2010*50Years of Traineeships at the European Commission*

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*Creation since 2006. From Paris, France. Fondatrice du HUB UE, Morgane BRAVO* "United in diversity", that's the motto of the EU! *Mieux informer les citoyens UE! « So that Europe, as a global player, is not far from Europeans » * *Ancienne stagiaire ("Blue Book") de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles* Présidente et Fondatrice du «Think Tank» Europe-Mexique.

*LES PRINCIPALES INSTITUTIONS DE L'UNION EUROPÉENNE*

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Saturday, January 24, 2009

*Européennes : Nicolas Sarkozy veut prolonger l'élan de la présidence française*


***"Qu'est-ce que c'est que cette attitude qui consisterait à dire que l'Europe ce n'est pas ce qu'il y a de plus important pour l'avenir de notre continent?", a lancé, le 24 janvier, Nicolas Sarkozy devant le conseil national de l'UMP.

L'UMP s'engage en premier dans la bataille des élections européennes du 7 juin. Le conseil national du parti majoritaire a officiellement désigné, samedi 24 janvier, ses têtes de liste dans les huit grandes régions françaises. Dans l'après-midi, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours à la gloire de sa présidence de l'Union européenne (UE), vantant une Europe remise en action, qui protège et rassure les citoyens dans la tourmente.

Dès septembre, grisé par sa présidence européenne, le chef de l'Etat avait demandé à Patrick Devedjian de placer le conseil national de janvier sous le signe de l'Europe. M. Sarkozy avait également confié à Michel Barnier, Brice Hortefeux et Alain Lamassoure le soin de préparer les grandes lignes d'un programme.

Le président espère capitaliser les acquis du second semestre 2008. " Europe et euro sont passés, selon les sondages, dans la colonne des mots qui rassurent", affirme M. Barnier, tête de liste UMP en Ile-de-France, qui conduira la campagne au niveau national pour décrocher ensuite un poste de commissaire à Bruxelles. "Si nous tardons trop, nous allons perdre le momentum de la présidence française, où nous avons apporté la preuve que l'on faisait bouger les lignes et qu'on mettait la politique au cœur de l'Europe", poursuit le ministre de l'agriculture. "On va parler des européennes pendant que le Parti socialiste en est encore à son plan de relance", relève Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP.

SAVANT DOSAGE

En partant si tôt, l'UMP espère conjurer la malédiction d'un scrutin toujours délicat pour le parti au pouvoir et spécialement pour les héritiers du mouvement gaulliste, souvent débordés sur leur droite par les souverainistes et au centre par les intégrationnistes européens. M. Sarkozy avait essuyé un échec cuisant en 1999, finissant en troisième position, avec 12,8% des voix, derrière le Parti socialiste et la liste souverainiste Pasqua-Villiers. En 2004, l'UMP n'avait recueilli que 16,6%, loin derrière le PS (28,9%).

Mais depuis le référendum de 2005, M. Sarkozy estime qu'il a réconcilié la France du non et celle du oui. "Pour la première fois, nous sommes au clair sur l'Europe entre nous. Il n'y a plus d'états d'âme comme en 2005", assure M. Barnier, qui espère mobiliser le parti et les députés UMP.

M. Sarkozy a choisi lui même, avec Brice Hortefeux, responsable des élections à l'UMP, les personnalités éligibles. Il a cherché un savant dosage entre les têtes d'affiche, locomotives électorales et les vétérans du Parlement de Strasbourg, susceptibles de décrocher des postes décisifs en Europe. Des sondages confidentiels ont permis de départager les candidats : dans le Sud-Ouest, l'eurodéputé Alain Lamassoure a été écarté au profit de l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis. En Ile-de-France, après avoir échoué à convaincre Rama Yade, M. Sarkozy a finalement forcé la main à Rachida Dati, qui secondera Michel Barnier. Exigeant que les élus siègent à Strasbourg, M. Sarkozy n'a pas trouvé beaucoup de stars nationales pour mener la bataille.

Le président peut-il vraiment profiter de l'élan de la présidence française ? L'absence de ratification du traité de Lisbonne et la faiblesse de la présidence tchèque risquent de faire retomber l'UE dans son immobilisme. "Juin, c'est dans très longtemps", entend-on à Matignon. "La vraie campagne ne pourra commencer que plus tard", renchérit M. Lamassoure, selon lequel "in fine, c'est la situation économique qui décidera de tout".

Sophie Landrin et Arnaud Leparmentier
24.01.09
Le Monde

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