France c’est que l’enseignement supérieur n’a jamais été suffisamment doté. Mais le défi est que l’effort à accomplir soit véritablement un investissement productif.

L’autre problème de la France ce n’est pas, comme je l’entends trop souvent dire, qu’il y a trop d’étudiants : il n’y en a pas assez !



De l’accueil à l’insertion, en passant par les conditions de vie, l’amélioration de l’enseignement, l’accès aux bibliothèques, l’ouverture aux autres cultures une nouvelle politique doit s’engager. Cette période bénie « où l’on fait ses études », doit être l’espace de toutes les audaces.

L’enseignement supérieur c’est évidemment aussi l’organisation des ses établissements.

En l’espèce, le problème, tient à l’étendue du champ des compétences dévolues aux établissements. Pour certains, il est trop vaste ; pour d’autres trop limité. Mais les comparaisons internationales conduisent clairement à penser que l’avenir verra à coup sûr les établissements dotés de compétences considérablement élargies.

Nous n’avons pas suffisamment préparé cet avenir-là. Depuis 1984 et la loi SAVARY nous n’avons réalisé aucun changement capable de prendre en compte les évolutions de notre temps. Le cadre juridique n’a pas bougé et il explique bien des déconvenues, mais sur le terrain les universités, elles, ont bougé. Des initiatives ont été prises pour contourner les carcans bureaucratiques. Les esprits, eux aussi, ont évolué. Le temps est donc venu d’engager les réformes nécessaires à la nouvelle donne. C’est pourquoi, avec Valérie Pécresse, nous légiférerons dès cet été.

Nous allons créer, dès maintenant, les conditions d’un renforcement de l’autonomie et donc de la responsabilité des établissements. Il convient de permettre à ceux-ci de s’inscrire dans une logique de performance où la réflexion sur la qualité même de la performance devient en soi un acte de responsabilité.

Ici, se pose naturellement le problème de leur gouvernance.

Plus les établissements sont libres, plus ils développent leur logique propre et plus il apparaît difficile pour l’Etat de les « diriger ». Comment, dès lors, conduire une politique nationale de l’enseignement supérieur ? Sauf à trouver gloire à l’inutilité de son action, l’Etat doit forger une politique nationale.

S’agissant de l’enseignement supérieur, cette conviction se nourrit de nombreuses certitudes : préparer « la société et l’économie de la connaissance », répondre aux besoins des territoires, former les jeunes et les moins jeunes « tout au long de la vie » dans l’univers mouvant des savoirs et des technologies, maîtriser la complexité, favoriser l’égalité des chances tout en assurant la formation d’élites françaises dans le « village global », contribuer ainsi à soutenir la place de la France dans le monde, rester le creuset d’une intelligence française rayonnante.

Dans ce flot d’exigences multiples, il faut organiser la diversité pour faire émerger les réponses adaptées aux besoins de la société. La qualité des contributions, plus que leur nature, fondera leur égale dignité.

Si l’on accepte ce point de vue comme repère pour agir, il devient alors plus facile de définir une liberté accrue des établissements.

Encore trop nombreux sont ceux qui pensent, au nom d’un idéal de réalisation immédiat ou encore au nom d’une nostalgie planificatrice, que l’intervention de l’Etat réclame un nécessaire contrôle a priori. Or, tout l’art de l’Etat consiste à voir dans l’action des acteurs la promesse d’une production de qualité mesurable plutôt que la révérence à un cadre pré-établi.

Certains diront qu’en acceptant la diversification, l’Etat joue la concurrence « sauvage ». Nous leur répondrons « émulation, génie propre, efficacité ».

C’est, en effet, la rigidité du service public qui conduit à son affaiblissement. C’est pourquoi il y a beaucoup d’avantages à emprunter une voie qui associe cadre commun et liberté d’action.

Aussi faut-il faire simple et tendre à l’efficacité en confiant aux établissements la capacité de répartir les moyens qui leur sont alloués en fonction des objectifs dont ils ont la charge au nom du pays. En incitant les acteurs les plus concernés à s’engager dans une organisation qui reconnaît la diversité des compétences, des environnements, des objectifs et des ambitions, le renouvellement de la gouvernance s’en trouvera renforcé.

C’est donc favoriser « une meilleure division du travail » pour répondre aux enjeux de la compétition internationale comme aux enjeux de développement national, régional ou encore local et cela sans altérer aucunement l’identité de chacun de nos établissements publics mais bien au contraire en leur permettant de valoriser leurs qualités et stratégies propres.

Ce sont les modes d’organisation et de réponses qui deviennent contingents aux problèmes à résoudre et non l’inverse comme le porte en soi les « initiatives imposées ». Aussi ne s’agit-il en aucune manière pour les établissements de revêtir la tunique de Nessus.

L’agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, autorité indépendante inscrite dans la loi sur la recherche, apparaît, dans ce contexte, décisive pour stimuler l’initiative des établissements comme pour transformer l’action de l’Etat.

Il faut aujourd’hui franchir un pas majeur et mettre en œuvre une évaluation de la performance sanctionnée par la production d’un profil d’efficacité en fonction des objectifs fixés et des résultats attendus selon les domaines considérés.

Penser les tâches de l’enseignement supérieur, toutes les tâches, comme d’égale dignité relève de l’éthique même réclamée par le service de l’Etat. N’en être pas convaincu serait une entrave à la liberté même de servir. De cela aussi nos établissements d’enseignement supérieur doivent être imprégnés pour que la liberté nouvelle soit une vraie responsabilité.

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs,

La France a besoin de faire de la connaissance, de sa production, de sa diffusion et de sa transformation la matière première de son développement, de son rayonnement et le ferment de son ambition collective.

Seuls les faits nous jugent et de cela nous sommes et serons donc solidairement comptables aux yeux des générations futures.

François FILLON
Dimanche 03 Juin 2007

dimanche, juin 03, 2007

*Nicolas Sarkozy va rencontrer le Premier ministre canadien*


*** Nicolas Sarkozy déjeunera mardi avec Stephen Harper, Premier ministre du Canada, annonce le porte-parole de l'Elysée.

"Le président de la République accorde à cette rencontre une importance particulière, compte tenu de la qualité exceptionnelle des relations entre la France et le Canada mais aussi de l'ouverture dès le lendemain du sommet du G8 en Allemagne", précise David Martinon dans un communiqué.

"Cette rencontre sera ainsi l'occasion pour les deux dirigeants de discuter des principaux sujets bilatéraux et des grands dossiers internationaux, notamment ceux qui sont à l'ordre du jour du sommet d'Heiligendamm", ajoute-t-il.

PARIS (Reuters)

*Photo prise le 1er juin 2007/REUTERS/Todd Korol

*Washington veut imposer des visas à tous les Européens*


*** L'obsession sécuritaire américaine et les divisions européennes pourraient amener à une « autorisation de voyage électronique » pour tous les passagers, même ceux dispensés aujourd'hui de visa, comme les Français.

AU NOM de l'égalité de traitement revendiquée par les États membres de l'Union européenne, les voyageurs français, allemands ou britanniques pourraient bientôt voir leurs conditions d'entrée aux États-Unis se durcir sensiblement. Tel est le résultat probable des divisions européennes couplées à l'obsession sécuritaire américaine post-11 septembre 2001.

Instauré en 1986, un programme de dispense de visa (Visa Waiver Program-VWP) s'applique aux ressortissants de vingt-sept pays, essentiellement d'Europe de l'Ouest (plus l'Australie, Brunei, Singapour et la Nouvelle-Zélande). Il permet aujourd'hui aux touristes munis de passeports lisibles électroniquement de se rendre aux États-Unis sans visa pour des séjours de trois mois maximum. Après l'élargissement de l'UE à douze États en majorité issus de l'ex-bloc de l'Est, les autorités européennes ont fait pression sur Washington pour qu'ils bénéficient des mêmes facilités. Mais les autorités fédérales américaines préfèrent trancher chaque cas individuellement, selon des critères très restrictifs : un pays dont les demandes de visa essuient un taux de refus de 2 % est ainsi disqualifié pour le programme de dispense.

Du coup, c'est la course entre les nouveaux membres de l'Union, qui comptent sur la qualité de leur coopération dans la lutte antiterroriste - et, dans certains cas, sur l'influence de leur diaspora aux États-Unis - pour s'attirer les faveurs de l'Administration. Alors que les représentants de l'Allemagne (présidente en exercice) et de l'UE à Washington multiplient les interventions au Congrès en faveur de l'égalité de traitement, un responsable du dossier dénonce « le manque de solidarité et la mauvaise foi de quelques-uns, qui préfèrent s'entendre avec les États-Unis plutôt que s'accorder avec leurs partenaires européens. » Le reproche vise directement la République tchèque, la Hongrie et la Pologne, « dans cet ordre ».

Le modèle australien

Cette débandade n'est pas pour rien dans le retour de bâton qui se prépare. En échange du maintien du programme de dispense (sans parler de son élargissement), Washington pose de nouvelles conditions, au niveau des échanges d'informations (identité des passagers, passeports volés) et des procédures. En mars, le Sénat a adopté un système d'Autorisation de voyage électronique (EVA), inspiré du modèle australien : chaque voyageur devrait remplir un formulaire sur Internet au moment de l'achat de son billet et, sur la foi des informations contenues dans son passeport et sur sa carte de crédit, un ordinateur central vérifierait qu'il ne figure pas sur une liste de suspects. « C'est l'équivalent d'un visa, expliquent les Australiens, mais il n'y a pas de tampon sur votre passeport et vous n'avez pas besoin d'aller dans un consulat pour faire une demande. »

Les Européens restent réservés tant que la Chambre des représentants ne s'est pas prononcée et que les modalités précises ne sont pas fixées. « En Australie, la réponse est théoriquement immédiate, souligne un négociateur. Dans le projet américain, l'automaticité n'est pas claire. » Alors que les discussions sont engagées depuis novembre dernier, la discrétion des Européens trahit leur embarras. « On s'attend à des restrictions sévères pour tout le monde, dit une source diplomatique à Washington. Mais on demande à l'Administration de bien réfléchir : on ne peut pas, d'un côté, prôner le développement des échanges transatlantiques et, de l'autre, les compliquer. » Bruxelles a beau menacer Washington de réciprocité, il est douteux que cela décourage les zélateurs américains du tout-sécuritaire.

notre correspondant à Washington PHILIPPE GÉLIE.
Publié le 02 juin 2007
Le Figaro


*Photo : Un programme de dispense de visa (Visa Waiver Program-VWP) s'applique aux ressortissants de vingt-sept pays, essentiellement d'Europe de l'Ouest et permet aujourd'hui aux touristes munis de passeports lisibles électroniquement de se rendre aux États-Unis sans visa pour des séjours de trois mois maximum.
HUguen/AFP.

samedi, juin 02, 2007

***Forte popularité pour le tandem Sarkozy-Fillon***


*** Fillon promet une "nouvelle façon de gouverner" À Lyon, Royal plaide pour une opposition constructive Forte popularité pour le tandem Sarkozy-Fillon La déduction des intérêts d’emprunts plébiscitée Ségolène Royal propose une "vague blanche" Débat : Quelles sont les réformes les plus urgentes ? À Bordeaux, le nouveau combat décisif d'Alain Juppé Ces vedettes socialistes qui s'inquiètent pour leur siège Le "big bang" ministériel entre dans les faits Retour | Rubrique PolitiqueSelon le baromètre mensuel Sofres-Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy commence son mandat avec une cote de popularité de 63%.

Effet de la rupture prônée par Nicolas Sarkozy ? Pour sa première apparition dans le baromètre Sofres-Figaro Magazine, le nouveau couple exécutif affiche de bons scores de popularité. Nicolas Sarkozy est apprécié de 63% des Français, soit le double de ce qu’obtenait en mai un Jacques Chirac en fin de mandat.

François Fillon, lui, affiche une cote de confiance de 55%, soit moins que Jean-Pierre Raffarin en 2002, mais 25 points de plus que Dominique de Villepin, qui a terminé son mandat à 30% de popularité.

Au baromètre des personnalités, François Fillon enregistre d’ailleurs un bond de 33 points, et se classe avec 60% en seconde position des personnalités préférées des Français, derrière le nouveau ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner (63%, +15). La plupart des nouveaux membres du gouvernement voient d’ailleurs leur popularité progresser, à l’instar de Michèle Alliot-Marie (+13) ou d’Alain Juppé (+12).

La négociation pour déminer les conflits sociaux

A gauche, Ségolène Royal reste en tête et stable à 52% de popularité (stable), suivie par Bertrand Delanoë (41%, +7) et Dominique Strauss-Kahn (40%, -1). François Hollande, en revanche, perd 4 points à 28%.

Nouvelles têtes de l’exécutif ou non, la priorité des Français reste la même : la lutte contre le chômage (47%). Suit la lutte contre la violence et la criminalité (17%). En revanche, pour la première fois depuis des mois, les Français sont plus nombreux à penser que les conflits sociaux pourront être résolus par la négociation (50%) plutôt qu’entraîner des affrontements (43%).

Le Figaro
Publié le 31 mai 2007
Dejong/AFP

vendredi, juin 01, 2007

* Solidarité centre-européenne *


*** Dans une Europe élargie qui a souvent du mal à concilier les intérêts de tous ses membres, la plupart des Etats ont choisi de développer leur coopération avec leurs voisins immédiats. Face aux risques de dilution dans une Union européenne à vingt-sept, la mode est aux regroupements régionaux. Nicolas Sarkozy vient de lancer l'idée d'une Union méditerranéenne destinée à associer l'Europe du Sud aux pays de l'autre rive. Au Nord, les Etats riverains de la Baltique font valoir leur différence. A l'Est, les anciens pays du bloc soviétique affichent aussi leur solidarité.

L'Initiative centre-européenne (Central European Initiative), une organisation créée en 1989, deux jours après la chute du mur de Berlin, pour aider au rapprochement des Etats libérés du communisme et favoriser leur transition vers la démocratie, rassemble aujourd'hui 18 pays, dont 9 appartiennent à l'Union. Basée à Trieste, l'un des hauts lieux de l'empire austro-hongrois, elle s'est donné pour tâche de faciliter l'entrée des Etats de cette zone dans l'UE et de renforcer, selon son directeur général, le diplomate autrichien Harold Kreid, leur "identité régionale".

Des experts venus de Varsovie, de Budapest, de Prague, de Bratislava ou d'ailleurs se sont rencontrés récemment à Zakopane, en Pologne, pour tenter de définir ce qui unit leurs pays face au reste de l'Europe et justifie qu'ils s'efforcent de peser ensemble sur la scène internationale. Les Etats d'Europe centrale ont en commun leur histoire récente, qui les a conduits à se détourner de l'espace de sécurité "euro-asiatique", naguère incarné par l'URSS, pour s'intégrer au système "euro-atlantique". La Serbie, l'Ukraine, la Roumanie ou la Bulgarie sont encore à mi-chemin. Mais la plupart sont passés d'une alliance à l'autre.

Cette situation a plusieurs conséquences. La première est que ces pays sont encore très sensibles à la menace russe. "Même si nous ne sommes plus menacés par la guerre, nous vivons toujours dans l'ombre de la géopolitique", a souligné un chercheur polonais, Olaf Osica. La pression de la Russie est ressentie plus vivement dans les pays limitrophes, comme l'Ukraine ou la Biélorussie, que dans les autres, mais elle est partout une source d'inquiétude. Une spécialiste hongroise, Réka Szemerkényi, a obtenu un franc succès lorsqu'elle a déploré la faiblesse des Européens dans leurs négociations avec Moscou sur l'énergie, dénoncant en même temps leurs illusions sur l'évolution de la Russie.

La seconde conséquence est l'établissement de liens étroits avec les Etats-Unis. "Nous sommes plus atlantistes qu'européens", constate le Polonais Marek Madej. "C'est à l'OTAN que nous devons notre sécurité, non à l'Europe", précise le Tchèque Michal Kojan. Seul Olaf Osica estime que le rôle de l'OTAN diminue au bénéfice de celui de l'UE. "Nous avons besoin d'un soutien militaire plus important que celui qu'on peut attendre de l'Europe", lui répond le Slovaque Daniel Smihula.

Solidement arrimés à l'Ouest, les Etats d'Europe centrale entendent jouer un rôle dans la politique mondiale. Leurs soldats sont présents en Afghanistan, en Irak, au Congo. Certains se demandent pourquoi. "Parce que nous sommes membres du club occidental, et qu'à ce titre nous devons participer à l'effort commun de sécurité", explique M. Smihula. "Au nom de la réciprocité", affirme M. Osica. "Notre engagement doit être considéré comme un investissement", ajoute M. Madej. Pour devenir des partenaires fiables, ces pays doivent également s'attaquer aux maux qui les menacent de l'intérieur. Plusieurs des intervenants ont mentionné la faiblesse de la démographie, mais aussi les risques d'instabilité politique, de déclin de la vie publique et d'atomisation de la société auxquels tous se trouvent exposés.

Thomas Ferenczi
Article paru dans l'édition du 01.06.07.

Le Monde

*Le ministre indien des Affaires étrangères en visite à Berlin pour des entretiens avec la Troïka*


*** La Troïka des ministres des Affaires étrangères de l'Union
européenne a rencontré à Berlin la délégation de l'Inde pour mener des
consultations. L'Inde avait déjà participé au début de la semaine à la 8ème
réunion des ministres des Affaires étrangères de l'ASEM à Hambourg.

La délégation indienne était conduite par le ministre des Affaires étrangères
Pranab Mukherjee, celle de l'Union européenne par le ministre fédéral des
Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. La Troïka comptait en outre des
représentants de la Commission européenne et du secrétariat du Conseil de
l'Union européenne. Le ministre des Affaires étrangères Luís Amado représentait
la présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne qui succédera à
l'Allemagne.

Les entretiens au ministère fédéral des Affaires étrangères ont porté non
seulement sur les relations bilatérales entre l'UE et l'Inde mais aussi sur des
questions régionales, internationales et globales d'actualité. Depuis 2004, un
partenariat stratégique unit l'Inde et l'UE. En 2005, un plan d'action commun
avait été conclu sur ces bases et la coopération entre l'Inde et l'UE largement
développée. L'accent a été mis notamment sur les domaines de l'avenir, à savoir
la recherche et les technologies. Des négociations portant sur un accord de
libre-échange devraient être entamées avant la fin de la présidence allemande.

Les dossiers du climat et de l'environnement ont constitué un thème important
des entretiens à Berlin. Un autre sujet clé a été la sécurité énergétique. Le
ministre des Affaires étrangères Steinmeier a déclaré, à sa sortie de la
rencontre avec les représentants de la presse, que l'attitude de l'Europe
vis-à-vis d'un partenariat technologique avec le sous-continent était
déterminante pour l'attitude de l'Inde lors des actuelles négociations
onusiennes sur le climat, qui ont lieu sur l'île indonésienne de Bali. Ces
négociations ont pour but de préparer un accord destiné à remplacer le Protocole
de Kyoto qui expirera en 2012. Au début de la semaine, les États de l'ASEM
s'étaient prononcés à l'unanimité en faveur d'un accord de suivi global et
exhaustif de la sorte. M. Steinmeier a souligné une fois de plus que les
négociations devraient être clôturées, selon l'avis des partenaires de l'ASEM,
si possible d'ici 2009 afin d'éviter tout vide à l'expiration de l'actuel
régime.

Parmi les thèmes internationaux figuraient l'Afghanistan, l'Iran et le processus
de paix au Proche-Orient. M. Steinmeier a clairement indiqué que la
responsabilité commune pour les questions internationales et globales "se
ressentait aussi en Inde". Le ministre des Affaires étrangères Mukherjee a
ajouté: "Ensemble, nous pouvons faire la différence." Dans cette optique, on
attend avec impatience et de grands espoirs le prochain Sommet UE-Inde qui aura
lieu pendant la présidence portugaise de l'Union européenne.

UE