jeudi, décembre 02, 2010
*Segundo día : de la COP16/CMP6*
Benito Juárez, Quintana Roo, 30 de noviembre de 2010.- Resumen informativo de las actividades de la COP16.
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*La galère des seniors chômeurs...France*
A 50 ans et plus, trouver du travail relève du parcours du combattant. Salaires dérisoires, offres rares et inadaptées... les seniors n'ont pas la cote chez les recruteurs.
Repartir à zéro Près des photocopieuses où les visiteurs reproduisent leurs dossiers, Mauricette, 58 ans, et Amélie, 54 ans, font le point sur leurs recherches. "C'est vraiment difficile", commente la première de ces deux ex-collègues, comptables dans une entreprise des télécoms placée en liquidation judiciaire. "On me dit qu'il faut que je reprenne ma carrière à zéro, que je dois être mobile géographiquement et qu'il faut savoir s'adapter. Et ce de la part de conseillers ou de recruteurs qui n'ont même pas trente ans et vous expliquent que vous êtes resté trop longtemps dans la même boîte, qu'il fallait bouger plus tôt, énumère t-elle. ça vous met le moral à zéro." Comme nombre de seniors, elle se voit proposer des emplois payés au smic, après 41 ans de travail dont 28 dans la même entreprise. "On a un vrai savoir-faire et pourtant les postes que l'on nous propose n'en tiennent pas compte, poursuit Amélie. Je pourrais faire de la formation par exemple mais le problème c'est que j'ai appris en partie sur le tas et que les recruteurs ne se basent que sur les diplômes."
Peu de CDI Il n'y a pas que les revendications salariales des seniors qui effrayent les recruteurs. "Je me demande parfois si embaucher des salariés trop expérimentés ne leur fait pas peur, s'interroge Espéré, 54 ans, cadre dans l'informatique. Ils ont peur de recruter en externe des gros calibres qu'ils ne connaissent pas et qu'ils ne sauront peut-être pas bien intégrer, c'est aussi une question de rapports de force au sein des équipes..."
Peu d'entreprises présentes sur le forum proposent d'ailleurs des postes stables et à temps plein, mais plutôt des solutions de portage salarial, des missions ponctuelles ou des emplois d'agents indépendants sous franchise. "Ces postes conviennent plutôt à des retraités qui voudraient compléter leurs revenus", reconnaît Marie Thomas, directrice régionale d'une société de vente à domicile. "On nous propose surtout des petits boulots. Ca peut être utile à des gens qui sont à un an ou deux de la retraite mais ça ne contribue pas à l'emploi des seniors", regrette Ali, informaticien de 47 ans. Au stand d'une société informatique, un chargé de recrutement jette un oeil à la vingtaine de CV que lui ont remis les visiteurs. "Très peu d'entre eux trouveront un CDI", avoue t-il. "On a du mal à défendre ces candidatures, même les bons profils, parce que beaucoup de salariés plutôt jeunes ne tiennent pas à travailler avec des collaborateurs plus âgés qu'eux. La mode dans mon secteur, c'est de recruter à 45 ans maximum", explique t-il. "Il a quelques exceptions : pour un poste de directeur informatique, on se doute bien que les candidats n'auront pas 25 ans. Mais ces postes là sont très rares... »
Par Alexia Eychenne
L’Express
02/12/2010
Bien à vous,
Morgane BRAVO
Témoignages.
La plupart sont arrivés en costume ou tailleur, une pochette de CV sous le bras. A la recherche d'un emploi, plusieurs centaines de "seniors" se pressaient mardi au forum de recrutement organisé au Centquatre, à Paris. Certains écument les salons depuis des années. D'autres n'avaient plus fait de recherche depuis parfois trente ans. Comme Jean, l'un des quelques 482 000 chômeurs français de plus de 50 ans, qui a dû réapprendre à chercher un emploi. Ancien cadre haut placé dans le secteur maritime, il a commencé "par faire marcher le réseau, essayer de retrouver du travail par contacts". "Et puis, quand on voit que ça ne donne rien, on commence à refaire un CV, explique t-il. On me dit que je coûte trop cher. Quelques entreprises étaient intéressées par mon profil mais aucune ne pouvait financer un tel poste sans déductions de charges. »Un taux d'emploi parmi les plus bas d'Europe Selon une étude publiée mi-novembre par le cabinet Mercuri Urval, 26% des entreprises annoncent s'engager sur des objectifs de recrutement de seniors ou prévoient des quotas d'embauche. Mais de l'intention à l'acte, le fossé est encore large : seuls 6% des entreprises ont recruté des seniors ces six derniers mois. La France a un des taux d'emploi des 55-64 ans les plus faibles d'Europe (39%) contre jusqu'à 70% en Suède ou en Norvège.
Elisabeth n'a même pas cette chance. A 56 ans, cette contrôleur de gestion répond à toutes les offres mais n'obtient jamais de réponses. En février, son entreprise, en difficultés économiques, a dû licencier. Elle a donc repris et actualisé un CV, rédigé seize ans plus tôt. "J'envoie des candidatures spontanées par courrier, pour essayer de sortir du lot", raconte t-elle. Mais les mois passent et la motivation s'étiole. "Je vais peut-être devoir chercher dans d'autres domaines que le mien. Je pourrais trouver dans le monde associatif ou donner des cours mais la rémunération tomberait à 20% à peine de ce que je touchais avant...", explique Elisabeth qui s'est fixée de ne pas accepter un emploi à un salaire inférieur de plus de 50% à ce qu'elle touchait avant. "Ce sont des activités que j'envisageais de faire en retraite mais pas si tôt", conclut t-elle.Repartir à zéro Près des photocopieuses où les visiteurs reproduisent leurs dossiers, Mauricette, 58 ans, et Amélie, 54 ans, font le point sur leurs recherches. "C'est vraiment difficile", commente la première de ces deux ex-collègues, comptables dans une entreprise des télécoms placée en liquidation judiciaire. "On me dit qu'il faut que je reprenne ma carrière à zéro, que je dois être mobile géographiquement et qu'il faut savoir s'adapter. Et ce de la part de conseillers ou de recruteurs qui n'ont même pas trente ans et vous expliquent que vous êtes resté trop longtemps dans la même boîte, qu'il fallait bouger plus tôt, énumère t-elle. ça vous met le moral à zéro." Comme nombre de seniors, elle se voit proposer des emplois payés au smic, après 41 ans de travail dont 28 dans la même entreprise. "On a un vrai savoir-faire et pourtant les postes que l'on nous propose n'en tiennent pas compte, poursuit Amélie. Je pourrais faire de la formation par exemple mais le problème c'est que j'ai appris en partie sur le tas et que les recruteurs ne se basent que sur les diplômes."
Peu de CDI Il n'y a pas que les revendications salariales des seniors qui effrayent les recruteurs. "Je me demande parfois si embaucher des salariés trop expérimentés ne leur fait pas peur, s'interroge Espéré, 54 ans, cadre dans l'informatique. Ils ont peur de recruter en externe des gros calibres qu'ils ne connaissent pas et qu'ils ne sauront peut-être pas bien intégrer, c'est aussi une question de rapports de force au sein des équipes..."
Peu d'entreprises présentes sur le forum proposent d'ailleurs des postes stables et à temps plein, mais plutôt des solutions de portage salarial, des missions ponctuelles ou des emplois d'agents indépendants sous franchise. "Ces postes conviennent plutôt à des retraités qui voudraient compléter leurs revenus", reconnaît Marie Thomas, directrice régionale d'une société de vente à domicile. "On nous propose surtout des petits boulots. Ca peut être utile à des gens qui sont à un an ou deux de la retraite mais ça ne contribue pas à l'emploi des seniors", regrette Ali, informaticien de 47 ans. Au stand d'une société informatique, un chargé de recrutement jette un oeil à la vingtaine de CV que lui ont remis les visiteurs. "Très peu d'entre eux trouveront un CDI", avoue t-il. "On a du mal à défendre ces candidatures, même les bons profils, parce que beaucoup de salariés plutôt jeunes ne tiennent pas à travailler avec des collaborateurs plus âgés qu'eux. La mode dans mon secteur, c'est de recruter à 45 ans maximum", explique t-il. "Il a quelques exceptions : pour un poste de directeur informatique, on se doute bien que les candidats n'auront pas 25 ans. Mais ces postes là sont très rares... »
Par Alexia Eychenne
L’Express
02/12/2010
Bien à vous,
Morgane BRAVO
lundi, novembre 29, 2010
*Symposium franco-québécois : des résultats prometteurs*
*L’entente Québec-France franchit une nouvelle étape*
***La ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay et le ministre auprès de la ministre d’État, ministre des Affaires Étrangères et Européennes, chargé de la Coopération, Henri de Raincourt, ont annoncé hier à Paris la signature de 10 nouveaux Arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM). L’événement a eu lieu en présence des représentants des autorités de réglementation québécoises et françaises.
Les ARM visent les professions et métiers de :
Ces nouvelles signatures portent à 69 le nombre de professions et métiers qui sont couverts par des ARM. De plus, les autorités de réglementation de six autres professions et de huit fonctions réglementées se sont également engagées formellement à signer un ARM.
Des objectifs atteints
À la fin de l’année 2010, l’ensemble des professions, des fonctions et des métiers réglementés aura ainsi fait l’objet d’une évaluation dans le cadre de la procédure de reconnaissance des qualifications professionnelles. Le premier ministre Jean Charest se réjouit de ces signatures : « Nous avons aujourd'hui atteint les objectifs que nous nous étions fixés en 2008, selon l'échéancier prévu. Cette réussite est historique, car c'est la première fois que l'on tentait de relever pareil défi dans un cadre intercontinental, la première fois que l'on imaginait un projet aussi ambitieux entre gouvernements appartenant à des espaces économiques et politiques différents ».
La ministre Gagnon-Tremblay a ajouté « Cette entente réaffirme la force des liens qui unissent le Québec et la France et incarnent très concrètement cette relation exceptionnelle et audacieuse entre nos États. Nos gouvernements ont établi une passerelle transatlantique, un corridor de mobilité entre deux continents, permettant de créer un cadre d’échanges novateur entre le Québec et la France ».
Les gouvernements du Québec et de la France ont adopté ces mesures inédites pour élargir leurs bassins de main-d'œuvre, favoriser l'échange de savoir-faire et accroître l'investissement. Les initiatives favorisant la mobilité professionnelle entre le Québec et la France permettront de répondre à certains besoins en matière de main-d'œuvre qualifiée, un facteur de croissance important pour le Québec.
Entente Québec-France sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles
Les ARM visent les professions et métiers de :
- chimistes
- techniciens dentaires
- technologues en imagerie médicale et radio-oncologie
- boulanger
- pâtissier
- débosseleurs
- métiers de l’eau potable
- mécaniciens d’automobiles
- mécaniciens de véhicules routiers lourds
- peintres d’automobiles.
Ces nouvelles signatures portent à 69 le nombre de professions et métiers qui sont couverts par des ARM. De plus, les autorités de réglementation de six autres professions et de huit fonctions réglementées se sont également engagées formellement à signer un ARM.
Des objectifs atteints
À la fin de l’année 2010, l’ensemble des professions, des fonctions et des métiers réglementés aura ainsi fait l’objet d’une évaluation dans le cadre de la procédure de reconnaissance des qualifications professionnelles. Le premier ministre Jean Charest se réjouit de ces signatures : « Nous avons aujourd'hui atteint les objectifs que nous nous étions fixés en 2008, selon l'échéancier prévu. Cette réussite est historique, car c'est la première fois que l'on tentait de relever pareil défi dans un cadre intercontinental, la première fois que l'on imaginait un projet aussi ambitieux entre gouvernements appartenant à des espaces économiques et politiques différents ».
La ministre Gagnon-Tremblay a ajouté « Cette entente réaffirme la force des liens qui unissent le Québec et la France et incarnent très concrètement cette relation exceptionnelle et audacieuse entre nos États. Nos gouvernements ont établi une passerelle transatlantique, un corridor de mobilité entre deux continents, permettant de créer un cadre d’échanges novateur entre le Québec et la France ».
Les gouvernements du Québec et de la France ont adopté ces mesures inédites pour élargir leurs bassins de main-d'œuvre, favoriser l'échange de savoir-faire et accroître l'investissement. Les initiatives favorisant la mobilité professionnelle entre le Québec et la France permettront de répondre à certains besoins en matière de main-d'œuvre qualifiée, un facteur de croissance important pour le Québec.
Entente Québec-France sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles
Gouvernement du Québec, 2010
*Des employeurs québécois recrutent en France*
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*Jean Charest à Paris : Bilan...*
***Dans le cadre de la 16e Rencontre alternée des premiers ministres québécois et français, le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le premier ministre de la République française, François Fillon, ont convenu de nouvelles actions destinées à renforcer la relation entre le Québec et la France.
Créer un espace de mobilité professionnelle
Forts du succès remporté dans la mise en œuvre de l'Entente France-Québec sur la reconnaissance des qualifications professionnelles, les deux gouvernements entendent favoriser l'intégration professionnelle des travailleurs qui désirent bénéficier de cette mobilité.
Le Québec et la France annoncent une nouvelle entente en matière d'immigration qui favorisera la création d'un espace de mobilité et qui soutiendra l'intégration professionnelle des travailleurs migrants. Le Québec et la France conviennent ainsi de coopérer afin de faciliter l'entrée, le séjour et l'obtention d'autorisations de travail sur leur territoire respectif. L'entente porte également sur l'accès à l'emploi, les dispositifs d'accueil et d'intégration, ainsi que sur les modalités de recherche d'emploi.
Accroître la coopération entre les régions françaises et québécoises
Les deux premiers ministres se réjouissent de la signature de 26 projets de coopération économique et technique entre des entreprises, des centres de recherche et des universités du Québec et de la France. Ces projets, qui touchent les secteurs de l'aéronautique, des biotechnologies, des nouveaux matériaux/textiles techniques et de la nutrition/neutraceutique ont été signés à Paris au cours de la séance plénière du Symposium franco-québécois sur les créneaux d'excellence et les pôles de compétitivité.
Coopération en matière d'adoption internationale
Le Québec et la France ont convenu de coopérer pour appuyer les efforts en vue de la signature, par Haïti, de la Convention de La Haye sur la protection des enfants. Ils annoncent la tenue d'une réunion de travail à Montréal en décembre, en présence de pays d'accueil, afin d'établir une stratégie commune visant à déterminer le soutien pouvant être apporté à ce pays.
« L'adoption est l'un des secteurs dans lesquels le Québec souhaite s'engager afin d'offrir à Haïti l'expertise nécessaire pour aider ce pays à mener des procédures d'adoption internationale qui assurent le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. La venue au Québec des autorités centrales responsables de l'adoption internationale de pays d'accueil intéressés permettra de provoquer une réflexion commune sur ce sujet complexe », a déclaré la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay.
50e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Paris
Enfin, le premier ministre Charest, conjointement avec le premier ministre français François Fillon, a dévoilé les grandes lignes de la programmation d'activités qui souligneront, en 2011, le 50e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Paris, inaugurée à l'époque de la Révolution tranquille. Les activités prévues permettront aux acteurs et praticiens de la relation franco-québécoise de débattre d'enjeux partagés. Des événements visant la participation populaire et celle de toutes les régions de France seront aussi organisés.
Créer un espace de mobilité professionnelle
Forts du succès remporté dans la mise en œuvre de l'Entente France-Québec sur la reconnaissance des qualifications professionnelles, les deux gouvernements entendent favoriser l'intégration professionnelle des travailleurs qui désirent bénéficier de cette mobilité.
Le Québec et la France annoncent une nouvelle entente en matière d'immigration qui favorisera la création d'un espace de mobilité et qui soutiendra l'intégration professionnelle des travailleurs migrants. Le Québec et la France conviennent ainsi de coopérer afin de faciliter l'entrée, le séjour et l'obtention d'autorisations de travail sur leur territoire respectif. L'entente porte également sur l'accès à l'emploi, les dispositifs d'accueil et d'intégration, ainsi que sur les modalités de recherche d'emploi.
Accroître la coopération entre les régions françaises et québécoises
Les deux premiers ministres se réjouissent de la signature de 26 projets de coopération économique et technique entre des entreprises, des centres de recherche et des universités du Québec et de la France. Ces projets, qui touchent les secteurs de l'aéronautique, des biotechnologies, des nouveaux matériaux/textiles techniques et de la nutrition/neutraceutique ont été signés à Paris au cours de la séance plénière du Symposium franco-québécois sur les créneaux d'excellence et les pôles de compétitivité.
Coopération en matière d'adoption internationale
Le Québec et la France ont convenu de coopérer pour appuyer les efforts en vue de la signature, par Haïti, de la Convention de La Haye sur la protection des enfants. Ils annoncent la tenue d'une réunion de travail à Montréal en décembre, en présence de pays d'accueil, afin d'établir une stratégie commune visant à déterminer le soutien pouvant être apporté à ce pays.
« L'adoption est l'un des secteurs dans lesquels le Québec souhaite s'engager afin d'offrir à Haïti l'expertise nécessaire pour aider ce pays à mener des procédures d'adoption internationale qui assurent le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. La venue au Québec des autorités centrales responsables de l'adoption internationale de pays d'accueil intéressés permettra de provoquer une réflexion commune sur ce sujet complexe », a déclaré la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay.
50e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Paris
Enfin, le premier ministre Charest, conjointement avec le premier ministre français François Fillon, a dévoilé les grandes lignes de la programmation d'activités qui souligneront, en 2011, le 50e anniversaire de la Délégation générale du Québec à Paris, inaugurée à l'époque de la Révolution tranquille. Les activités prévues permettront aux acteurs et praticiens de la relation franco-québécoise de débattre d'enjeux partagés. Des événements visant la participation populaire et celle de toutes les régions de France seront aussi organisés.
Gouvernement du Québec
Bien à vous,
Morgane BRAVOsamedi, novembre 27, 2010
*Mobilisation européenne inédite pour la lutte contre la violence envers les femmes*
Mercredi 24 novembre à 14h a commencé un Sommet inédit de mobilisation contre la violence faite aux femmes, organisé dans le cadre de la Présidence belge à l’initiative de la Vice-Première ministre et ministre de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet, qui a convié pour la première fois les femmes ministres de l’Union européenne à se réunir à l’occasion d’un Sommet sur l’ampleur et les conséquences des violences faites aux femmes.
Un Sommet à pérenniser
Le fait de réunir les femmes ministres de l’Union européenne quelles que soient leurs compétences est une pratique nouvelle initiée dans le cadre du trio avec l’Espagne et la Hongrie à Cadiz et que Joëlle Milquet, dans le cadre de la Présidence belge, veut pérenniser à l’avenir pour permettre un Sommet de ce type par présidence. Il s’agit en effet d’un nouveau moyen de créer une réelle mobilisation des femmes au sein de chacun de leurs gouvernements et au niveau européen pour porter une cause commune qui touche l’égalité des genres.Une Déclaration et un engagement pour un nouveau cadre d’actions européen efficace de lutte contre la violence à l’égard des femmes
Des constats alarmants
Les femmes ministres se sont donc réunies aujourd’hui à Bruxelles afin d’affirmer leur engagement dans la lutte contre la violence faite aux femmes et ont signé à cette occasion une Déclaration dans laquelle elles s’investissent concrètement dans ce combat. Cet événement a pour objectif de mettre en évidence l’importance de la lutte contre les différentes formes de violences auxquelles sont confrontées des millions de femmes au sein de l’Union européenne.Une présentation des travaux et priorités a été faite en début de session par la Commissaire européenne Viviane Reding et par Joëlle Milquet.
Ce Sommet s’inscrit dans la lignée des résolutions du Parlement européen, des conclusions du dernier Conseil de l’Union européenne « Emploi, Politique Sociale Santé et Consommateurs » (EPSCO) sur la violence faite aux femmes, de la Charte des Femmes, adoptée par la Commission européenne en mars 2010 ; autant de textes qui rappellent le besoin de mettre en œuvre un cadre efficace afin de combattre les violences faites aux femmes.
L’eurobaromètre 2010 relatif à la violence domestique indique qu’un Européen sur quatre déclare avoir eu connaissance d’une femme victime d’une forme de violence domestique dans son entourage ou sa famille. En Belgique, les récents chiffres délivrés par l’étude nationale sur les expériences des femmes et des hommes en matière de violences physique, sexuelle et psychique liées au genre révèlent qu’une femme sur sept a été confrontée à la violence entre partenaires au cours de l’année écoulée.
De plus, la violence reste encore taboue. A titre d’exemple, en Belgique, seules deux femmes sur trois évoquent la violence entre partenaires qu’elles subissent, et surtout, une minorité de victimes déposent plainte auprès de la police ; seule une victime sur six franchit le pas.
Une Déclaration ambitieuse
La déclaration signée à 17h rassemble de nombreux défis.
Elle préconise, notamment, une politique européenne axée autour des principes de réglementation, de prévention, de protection, de poursuites judiciaires et d’assistance aux femmes et aux jeunes filles. Une telle politique doit être conçue de manière à répondre aux besoins de toutes les femmes et filles et à servir de cadre de référence aux politiques nationales visant à éliminer les facteurs de violence et à influencer les comportements et les attitudes pouvant conduire à de tels actes.
Bien à vous,
Morgane BRAVO
*Conclusions : 2è Conférence des Ministres de l’Emploi et du Travail de l’Union pour la Méditerranée*
La 2e Conférence des ministres de l’Emploi et du Travail de l’Union pour la Méditerranée s’est tenue à Bruxelles, ces 21 et 22 novembre 2010, à l’invitation de la Belgique, en charge de la Présidence du Conseil de l’Union européenne, des Co-Présidences égyptienne et française et de la Commission européenne.
Les ministres se sont réjouis de la convocation de la réunion malgré les difficultés qui affectent le processus de paix au Moyen-Orient. La Belgique, compte tenu de son intérêt pour la région, a souhaité par cette initiative soutenir la paix par un climat de coopération politique sur les politiques sociales et d’emploi et renforcer le projet relatif à l’Union pour la Méditerranée qui ne peut être freiné en raison de la problématique israélo-palestinienne.
Les ministres ont tenu à conforter la dimension ‘emploi’ de la coopération euro-méditerranéenne dans les domaines de l’emploi, du travail et du dialogue social, contribuant de ce fait à la dimension sociale de la mondialisation. Les succès politiques d’une telle coopération pourraient aussi inspirer le G20 et être très significatifs dans le cadre de l’Organisation Internationale du Travail où tous les pays ont soutenu l’agenda du Travail décent.
Lors de cette réunion, les partenaires sociaux et les ministres de l’Emploi et du Travail ont considéré que le cadre d’action, concentré sur l’emploi, l’employabilité et le travail décent, tel que convenu à Marrakech lors de la première Conférence en 2008, a gardé sa pertinence pendant la récente crise économique ainsi qu’en période de reprise. Les ministres se sont entendus sur des nouvelles priorités politiques pour renforcer le dialogue politique régional et le Cadre d’action.
Les ministres ont entendu les représentants des organisations internationales des partenaires sociaux qu’ils ont consultées ce dimanche, à la veille de leur réunion, et celles-ci ont fait état de leurs projets et conceptions de la coopération entre elles, de même qu’avec les gouvernements. Ils se sont référés, de même que le représentant de l’OIT, à la récente Assemblée des Conseils économiques et sociaux de l’Union pour la Méditerranée à Rome et ont pris note de leur volonté d’institutionnaliser celle-ci.
Cette Conférence a également permis à la Belgique de consolider ses relations de coopération avec plusieurs pays de cette région, notamment le Maroc. Un nouvel accord de coopération bilatérale, s’inscrivant dans ce Cadre d’action de Marrakech et de Bruxelles, a ainsi d’ailleurs été signé entre le ministre de l’Emploi du Maroc, Jamal Rhmani, et la ministre de l’Emploi de Belgique, Joëlle Milquet.
Ce Cadre d’action sera développé grâce à :
- Un dialogue politique régional plus soutenu ;
- La création de réseaux d’experts et de fonctionnaires spécialisés sur divers enjeux des politiques d’emploi ;
- Des initiatives thématiques (comme des conférences) menées en partenariat par des pays leaders en la matière, des deux rives de la Méditerranée ;
- Des coopérations bilatérales renforcées, comme celle que la Belgique et le Maroc ont décidée ce jour-même ;
- Aux actions qui seront décidées par les partenaires sociaux eux-mêmes dans le cadre du Forum euro-méditerranéen du dialogue social, lancé à Barcelone en mars 2010 et qui se réunira à nouveau courant 2011 ;
- La promotion de projets par les acteurs publics et privés du développement, auxquels l’accès au financement international et notamment celui de l’Union européenne sera facilité ;
- La stabilité de la coopération envisagée.
L’Union européenne, à travers ce Partenariat, met à disposition une série d’instruments financiers et soutient également la coopération politique et technique des Etats membres de l’Union pour la Méditerranée. La Présidence belge, pour sa part, consolidant de ce fait ses relations de coopération avec plusieurs pays de la région, a tenu à livrer avec ses partenaires, grâce à cette initiative, une contribution à la dimension sociale de l’Union pour la Méditerranée qui couvre 43 pays partenaires.
Téléchargez ci-dessous le communiqué de presse complet avec les lignes de force du Cadre d’action
Bien à vous,
Morgane BRAVO
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